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Avis de lecteurs

Sorcières (Mona Chollet)

note: 5Tremblez, les sorcières sont de retour ! Victoria, MMC - 31 janvier 2020

Mona Chollet, journaliste au Monde diplomatique, signe un texte féministe qui arrive à point nommé après l'éclatement de l'affaire Weinstein et les vagues du mouvement #MeToo !

Contrairement à ce que [...]

Possession (Paul Tremblay)

note: 4Très bon roman Céline - 4 janvier 2020

Un très bon roman qui inscrit le rite de l'exorcisme et la possession dans un cadre plus moderne. Avec l'influence des médias, etc ...
Ce livre est très prenant, l'histoire évolue [...]

After n° 3
After we feel (Anna Todd)

note: 3Un peu long Céline - 4 janvier 2020

Un tome de nouveau un peu trop long mais qui reste correct. L'histoire avance avec tout de même quelques longueurs. Cependant, le récit reste de qualité.

Cari Mora (Thomas Harris)

note: 4Un retour gagnant Céline - 12 janvier 2020

Douze ans d'absence pour Thomas Harris mais ça valait le coup, ce roman est vraiment très bien écrit, avec une histoire prenante.
Entre mystère, complot, mafia, etc ... L'histoire est très [...]

Retour de Mary Poppins (Le) (Rob Marshall)

note: 5Une vraie réussite Marie - 1 mars 2020

C'est avec beaucoup de scepticisme que je me suis décidée à regarder ce film. Heureusement que ma curiosité l'a emportée car je serai passée à côté d'un très beau moment [...]

Une étincelle de vie (Jodi Picoult)

note: 5une étincelle de vie Patrice - 23 mai 2020

excellent roman, je suis entièrement d'accord avec le commentaire de FM, mais je tenais simplement à dire que ça ne parle pas seulement de l'accès à l'IVG aux Etats-Unis mais [...]

Virginia Woolf

 
Virginia Woolf. Source: Wikipedia

Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen le à Londres et morte le à Rodmell (Royaume-Uni), est une femme de lettres anglaise. Elle est l'un des principaux écrivains modernistes du XXe siècle.

Dans l'entre-deux-guerres, elle est une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunit des écrivains, artistes et philosophes anglais. Les romans Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (1927), Orlando (1928) et Les vagues (1937), ainsi que l'essai féministe Une chambre à soi (1929), demeurent parmi ses écrits les plus célèbres.

En 1941, à l'âge de 59 ans, elle se suicide par noyade dans l'Ouse, près de Monk's House, dans le village de Rodmell, où elle vivait avec son mari Leonard Woolf.

Biographie

Famille et enfance

Virginia Woolf est née à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Stephen Duckworth (dite aussi Julia Prinsep, née Julia Jackson : 1846-1895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société.

Les parents de Virginia sont tous deux veufs lorsqu’ils se marient. Leur maison abrite les enfants de trois mariages différents. Ceux de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth : George Duckworth (1868–1934) ; Stella Duckworth (1869–1897) ; Gerald Duckworth (1870–1937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray, Laura Makepeace Stephen, diagnostiquée handicapée mentale vit avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa (1879–1961), Thoby (1880–1906), Virginia et Adrian (1883–1948).

Sir Leslie Stephen, écrivain, éditeur et alpiniste, était veuf de la fille aînée du romancier William Makepeace Thackeray. Julia Stephen était, quant à elle, descendante d’une famille (les sœurs Pattle) déjà connue pour son implication dans la vie intellectuelle de la société victorienne, comme le salon tenu au milieu du XIXe siècle par sa tante Sarah Prinsep (mère du peintre préraphaélite Val Princep). La mère de Virginia pose comme modèle, dès son plus jeune âge, pour des artistes de l'époque (comme plusieurs membres féminins de la famille). Ainsi Henry James, George Henry Lewes, Julia Margaret Cameron (une autre tante célèbre de Julia morte en 1879) et James Russell Lowell (le parrain de Virginia) sont des relations de ses parents.

Outre cet entourage culturel, Virginia a libre accès à la vaste bibliothèque de son domicile du 22, Hyde Park Gate, où elle découvre les classiques et la littérature anglaise (à la différence de ses frères et de sa sœur qui reçoivent une éducation traditionnelle).

Dans ses mémoires, ses souvenirs d’enfance les plus vifs ne sont pourtant pas à Londres, mais à St Ives en Cornouailles où sa famille passe tous les étés jusqu’en 1895. Les souvenirs de vacances en famille, les impressions laissées par le paysage et le phare de Godrevy (Godrevy Lighthouse), sont des sources d’inspiration notables de ses romans, en particulier Voyage au Phare (To the Lighthouse).

Adolescence

La mort de sa mère, décédée de la grippe en 1895, alors qu'elle avait 13 ans, et celle de sa demi-sœur Stella deux ans plus tard, plongent Virginia dans sa première dépression nerveuse. La mort de son père en 1904 provoque un effondrement des plus inquiétants. Elle est brièvement internée.

Après la mort de leur père, Virginia, Vanessa et Adrian vendent le 22 Hyde Park Gate et achètent une maison au 46 Gordon Square dans Bloomsbury. Ils y font la connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Saxon Sydney-Turner, Duncan Grant et Leonard Woolf (un ancien étudiant de Cambridge, membre des Cambridge Apostles tout comme Strachey). Ils forment ensemble le noyau du cercle d'intellectuels connu sous le nom de Bloomsbury Group.

En 1910, elle participe au « canular du Dreadnought », destiné à attirer l'attention sur le Bloomsbury Group. Horace de Vere Cole et ses amis se font passer pour une délégation de la famille royale d'Abyssinie ; ils réussissent à tromper la Royal Navy, qui leur fait visiter le navire amiral, le HMS Dreadnought.

Âge adulte et bisexualité

Virginia Woolf est bisexuelle,. Elle épouse l'écrivain Leonard Woolf en 1912. Elle le surnomme durant leurs fiançailles « le Juif sans le sou ». Cependant, les époux ont des liens forts, et en 1937, Virginia Woolf décrit dans son journal son état d'épouse comme un grand plaisir, son mariage étant complet. Ils fondent ensemble en 1917 la maison d'édition Hogarth Press qui publie la plupart des œuvres de Virginia Woolf.

Virginia Woolf rencontre en 1922 Vita Sackville-West, bisexuelle comme elle, au sein du Bloomsbury Group. Elles ont une liaison durant toutes les années 1920. En 1928, Virginia Woolf s'inspire de Vita Sackville-West pour créer Orlando, une biographie fantastique dans laquelle le héros éponyme traverse les siècles et change de genre. Nigel Nicolson, fils de Vita Sackville-West, l'a appelée « la plus longue et la plus charmante lettre d'amour de la littérature ». Après leur liaison, les deux femmes restent amies.

Parmi ses plus grandes amies, on compte Madge Vaughn (la fille de John Addington Symonds, qui inspire le personnage Sally Seton dans Mrs Dalloway), Violet Dickinson, et la compositrice Ethel Smyth. Elle est aussi très proche de sa sœur Vanessa Bell.

Suicide

Virginia Woolf se suicide le par noyade dans l'Ouse, la rivière près de Monk's House, sa maison de Rodmell. Elle laisse une note à son mari où elle évoque sa certitude de « devenir folle », les difficultés de concentration et la détresse liées au retour de symptômes psychiatriques graves, ainsi que la culpabilité qu'elle éprouve vis-à-vis de Leonard Woolf en raison de son état de santé. Son corps est retrouvé trois semaines plus tard, le . Leonard Woolf enterre ses cendres dans le jardin de Monk's House.

Œuvre

Elle commence l'écriture comme activité professionnelle en 1905 pour le supplément littéraire du Times. Son premier roman, The Voyage Out (La Traversée des apparences, traduit aussi Croisière, ou Traversées), est publié en 1915. Ses romans et ses essais rencontrent un succès aussi bien auprès de la critique que du grand public. La plupart de ses œuvres sont publiées à compte d'auteur à la Hogarth Press. Elle est considérée comme l'une des plus grandes romancières du XXe siècle et des plus grandes innovatrices dans la langue anglaise. Dans ses œuvres qui délaissent l'intrigue et la progression dramatique, elle expérimente avec acuité les motifs sous-jacents de ses personnages, aussi bien psychologiques qu'émotifs (rêveries, états d'âme, pensées contradictoires ou sans lien logique), ainsi que de multiples possibilités de narration dans une chronologie diffractée ou morcelée : cette écriture du "flux de conscience" qu'on retrouve chez Woolf marquera profondément le roman moderne au début du XXe siècle. Selon E. M. Forster, elle a poussé la langue anglaise « un peu plus contre les ténèbres » ; l'influence de ses réalisations littéraires et de sa créativité est encore sensible aujourd'hui.

Travaux récents

Des études sur Virginia Woolf sont centrées sur les thèmes féministes et lesbiens dans son travail, comme dans l'anthologie d'essais critiques en 1997 Virginia Woolf: Lesbian Readings (Virginia Woolf : Lectures lesbiennes), publiée par Eileen Barrett et Patricia Cramer. Louise A. DeSalvo suggère un abus sexuel incestueux que subit Virginia quand elle était jeune dans Virginia Woolf: The Impact of Childhood Sexual Abuse on her Life and World (Virginia Woolf : L'impact des abus sexuels subis pendant son enfance sur sa vie et son monde). Parmi les autres thèmes étudiés, on trouve le syndrome commotionnel, la guerre, les classes et la société britannique moderne. Les essais de Virginia tels qu’Une chambre à soi et Trois guinées traitent de l'avenir de l'éducation féminine et du rôle des femmes auteures dans les canons littéraires occidentaux.

En 1982, chargée de célébrer le centenaire de la naissance de Virginia Woolf, Viviane Forrester fait jouer sa pièce Freshwater à Paris (elle choisit pour metteuse en scène Simone Benmussa) (représentations également à New York, Londres et Spoleto), interprétée par des écrivains, comme elle-même, Eugène Ionesco, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet.

En 2002, le film The Hours, fondé sur la vie de Virginia Woolf et sur son roman Mrs Dalloway, est nommé pour l'Academy Award du meilleur film. Celui-ci est adapté du roman de Michael Cunningham, publié en 1998 et prix Pulitzer. The Hours était le titre provisoire de Virginia Woolf pour Mrs Dalloway. Certains spécialistes de Virginia Woolf ont exprimé des critiques ; selon eux, ni le roman, ni le film ne sauraient être considérés comme un exposé correct ou une critique littéraire de Mrs Dalloway.

Des chansons ont été dédiées à Virginia Woolf. Notamment la chanson Dans les rues de Londres (2005) de Mylène Farmer, What the Water Gave Me et Never Let Me Go du groupe anglais Florence and the Machine, ainsi que la chanson Virginia (2008) de la chanteuse finlandaise Vuokko Hovatta (fi).

En 2011, paraît l'ouvrage collectif Virginia Woolf : L'écriture refuge contre la folie dirigé par Stella Harrison, avant-propos de Jacques Aubert avec Nicolas Pierre Boileau, Luc Garcia, Monique Harlin, Stella Harrison, Sophie Marret, Ginette Michaux, Pierre Naveau et Michèle Rivoire, Éditions Michèles, collection Je est un autre, Paris 2011.

En 2012, la Pléiade retraduit les œuvres romanesques de Virginia Woolf, ainsi qu'un recueil de nouvelles, Lundi ou Mardi, et quelques nouvelles isolées. Virginia Woolf est la neuvième femme de lettres à entrer dans la Pléiade.

En 2018, un film, Vita & Virginia, de Chanya Button, s'intéresse uniquement à la relation des deux rôles-titre.

Liste des œuvres

Romans

  • The Voyage Out (1915)
  • Night and Day (1919)
  • Jacob's Room (1922)
  • Mrs Dalloway (1925)
  • To the Lighthouse (1927)
  • Orlando, a biography (1928)
  • The Waves (1931)
  • Flush, a biography (1933)
  • The Years (1937)
  • Between The Acts (1941)

Recueils de nouvelles

  • Kew Gardens (1919)
  • Monday or Tuesday (1921)
  • A Haunted House and Other Stories (1943)
  • Mrs. Dalloway's Party (1973)
  • The Complete Shorter Fiction (1985)
  • Carlyle's House and Other Skeches (2003)

Autres textes

  • Modern Fiction (1919)
  • Freshwater (1923), une pièce de théâtre écrite pour les proches de l'auteur.
  • Nurse Lugton's Golden Thimble (1924), histoire pour enfant qui aurait été écrite pour sa nièce.
  • The Common Reader (1925)
  • Victorian Photographs of Famous Men and Fair Women (1926) - introduction de la première monographie sur la photographe Julia Margaret Cameron, dont elle était la petite-nièce.
  • Time Passes (1926)
  • A Room of One's Own (1929)
  • On Being Ill (1930)
  • The London Scene (1931)
  • A Letter to a Young Poet (1932)
  • The Second Common Reader (1933)
  • Three Guinees (1938)
  • Roger Fry: a Biography (1940)
  • Thoughts on Peace in an Air Raid (1940)
  • The Death of the Moth and Other Essays (1942)
  • The Moment and Other Essays (1948)
  • The Captain's Death Bed And Other Essays (1950)
  • A Writer's Diary (1953), extraits du Journal de l'auteur.
  • Granite and Rainbow (1958)
  • Moments of Being (1976)
  • Books and Portraits (1978)
  • Women and Writing (1979)
  • The Diary of Virginia Woolf (1979)
  • The Letters of Virginia Woolf (1975-1980)
  • The Letters of Vita Sackville-West to Virginia Woolf (1984)
  • Collected Essays (2009)
  • De la maladie, traduction et préface Élise Argaud, Payot & Rivages, Rivages poche, coll. Petite Bibliothèque, 69p, 2007, (ISBN 2743616377)

Notes et références

Bibliographie

  • (en) Quentin Bell, Virginia Woolf, A biography, 2 vol., Londres, Hogarth Press, 1972 (Prix James Tait Black)
  • Quentin Bell, Virginia Woolf, une biographie, 2 vol., Stock, 1973
  • Geneviève Brisac, Agnès Desarthe, V. W. Le mélange des genres, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2004
  • Jane Dunn, Virginia Woolf et Vanessa Bell : une très intime conspiration, éd. Autrement, coll. « Littératures », 2005. 397 p., 23 cm. (ISBN 2-7467-0750-0)
  • Viviane Forrester, Virginia Woolf, Paris, Albin Michel, 2009
  • (en) Hermione Lee, The Novels of Virginia Woolf, Methuen ; Holms & Meier, 1977. Éd. révisée, Routledge Revivals, 2010, (ISBN 9780415568005)
  • Hermione Lee, Virginia Woolf ou l'aventure intérieure, éd. Autrement, 1999
  • (en) John Lehmann, Virginia Woolf and Her World (1975)
  • (en) John Lehmann, Thrown To The Woolfs (1978)
  • Alexandra Lemasson, Virginia Woolf, Gallimard, « Folio biographies », 2005, 261 p.
  • Frédéric Monneyron, Bisexualité et littérature. Autour de D. H. Lawrence et Virginia Woolf, L'Harmattan, 1998
  • Monique Nathan, Virginia Woolf par elle-même, Éditions du Seuil, coll. « Écrivains de Toujours », 1958
  • Frédéric Regard, La Force du féminin. Sur trois essais de Virginia Woolf, Paris, La Fabrique, 2002.
  • Ratha Tep, In search of Virginia Woolf's lost Eden, The New York Times (international edition), , p. 14 et en ligne.

Radio

  • Simonetta Greggio, « Grande traversée : Virginia Woolf, la traversée des apparences. » [audio], sur France Culture, , 5 émissions.

Bande dessinée

  • Michèle Gazier et Bernard Ciccolini, Virginia Woolf, éditions Naïve, 2011

Voir aussi

Articles connexes

  • Bibliographie de Virginia Woolf (en)
  • Littérature lesbienne
  • Qui a peur de Virginia Woolf ?, pièce de théâtre d'Edward Albee (1962)
  • Qui a peur de Virginia Woolf ?, film de Mike Nichols (1966)
  • Les Lieux de Virginia Woolf, film de Michelle Porte (1980)
  • The Hours, film de Stephen Daldry (2001)
  • Vita and Virginia, film de Chanya Button (2018)
  • Clive Bell
  • Quentin Bell
  • Julian Bell
  • Dorothy Richardson
  • Angelica Garnett
  • Roger Fry
  • Duncan Grant
  • David Garnett

Liens externes

  • (en) International Virginia Woolf Society
  • (en) The Virginia Woolf society
  • (en) Travaux par Virginia Woolf sur LibriVox (livres audio du domaine public)
  • (1933, 28 octobre) Letter to the Editor of the New Statesman
  • Un dossier sur Virginia Woolf sur avoir-alire
  • Un dossier sur les nouvelles de Virginia Woolf proposé par La Clé des Langues
  • Le Fou visionnaire de Virginia Woolf
  • Marine Landrot, « Virginia Woolf, une vie à vau-l'eau », Télérama, (consulté le 21 janvier 2016)
  • Ressources relatives aux beaux-arts :
    • Europeana
    • (en) National Portrait Gallery
    • (en) Union List of Artist Names
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Source : Article Virginia Woolf de Wikipédia

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