Recherche


Avis de lecteurs

Une étincelle de vie (Jodi Picoult)

note: 5une étincelle de vie Patrice - 23 mai 2020

excellent roman, je suis entièrement d'accord avec le commentaire de FM, mais je tenais simplement à dire que ça ne parle pas seulement de l'accès à l'IVG aux Etats-Unis mais [...]

La mère morte (Blandine de Caunes)

note: 5Vivre la mort FM - 10 juin 2020

Blandine de Caunes est l’une des filles de l’icône féministe Benoîte Groult. Quand cette mère, célèbre pour son intelligence vive et érudite, son indépendance farouche, sa liberté de penser, de [...]

Retour de Mary Poppins (Le) (Rob Marshall)

note: 5Une vraie réussite Marie - 1 mars 2020

C'est avec beaucoup de scepticisme que je me suis décidée à regarder ce film. Heureusement que ma curiosité l'a emportée car je serai passée à côté d'un très beau moment [...]

Les filles d'Ennismore (Patricia Falvey)

note: 4Romance irlandaise FM - 10 juin 2020

Irlande, début du 20è siècle. Victoria, fille d’un châtelain, a réussi à obtenir que Rosie, fille d’un métayer, partage ses jeux et son éducation. Mais au moment de l’ « [...]

Les simples (Yannick Grannec)

note: 5La bétise des hommes peut prendre plusieurs visages Marie - 11 mai 2020

S’échapper quelques heures en Provence à la fin du 16ème siècle. Se retrouver au cœur de Notre-Dame du Loup, cette petite communauté de bénédictines où il fait bon vivre entre [...]

Des hommes justes (Ivan Jablonka)

note: 5Un livre juste FM - 22 février 2020

Quand on est un homme, comment être ou devenir "un mec bien" ? C'est la question qui sous-tend cette analyse percutante des inégalités de genre qui portent préjudice aux femmes [...]

Josef Von Sternberg

 
Josef Von Sternberg. Source: Wikipedia

Jonas Sternberg, dit Josef von Sternberg, est un réalisateur austro-américain, né le à Vienne, et mort le à Hollywood (Los Angeles).

Au cours d'une carrière hollywoodienne tumultueuse, il a notamment été le pygmalion de Marlène Dietrich. Il a écrit ses mémoires dans Souvenirs d'un montreur d'ombres (Fun in a Chinese Laundry) en 1966.

Biographie

Jeunesse

Né dans une famille de la classe moyenne juive de Vienne, le petit Jonas a deux ans quand son père, Moïse, au sortir d'un service militaire prolongé dans l'armée de l' Empereur François Joseph, part chercher du travail aux États-Unis. À sept ans, en 1901, il le rejoint avec sa mère. Le projet est un échec et, en 1904, la famille retourne à Vienne. En 1908, elle tente de nouveau le Nouveau Monde et s'installe à New York dans le Queens, où le père, désormais appelé Morris, trouve à travailler dans un atelier de confection de dentelles. Jonas a quatorze ans et intègre, avec d'autres enfants d'émigrés, l'école publique de son quartier, Jamaica (en). La misère familiale ne lui permet pas d'achever ses études et l'oblige à prendre un travail de garçon coursier dans un entrepôt de dentelles. Il a acquis la citoyenneté américaine en 1909. Toutefois, contrairement à Erich von Stroheim, Josef Sternberg a reçu une instruction tant en Autriche-Hongrie qu'aux États-Unis. À 17 ans, il change de prénom. Dans son livre (petite bibliothèque des Cahiers du Cinéma)[Quoi ?], Josef von Sternberg écrit qu'il quitte le domicile familial peu après que sa mère a abandonné le foyer. Pour survivre, il occupe différents travaux alors qu'il a 16 ans.

Débuts au cinéma

De la dentelle (von Sternberg a travaillé chez un modiste) le jeune homme passe à un entrepôt cinématographique, où il est chargé de nettoyer et réparer des films. Cette première expérience de la manipulation de la pellicule lui permet, vers 1915, de se faire embaucher à Fort Lee, dans le New Jersey, comme monteur dans la société de distribution World Film Company par William Aloysius Brady, producteur et directeur de théâtre qui est financé par le Consortium ShubertThe Shubert Organization et s'est associé un an plus tôt avec Lewis Selznick, père du futur producteur David O. Selznick, alors âgé de douze ans. Il y est remarqué et soutenu par le comédien et réalisateur français Émile Chautard. À l'entrée des États-Unis dans la Grande Guerre, en 1917, il intègre le Signal Corps, service de propagande des armées, où il occupe un poste d'opérateur. À la démobilisation, Émile Chautard le choisit pour être son assistant réalisateur sur une adaptation du Mystère de la chambre jaune, qui sort en 1919.

Sternberg travaille comme assistant pour plusieurs réalisateurs et remplace Roy William Neill, malade, dans le tournage de plusieurs scènes de By divine right, qui sort en 1925. Le premier rôle, Elliott Dexter, qui est aussi coproducteur du film, l'inscrit au générique sous le nom de « von Sternberg », peut-être par assimilation à Erich von Stroheim.

L'acteur de théâtre britannique George K. Arthur lui demande d'être dirigé dans un film qui marquerait ses débuts à l'écran. Sternberg lui soumet un scénario et réalise la même année The Salvation Hunters, qui surprend le public par son côté naturaliste, et séduit Charlie Chaplin. Chaplin invite Douglas Fairbanks et Mary Pickford, ses associés de l'United Artists, à lui confier une réalisation, mais Mary Pickford refuse le scénario qu'elle lui a commandé. C'est avec la Metro-Goldwyn-Mayer qu'il signe un contrat.

Les débuts de Sternberg n'y sont pas très heureux. Il quitte le plateau de The Masked Bride (en), qui est achevé par Christy Cabanne en 1925. L'année suivante, The Exquisite Sinner est refait par Phil Rosen. A Woman of the Sea, commandé par Charlie Chaplin pour Edna Purviance, sera détruit avant d'avoir été jamais montré.

Cette série noire s'interrompt quand il rejoint la Paramount. Le premier film que von Sternberg dirige pour la firme, Les Nuits de Chicago, remporte un succès mondial. Tiré d'une histoire de Ben Hecht, Les Nuits de Chicago est le premier film hollywoodien à prendre pour héros des 'gangsters' et, selon le critique et historien Georges Sadoul, le succès du film fit entrer ce mot dans la langue française. Von Sternberg dirige ensuite Les Damnés de l'océan, sur la rencontre entre un marin et une fille de joie. Ces deux films classent von Sternberg parmi les grands maîtres du muet.

L'arrivée du parlant n'interrompt pas la lancée du réalisateur qui dirige notamment Crépuscule de gloire, un drame historique qui permettra à sa vedette, Emil Jannings, de devenir le premier récipiendaire de l'Oscar du meilleur acteur.

Rencontre avec Marlène Dietrich

La carrière de von Sternberg prend un nouveau tour alors qu'il se rend en Allemagne pour y diriger L'Ange bleu, pour le compte de la UFA. Premier film parlant tourné en Allemagne et seul film allemand de la carrière de von Sternberg, L'Ange bleu raconte l'histoire d'un respectable professeur, incarné par Emil Jannings, qui s'éprend d'une chanteuse de cabaret. Pour incarner la chanteuse, von Sternberg porte son choix sur une actrice peu connue nommée Marlène Dietrich. Le film est un succès en Allemagne et fait de Dietrich une vedette, bien qu'elle n'y tienne qu'un rôle relativement secondaire.

L’ange bleu n’est que le premier des films que von Sternberg réalisera et dont Marlène Dietrich sera la vedette. Suivront six longs-métrages tournés à Hollywood et qui contribueront à installer Marlène Dietrich au panthéon des grands mythes cinématographiques. Le premier, Cœurs brûlés, sort en 1930. C'est par ce film que le public américain découvre Marlène, car il sera exploité aux États-Unis avant L'ange bleu. Cœurs brûlés est en nomination pour quatre Oscars et von Sternberg lui-même est en lice pour le trophée de la mise-en-scène. Suit Agent X 27, inspiré de l’histoire de Mata-Hari, en 1931, Shanghaï Express en 1932 , Blonde Vénus en 1933, L'Impératrice rouge,, sur le destin de Catherine de Russie, en 1934, et finalement La Femme et le pantin en 1935, une adaptation du roman de Pierre Louÿs avec lequel s'achève leur collaboration. Opulentes et baroques, ces œuvres connaissent un accueil inégal. Si Shanghaï Express remporte un grand succès, L'Impératrice rouge et La Femme et le pantin seront en revanche des échecs commerciaux.

Dans ses souvenirs, Sternberg affirmera avoir créé de toutes pièces le mythe de Marlène et minimisera le rôle de son interprète, qui protestera[réf. nécessaire].

L'après Dietrich

Suite à sa rupture professionnelle avec Dietrich, von Sternberg tourne Crime et Châtiment, une adaptation du roman de Dostoïevski dans laquelle Peter Lorre interprète Raskolnikov. Il réalise ensuite la comédie musicale Sa majesté est de sortie, évocation des amours de l'empereur François-Joseph d'Autriche et de l'impératrice Sissi. Puis, à l'instigation du producteur Alexander Korda, il se rend en Angleterre pour y filmer une adaptation du roman historique Moi, Claude de Robert Graves. Paru en 1934, le roman est en fait l'autobiographie fictive de l'empereur romain Claude. C'est Charles Laughton qui doit interpréter l'empereur. La relation entre Laughton et von Sternberg est difficile et le tournage s'interrompt suite à un accident de voiture dont est victime l'actrice principale, Merle Oberon. Le film ne sera donc pas complété.

Sternberg déclare avoir « cessé de faire du cinéma en 1935 », faisant allusion à la fin du cycle Marlène. Cependant Shanghai Gesture en 1941, et surtout Fièvre sur Anatahan (The Saga of Anatahan) (1953) tourné au Japon, prouvent le contraire, et ne peuvent que faire regretter qu'un sujet aussi ambitieux que I, Claudius n'ait jamais pu être terminé.[non neutre]Fièvre sur Anatahan est l'histoire de soldats japonais qui refusent de croire que la guerre est finie. Sternberg écrit, raconte, fait la photographie et dirige le film qui est un échec financier.

En 1957 il co-dirige Jet Pilot produit par Howard Hughes.

Entre 1959 et 1963 Sternberg donne des cours sur l'esthétique de ses films à l'University of California à Los Angeles, parmi ses étudiants il compte Jim Morrison et Ray Manzarek, qui vont former le groupe de rock The Doors. Manzarek reconnaitra la grande influence que Sternberg aura eu sur les Doors.

Il obtient son étoile sur le Walk of Fame le ,.

Joseph von Sternberg décède le , il est enterré au Westwood Memorial Park de Los Angeles.

Vie personnelle

En 1926, Josef von Sternberg épouse l’actrice Riza Royce (1903-1980) dont il divorce en 1930. Entre 1945 et 1947, il est marié avec Jean Avette McBride (1917-1994). En troisièmes noces, il épouse l’historienne de l’art, Meri Otis Wilner, avec laquelle il vécut de 1948 à sa mort. De cette union naquit un fils, Nicholas Josef von Sternberg (* 1951), qui vint compléter la famille von Sternberg à laquelle il faut ajouter Cathy Ann Wilner, fille adoptive de Josef von Sternberg. Le , Meri von Sternberg est décédée, à Valencia (Californie), à  l’âge de 97 ans. Elle repose aux côtés de son mari au Westwood Village Memorial Park Cemetary, à Los Angeles.

Filmographie

Films muets
  • 1925 : The Salvation Hunters
  • 1926 : A Woman of the Sea (The Sea Gull)
  • 1926 : Exquisite Sinner
  • 1927 : Les Nuits de Chicago (Underworld)
  • 1928 : Crépuscule de gloire (The Last Command)
  • 1928 : La Rafle (The Dragnet)
  • 1928 : La Rue des péchés (Street of Sin)
  • 1928 : Les Damnés de l'océan (The Docks of New York)
  • 1929 : Le Calvaire de Lena X (The Case of Lena Smith)
Films parlants
  • 1929 : L'Assommeur (Thunderbolt)
  • 1930 : L'Ange bleu (Der Blaue Engel)
  • 1930 : Cœurs brûlés (Morocco)
  • 1931 : Agent X 27 (Dishonored)
  • 1931 : Une tragédie américaine (An American Tragedy)
  • 1931 : Shanghaï Express
  • 1932 : Blonde Vénus (Blonde Venus)
  • 1934 : L'Impératrice rouge (The Scarlet Empress)
  • 1935 : La Femme et le pantin (The Devil Is a Woman)
  • 1935 : Crime et Châtiment (Crime and Punishment)
  • 1936 : Sa majesté est de sortie (The King Steps Out)
  • 1937 : I, Claudius (film inachevé)
  • 1939 : Au service de la loi (Sergeant Madden)
  • 1940 : Cette femme est mienne (I Take This Woman) (non crédité)
  • 1941 : Shanghai Gesture (The Shanghai Gesture)
  • 1952 : Le Paradis des mauvais garçons (Macao)
  • 1952 : Fièvre sur Anatahan (Anatahan)
  • 1957 : Les espions s'amusent (Jet Pilot)

Publication

  • Souvenirs d'un montreur d'ombres (Fun in a Chinese Laundry), traduit de l'américain par Magdeleine Paz, Robert Laffont éditeur, 1966
    • Réédité sous le titre de De Vienne à Shanghai : Les Tribulations d'un cinéaste, traduit de l'américain par Michèle Miech, Cahiers du cinéma, 2001.

Notes et références

Liens externes

  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • Ciné-Ressources
    • (en) AllMovie
    • (en) American Film Institute
    • (en) Internet Movie Database
    • (en) Oscars du cinéma
  • Ressources relatives aux beaux-arts :
    • (de) Académie des arts de Berlin
    • (en) Museum of Modern Art
    • (en) National Portrait Gallery
    • (en) Union List of Artist Names
  • Josef von Sternberg sur TCM.com
  • Sternberg par Tag Gallagher (archive)
  • Portail de l’Autriche-Hongrie
  • Portail du cinéma
  • Portail de la réalisation audiovisuelle

Ce contenu est mis à disposition selon les termes de Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0

Source : Article Josef Von Sternberg de Wikipédia

Contributeurs : voir la liste

Termes associés

DVD

Afficher "La Femme et le pantin"