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Avis de lecteurs

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Le royaume de Pierre d'Angle n° Tome 1
L'art du naufrage (Pascale Quiviger)

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Après plusieurs années à voguer sur les mers, le prince Thibaut rentre sur sa terre natale, le Royaume de Pierre d'Angle, réputé neutre et paisible. Une apparence bien trompeuse à [...]

La maison allemande (Annette Hess)

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After n° 3
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Un tome de nouveau un peu trop long mais qui reste correct. L'histoire avance avec tout de même quelques longueurs. Cependant, le récit reste de qualité.

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« Félines », c’est le témoignage de Louise, une jeune fille de 17 ans touchée par une mutation : comme d’autres adolescentes à travers le monde, son corps se [...]

La Maison allemande (Annette Hess)

note: 5[livre numérique] Un roman de mémoire et d'émancipation FM - 22 février 2020écoutez

Situé au début des années 60 en Allemagne, ce roman nous attache au parcours d’une jeune femme, Eva. Fille d’aubergistes, elle est devenue traductrice, notamment du polonais. Cette compétence la [...]

Sandrine Bonnaire

 
Sandrine Bonnaire. Source: Wikipedia

Sandrine Bonnaire (née le à Gannat (Allier)) est une actrice, réalisatrice et scénariste française.

César du meilleur espoir féminin en 1984, elle remporte en 1986 le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Sans toit ni loi et, en 1995, la coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise pour La Cérémonie.

Biographie

Famille, enfance et débuts

Sandrine Bonnaire, septième d'une famille de onze enfants, est la fille de Lucienne et Marcel Bonnaire. Elle passe l'essentiel de sa jeunesse à Grigny en région parisienne où elle effectue ses études secondaires au collège Jean-Vilar.

Son père est ouvrier ajusteur. Sa mère est Témoin de Jéhovah et c'est la raison pour laquelle elle ne garde pas beaucoup de souvenirs de son enfance, sans fêtes d'anniversaire ni de Noël. Elle déclare : « J'ai une amnésie, peut-être pas inconsciente, mais totale de mon enfance ». Elle ne parle pas de sa mère pour ne pas en dire du mal et doit son équilibre à son père qui ne partageait pas les mêmes convictions religieuses. À cause de la destruction d'humains proclamée et annoncée plusieurs fois par la doctrine des Témoins de Jéhovah, « principe négatif et terrorisant » dit-elle, elle déteste les religions, mais respecte la foi. Elle déclare : « Il y a un aspect très castrateur dans les religions. Une espèce de soumission et cette idée du péché qui me fait froid dans le dos ».

À la mort de son père, elle devient le soutien financier de la famille dont la mère est absente et s'occupe de ses deux petits frères. Une de ses sœurs, Sabine, souffre d'autisme.

Elle débute au cinéma en 1980 en tant que figurante dans La Boum et Les Sous-doués en vacances.

Carrière

Figurante, dans La Boum et dans Les sous-doués, alors qu'elle tente de décrocher un CAP de coiffure, Sandrine Bonnaire accompagne sa sœur Corinne, en juin 1982, à la suite de l'annonce d'un casting dans le journal France-Soir pour faire de la figuration dans le film À nos amours de Maurice Pialat. Mais c'est elle qui est finalement engagée dans le film où sa jeunesse, sa fraîcheur, sa spontanéité et sa sensualité crèvent l'écran. Pour sa prestation, elle gagne à 15 ans le César du meilleur espoir féminin.

Sa carrière est désormais lancée et son rapport avec Pialat s'affirme comme une ligne de force dans sa jeune filmographie, puisqu'elle tourne deux autres films avec lui : Police et Sous le soleil de Satan, récompensé par la Palme d'or au Festival de Cannes en 1987.

Tout au long de sa carrière, elle s'illustre dans un registre plutôt sombre et grave comme dans Sans toit ni loi d'Agnès Varda où elle joue une jeune marginale qui finit par mourir de froid. Son interprétation lui vaut, en 1986, un deuxième César, cette fois en tant que « Meilleure actrice », devenant ainsi la plus jeune comédienne à être distinguée dans cette catégorie (18 ans). Elle avoue elle-même que son apparence doit évoquer la gravité ; gravité que des réalisateurs comme Patrice Leconte, Jacques Doillon, Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Claude Chabrol exploitent à bon escient.

Sa prestation troublante dans Monsieur Hire est saluée par une nouvelle nomination aux Césars et son rôle subversif de bonne analphabète et meurtrière dans La Cérémonie est distingué par la coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à Venise en 1995, ex æquo avec Isabelle Huppert.

Dans les années 2000, elle trouve pourtant une note de jeu plus légère et pétillante dans des films comme Mademoiselle de Philippe Lioret ou Je crois que je l'aime de Pierre Jolivet entre autres même si elle reste intimement liée à un cinéma d'auteur sérieux.

Marraine en 2001 de la journée de l'autisme, elle réalise en 2007 un documentaire sur sa sœur, intitulé Elle s'appelle Sabine, présenté au festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) la même année et sorti en salles en 2008.

En 2006, dans le téléfilm Le Procès de Bobigny, elle joue le rôle d'une personne vivante, la mère d'une jeune fille mineure ayant avorté en 1972, ce qui donna lieu à un procès historique de l'avortement. Ce qu'elle commente dans une interview : « Ça oblige à mettre de côté son ego de comédienne. Il faut être dans le vrai parce que, toujours, il y a cette pensée que l’autre, la personne concernée, verra le film. La pensée de ne pas trahir, même s’il s’agit d’une adaptation ».

En 2013, elle travaille avec le chanteur Jacques Higelin et, dans l'album Beau repaire, elle chante Duo d'anges heureux en duo avec lui.

En 2014, elle effectue son retour sur scène en interprétant, à Valence, L'Odeur des planches de Samira Sedira en lecture théâtrale sous la direction de Richard Brunel.

Membre et présidente de jury

  • Sandrine Bonnaire est vice-présidente de l'Association du Festival du film de Cabourg.
  • En 2008, elle est annoncée comme faisant partie du jury du 58e festival du film de Berlin. Le festival est présidé par Costa-Gavras, et les actrices Diane Kruger et Shu Qi font également partie du jury. Mais, pour raisons familiales, elle annule sa participation.
  • En 2009, elle fait partie du jury de la 66e Mostra de Venise, sous la présidence du réalisateur Ang Lee.
  • En 2012, elle est présidente du jury du Festival du cinéma américain de Deauville.
  • En 2016, elle est présidente du jury du 8e Festival international du film policier de Beaune.
  • Lors du Festival de Cannes 2017, elle préside le jury de l'Oeil d'Or du Meilleur Documentaire.
  • En 2019, elle est présidente du jury du 33e Festival du film de Cabourg.
  • En 2019, elle est présidente du jury du 30e Festival du film britannique de Dinard.

Engagements personnels

Sandrine Bonnaire est depuis 2007 marraine de l'association « Ciné-ma différence ».

En juillet 2011, elle intègre l'équipe de campagne de Martine Aubry pour la préparation des primaires socialistes. Elle devient, auprès de Patrick Bloche, chargée des sujets « Culture-Média ».

Vie privée

Sandrine Bonnaire n'a aucun lien de parenté avec l'acteur Jean-Paul Bonnaire.

À 20 ans, elle rencontre Jean-Yves Escoffier, un chef opérateur de 17 ans son aîné. Ils restent quatre ans ensemble. En 1991, elle rencontre l'acteur américain William Hurt sur le tournage de La Peste de Luis Puenzo. Il est le père de Jeanne, sa fille aînée, née en 1994. En 2003, elle épouse Guillaume Laurant, scénariste et dialoguiste (notamment du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain) qu'elle avait rencontré lors du Festival du film romantique de Cabourg. Il est le père d'Adèle, sa deuxième fille, née en 2005. Le couple divorce en 2015. Depuis 2018, elle est en couple avec le musicien de jazz Erik Truffaz.

En 1993, pour protester contre la publication de photographies prises sans son consentement, elle fait déverser une demi-tonne de fumier devant les locaux du magazine Voici à Paris, devant les caméras de Canal+,.

Dans sa biographie, Le soleil me trace la route, elle révèle qu'en 2000, à Paris, pendant le tournage du film C'est la vie avec Jacques Dutronc, elle est victime d'une très violente agression (triple fracture de la mâchoire et huit dents cassées) qui lui vaut une lourde intervention chirurgicale avec pose de plaques en titane et de nombreuses séances de rééducation,. Son agresseur, contre lequel elle a porté plainte, est condamné à deux ans de prison avec sursis et une forte amende. Toutefois, ce n'est qu'en 2019 qu'elle indique, dans le livre À l'amour, à la vie, un recueil de témoignages écrit par Catherine Ceylac, qu'il s'agissait en fait d'une agression de son compagnon d'alors, avec lequel elle entrait dans une phase de rupture,.

Filmographie

Cinéma

Actrice

Réalisatrice

Documentaires
  • 2007 : Elle s'appelle Sabine
  • 2014 : Ce que le temps a donné à l'homme sous-titré Jacques Higelin par Sandrine Bonnaire, 53 min, Arte, 1er novembre 2015.
Long métrage
  • 2012 : J'enrage de son absence (Long-métrage de fiction)

Télévision

  • 1997 : Une femme en blanc, série d'Aline Issermann : Margaux Dampierre
  • 2003 : La Maison des enfants, série d'Aline Issermann : Margaux Dampierre
  • 2006 : Le Procès de Bobigny, téléfilm de François Luciani : Martine Langlois
  • 2011 : Signature, série d'Hervé Hadmar : Daphné
  • 2013 : La Balade de Lucie, téléfilm de Sandrine Ray : Lucie
  • 2014 : Rouge Sang, téléfilm de Xavier Durringer : Alma Schneider
  • 2015 : Elles... Les Filles du Plessis, téléfilm de Bénédicte Delmas : la directrice
  • 2016 : Bébés volés, téléfilm de Alain Berliner : Inès
  • 2017 : Capitaine Marleau (épisode La Nuit de la Lune Rousse), téléfilm de Josée Dayan : Jeanne Dewaere
  • 2018 : La Loi de Marion, téléfilm de Stéphane Kappes : Marion Veyron
  • 2019 : Ce soir-là et les jours d'après, téléfilm de Marion Laine : Irène

Voix off

  • 2006 : L'Aventurière, docu-fiction TV d’Alain Wieder
  • 2011 : Bonobos, film documentaire d'Alain Tixier
  • 2018 : Voix des soupirs, court-métrage d'animation d'Atam Rasho

Théâtre

  • 1990 : La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, mise en scène Bernard Sobel, Théâtre de Gennevilliers
  • 2014 : L'Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière, mise en scène Ladislas Chollat, Théâtre de l'Atelier
  • 2014 : L'Odeur des planches de Samira Sedira (lecture), Comédie de Valence
  • 2015 : Le Miroir de Jade de Sandrine Bonnaire, mise en scène Raja Shakarna, Théâtre du Rond-Point

Musique

Publication

  • Sandrine Bonnaire, Le soleil me trace la route, Paris, Éditions Stock, , 250 p. (ISBN 9782234063235)

Distinctions

Récompenses

  • 1984 : César du meilleur espoir féminin pour À nos amours
  • 1986 : César de la meilleure actrice pour Sans toit ni loi
  • 1995 : Coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise pour La Cérémonie
  • 2001 : Prix d'interprétation féminine du Festival du film de Cabourg pour Mademoiselle
  • 2007 : Prix Fipresci des sections parallèles du Festival de Cannes 2007 pour Elle s'appelle Sabine
  • 2009 : Prix du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision du premier film pour Elle s'appelle Sabine
  • 2018 : Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

Nominations

  • 1988 : nomination au César de la meilleure actrice pour Sous le soleil de Satan.
  • 1990 : nomination au César de la meilleure actrice pour Monsieur Hire.
  • 1995 : nomination au César de la meilleure actrice pour Jeanne la Pucelle.
  • 1996 : nomination au César de la meilleure actrice pour La Cérémonie.
  • 2000 : nomination au César de la meilleure actrice pour Est-Ouest.

Décoration

  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres ().

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Pascale Krémer, « Sandrine Bonnaire : ma cité HLM, c'était comme un village », Le Monde no 22720, Paris, 28-29 janvier 2018, p. 21, (ISSN 0395-2037) [lire en ligne]

Liens externes

  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
  • Biosstars
  • Actustar
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Source : Article Sandrine Bonnaire de Wikipédia

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