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Avis de lecteurs

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After n° 5
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Marcel Marlier

 
Marcel Marlier. Source: Wikipedia

Marcel Marlier, né à Herseaux (Mouscron) le et mort à Tournai le , est un illustrateur belge, surtout connu pour avoir créé, avec Gilbert Delahaye, auteur des textes, et illustré, la série de livres pour enfants mettant en scène le personnage de Martine.

Biographie

Marcel Marlier naît le à Herseaux, commune de la Picardie belge, à proximité de la frontière française. Dès dix-huit ans, encore brillant étudiant dans la section des Arts décoratifs de Tournai, il travaille pour un important éditeur de manuels scolaires. C’est à vingt et un ans qu’il débute chez Casterman, en illustrant des romans d’Alexandre Dumas et de Pearl Buck. Deux ans plus tard, il devient un des piliers de la collection d’albums Farandole. Il donne vie aux récits animaliers de Jeanne Cappe et Lucienne Erville, notamment. De 1953 à 1970, il est professeur de dessin et de photographie à l’École supérieure des Arts de Saint-Luc, à Tournai. En 1954 débute sa collaboration avec Gilbert Delahaye pour les aventures de Martine, sa série phare qu’il enrichira jusqu’à sa mort et comptera soixante titres. En 1969, toujours chez Casterman, il crée la série Jean-Lou et Sophie : douze titres au total, dont il est à la fois l’auteur et l’illustrateur. En 2010, la presse unanime lui rend hommage à l’occasion de ses quatre-vingts ans. Un dessin animé mettant en scène l’univers de Martine et produit par Les Armateurs est en cours de réalisation.

Le , une annexe rénovée du Château des Comtes de Mouscron, dédiée à l'illustrateur, est inaugurée, elle porte le nom de Centre Marcel Marlier, dessine-moi Martine. Ce bâtiment regroupe sur deux niveaux, des croquis, livres, documents, des vidéos d’animation et des objets relatifs à l’univers de Marcel Marlier et de son héroïne, Martine.

Les débuts prometteurs d’un conteur

Marcel Marlier n'a que dix ans quand il réalise, à l'huile, le portrait de sa grand-mère. Le monde qui l'entoure lui sert de modèle pour assouvir sa soif de dessiner d'après nature. Instituteur, famille et amis le soutiennent et l'encouragent. Albert Mercier, talentueux peintre « du dimanche », le prend sous son aile, et c'est ensemble qu'ils parcourent la campagne avec vélos et chevalets. Marcel Marlier se souviendra toujours avec reconnaissance de ce maître qui lui a appris le principal : c'est-à-dire à regarder.

À seize ans, il s’inscrit en arts décoratifs à Saint-Luc de Tournai. Au cours de ses études, il nouera ses premiers contacts avec le monde de l’édition. Marcel Marlier propose en effet une planche de bande dessinée racontant les aventures d’Oliver Twist. Celle-ci, malgré d’indéniables qualités pour un si jeune auteur, ne sera pas acceptée. Ses premières commandes lui viennent des éditions La Procure qui lui demandent d’illustrer une série de livres scolaires dans lesquels il témoigne notamment d’une grande maîtrise de la typographie. Lors de son jury de fin d’études à Saint-Luc, les éditions Casterman le repèrent et lui commandent les illustrations de couverture de la collection « la Comtesse de Ségur » et celles d'ouvrages d'Alexandre Dumas. Marcel Marlier est alors âgé de vingt et un ans. Leur collaboration durera plus de soixante ans.

Les années 1950 : la naissance de Martine

En 1954, alors que naissent les premières séries destinées à la littérature de jeunesse, les éditions Casterman demandent à deux de leurs collaborateurs, Gilbert Delahaye, auteur et typographe, et Marcel Marlier, illustrateur, de créer une héroïne féminine pour les cinq à huit ans. Martine est née en plein baby-boom. Les enfants adhèrent massivement au nouveau concept de série qui leur permet de s’identifier à leurs héros et de les retrouver dans leur quotidien.

Le premier tome, Martine à la ferme, est le reflet de la société des années 1950. Martine, petite citadine indépendante, se rend pour le week-end à la campagne où elle s’amuse avec tous les animaux de la ferme. Marcel Marlier et Gilbert Delahaye se font les témoins de leur temps. La révolution agraire n’en est qu’à ses prémices. Si la population abandonne massivement les campagnes, elle tient à garder un contact avec ses racines rurales, quitte à les idéaliser. Dans les tomes suivants, Martine se rend au cirque, à la foire, à l’école, à la montagne… Dix ans après la fin de la guerre, la société retrouve le goût de vivre. Elle entend gâter ses enfants qui apprennent la vie en commun à travers diverses expériences.

Si l’on ressent le souhait de Marcel Marlier de reproduire la réalité, son dessin reste encore stylisé pour les personnages secondaires et les décors. Ainsi, dans Martine à la montagne, l’influence de Walt Disney est palpable, comme en témoignent ses animaux humanisés. De même l’empreinte de son premier maître, Albert Mercier, se ressent dans le choix et l’application des couleurs.

Durant toutes ces années, Marcel Marlier utilise exclusivement la gouache qui permet les retouches. Il atteint une parfaite maîtrise des fondus et dégradés par dissolution. Dès 1959, il recourt à la technique du pinceau ouvert pour donner plus de matière, comme on peut le constater dans le rendu de la neige de Martine à la montagne. À cette époque, le texte est nettement séparé de l’image, même si le cadre des dessins est parfois plus libre que le traditionnel rectangle.

Les années 1960 : témoignages d’une époque optimiste

Les années 1960 seront pour Marcel Marlier parmi les plus fécondes. Il s’inspire de l’art de vivre de ces années optimistes caractérisées par l’abondance. Martine bénéficie de tout le confort moderne. Les intérieurs reflètent l’enthousiasme ambiant pour le design des sixties et l’électroménager. L’illustrateur nous prouve à nouveau son souhait de croquer le réel sur le vif. L’engouement de l’époque pour les États-Unis est également bien présent au travers des voitures ou même du voyage que Martine effectue à New York, symbole de modernité. En un mot, Martine est une petite fille résolument libérée et dans l’air du temps. Elle expérimente tout ce que la société lui offre. La nature est, elle aussi, mise au service de l’homme et de son bon plaisir, vingt ans à peine après l’octroi des premiers congés payés.

En 1969, Marcel Marlier inaugure une nouvelle série, Jean-Lou et Sophie, dont il écrit également les textes. Il y traitera pendant plus de douze ans tous les thèmes qui lui tiennent à cœur, et principalement la nature. Techniquement, Marcel Marlier multiplie les expériences pour rendre ses sujets toujours plus réels : il abandonne petit à petit les aplats de couleurs, perfectionne les drapés, les attitudes, la représentation des mouvements et fait preuve d’un grand sens du détail. Il maîtrise de mieux en mieux la lumière et les ombres qu’il fait vibrer en ajoutant de la matière aux fondus. Dès 1965, il recourt à l’aérographe pour réaliser ceux-ci. Les arrière-plans sont plus fouillés, ont plus de profondeur. Il se détache de l’influence de Disney, même si parfois les animaux sont encore dotés de la parole. En 1966, les premières illustrations de pleine page à bord perdu apparaissent. Parfois, celles-ci se suivent comme dans une bande dessinée. Le texte s’intègre dorénavant à l’image.

Des années 1970 à nos jours : la soif d’apprendre et d’expérimenter

À partir des années 1970, Marcel Marlier se concentre sur la représentation de la nature sauvage ou domestiquée. Il nous transmet la fascination qu’elle exerce sur lui. La campagne devient le terrain de jeux et d’aventures favori de ses héros. Le thème de l’apprentissage est également au premier plan. Martine, petit rat de l’opéra ou encore Martine apprend à nager donnent à l’illustrateur l’opportunité de perfectionner le mouvement. Dans ce but, Marcel Marlier s’immerge pendant plusieurs semaines sur le terrain. Il assiste, en effet, à des cours de natation et aux répétitions de Dolorès Laga, danseuse au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles et au Ballet du XXe siècle. Il réalise alors des centaines de croquis préparatoires.

Dorénavant, Marcel Marlier mélange les techniques au gré de ses envies et des albums. Ici, il opte pour des décors à l’encre ou à l’aquarelle pour donner plus de présence à ses personnages. L’apparition du trait qui sertit ses personnages les place au premier plan de ses compositions. Là, il recourt à la photographie qu’il retouche. Il exploitera cette veine principalement dans Jean-Lou et Sophie à la campagne, Jean-Lou et Sophie au bord de la rivière et Jean-Lou et Sophie en Bretagne. Il l’abandonnera cependant pour retrouver une pleine liberté de composition. Ensuite, il utilise des crayons gras ou donne un effet toilé qu’il applique à l’ensemble de l’illustration ou juste aux arrière-plans. Nous sommes à l’apogée de sa quête de réalisme.

Exprimer avec délicatesse les sentiments

Si Martine est l’héroïne d’une série, elle n’en sera pas moins différente à chaque épisode. Elle suit la mode de son temps, change de coupe de cheveux, même ses traits se modifient d’un album à l’autre. Marcel Marlier a en effet toujours préservé une totale liberté sur ce point. Il préfère s’adapter à ses petits modèles que de pérenniser son personnage en le rendant immuable. Pour s’assurer de la crédibilité de ses personnages, Marcel Marlier réalisait aussi des centaines de croquis. Martine, en soixante ans d’existence, n’a donc pas pris une ride. Les lecteurs s’en accommodent parfaitement car ils sont, sans doute, plus intéressés par les sentiments qu’ils partagent avec leur amie. Comme Martine, ils éprouvent de la joie, mais aussi de la tristesse, de la peur ou encore de la douleur.

Un succès exceptionnel

Presque étranger au succès de l’héroïne qu’il a créée avec Gilbert Delahaye, Marcel Marlier est, avant toute chose, concentré sur son plaisir d’observer ses sujets pour les dessiner.

Il n’en reste pas moins qu’il a été l’un des pères, avec Gilbert Delahaye, d’un véritable phénomène éditorial, comme en témoignent les soixante-cinq millions d’exemplaires vendus en langue française et les trente-cinq millions en langues étrangères. Depuis leur création en Belgique, à Tournai, les aventures de Martine ont été traduites dans une trentaine de langues. Martine est actuellement présente dans quinze pays, de l’Italie à la Chine en passant par la Serbie, la Turquie, la Hongrie, la Pologne ou la Corée. Selon les langues, elle s’appelle Anita, Tiny, Maja, Zana, Debbie, Aysegul ou encore Marika.

L’œuvre qu’il a partagé avec son complice et ami Gilbert Delahaye, témoignage incontournable de la société de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle, a alimenté et alimente toujours l’imaginaire de millions d’enfants.

En , Marlier reçoit le Grand Prix Saint-Michel de l'illustration pour l'ensemble de son œuvre.

Ambiguïtés et parodies

Les albums de Martine n'ont pas eu que des admirateurs. Certains se sont offusqués de certaines poses des fillettes dessinées, parfois ambiguës, et de la présence récurrente de leur petite culotte blanche. L'affaire Dutroux a orienté le regard sur ces images, notamment lors de l'Exposition rétrospective au château de Buc (Yvelines) en 2004.

De nombreuses parodies, dont on peut facilement voir les reproductions sur internet, ont été faites d'après les couvertures des albums.

Œuvre

Série Comtesse de Ségur

Série Martine

Série Jean-Lou et Sophie

Série des Animaliers

Autres

Bibliographie

Annexes

Notes et références


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Source : Article Marcel Marlier de Wikipédia

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