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Avis de lecteurs

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Emprunté par hasard grâce à sa couverture originale, sa présentation l'est tout autant. L'histoire est digne d'un Stephen King, des passages sont bien angoissants, d'autres plus drôles. A découvrir absolument [...]

Une étincelle de vie (Jodi Picoult)

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excellent roman, je suis entièrement d'accord avec le commentaire de FM, mais je tenais simplement à dire que ça ne parle pas seulement de l'accès à l'IVG aux Etats-Unis mais [...]

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"Par le feu" est un véritable livre coup de poing dans lequel Moonbeam, une jeune fille de 17 ans, va nous raconter sa vie passée dans une secte après qu'un [...]

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Sarah Crossan nous a habitué à raconter la vie, la vraie, souvent dans ce qu’elle a de plus tragique et continue sur sa lancée avec "Moon Brothers".

Joe Moon, 17 [...]

La mère morte (Blandine de Caunes)

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Il [...]

Jerry Goldsmith

 
Jerry Goldsmith. Source: Wikipedia

Jerrald K. Goldsmith dit Jerry Goldsmith, né le à Los Angeles et mort le à Beverly Hills, est un compositeur américain essentiellement connu pour ses musiques de films. Il a également composé quelques œuvres de concert. Plusieurs ballets ont été tirés de ses musiques de film, notamment au Canada et en Australie.

Ses débuts

Jerry Goldsmith, qui était d'origine juive roumaine, a passé toute sa jeunesse à Los Angeles, où il apprend le piano dès l'âge de 6 ans et étudie l'art de la composition et du contrepoint à l'âge de 14 ans avec ses professeurs (piano et analyse avec Jacob Gimpel, contrepoint et composition avec Mario castelnuovo Tedesco et Ernst Krenek). Il suit également les cours dispensés par le maestro Miklós Rózsa, à qui il voue une grande admiration depuis qu'il a entendu sa partition pour La Maison du docteur Edwardes en 1946 et qui lui donnera la vocation d'écrire pour le cinéma.

À partir des années 1950, il intègre la télévision et travaille au département musical de la chaîne CBS. C'est là qu'il décroche ses premiers engagements pour des émissions radiophoniques, puis sur des programmes télévisés. Jusqu'en 1960, il travaillera sur une quantité importante de shows et côtoiera ses futurs partenaires de cinéma, tels Franklin J. Schaffner">Franklin J. Schaffner ou John Frankenheimer. Son travail sur la série télévisée La Quatrième Dimension en 1960 attire l'attention des studios hollywoodiens, qui ne tardent pas à lui confier la musique du film Seuls sont les indomptés en 1962, suivi de Freud, passions secrètes, pour laquelle il décroche sa première nomination à l'Oscar de la meilleure musique. Dès lors, il enchaîne les contrats avec les plus grands studios, dont notamment la 20th Century Fox et ne tarde pas à redéfinir par son style, l'art de la composition au cinéma (qui jusqu'à cette époque, était des plus conventionnels).

Un style musical

Doté d'une solide formation classique, Jerry Goldsmith était un musicien érudit, exigeant, volontiers moderniste, empruntant fréquemment son inspiration aux grands compositeurs du XXe siècle et intégrant dans ses œuvres les innovations de la musique contemporaine. À Hollywood, Il faisait figure d'avant-gardiste.

Extrêmement protéiforme, son style se caractérise avant tout par son énergie rythmique et son invention dans le domaine de l'orchestration. Souvent brillant, parfois virtuose, l'orchestre de Goldsmith fait appel à tous les timbres et toutes les combinaisons : instruments rares ou exotiques (rhombe, cuica, serpent, didgeridoo, blaster beam, waterchimes, sifflet d'enfant et même bols de cuisine…), instruments utilisés de manière détournée ou dans des registres inhabituels (cuivres "grogneurs" (growl) ou "hurleurs", piano préparé, flûtes dans le suraigu, effets d'archets sur les cordes, flatterzunge…) l'imagination du compositeur a longtemps été foisonnante, servie par une oreille particulièrement fine en matière de timbres et de couleurs.

Dodécaphonisme Schönbergien, rythmes stravinskiens, inspirations folkloriques ou ethnique, jazz, musiques de timbres à la manière de l'avant-garde des années 1960, toutes ces influences sont passées au creuset d'une personnalité musicale particulièrement forte et séduisante.

On lui doit une des très rares partitions sérielles composées à Hollywood, pour le film La Planète des singes en 1968, l'un de ses chefs-d'œuvre. La Canonnière du Yang-Tse, Tora ! Tora ! Tora !, La Fraternité ou la Mort, Papillon, Chinatown, Le Lion et le Vent, Alien, le huitième passager, Capricorn One… témoignent parmi cent autres de la force de son inspiration et de sa maîtrise technique.

Son invention orchestrale et l'intensité, la violence de sa musique ont naturellement fait de lui le grand illustrateur musical de l'action, du fantastique et de la science-fiction. Ses orages sonores et ses prestos déchaînés ont apporté une vie nouvelle à bien des scènes d'action ou de poursuites. Certaines pièces comme Antonio's death (Papillon), Raisuli attacks (Le Lion et le vent) ou Hot Water (Outland) sont des sommets de virtuosité orchestrale rarement égalés, au cinéma comme en dehors.

Pourtant, le début des années 1970 est marqué par un certain rejet des partitions symphoniques au cinéma (en raison du succès des bandes originales du film Le Lauréat ou d'Easy Rider) et Goldsmith se tourne naturellement vers la télévision où il officiait jadis. Il arrive néanmoins, par son éclectisme et son inventivité orchestrale, à composer quelques chefs-d'œuvre pour le cinéma (Papillon, Chinatown, Le Lion et le vent) jusqu'à l'apogée de la saga Star Wars, qui remettra au goût du jour l'écriture symphonique.

La consécration viendra enfin en 1976, où il compose une partition très sombre dans un style avant-gardiste pour le film La Malédiction, qui marquera les esprits pour l'utilisation diablement efficace de chœurs chantant une messe satanique en latin, le Ave Satani (littéralement "Salut à toi Satan"). Sa contribution musicale participera en large partie au succès du film et sera d'ailleurs récompensée par son seul et unique Oscar pour la meilleure musique de films en 1977.

Sur le plan dramaturgique (dans sa relation à l'image), l'approche de Goldsmith se distingue souvent par sa liberté par rapport aux codes de la musique cinématographique et par la recherche d'un certain décalage, créant surprise et excitation chez le spectateur. Sa musique s'inscrivait souvent dans une dimension dramatique supplémentaire, ne cherchant pas nécessairement à coller à ce qui est vu à l'écran. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, son très beau générique pour Rambo renvoie-t-il au-delà des images à une certaine conception de la ballade américaine, musique nostalgique, paisible, musique des grands espaces évoquant une sorte de western idéalisé, dont le sens n'apparait que plus tard dans le film.

À partir des années 1980, le langage de Goldsmith s'est progressivement assagi, tendant vers un style plus accessible et une esthétique plus romantique. Au cours de cette décennie, il recourt plus fréquemment aux instruments électroniques, qu'il intègre à l'orchestre. On lui doit encore des contributions de première valeur pour Poltergeist (1982), Under Fire (1983), Legend et Explorers (1985), Basic instinct (1992), Lancelot, le premier chevalier (1995) ou L'Ombre et la Proie (1996).

Il a travaillé pour une large variété de films et de genres de télévision, mais il est surtout associé au film d'action, de suspense, de science-fiction et/ou d'horreur. Parmi ses œuvres les plus populaires, ses partitions pour la série des Rambo, Gremlins ou Basic instinct tiennent assurément une place prédominante.

Au cours de sa carrière, il collabora de manière privilégiée avec certains cinéastes comme Robert Wise (La Canonnière du Yang-Tse, Star Trek, le film), Tom Gries (Les Cent Fusils), Paul Verhoeven (Total Recall, Basic instinct, Hollow Man) ou Joe Dante (Gremlins, Small Soldiers) mais sa collaboration avec Franklin J. Schaffner">Franklin J. Schaffner fut la plus notable (La Planète des singes, Papillon, Ces garçons qui venaient du Brésil, Patton).

Il a également composé deux œuvres d'inspiration sérielle, la cantate Christus Appolo (1969) et Music for Orchestra (1970), une pièce pour grand orchestre commandée par Leonard Slatkin et l'Orchestre symphonique de Saint-Louis. En 1999, coïncidant avec son 70e anniversaire, il compose "FIREWORKS" en hommage à la ville où il a toujours vécu, Los Angeles, et qu'il jouera au Hollywood Bowl avec le Los Angeles Philharmonic.

En 1997, il compose la fanfare qui ouvre les films sur le logo d'Universal Pictures.

Il décède le des suites d'un cancer du côlon, laissant derrière lui un riche héritage musical que revendiquent certains compositeurs actuels comme Marco Beltrami ou Brian Tyler. Par la richesse et la variété de son œuvre, il aura inspiré de manière indélébile toute une génération de musiciens et plus largement, aura contribué à redéfinir et populariser la musique au cinéma, à l'instar de John Williams, sans toutefois connaître la même renommée.

Discographie

Cinéma

Longs métrages

Années 1950
  • 1957 : L'homme au bandeau noir (Black Patch) de Allen H. Miner
  • 1959 : La cité de la peur (City of Fear) d'Irving Lerner
  • 1959 : Face of a Fugitive de Paul Wendkos
Années 1960
Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
  • 2000 : L'Homme sans ombre (Hollow Man) de Paul Verhoeven
  • 2001 : Le Masque de l'araignée (Along Came a Spider) de Lee Tamahori
  • 2001 : Le Dernier Château (The Last Castle) de Rod Lurie
  • 2002 : La Somme de toutes les peurs (The Sum of All Fears) de Phil Alden Robinson
  • 2002 : Star Trek : Nemesis de Stuart Baird
  • 2003 : Prisonniers du temps (Timeline) de Richard Donner (partition non utilisée dans le film)
  • 2003 : Les Looney Tunes passent à l'action (Looney Tunes: Back in Action) de Joe Dante

Courts métrages

  • 2001 : Soarin' Over California (simulateur)
  • 2004 : Mahal Kita de Rickey A. Layman II

Télévision

Séries télévisées

  • 1954 : The Lineup
  • 1954 : Climax!
  • 1959 : Playhouse 90
  • 1960 : La Quatrième Dimension (The Twilight Zone)
  • 1960 : Full Circle (Thème)
  • 1960 : Pete and Gladys (Thème)
  • 1960 : Full Circle
  • 1960 : Thriller
  • 1961 : Le Jeune Docteur Kildare (Doctor Kildare)
  • 1964 : Des agents très spéciaux (The man from U.N.C.L.E.)
  • 1964 : Voyage au fond des mers (Voyage to the Bottom of the Sea) (1 épisode)
  • 1969 : Room 222
  • 1972 : La Famille des collines (The Waltons)
  • 1972 : Anna et le Roi (Anna and the King)
  • 1973 : Police Story
  • 1973 : Barnaby Jones
  • 1974 : QB VII
  • 1981 : Masada
  • 1986 : Histoires fantastiques (Amazing Stories) (épisode "Boo!")
  • 1987 : Star Trek : La Nouvelle Génération (Star Trek: The Next Generation) (Thème)
  • 1990 : H.E.L.P. (Thème)
  • 1995 : Star Trek : Voyager (Thème)

Téléfilms

  • 1953 : The Clay of Kings d'Albert McCleery
  • 1956 : The Wanderer de Harry Horner (sous le nom de Jerrald K. Goldsmith)
  • 1957 : World in White de Robert Stevens
  • 1960 : The Gambler, the Nun and the Radio de James B. Clark et Albert Marre
  • 1962 : The Expendables
  • 1968 : Nick Quarry (court métrage TV) de Walter Grauman
  • 1970 : Prudence and the Chief de Marc Daniels
  • 1970 : La Fraternité ou la Mort (The Brotherhood of the Bell) de Paul Wendkos
  • 1971 : A Step Out of Line de Bernard McEveety
  • 1971 : Do Not Fold, Spindle, or Mutilate de Ted Post
  • 1971 : Crosscurrent de Jerry Thorpe
  • 1971 : The Homecoming: A Christmas Story de Fielder Cook
  • 1972 : Lights Out d'Alvin Boretz et Arch Oboler
  • 1972 : Crawlspace de John Newland et Buzz Kulik
  • 1972 : Pursuit de Michael Crichton
  • 1973 : Le Poney rouge (The Red Pony) de Robert Totten
  • 1973 : The Going Up of David Lev de James F. Collier
  • 1974 : Indict and Convict de Boris Sagal
  • 1974 : Le Lys de Brooklyn (A Tree Grows in Brooklyn) de Joseph Hardy
  • 1974 : Winter Kill de Jud Taylor
  • 1975 : A Girl Named Sooner de Delbert Mann
  • 1975 : Medical Story de Gary Nelson
  • 1975 : Babe de Gary Nelson
  • 1976 : The Hemingway Play de Don Taylor
  • 1977 : Contract on Cherry Street de William A. Graham
  • 1983 : Dusty de Don Medford
  • 1992 : The Bogie Man de Charles Gormley

Interviews

  • 2000 : The Omen Revealed
  • 2000 : Fleshing Out the 'Hollow Man'
  • 2002 : Afghanistan: Land in Crisis
  • 2002 : Selling a Hero
  • 2002 : Guts & Glory
  • 2002 : The Real Nam: Voices from Within
  • 2002 : The Forging of Heroes: America's Green Berets
  • 2002 : We Get to Win This Time
  • 2002 : Drawing First Blood
  • 2006 : The Ladiest Damn'd Lady: An Afternoon with Stella Stevens

Récompenses et nominations

Durant toute sa carrière, Goldsmith a reçu un total de 18 nominations à l'Oscar de la meilleure musique (ce qui en fait un des compositeurs les plus nommés dans cette catégorie), ainsi que 9 nominations aux Golden Globes et a remporté quatre Emmy Awards.

AFI

L'American Film Institute a classé les musiques de Jerry Goldsmith pour les films Chinatown (1974) et La Planète des singes (1968) respectivement à la 9e place et à la 18e place au classement de l'AFI des 25 meilleures musiques de films. Ils sont uniquement 5 compositeurs à avoir plus d'une musique figurant dans ce classement, avec Elmer Bernstein, Bernard Herrmann, Max Steiner, et John Williams.

Ont également été nominées pour être intégrées au classement :

  • Alien, Le huitième passager (1979)
  • L.A. Confidential (1997)
  • La Malédiction (1976)
  • Papillon (1973)
  • Un coin de ciel bleu (1965)
  • Patton (1970)
  • La canonnière du Yang-Tsé (1966)
  • Star Trek, le film (1979)
  • Le Lion et le vent (1975)

Bibliographie

  • Dupuis, Mauricio: Jerry Goldsmith - Music Scoring for American Movies, Rome, Robin, 2013, p. 265 (ISBN 978-88-6740-188-8).

Liens externes

  • (en) Jerry Goldsmith sur l’Internet Movie Database
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Source : Article Jerry Goldsmith de Wikipédia

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