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Avis de lecteurs

Mille petits riens (Jodi Picoult)

note: 5Racisme à l'américaine FM - 10 juin 2020

Sage-femme expérimentée et appréciée dans un hôpital du Connecticut, Ruth est la seule femme de couleur dans son service. Cela ne lui a jamais posé problème, jusqu’au jour où un [...]

La mère morte (Blandine de Caunes)

note: 5Vivre la mort FM - 10 juin 2020

Blandine de Caunes est l’une des filles de l’icône féministe Benoîte Groult. Quand cette mère, célèbre pour son intelligence vive et érudite, son indépendance farouche, sa liberté de penser, de [...]

Petit Poilu n° 21
Chandelle-sur-Trouille (Pierre Bailly)

note: 5Très bien pour aborder la difference Brigitte - 29 juin 2020

Permet d'aborder le thème des migrants, à mots couverts. Tout en douceur, les auteurs abordent les sujets de la guerre (mais sans montrer aucun assaillant ni aucune victime, très fort [...]

Méthode 15-33 (Shannon Kirk)

note: 4Belle surprise Céline - 9 août 2020

J'ai découvert ce livre totalement par hasard dans un rayon de la médiathèque et j'avoue avoir été agréablement surprise.
Le roman est de très bonne qualité, l'intrigue aussi, on est vite [...]

Les simples (Yannick Grannec)

note: 5La bétise des hommes peut prendre plusieurs visages Marie - 11 mai 2020

S’échapper quelques heures en Provence à la fin du 16ème siècle. Se retrouver au cœur de Notre-Dame du Loup, cette petite communauté de bénédictines où il fait bon vivre entre [...]

Les Radley (Matt Haig)

note: 4Entretien avec des vampires Michèle - 27 juin 2020

Je m'attendais à un livre un peu plus sanglant et moins adolescent mais finalement j'ai adoré l'histoire de cette famille dont les non dits les tuent à petit feu...
Il [...]

Louise de Vilmorin

 

Louise de Vilmorin, de son nom complet Louise Levêque de Vilmorin, est une femme de lettres française, née le à Verrières-le-Buisson (Essonne), où elle est morte le . Elle était parfois surnommée « Madame de », en référence à son roman à succès porté au grand écran.

Biographie

Née dans le château familial à Verrières-le-Buisson elle passe sa jeunesse à Paris dans un hôtel particulier rue de la Chaise dans le VIIe arrondissement. Louise grandit dans une célèbre famille de botanistes et grainetiers, elle est la seconde fille de Philippe de Vilmorin et de son épouse, Mélanie de Gaufridy de Dortan. Elle se fiance en 1923 à Antoine de Saint-Exupéry mais épouse finalement en 1925 un Américain, Henry Leigh Hunt consul honoraire de Monaco à Las Vegas (1886–1972) et s’installe à Las Vegas, au Nevada.

Trois filles naissent de ce mariage : Jessica, Alexandra et Elena. Divorcée, elle a une liaison en 1933 avec André Malraux et Friedrich Sieburg (séparément), puis épouse en secondes noces, en 1938, le comte Paul Pálffy ab Erdöd (1890–1968), dont elle divorce en 1943. Ces années sont pour Louise « les plus belles de [sa] vie ». Elle devient ensuite la maîtresse du prince hongrois Paul V Esterházy (1901–1964), à partir de 1942, puis de Duff Cooper, vicomte de Norwich, ambassadeur du Royaume-Uni en France.

Elle fait la connaissance de Coco Chanel en 1947 alors qu'elle songe déjà à écrire sa biographie, chose qui se réalisera 10 ans plus tard avec la sortie des Mémoires de Coco en 1957.

La femme de lettres voyage beaucoup et séjourne fréquemment en Suisse chez son ami le prince Sadruddin Aga Khan. En 1961, elle fait la connaissance à Genève, par le biais d’un de leurs amis communs Jean-Louis Mathieu, du peintre genevois Émile Chambon et se prend d’amitié pour lui. Le se tient à son initiative le vernissage d’une grande exposition Chambon à la galerie Motte à Paris, dont elle préface le catalogue.

Louise de Vilmorin publie son premier roman, Sainte-Unefois en 1934, sur les encouragements d'André Malraux, puis, entre autres, Julietta (1951) et Madame de… (1951).

Elle publie aussi plusieurs recueils de poèmes dont Fiançailles pour rire (1939), mises en musique par Francis Poulenc, Le Sable du Sablier (1945) et L'alphabet des aveux (1954). Sa fantaisie se manifeste dans les figures de style dont elle est friande, notamment les holorimes (qu'elle écrit « olorime ») et les palindromes dont elle a écrit un grand nombre et de grande taille.

Francis Poulenc fait d’elle l’égale de Paul Éluard et de Max Jacob. Il trouve dans ses poèmes « une sorte d'impertinence sensible, de libertinage, de gourmandise qui prolongeait dans la mélodie ce que j'avais exprimé, très jeune, dans Les Biches avec Marie Laurencin ».

Elle a travaillé également comme scénariste et dialoguiste pour plusieurs longs métrages, Les Amants de Louis Malle en 1957, La Française et l'Amour pour le sketch de Jean Delannoy en 1960, et est apparue en tant qu'actrice dans Amélie ou le Temps d'aimer (1961) de Michel Drach et Teuf-teuf (1963) de Georges Folgoas.

En 1964, le photographe Pierre Jahan, qui la dit « de suite et totalement disponible en amitié » et ayant en commun avec son frère André un culte pour Victor Hugo ainsi que douée pour la peinture, l'a représentée assise de profil à sa table de travail dans sa maison de Centuri, cliché qu'il publiera dans Objectif.

Elle termine sa vie avec son amour de jeunesse, André Malraux.

Toute sa vie, elle sera demeurée très attachée à sa fratrie dont elle était la seconde enfant. Parmi ses cinq frères et sœur figurent Mapie de Toulouse-Lautrec, Olivier, Roger et André de Vilmorin et évolua dans le milieu mondain de la Café society, cercle cosmopolite apparu au lendemain de la Première Guerre mondiale, qui regroupait à la fois haute noblesse, milliardaires, artistes, couturiers et musiciens et atteignit son apogée à Venise lors du « Bal du siècle » donné par son ami Charles de Beistegui en son palais Labia le 3 septembre 1951.

Louise de Vilmorin était chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur.

Œuvre

Roman

  • Sainte-Unefois (1934);
  • La Fin des Villavide (1937);
  • Le Lit à colonnes (1941);
  • Le Retour d'Erica (1946) ;
  • Julietta (1951);
  • Madame de (1951);
  • Les Belles Amours (1954);
  • Histoire d'aimer (1955);
  • La Lettre dans un taxi (1958);
  • Migraine (1959);
  • Le Violon de Crémone (1960);
  • L'Heure maliciôse (1967);
  • Le Lutin sauvage (1971, posthume).

Poésie

  • Fiançailles pour rire Gallimard (1939);
  • Le Sable du sablier (1945);
  • L'alphabet des aveux (1954), illustrations de Jean Hugo;
  • Carnets (1970, posthume);
  • Poèmes (1970), posthume), préface d'André Malraux;
  • Solitude, ô mon éléphant (1972, posthume);

Fatrasie

Louise de Vilmorin utilisait les holorimes dans certains de ses poèmes et des jeux de mots comme « J'ai la toux dans mon jeu » (Fiançailles pour rire) :

Essai

  • Vision sur Kischka (1966), avec Robert Rey et Henri Gineste
  • Lolette, sur Lola Montès
  • Mémoires de Coco, sur Coco Chanel

Cinéma et télévision

  • Une fée… pas comme les autres (1957) de Jean Tourane (scénario) ;
  • Les Amants (1957) de Louis Malle (dialogues) ;
  • La Française et l'Amour (1960), sketch L'Adolescence de Jean Delannoy (scénario et dialogues) ;
  • Le Petit Garçon de l'ascenseur (1962) de Pierre Granier-Deferre (dialogues) ;
  • Les esclaves existent toujours (1964) de Maleno et Roberto Malenotti (dialogues) ;
  • Les Aventures de Saturnin, 78 épisodes réalisés par Jean Tourane pour l'ORTF à partir de 1964, dits par Ricet Barrier et Robert Lamoureux (dialogues) ;
  • Une Histoire immortelle (1968) d'Orson Welles (scénario).

Correspondance

Louise de Vilmorin a entretenu une importante correspondance, notamment avec Jean Cocteau, Diana et Duff Cooper (cf Bibliographie). Une partie d'entre elle est conservée dans les lieux suivants à la Bibliothèque nationale de France (département des manuscrits, dans les fonds Porto-Riche et Valéry), la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (fonds Jean Cocteau) et à la fondation Bernard Berenson, villa I Tatti à Florence.

  • Louise de Vilmorin, Jean Cocteau, Correspondance croisée annotée par Olivier Muth, coll. Le Cabinet des lettrés, Gallimard, Paris, 2003, (ISBN 2070734676)
  • Louise de Vilmorin, Diana et Duff Cooper, Correspondance à trois (1944-1953) annotée par Olivier Muth, coll. Le Promeneur, Gallimard, Paris, 2008, (ISBN 9782070120093)
  • Louise de Vilmorin, Carnets, Gallimard, Paris.
  • Louise de Vilmorin, Démone et autres textes, coll. Le Promeneur, Gallimard, Paris, 2001.
  • Louise de Vilmorin, Intimités, coll. Le Promeneur, Gallimard, Paris, 2001.

Adaptations cinématographiques

  • Le Lit à colonnes (1942), film de Roland Tual avec Jean Marais et Fernand Ledoux
  • Madame de (1953), film de Max Ophüls avec Danielle Darrieux, Charles Boyer et Vittorio De Sica
  • Julietta (1953), film de Marc Allégret avec Jean Marais et Dany Robin
  • La Lettre dans un taxi (1962), film de Louise de Vilmorin et François Chatel
  • Madame de… (2001), téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe, avec Carole Bouquet, Raoul Bova, Jean-Pierre Marielle

Adaptations théâtrales

  • 1959 : Deux sur la balançoire de William Gibson, avec Annie Girardot, Jean Marais, Théâtre des Ambassadeurs

Hommages

  • Des rues en France portent son nom, notamment à Jouars-Pontchartrain, Mennecy, Saint-Pierre-du-Perray, Varennes-Vauzelles, une place à Limeil-Brévannes ou une école et une crèche à Verrieres le Buisson.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • Denise Bourdet, Louise de Vilmorin, dans: Pris sur le vif, Paris, Plon, 1957.
  • Jean Bothorel, Louise, ou la Vie de Louise de Vilmorin (Grasset, Paris, 1989);
  • Louise de Vilmorin : Une femme, une œuvre, une légende, Connaissance de Verrières nos 25-26, 1999. (ISSN 1254-1362);
  • Jean Chalon, Florence et Louise les Magnifiques : Florence Jay-Gould et Louise de Vilmorin (Éd. du Rocher, Paris, 1999);
  • Albertine Gentou, La Muse amusée (1998), Le Manuscrit (Paris, 2006);
  • Patrick Mauriès, Louise de Vilmorin, un album (coll. Le Promeneur, Gallimard, Paris, 2002);
  • André de Vilmorin, Louise de Vilmorin, coll. Poètes d'aujourd'hui no 91 (Éditions Seghers, Paris, 1962);.
  • Françoise Wagener, Je suis née inconsolable : Louise de Vilmorin (1902-1969) (Éditions Albin Michel, Paris, 2008); (ISBN 978-2-226-18083-4)
  • Geneviève Haroche-Bouzinac, Louise de Vilmorin, une vie de bohème, Paris, Flammarion, 2019.

Articles connexes

  • Famille de Vilmorin
  • Madeleine Castaing
  • André Malraux
  • Antoine de Saint-Exupéry

Liens externes

  • Ressources relatives aux beaux-arts :
    • AGORHA
    • (en) National Portrait Gallery
  • Catalogue des archives de l’auteur conservées à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.
  • Interview de Louise de Vilmorin en 1964, une archive de la Télévision suisse romande
  • (en) Louise de Vilmorin sur l’Internet Movie Database
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Source : Article Louise de Vilmorin de Wikipédia

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