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Avis de lecteurs

Beate et Serge Klarsfeld (Pascal Bresson)

note: 5Admirable FM - 28 novembre 2020

Qui n’a pas un jour entendu parler du combat de la famille Klarsfeld ? Avec ce roman graphique adapté des mémoires de Beate et Serge Klarsfeld, nous suivons le chemin [...]

Le chant de la pluie (Sue Hubbard)

note: 5Retour en Irlande Agnès MMC - 12 décembre 2020

Martha, professeure à Londres, vient de perdre son mari Brendan, critique d'art et galeriste. Elle retourne dans le cottage qu'il possédait dans son village natal, sur la côte ouest [...]

Oh happy day (Anne-Laure Bondoux)

note: 4Fait du bien au moral Victoria, MMC - 27 février 2021

A la fin de "Et je danse aussi", notre duo de personnages étaient sur le point de se rencontrer pour la première fois, après des mois assidus de correspondance. On [...]

Romy et Julius (Marine Carteron)

note: 5Très plaisant ! Victoria, MMC - 5 décembre 2020

Cette réécriture de Roméo et Juliette à la sauce moderne m’a tout simplement enchantée !

Nous avons affaire à deux ados : d’un côté Romy, fille du boucher du village, de [...]

Méthode 15-33 (Shannon Kirk)

note: 4Belle surprise Céline - 9 août 2020

J'ai découvert ce livre totalement par hasard dans un rayon de la médiathèque et j'avoue avoir été agréablement surprise.
Le roman est de très bonne qualité, l'intrigue aussi, on est vite [...]

V (Havok)

note: 5Trash is not dead ! Emmanuel - 17 novembre 2020

Havok fait du trash. Il n'y a pas d'ambigüité sur la question : tout est à fond, martelé, brutale, hurlé, structuré,... la rage mise en musique. On pourrait dire d'Havok [...]

Edouard Louis

 
Edouard Louis. Source: Wikipedia

Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, est un écrivain et traducteur français né le à Abbeville.

Biographie

Enfance et études

Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, le , grandit à Hallencourt (Somme). Il est scolarisé au collège des Cygnes à Longpré-les-Corps-Saints puis entre en internat en classe de seconde au lycée Madeleine-Michelis d'Amiens, où il fait partie de la section théâtre. De 2008 à 2010, il est délégué de l'académie d'Amiens au Conseil national de la vie lycéenne, puis étudie l'histoire à l'université de Picardie, où il est remarqué par Didier Eribon.

En 2011, il est admis à préparer le diplôme de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et devient « étudiant-normalien »,. Il y effectue une troisième année de licence, puis un master. Il en sort diplômé en 2014. Il poursuit également ses études en sciences sociales à l'École des hautes études en sciences sociales.

En 2013, il dirige l’ouvrage collectif Pierre Bourdieu. L'Insoumission en héritage aux PUF, ouvrage dans lequel l'influence de Bourdieu sur la pensée critique et sur les politiques de l'émancipation est analysée.

Il annonce en qu'il dirigera une collection, « Des mots », consacrée à des retranscriptions de conférences, des entretiens et des courts textes, pour cet éditeur, dont le premier volume sur Michel Foucault paraît au mois de juin de la même année, Foucault contre lui-même sous la direction de François Caillat, avec notamment des contributions de Georges Didi-Huberman, Leo Bersani, et Arlette Farge.

En , il inscrit une thèse de doctorat portant sur « les trajectoires des transfuges de classe » à l'université de Picardie sous la direction de Didier Eribon.

En finir avec Eddy Bellegueule et premiers engagements

C’est au lycée que ses camarades commencent à l’appeler Édouard, « Eddy » ne pouvant être pour eux qu’un diminutif. En 2013, il obtient de changer de nom et devient Édouard Louis, en prenant comme prénom le surnom qu’on lui donne depuis le lycée, et comme nom le prénom du héros de la pièce de théâtre Juste la fin du monde, également second prénom d’un ami.

En , il publie En finir avec Eddy Bellegueule, un roman à forte dimension autobiographique. Très commenté dans les médias, traduit dans une vingtaine de langues et largement salué pour ses qualités, le livre donne lieu aussi à plusieurs polémiques, notamment sur la manière dont il dépeint sa famille et son milieu social d'origine.

En , Édouard Louis signe avec Geoffroy de Lagasnerie dans le quotidien Libération un appel contre la participation de Marcel Gauchet invité à faire la conférence inaugurale des Rendez-vous de l'Histoire de Blois. L'appel suscite de vives critiques et commentaires ironiques,,,,,, mais reçoit le soutien de plusieurs intellectuels et artistes dans un manifeste rendu public peu après.

Dans Le Monde daté du 27-, il signe, toujours avec Geoffroy de Lagasnerie, un manifeste intitulé « Intellectuels de gauche, réengagez-vous ! »,. Volontairement polémique, le texte condamne le silence voire la fascination de la gauche face à la montée de l'extrême droite, et fustige le champ médiatique laissé libre aux intellectuels jugés réactionnaires.

De manière générale, Édouard Louis intervient régulièrement dans le champ politique avec Geoffroy de Lagasnerie. En 2016, ils adressent une lettre ouverte à Manuel Valls, dans laquelle ils l'accusent de ne pas essayer de comprendre les causes du terrorisme. Il était également signataire en de l'« appel des 800 » en faveur d'un accueil des migrants plus respectueux des droits humains et il participe à la conférence de presse organisée à cette occasion au Louxor, à Paris, aux côtés de Laurent Cantet, Arnaud Desplechin, Catherine Corsini, Rachida Brakni et de plusieurs autres cinéastes, artistes et intellectuels. En 2015, il est classé par le magazine Les Inrockuptibles parmi les cent créateurs qui, dans tous les domaines, « réinventent la culture ».

Histoire de la violence et Qui a tué mon père

Dans Histoire de la violence (2016), Édouard Louis invoque une agression sexuelle dont il aurait été victime un soir de Noël pour analyser les origines et les causes de la violence. En revenant sur le passé de son agresseur, Reda, son enfance, la pauvreté dans laquelle il a vécu, mais aussi sur le passé colonial de la France, Édouard Louis cherche à comprendre, et même à excuser la violence à l'œuvre dans son livre. Il déclare : « si excuser veut dire mettre les gens hors de cause, montrer que les causes sont ailleurs que dans les individus, [..] dans des forces historiques plus grandes qu’eux, alors je n’ai pas de problème avec ça oui, et j’excuse. »

Dans le cadre de l'instruction de la plainte pour viol déposée par Édouard Louis, le parquet demande la requalification des faits en agression sexuelle «en opportunité et pour une bonne administration de la justice», c'est-à-dire à seule fin d'accélérer la procédure, ce qui est habituel dans les affaires de viol. En , l'agresseur présumé, qui contestait les faits, est relaxé en première instance du chef d'« agression sexuelle », mais pas de celui de « vols avec violences », et cela malgré le réquisitoire à charge de la procureure de la République. Le parquet de Paris a fait appel de cette relaxe

Qualifié de « maîtrisé et bouleversant » par Le Monde, « encore plus fort » que son premier roman selon Les Inrocks, le livre est aussi sévèrement attaqué, notamment par Marianne qui note la complaisance de l'auteur à l'égard de la violence. Dans Libération, Philippe Lançon critique une « lourdeur du style » (« kitsch naturaliste, tournant au procédé »). Jérémy Collado, journaliste à Slate.fr et conseiller d'Éric Ciotti, voit pour sa part dans le roman un chantage à la sociologie et « une autofiction qui sent bon la prolophobie », marquée par un « déterminisme extrême » et un « charabia intellectuel ».

En , Édouard Louis sort son troisième ouvrage, Qui a tué mon père. Il revient dans ce récit sur la relation avec son père, dont on apprend qu'il a quitté la Picardie, qu'il souffre terriblement des séquelles d'un accident de travail, et qu'il a cessé de voter pour le Front national. Cet ouvrage comme les précédents aborde différentes formes de violence : la violence de la domination politique des élites sur les classes sociales, présentées comme les plus fragilisées, la violence de la domination masculine envers ceux qui la subissent, mais aussi ceux qui la font subir, la violence du silence entre un père et son fils, la violence homophobe. Le livre s'achève en réquisitoire contre la violence physique des politiques qui touchent, selon l'auteur, les plus vulnérables. La démarche qu'il entreprend en écrivant les noms des personnes qu'il considère responsables d'une histoire politique ayant brisé le corps de son père, bien qu'elle n'occupe qu'une partie réduite de l'ensemble du texte, est celle qui concentre le plus les critiques.

Martin Hirsch, mis en cause pour avoir été le créateur du RSA, lui répond quelques mois plus tard sous forme romancée avec la publication de Comment j'ai tué son père (Stock).

Collaborations cinématographiques

En 2021, Édouard Louis annonce que le réalisateur oscarisé James Ivory adapte et scénarise Qui a tué mon père et En finir avec Eddy Belleguele en une série télévisuelle, intitulée « The End of Eddy ».

En parallèle, l'écrivain collabore avec le cinéaste Ken Loach sur un autre projet artistique.

Prises de position

Édouard Louis se réclame de gauche, déclarant : « En France, “intellectuel de droite” reste un oxymore, mieux : une impossibilité. Et on ne peut que s’en réjouir. » Selon le journaliste Jérémy Collado de Slate, il ramène régulièrement ceux qui le critiquent à l'« extrême droite ».

Pour le philosophe Jean-Claude Michéa, il fait partie des « groupies particulièrement enthousiastes du modernisme libéral ».

En 2018, Édouard Louis dénonce la « violence de la bourgeoisie » à l'égard des Gilets jaunes. Il co-signe en , parmi 1400 personnalités du monde de la culture, la tribune « Nous ne sommes pas dupes ! », publiée dans le journal Libération, pour soutenir le mouvement des Gilets jaunes et affirmant que « Les Gilets jaunes, c’est nous ».

Il soutient la liste de La France insoumise, conduite par Manon Aubry, aux élections européennes de 2019.

Œuvres

Romans

  • En finir avec Eddy Bellegueule, Éditions du Seuil, 2014
  • Histoire de la violence, Éditions du Seuil, 2016
  • Qui a tué mon père, Éditions du Seuil, 2018
  • Combats et métamorphoses d'une femme, Éditions du Seuil, 2021

Théâtre

  • Édouard Louis, Thomas Ostermeier, Au cœur de la violence (adaptation théâtrale de Histoire de la violence), Éditions du Seuil, 2019

Sciences politiques

  • Édouard Louis (dir.), Annie Ernaux, Didier Eribon, Arlette Farge, Frédéric Lordon, Geoffroy de Lagasnerie et Frédéric Lebaron, Pierre Bourdieu : L'Insoumission en héritage, Paris, PUF, , 192 p. (ISBN 978-2-13-061935-2)
  • Foucault contre lui-même : film réalisé par François Caillat, Édouard Louis (conseiller spécial), avec Geoffroy de Lagasnerie, Arlette Farge, Didier Eribon, DVD, Ina Éditions, Arte, The Factory, 2014
  • Édouard Louis (avec Ken Loach), Dialogue sur l'art et la politique, PUF, coll. « Des mots », 2021

Traductions

  • Anne Carson, Antigonick (d'après Antigone de Sophocle), L'Arche, 2019
  • Anne Carson, Norma Jeane Baker de Troie, L'Arche, 2021

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Hervé Algalarrondo, Deux jeunesses françaises, Grasset, 2021 Enquête sur les jeunesses respectives d'Emmanuel Macron et d'Édouard Louis, tous deux originaires de Picardie.

Liens externes

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  • Portail LGBT

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Source : Article Edouard Louis de Wikipédia

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