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Avis de lecteurs

Spy X Family n° 1 (Tatsuya Endo)

note: 5Un premier tome avec énormément de potentiel ! Victoria, MMC - 10 mars 2021

Dans la famille parfaite, je demande le père espion, la mère tueuse à gage, et la fillette télépathe ! Le jour où Twilight, l’espion le plus doué de sa génération, [...]

Hôtel Castellana (Ruta Sepetys)

note: 5Plongée passionnante au cœur de l’Espagne franquiste Victoria, MMC - 27 février 2021

“Hôtel Castellana”, c’est la rencontre entre deux mondes que tout oppose, celui de Daniel et Ana. Nous sommes en 1957, alors que l’Espagne est sous la coupe de Francisco Franco. [...]

Térébenthine (Carole Fives)

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La narratrice achète la revue Beaux-Arts et lit un article sur un peintre décédé, Luc, dont la peinture rencontre un grand succès et la voilà plongée dans ses souvenirs de [...]

Le goût d'Emma (Emmanuelle Maisonneuve)

note: 4Un roman graphique gastronomique Agnès MMC - 10 mars 2021

L’histoire d’Emmanuelle Maisonneuve qui, suite à une candidature spontanée, est embauchée au guide Michelin, véritable bible de la gastronomie française. Son parcours sera difficile, face au machisme de la profession. [...]

Martin Eden (Jack London)

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Publié sous forme de feuilleton dans un journal en 1908 et 1909 ce roman, qui semble très inspiré de la vie de l’auteur, raconte la vie d’un jeune homme issu [...]

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

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Pendant 4 ans, Laure Adler est allée à la rencontre de personnes d’un « certain âge », des vieux, des seniors, comme on les appelle poliment, connus ou inconnus qui [...]

Charlotte Delbo

 

Charlotte Delbo, née le à Vigneux-sur-Seine et morte le à Paris, est une écrivaine française, femme de lettres, engagée dans la Résistance intérieure française, qui a vécu la déportation.

Une grande partie de son œuvre littéraire, à l'égal de celles de Robert Antelme et de Primo Levi, témoigne de ce qu'elle a vu et vécu dans les camps d'Auschwitz-Birkenau et de Ravensbrück.

Communiste, issue d'une famille d'immigrés italiens, elle travaille avant la guerre comme assistante du metteur en scène Louis Jouvet. Elle s'engage en 1941 dans la Résistance avec son mari Georges Dudach qui sera arrêté avec elle et fusillé en 1942. Elle est déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943 — « le convoi des 31 000 — » qui comprend 230 femmes. Elle sera l'une des 49 rescapées de ce convoi qui compte principalement des déportées politiques. Pendant sa déportation, elle décide qu'à son retour, elle écrira le témoignage de ce qu'elles ont vécu, lequel est publié en 1965 sous le titre Aucun de nous ne reviendra.

Revenue des camps, elle publie une œuvre marquée par sa déportation et garde une activité militante importante, s'engageant par exemple contre la guerre menée par la France pour garder l'Algérie française, en soutenant les "porteurs de valises".

Biographie

Origines et formation

Aînée des quatre enfants d'une famille d'immigrés italiens, Charlotte Delbo est la fille d'un chef monteur-riveteur.

Elle adhère en 1932 aux Jeunesses communistes puis en 1936 à l'Union des jeunes filles de France fondée par Danielle Casanova. Elle est scolarisée jusqu'à l'âge de seize ans. Si elle n'a jamais obtenu le baccalauréat, elle étudie la philosophie avec Henri Lefebvre de 1930 à 1934 et suit des cours dans le cadre de l'Université ouvrière. Elle suit notamment les cours d'économie politique dispensés par Jacques Solomon et les cours de philosophie de Georges Politzer. C'est à l'Université ouvrière qu'elle rencontre en 1934 son futur mari, le militant communiste Georges Dudach (qui, formé à Moscou, deviendra un « véritable agent » communiste), qu'elle épouse en 1936.

Ayant une formation de secrétaire (sténo-dactylo bilingue en anglais), Charlotte Delbo commence à écrire en 1937 pour le journal communiste Les Cahiers de la jeunesse. La même année, elle y réalise une interview de Louis Jouvet, et, comme elle l'a prise en sténo puis retranscrite au mot près, il décide d'en faire sa secrétaire. Elle a notamment la charge de transcrire ses cours aux étudiants du conservatoire,. Parlant anglais, italien, espagnol et un peu allemand, elle est chargée des relations du théâtre de l'Athénée avec l'Occupant.

Résistance et arrestation

Pendant l'Occupation, après avoir hésité, elle part avec Louis Jouvet et la troupe de l'Athénée en Amérique du Sud en mai 1941 pour une tournée sous l'égide du gouvernement de Vichy. Alors qu'elle se trouve à Buenos-Aires en septembre 1941, elle apprend, que Jacques Woog, un jeune architecte de ses amis, (arrêté en avril 1941 chez lui en possession de tracts contre les nazis) a été guillotiné. Il ne risquait pas la peine de mort au moment de son arrestation, mais il a été condamné à mort par le tribunal spécial créé en août 1941 par Philippe Pétain pour juger des « terroristes ». Malgré l'insistance de Louis Jouvet qui fait tout pour la persuader de rester, elle décide de rejoindre son mari en France et d'entrer dans la Résistance clandestine. Elle revient donc à Paris le .

Georges Dudach est notamment chargé d'entretenir les liens avec Louis Aragon, réfugié en zone libre. Avec Charlotte Delbo, ils font partie du « groupe Politzer », chargé de la publication des Lettres françaises dont Jacques Decour est rédacteur en chef. Charlotte Delbo est chargée de l'écoute de Radio Londres et de Radio Moscou qu'elle prend en sténo ainsi que de la dactylographie des tracts et revues.

Charlotte Delbo et son mari sont arrêtés le au 93 rue de la Faisanderie (16e arrondissement de Paris) par les Brigades spéciales, lors de la série d'arrestations qui visent le mouvement intellectuel clandestin du Parti communiste français. Le couple ne sortait jamais en même temps et les Brigades spéciales ne s'attendent pas à trouver aussi son épouse. Lors de leur arrestation, Pierre Villon, qui se trouvait avec eux, réussit à s'échapper par la fenêtre de la salle de bain avant que les hommes des Brigades spéciales ne s'aperçoivent de sa présence. Dans la même série de rafles sont aussi pris Maï et Georges Politzer, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Jacques Decour ou Jacques Solomon et Hélène Solomon-Langevin.

Emprisonnement et déportation

Les hommes du groupe subissent des tortures. Les femmes sont « relativement épargnées » jusqu'au où elles sont remises à la Gestapo et fichées Nuit et brouillard.

Georges Dudach est fusillé au fort du Mont-Valérien le 23 mai 1942, à l'âge de 28 ans.

D’abord incarcérée à la prison de la Santé, à Paris, Charlotte Delbo est transférée au fort de Romainville pendant un an. C'est là qu'elle rencontre certaines des femmes avec qui elle sera déportée et qui seront ses compagnes à Auschwitz, notamment Vittoria Daubeuf, la fille de Pietro Nenni, et Yvonne Picard.

Elle passe par le camp de Compiègne pour être immédiatement déportée, par le convoi du 24 janvier 1943 un convoi de 230 femmes qui viennent de toute la France et sont issues de différentes classes sociales. Il s'agit du seul convoi de déportées politiques françaises envoyé à Auschwitz. Beaucoup d'entre elles sont communistes et se trouvent aussi dans ce convoi Marie-Claude Vaillant-Couturier, Danielle Casanova et s'ajoutent à ces détenues politiques quelques « droit commun » et quelques erreurs judiciaires.

Le train arrive le à Auschwitz-Birkenau. Les femmes entrent dans le camp en chantant La Marseillaise. Elles portent au camp l'uniforme rayé et le triangle rouge qui est la marque des prisonniers politiques.

Elle sera l’une des 49 femmes rescapées de ce convoi et portera, le reste de sa vie, le numéro 31 661 tatoué sur le bras,. Cette proportion de rescapées plus importante que dans d'autres convois peut s'expliquer par les incohérences de la politique d'Auschwitz, par le fait que des personnalités connues s'y trouvaient et qu'il aurait pu être gênant de les tuer toutes, mais aussi par la forte solidarité qui s'est développée dans ce groupe de femmes et parce qu'étant en majorité des résistantes, elles avaient parfois été formées à combattre et s'étaient déjà confrontées à l'idée de risquer de mourir pour leurs idées.

Charlotte Delbo estime qu'elle a survécu en particulier grâce aux poèmes qu'elle passe beaucoup de temps à chercher à se remémorer par un important effort de mémoire (elle arrivera à en « reconstituer » 57) et les textes de théâtre qu'elle est capable de se rappeler (notamment Le Misanthrope et Ondine) ainsi que par les souvenirs de sa vie d'avant et le dialogue avec les autres déportées. Elle déclarera en 1974 que, malgré l'aspect horrible du camp de concentration dont « aucun animal ne serait revenu », elle considère qu'elle a « appris là [...] quelque chose qui n'a pas de prix » : le courage, la bonté, la générosité, la solidarité et que cela lui a donné une « très grande confiance dans son semblable. »

Elle et ses compagnes de déportation ont l'obsession qu'au moins l'une d'elles revienne afin de témoigner de ce qui leur est arrivé. C'est donc pendant sa déportation qu'elle décide que, si elle survit, elle écrira un livre pour témoigner de ce que ces femmes ont vécu, dont elle choisit déjà le titre : Aucun de nous ne reviendra, d'après un vers de Guillaume Apollinaire,. Selon elle, ce vers correspond exactement à ce qu'elle a éprouvé, et, sans doute, à ce que chacun a éprouvé, en arrivant au camp. Elle a déclaré qu'elle prévoyait déjà, à cette époque, de ne le publier qu'après une vingtaine d'années car elle souhaitait que ce ne soit pas simplement un témoignage mais bien une « œuvre » et que pour ce faire il faudrait qu'elle le revoie vingt ans après l'avoir écrit. En outre elle se doute qu'après la guerre, les privations qu'aura connues la population française feront qu'elle sera centrée sur elle-même sans pouvoir s'intéresser au malheur « lointain » de ces déportées, et qu'elles seront « dans la situation de celui qui, mourant d'un cancer, essaye d'attirer l'attention de celui qui a une rage de dents ».

Elle est envoyée à Ravensbrück parmi un petit groupe de huit, le 7 janvier 1944. Elle réussit à y organiser des représentations de pièces de théâtre dont elle reconstitue le texte de mémoire.

Après guerre

Libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, elle est rapatriée en France le 23 juin 1945 en passant par la Suède. Elle sera homologuée adjudant-chef dans la R.I.F.

Elle apprend à son retour la mort de son plus jeune frère, F.F.I., lors du passage du Rhin le 9 avril 1945. Elle reprend son travail auprès de Louis Jouvet dont les représentations recommencent à Paris fin . Elle souffre de dépression et d'idée suicidaires pendant quelques mois. En 1946 elle est hospitalisée en Suisse pour soigner aussi bien ses problèmes de santé (notamment cardiaques) que sa dépression. Elle commence à rédiger Aucun de nous ne reviendra, d'une traite assez rapide et sans plan, environ six mois après son retour, dès qu'elle est en meilleure santé, sur un cahier à spirale. Elle range le manuscrit remis au net et l'emportera pendant des années avec elle dans tous les voyages qu'elle fait.

Elle cesse de collaborer avec Jouvet en avril 1947. Elle travaille ensuite pour l’ONU à Genève comme secrétaire des communications permanentes puis, à partir de 1961, au CNRS, avec le philosophe Henri Lefebvre qui avait travaillé avec Georges Politzer avant guerre.

Elle fait un séjour dans une maison de repos en Suisse et commence à écrire des récits et des poèmes sur sa déportation qu'elle vend à des journaux genevois.

Sa personnalité après la guerre se caractérise par un « bonheur de vivre » et un caractère épicurien, comme si, après avoir frôlé la mort, elle jouissait pleinement du reste de sa vie et souhaitait profiter « du moindre moment ». Elle est très gaie et est connue pour son goût pour le champagne.

Durant la Guerre d'Algérie, elle se situe clairement dans l'opposition à cette guerre, la dénonciation de la torture et le soutien aux insoumis et « porteurs de valises » du réseau Jeanson. Elle publie une série de correspondances sur ce thème dans Les Belles lettres aux éditions de minuit (1961). « Alors qu'auparavant, l'indignation explosait en manifestations et en actions collectives..., elle n'a plus aujourd'hui le moyen de s'exprimer... Il n'y a plus de vie politique... Privé d'autres moyens d'agir on écrit des lettres. »

Vingt ans après l'avoir écrit, elle propose à un éditeur le manuscrit d'Aucun de nous ne reviendra. Le livre est publié en 1965. Selon son ami le critique littéraire François Bott, il semble qu'elle ait réagi à l'idée d'Adorno selon laquelle aucune poésie ne serait possible après Auschwitz, en disant que si la poésie ne sert précisément pas à faire ressentir Auschwitz, celle-ci était alors inutile.

Elle estime qu'après ce qu'elle a vécu à Auschwitz, « elle ne risqu[e] rien » et n'a pas peur de prendre des engagements qui peuvent faire scandale : le suicide de membres de la Bande à Baader dans les années 1970 (et la polémique qui s'ensuit, des militants considérant que ces terroristes avaient en fait été assassinés) la choque au point qu'elle n'hésite pas à écrire une tribune dans Le Monde pour soutenir la Bande à Baader en déclarant que si des terroristes avaient réussi à tuer Adolf Hitler et Benito Mussolini lors d'une de leurs rencontres, elle n'aurait pas été déportée.

En 1979, elle visite un village de la péninsule grecque du Péloponnèse, Kalavrita, lieu d'une tragédie. En effet, c'est le lieu où, en décembre 1943, après avoir enfermé femmes et enfants, les troupes de l'armée nazies fusilleront tous les hommes en représailles à la mort de 81 soldats. Charlotte Delbo en tire une nouvelle, Kalavrita des mille Antigone, qui célèbre la noblesse de ces paysannes acharnées à ériger un mausolée à la mémoire de leurs morts, pareilles à Antigone renonçant jusqu’à la vie pour donner une sépulture à l’un de ses frères.

Elle n'a pas eu d'enfant et n'aurait jamais souhaité en avoir.

Elle meurt d'un cancer du poumon en 1985. Ses derniers mots, adressés à sa meilleure amie sont « Tu leur diras, toi, que j’ai eu une belle vie. »

Hommages

L’œuvre littéraire de Charlotte Delbo, publiée en grande partie dans les années 1960/1970 a d'abord été reconnue, traduite, commentée, au travers de colloques, de conférences, de thèses, d'essais et de représentations théâtrales aux États-Unis et en Angleterre dans les années 1970/1980. En France, bien que connue d'un cercle restreint de lecteurs, c'est dans les années 1990 que son œuvre a pu rencontrer un plus large public grâce notamment aux lectures publiques et nationales conçues et réalisées par la compagnie de théâtre Bagages de Sable.

  • Le 3 février 1995 la compagnie théâtrale Bagages de Sable conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication, codirigée par Patrick Michaëlis et Claude Alice Peyrottes a conçu et réalisé à partir d'une proposition du comédien Yves Thouvenel une nuit de lectures publiques et nationales de la trilogie Auschwitz et après de Charlotte Delbo, dans les 154 communes de naissance des femmes du convoi du 24 janvier 1943, Convoi dit des 31000. La majorité d'entre elles étaient des combattantes de la Résistance. Un ouvrage rend compte de cette manifestation artistique : Les Veilleuses de Sylviane Gresh. Cette manifestation de lectures publiques et nationales, en partenariat avec France-Culture a accru de façon notoire la connaissance de l'œuvre de Charlotte Delbo dans l'espace public, éducatif, artistique et culturel, comme le montrent les différents hommages qui suivirent. En 2013, à l'occasion du centenaire de sa naissance, Charlotte Delbo fera partie des personnalités choisies pour être célébrées au plan national. Cette célébration fut l'occasion de nombreuses manifestations publiques, la publication d'une première biographie, mais aussi la réédition de son œuvre et l'édition d'inédits. L’œuvre de Charlotte Delbo dont les archives sont depuis 2012 à la BnF au département des Arts et du Spectacle est régulièrement l'objet de recherches par les nouvelles générations de chercheurs, ses pièces de théâtre de plus en plus jouées, ses textes de plus en plus lus : son nom est désormais présent dans l'espace public : rues, places, espaces municipaux, bibliothèques, centres culturels, établissements scolaires, salles de spectacle Charlotte-Delbosont régulièrement inaugurés, le dernier en date est le lycée de Dammartin-en-Goële, nommé lycée Charlotte-Delbo le 9 septembre 2015.
  • Le 5 février 1995, France Culture partenaire de la manifestation des lectures publiques et nationales du 3 février, diffuse Appel à la mémoire-Charlotte Delbo Auschwitz matricule 31661, deux émissions produites par Claude Alice Peyrottes, réalisées par Jean-Jacques Vierne, coordination Nelly Lenormand : Les revenantes et Spectres mes compagnons.
  • En 1998, le collège de Tronget dans l'Allier a été baptisé collège Charlotte-Delbo par la volonté des élèves et de l’équipe pédagogique à la suite des lectures de la trilogie Auschwitz et après de Charlotte Delbo, faites dans toutes les communes de naissance des femmes du Convoi du 24 janvier, organisées à l’initiative de la compagnie Bagages de Sable, relayée en Auvergne par la compagnie l’Œil Écoute. La commune de Le Montet, appartenant à l’arrondissement du Tronget, fut choisie pour accueillir « Betty », Lucienne Langlois de son nom de Résistance, comme citoyenne d’honneur pour cette nuit de lecture.
  • Le 27 janvier 2005, à l'occasion du soixantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, le nouveau pavillon français du Musée Mémorial a été inauguré dans le bloc 20 du camp, en présence de Jacques Chirac, président de la République Française, accompagné de Simone Veil, Serge Klarsfeld et Annette Wieviorka. Déportés de France à Auschwitz, 27 mars 1942 - 27 janvier 1945 : c'est sous ce titre qu'une exposition retrace l'itinéraire particulier de cinq déportés : Charlotte Delbo, Pierre Masse, Georgy Halpern, Jean Lemberger, Sarah et Hersch Beznos avec leurs enfants et leurs petits-enfants.
  • En janvier 2008, la bibliothèque du deuxième arrondissement de Paris devient bibliothèque Charlotte-Delbo.
  • Le 8 mars 2008 à l'occasion de la journée internationale des droits de la femme, le portrait de Charlotte Delbo est accroché sur la façade du Panthéon aux côtés d'autres grandes femmes : Maria Deraimes, Louise Michel, George Sand, Simone de Beauvoir, Marie Curie, Olympe de Gouges, Charlotte Delbo, Solitude, Colette.
  • En octobre 2010, l'association Les Amis de Charlotte Delbo(ACD) voit le jour à l'initiative de Claudine Collet Riera, légataire universelle de Charlotte Delbo, réunissant artistes, enseignants, universitaires, tous ayant à cœur de mieux faire connaître son œuvre et d'organiser des manifestations publiques à l'occasion du centenaire de sa naissance en 2013.
  • En septembre 2017, la comédienne française Dominique Reymond lit à La Bibliothèque des voix Aucun de nous ne reviendra de Charlotte Delbo. Le livre audio est alors honoré à la fois d'un Coup de cœur 2017 de la parole enregistrée de l'Académie Charles Cros et du Grand Prix du livre audio 2018, catégorie littérature contemporaine, décerné par l'association spécialisée La plume de Paon,.

2013 : centenaire de la naissance de Charlotte Delbo

En 2013, sous l'impulsion de l'association Les Amis de Charlotte Delbo, présidée par Claude Alice Peyrottes de 2011 à 2013, le centenaire de la naissance de Charlotte Delbo sera mis au nombre des Commémorations Nationales par le Haut comité des Commémorations Nationales- Archives de France (Ministère de la Culture et de la Communication) sous le haut patronage de la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti.

  • Le 3 janvier 2013 paraît la première biographie de Charlotte Delbo par Violaine Gelly et Paul Gradvohl, Charlotte Delbo aux éditions Fayard qui recevra le prix Geneviève Moll. La sortie du livre sera suivie de nombreuses conférences et d'émissions de radio, en France et à l'étranger par Violaine Gelly et Paul Gradvohl.
  • Le 24 janvier 2013, conférence de presse au théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet, pour le lancement du centenaire de la naissance de Charlotte Delbo, à l'initiative de l'association Les Amis de Charlotte Delbo. À cette occasion, Muriel Mayette-Holtz, administratrice de la Comédie-Française, lira une lettre de Charlotte Delbo envoyée depuis Ryd en Suède, le 17 mai 1945, et adressée à Louis Jouvet.
  • Les 7 et 8 février 2013, au Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie Théâtre des 2 Rives, représentations de Mesure de nos jours de Charlotte Delbo, mise en scène, Claude Alice Peyrottes.
  • Le 27 février 2013 au CNSAD (Conservatoire national supérieur d'art dramatique) dirigé par Daniel Mesguich, Soirée Charlotte Delbo. Lecture de textes extraits de son œuvre par les élèves du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique.
  • Les 1er et 2 mars 2013, Colloque International Charlotte Delbo, à l'initiative de Claudine Collet Riera, président d'honneur Rithy Panh au petit auditorium de la BnF/Site François-Mitterrandet au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, organisé conjointement par la BnF, l'Université de Rennes 2, l'Institut d'histoire de la Résistance de Bergame (ISREC), et l'association Les Amis de Charlotte Delbo en partenariat avec la Comédie-Française. Ce colloque fera l'objet de l'édition d'un ouvrage publié par les PUR (Presses universitaires de Rennes) Charlotte Delbo-Œuvre et engagements avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication/DPG-SIAF, Mission aux Commémorations Nationales ; l'EA Arts : Pratiques et poétiques ; l'Institut d'Histoire de la Résistance Contemporaine/ Bergame (ISREC) ; l'Association Les Amis de Charlotte Delbo ; la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ; la Bibliothèque nationale de France.
  • Le 8 mars 2013, à Rouen (Normandie) dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme, représentation du spectacle Rue de l'arrivée rue du départ de Charlotte Delbo, mise en scène de Claude Alice Peyrottes à la mairie de Rouen et vernissage et inauguration en France au Pôle Régional des Savoirs, de l'exposition itinérante Charlotte Delbo, une mémoire à mille voix, réalisée par l'ISREC (Institut de l'Histoire de la Résistance/Bergame/Italie) en collaboration avec le CHRD (Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation/Lyon), l'ACD (association Les Amis de Charlotte Delbo) et la BnF (Département des Arts et du Spectacle). Commissaire de l'exposition, Elisabetta Ruffini, directrice de l'ISREC, comité d'honneur, Claudine Riera Collet. L'Inauguration a eu lieu en présence d'Emmanuelle Jeandet-Mengual, vice-présidente de la région Haute-Normandie. L'exposition circulera tout au long de l'année 2013/2014 à Paris, en Région, en Europe : mairie du 5e arrondissement, Bruxelles au Parlement Européen, au Sénat. À cette occasion un catalogue de l'exposition bilingue français/italien a été édité par Associazione Editoriale Il Filo d'Arianna.
  • Le 18 mars 2013 à l'Institut français de Londres, un colloque Charlotte Delbo : Charlotte Delbo’s testimony: representation and transmission, organisé par Nicole Thatcher, auteure de Charlotte Delbo, une voix singulière et Research Fellow à The University of Westminster (Group for War and Culture Studies) avec la participation du Pears Institute for the Study of Antisemitism (Birkbeck University of London), du groupe théâtral de Luke Dixon (directeur artistique) et le soutien de l'Institut français de Londres.
  • Le 15 avril 2013 au théâtre du Vieux-Colombier/Comédie-Française, lecture de Qui rapportera ces paroles ? de Charlotte Delbo par les comédiennes de la Comédie-Française, dirigée par Muriel Mayette, administratrice de la Comédie-Française. À la suite de cette lecture, le 6 mai 2014, Muriel Mayette-Holtz lira des textes de Charlotte Delbo au Panthéon
  • Mai 2013. Pour la première fois Charlotte Delbo apparaît dans un ouvrage scolaire qui lui consacre un article dans Histoire des Arts.
  • Les 9 et 11 mai 2013, journées Hommage à Charlotte Delbo au CRR (Conservatoire à rayonnement régional de Rouen) Le 9 mai, représentation de Charlotte Delbo : Les Leçons de théâtre de Louis Jouvet par la classe du cycle d’orientation professionnelle, salle Louis-Jouvet, puis le 11 mai au théâtre du Conservatoire. Adaptation et mise en scène, Maurice Attias, d'après Molière et la Comédie classique et Tragédie classique et théâtre au XIXe siècle.
  • Le 11 mai 2013, représentation à l'auditorium du conservatoire d'une adaptation de la pièce de théâtre La Sentence de Charlotte Delbo, sous forme d'un oratorio, par l'ensemble musical Campsis, dirigé par le flûtiste François Veilhan avec les comédiennes Edith Scob et Raphaëlle Gitlis.
  • Le 23 mai 2013, représentation à Montreuil de la pièce de théâtre Qui rapportera ces paroles ? de Charlotte Delbo par la Compagnie de la Pierre Blanche, mise en scène par Fabienne Margarita, avec 22 comédiennes professionnelles et amateurs au Théâtre de la Parole Errante dirigé par Armand Gatti.
  • Le 18 juillet 2013, au Festival d'Avignon, lecture enregistrée en direct par France Culture de Spectres mes compagnons de Charlotte Delbo par Emmanuelle Riva dans la cour du Musée Calvet. En partenariat avec l'association Les Amis de Charlotte Delbo.
  • Les 14 et 15 septembre 2013, à Fontenay-sous-Bois, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, Hommage des Arts Plastiques et de la Musique à Charlotte Delbo, par le pôle de création artistique La Fonderie.
  • Les 11, 12, et 13 octobre 2013, enregistrement public de l'intégralité de la trilogie Auschwitz et après de Charlotte Delbo au château de Thillombois dans la Meuse, de 14 h à 20 h pour la bibliothèque sonore pour aveugles du GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes) par 23 comédiennes professionnelles et amateurs.
  • Le 12 octobre 2013, la bibliothèque municipale de Vigneux-sur-Seine, commune de naissance de Charlotte Delbo a été inaugurée Bibliothèque Charlotte-Delbo. Depuis, chaque année la bibliothèque organise des Journées Charlotte Delbo, lectures, représentations théâtrales, conférences, rencontres, expositions...
  • Le 18 octobre 2013, inauguration à Rouen du centre municipal Charlotte-Delbo.
  • le 23 novembre 2013, à Dole, dévoilement de la nouvelle plaque Place Charlotte-Delbo
  • le 9 septembre 2015, le lycée de Dammartin-en-Goële a été baptisé lycée Charlotte-Delbo.

Archives sonores et audiovisuelles

  • Commémoration du souvenir, Inter actualités de 20 heures, le 24 avril 1965: Reportage à l'occasion de la commémoration des 20 ans de la libération des camps de concentration. Texte d'un auteur anonyme lu en exergue lu par un comédien anonyme. (3 min 05 s) Charlotte Delbo, auteur du livre Aucun d'entre nous ne reviendra, rescapée des camps, est interrogée sur ses souvenirs.
  • Lecture pour tous. Le 21 avril 1965. Production : Office national de radiodiffusion télévision française. Chronique de Max Pol Fouchet sur "A propos de nous".
  • Radioscopie: En 1974, à l'occasion de la création de sa pièce de théâtre Qui rapportera ces paroles ? au théâtre Cyrano, Charlotte Delbo est l'invitée de Jacques Chancel dans son émission le 2 avril 1974.
  • mission Agora, le 3 février 1995, entretien avec Geneviève de Gaulle Anthonioz et Marie-Claude Vaillant Couturier, à propos des écrits de Charlotte Delbo, notamment Le convoi du 24 janvier et Aucun de nous ne reviendra (Ed. de Minuit), qui seront lus, au cours de la soirée de ce 3 février, dans les 154 communes d'origine des 230 femmes déportées à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943.
  • Les femmes déportées, 28 avril 1996 : Émission à l'occasion de la journée annuelle des déportés, Florence Montreynaud présente des livres de témoignage écrits par des femmes déportées, et notamment deux livres de Charlotte Delbo, Spectres mes compagnons et La Mémoire et les jours.

Œuvres

Essais, enquêtes, souvenirs et poèmes

  • Les Belles Lettres, Les Éditions de Minuit, 1961 ; rééd. 2012 (ISBN 9782707304742)
  • Le convoi du 24 janvier, Les Éditions de Minuit, 1965, 1978, 1995.
  • Auschwitz et après, 3 tomes :
    • Aucun de nous ne reviendra, Editions Gonthier SA Genève, collection Femmes, publiée sous la direction de Colette Audry. 1965.
    • Aucun de nous ne reviendra, Réédition: Les Éditions de Minuit, 1970, 1979, 1995.
    • Aucun de nous ne reviendra, livre audio, coll. La Bibliothèques des voix, Éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2017. (Coup de cœur 2017 de la parole enregistrée de l'Académie Charles Cros ; Grand Prix du livre audio, catégorie Contemporain, de La plume de Paon)
    • Une connaissance inutile, Les Éditions de Minuit, 1970.
    • Mesure de nos jours, Les Éditions de Minuit, 1971, 1994.
  • Spectres, mes compagnons, Maurice Bridel, Lausanne, 1977 ; rééd. Berg international, Paris, 1995.
  • La Mémoire et les jours Paris, Berg International, 1985 ; réed. 1995.

Théâtre

  • La Théorie et la Pratique, Anthropos, Paris, 1969.
  • La Sentence, pièce en trois actes, P.-J. Oswald, 1972.
  • Qui rapportera ces paroles ?, tragédie en trois actes, P.-J. Oswald, Paris, 1974. Texte paru en première édition en 1974 aux éditions Jean-Pierre Oswald et radiodiffusé sur France Culture le 24 mai 1975, dans une réalisation d'Alain Barroux. Création de la pièce, le 11 mars 1974, à Paris, au Théâtre Cyrano (actuel théâtre de la Bastille dans le 11e arrondissement). Réédition avec Une scène jouée dans la mémoire, pièce en un acte. Introduction et postface de Cécile Godard. HB Editions, Aigues-Vives, 2001 (ISBN 2-911406-92-3)
  • Maria Lusitania, pièce en trois actes, et le coup d'État, pièce en cinq actes, P.-J. Oswald, Paris, 1975.
  • La Ligne de démarcation et La Capitulation, P.-J. Oswald, Paris, 1977.
  • Les Hommes, pièce publiée par Thierry Bouchard dans la revue Théodore Balmoral no 68 en juin 2012.
  • Ceux qui avaient choisi, pièce en deux actes, Les provinciales, Saint-Victor, 2011.
  • Charlotte Delbo. Qui rapportera ces paroles? et autres inédits, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-67253-3)

Textes et entretiens parus en revue

  • Lily, nouvelle parue dans la revue mensuelle Suisse: Annabelle. n°63, mai 1946.
  • L'ours en peluche nouvelle parue dans la revue mensuelle Suisse: Annabelle. n°70, décembre 1946.
  • Lily, p.1 et Entretien avec Charlotte Delbo p.41, dans La Nouvelle Critique, revue du marxisme militant. n°167 juin 1965: La déportation dans la littérature et l'art.
  • Les leçons de Jouvet, p.561, dans La Nouvelle Revue Française (NRF). 1er mars 1966. 14e année. n°159.
  • À une Judith, et Une scène jouée dans la mémoire textes publiés par Thierry Bouchard dans Théodore Balmoral, no 22/23 (automne-hiver 1995).
  • Les Hommes, pièce publiée par Thierry Bouchard dans Théodore Balmoral, no 68 (Je suis dans un café, Printemps-Été 2012) précédé d'une présentation de Magali Chiappone-Lucchesi, Une vérité de théâtre .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Nicole Thatcher, Charlotte Delbo : une voix singulière, Paris, L'Harmattan, 2003
  • Françoise Maffre Castellani, Charlotte Delbo, Entre Résistance, Poésie et Théâtre, Paris, éditions du Cygne,
  • Les Revenantes/Charlotte Delbo, la voix d'une communauté à jamais déportée, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, (ISBN 978-2-8107-0142-1)
  • Violaine Gelly et Paul Gradvohl, Charlotte Delbo, Paris, Fayard,
  • René Lévy, Les écrivains français sous l'Occupation : 1940-1944, Paris, L'Harmattan, , 238 p. (ISBN 978-2-343-03813-1, lire en ligne), p. 137-145 .
  • Rolande Causse, Charlotte Delbo, poète de la mémoire, Paris, Oskar éditeur, (ISBN 979-1-02140-341-3)
  • Ghislaine Dunant, Charlotte Delbo. La vie retrouvée, Paris, Grasset, 2016.
  • Valentine Goby, « Je me promets d'éclatantes revanches » - Une lecture intime de Charlotte Delbo, L'Iconoclaste, 2017.
  • Caroline Moorehead, Un train en hiver, Paris, Pocket, 2017.

Documentaires

  • « Une vie, une œuvre par Matthieu Garrigou-Lagrange : Charlotte Delbo (1913-1985) » [audio], sur France Culture (consulté le 21 juillet 2018)

Articles connexes

Liens externes

  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Deutsche Biographie • Dictionnaire universel des créatrices • Encyclopædia Universalis
  • Ressource relative au spectacle :
    • Les Archives du spectacle
  • Ressource relative à la musique :
    • (en) MusicBrainz
  • Ressource relative à la recherche :
    • Persée
  • « Charlotte Delbo, le théâtre comme moyen de survie : Les Hommes et Un caprice » par Claude Schumacher sur Sens public
  • Association Charlotte Delbo
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Source : Article Charlotte Delbo de Wikipédia

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