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Avis de lecteurs

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Petit Poilu n° 21
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Terrence Malick

 
Terrence Malick. Source: Wikipedia

Terrence Malick, né le à Ottawa (Illinois) , est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain.

Il remporte la Palme d'or au festival de Cannes en 2011 pour The Tree of Life.

Biographie

Jeunesse et formation

Terrence Malick est né soit à Waco au Texas, soit à Ottawa dans l'Illinois, le . Il est élevé par son père, Emil Malick, fils d'immigrés assyriens de religion chrétienne et sa mère, Irene Malick. Emil a suivi son enseignement secondaire à la Lake View High School à Chicago en 1930 avant de travailler dans une compagnie pétrolière au Texas (ce qui pourrait expliquer la confusion sur le lieu de naissance de Terrence). Son grand-père, Abvimalek Malick (ou Maleck), travaillait pour une compagnie d'assurances, la New York Life, à Chicago. Il était originaire du village assyrien Goghtapa, dans la région d'Ourmia (aujourd'hui en Iran), touché par le massacre des Assyriens pratiqué par l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale.

Terrence Malick étudie dans les universités d'Harvard et d'Oxford. À Harvard, il suit notamment les cours de Stanley Cavell. À la suite d'un contentieux avec son directeur de recherches Gilbert Ryle, il ne soutient pas, à Oxford, sa thèse de doctorat portant sur le concept du monde chez Søren Kierkegaard, Martin Heidegger et Ludwig Wittgenstein. Il enseigne ensuite la philosophie au MIT et traduit de l'allemand Le Principe de raison, de Heidegger.

En parallèle, il s'inscrit à un cours de cinéma et sort diplômé du Center for Advanced Studies de l'American Film Institute en 1969.

Révélation critique, puis hiatus (1971-1998)

Il participe d'abord, comme script doctor, à l'élaboration de plusieurs scénarios dont celui de L'Inspecteur Harry (Dirty Harry) avant d'écrire et réaliser son premier long-métrage, La Balade sauvage (Badlands). Suit Les Moissons du ciel (Days of Heaven), un drame avec Richard Gere sur le travail à la ferme qui lui vaut le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1979.

Le réalisateur suscite le mystère pour les vingt années d'écart entre Les Moissons du ciel et La Ligne rouge. Jamais dans l'histoire du cinéma, un cinéaste n'aura autant attendu entre deux productions. Après Les Moissons du ciel, il fut longtemps attaché au film Elephant Man. Il se retira pour mener une vie ordinaire. On sait qu'il écrivit plusieurs scripts et qu'il travaillait sur le projet Q, film explorant l'origine du monde qui deviendra The Tree of Life et Voyage of Time. Sans oublier que La Ligne rouge eut une longue période de pré-production.

Retour et consécration (1998-2010)

En 1998, Malick revient avec un film de guerre, La Ligne rouge (The Thin Red Line), qui évoque la sanglante bataille de Guadalcanal durant la guerre du Pacifique, d'après le roman de James Jones. Le film explore l'intimité des soldats par le biais d'un monologue intérieur en voix-off (caractéristique principale de Malick). Le film est un grand succès critique et public, avec notamment un Ours d'or à la 49e Berlinale.

En 2005, sort Le Nouveau Monde, un film qui réitère les aspirations esthétiques du cinéaste (célébration de la nature, intériorité des personnages, multiplicité des points de vue, violence). Cette œuvre revient sur l'histoire de l'Amérindienne Pocahontas et sa rencontre avec le colon anglais John Smith dans l'Est américain du XVIIe siècle.

En 2010, la projection très attendue du nouveau film de Malick, The Tree of Life, n'a pas lieu lors du 63e Festival de Cannes. Le long métrage n'est pas présenté en raison de retards de montage. Mais il est néanmoins sélectionné à Cannes l'année suivante et y remporte la Palme d'or, décernée par le jury officiel présidé par Robert De Niro.

The Tree of Life met en vedette Brad Pitt, Sean Penn et Jessica Chastain. Il raconte l'histoire du monde, la présence divine omnipotente ainsi que le destin d'une famille américaine des années 1950 marquée par un drame. Le film par son panthéisme et sa cosmogonie[réf. nécessaire], est souvent comparé à 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick ou aux films d'Andreï Tarkovski, avec leurs nombreuses interrogations mystiques. Sa construction alambiquée et ses images peu conventionnelles divisent la critique. Les fans crient au génie et y voient l'un des plus beaux films de tous les temps, les sceptiques reprochent au cinéaste une débauche kitsch et une obsession mystique proche d'une propagande New Age. Lors des premières projections cannoises, le film est autant sifflé qu'applaudi. Le film divise à sa sortie mais par la suite, la critique sera plutôt enthousiaste. Malick est présent à Cannes lors de la projection officielle du film, mais ne fait aucune apparition publique, que ce soit sur le tapis rouge, lors de la conférence de presse, ou au gala de clôture pour recevoir sa récompense ; il s'est fait représenter par ses producteurs Bill Pohlad et Dede Gardner.

Virage expérimental (depuis 2011)

Malick enchaîne les tournages à une vitesse accélérée par rapport aux décennies précédentes ; ainsi, de 2011 à 2016, en comptant les sorties futures, le cinéaste va réaliser 4 longs métrages et un documentaire.

En 2012, il signe d'abord un nouveau virage intimiste avec À la merveille (To The Wonder), un drame passionnel porté par des interrogations religieuses qui prend pour décor le mont Saint-Michel (la « merveille » du titre), avec Ben Affleck, Olga Kurylenko et Javier Bardem. Le film est présenté en compétition à la Mostra de Venise 2012 mais la réception publique et critique est encore plus brutale que pour sa précédente réalisation. À la merveille est souvent qualifié d'œuvre médiocre et d'auto-parodie de son style mystique et grandiloquent.

En 2015, Malick revient à la compétition de la Berlinale avec Knight of Cups, interprété par Christian Bale, Natalie Portman et Cate Blanchett. Le film porte sur les interrogations existentielles d'une célébrité du show-business en perte de repères à Los Angeles. Le long métrage, radical par ses images, le peu de dialogues et la priorité donnée à la voix-off, repart bredouille après avoir de nouveau divisé les festivaliers.

En 2016, sort Voyage of Time, un documentaire en IMAX, commenté par Brad Pitt et Cate Blanchett, sur la naissance et la mort de l'univers. Le film est présenté en compétition à la Mostra de Venise 2016 mais repart également bredouille.

2017 voit la sortie de Song to song, un film d'intrigues amoureuses sur fond de musiques, tourné à Austin. Le tournage du film a été révélé par une vidéo très rare d'un tournage de Malick en 2011,. Le film rassemble une partie du casting de Knight of Cups augmenté de Ryan Gosling, Rooney Mara et Michael Fassbender.

En 2018, il s'éloigne d'Hollywood et de ses stars glamours pour venir tourner en Europe l'histoire vraie de Franz Jägerstätter, un Autrichien opposé au régime Nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Une vie cachée est joué par August Diehl, révélé au grand public international par Inglorious Basterds. Le reste de la distribution compte Bruno Ganz, Michael Nyqvist ou encore le Belge Matthias Schoenaerts .

Vie privée

La vie privée de Malick est très mystérieuse : peu d'éléments ont filtré dans les médias et de nombreuses zones d'ombre persistent, notamment sur la période de vingt ans qui sépare Les Moissons du ciel de La Ligne rouge. Il s'est marié à trois reprises : de 1970 à 1976 avec Jill Jakes, de 1985 à 1998 avec la Française Michèle Morette qu'il rencontre à Paris en 1980 et qui est aujourd'hui décédée et, depuis 1998, avec Alexandra Wallace, son amour de jeunesse.

Il a longuement vécu en France avec sa seconde épouse et a profité de son retrait de l'industrie du cinéma dans les années 1980 et 1990 pour voyager à travers le monde et reprendre des études d'archéologie et de civilisations anciennes,,. Il parle un français parfait et a été supporter du Paris Saint-Germain lorsqu'il vivait à Paris.

Il vit aujourd'hui à Austin, au Texas.

Malick souhaite rester dans l'ombre de la presse et du public : ses contrats stipulent qu'il ne sera pris aucune photographie de lui et qu'il n'a aucune obligation d'assurer la promotion de ses films. Les clichés publics du cinéaste sont très rares et datent du tournage de La Balade sauvage et de La Ligne rouge. Le cinéaste a le culte du secret comme le cinéaste Stanley Kubrick ou l'écrivain J.D. Salinger. Néanmoins, plusieurs photos du cinéaste ont été prises par des paparazzis en 2011, lors du tournage de Knight of Cups.

Le style de Terrence Malick

La rareté, l'originalité, la puissance visuelle et la vision très personnelle de son cinéma marquent durablement le public, la critique et la profession. Ses longs métrages sont souvent considérés comme des œuvres majeures du cinéma américain.[non neutre]

Le cinéaste est entouré d'une aura de mystère car ses apparitions en public et ses interviews sont extrêmement rares. Malgré son retrait de la scène publique et son désir de rester dans le circuit indépendant, il est régulièrement sollicité par plusieurs grandes vedettes qui ne lui cachent pas leur admiration.[non neutre]

D'un perfectionnisme particulièrement pensé, les réalisations de Malick dénotent un travail d'ampleur sur la forme à tout point de vue : composition des plans, lumière, mouvements de caméra, montage, musique, bande sonore... Sa marque esthétique vient de sa technique axée sur l'improvisation des acteurs et l'utilisation très novatrice du Steadycam. Ses longs métrages s'ancrent tous dans le thème américain et romantique du rapport spirituel de l'individu à la nature et du lien entre grands espaces et possibilités introspectives.

À partir de La Ligne rouge, Malick rompt avec le récit encore linéaire de ses deux premières œuvres, même si l'usage très particulier d'une voix-off plurielle provoque déjà des décalages temporels. Il évolue alors vers un style expérimental aux temporalités multiples, fait de pure sensation plastique et d'émotion extra-visuelle qu'accompagne son habituelle fascination mystique pour le monde naturel. Le point d'orgue de cette mutation est The Tree of Life, conçu comme un vaste poème épique, tant sur la création du monde que sur le quotidien difficile d'un jeune garçon texan dans les années 1950,.

Une caractéristique de son cinéma est donc le recours à la « narration décentrée ». Il s'agit, selon Michel Chion, d'une voix-off qui « ne recoupe pas exactement ce qu’on voit et manifeste une connaissance des faits différente et désaxée par rapport au récit qui se déroule sous les yeux du spectateur. ». Terrence Malick est un réalisateur atypique, il a très peu tourné (sept longs métrages en une quarantaine d'années) et ses films témoignent d'une ambition manifeste (style ample, élégiaque et cosmogonique, un goût prononcé pour les images métaphysiques et épiques, plans contemplatifs et picturaux, tournage sur des sites témoignant d'une proximité avec la nature etc.).

Filmographie

Réalisateur et scénariste

Court métrage

  • 1969 : Lanton Mills

Longs métrages

  • 1973 : La Balade sauvage (Badlands)
  • 1978 : Les Moissons du ciel (Days of Heaven)
  • 1998 : La Ligne rouge (The Thin Red Line)
  • 2005 : Le Nouveau Monde (The New World)
  • 2011 : The Tree of Life
  • 2012 : À la merveille (To the Wonder)
  • 2015 : Knight of Cups
  • 2016 : Voyage of Time : Au fil de la vie (Voyage of Time)
  • 2017 : Song to song
  • 2019 : Une vie cachée
  • 2020 : The Last Planet

Producteur

  • 2004 : L'Autre Rive de David Gordon Green
  • 2004 : The Beautiful Country d'Hans Petter Moland
  • 2006 : Amazing Grace de Michael Apted
  • 2014 : The Better Angels d'A.J Edwards
  • 2020: Le Messsager de Julio Quintana

Distinctions et nominations

  • La Balade sauvage
    • Coquille d'or au Festival de Saint-Sébastien
  • Les Moissons du ciel
    • Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1979
    • Meilleur réalisateur par New York Film Critics Circle
  • La Ligne rouge
    • Ours d'or à la Berlinale 1999
    • Nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur et l'Oscar du meilleur scénario adapté lors de la 71e cérémonie des Oscars. Les producteurs Robert Michael Geisler, Grant Hill et John Roberdeau sont nommés à l'Oscar du meilleur film.
  • The Tree of Life
    • Palme d'or au Festival de Cannes 2011
    • Nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur lors de la 84e cérémonie des Oscars. Les producteurs Dede Gardner, Sarah Green (en), Grant Hill et Bill Pohlad (en) sont nommés à l'Oscar du meilleur film.
  • À la merveille
    • Sélectionné en compétition à la Mostra de Venise 2012
    • Prix SIGNIS
  • Knight of Cups
    • Sélectionné en compétition à la Berlinale 2015
  • Voyage of Time : Au fil de la vie
    • Sélectionné en compétition à la Mostra de Venise 2016
  • Une vie cachée
    • Sélectionné en compétition au Festival de Cannes 2019

Notes

Références

Voir aussi

Film documentaire

  • Sur les traces de Terrence Malick, film documentaire d'Agnès Michaux et Roland Allard, France, Canal+, 2000, 60'

Bibliographie

  • Fabian Maray, Terrence Malick - Le paradis perdu, Éditions Jacques Flament, , 170 p. (ISBN 9782363360250)
  • Michel Chion, La Ligne rouge, Éditions de la Transparence, , 105 p. (ISBN 2350510093)
  • Paul Maher Jr, One Big Soul : une histoire orale de Terrence Malick, « Edition Orange Verte »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 11 juin 2017), (réédition), 548 p. (ISBN 2954453907)
  • Revue Nunc no 26 / « Cahier Terrence Malick - au sujet de The Tree of Life », « Éditions de Corlevour »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 11 juin 2017), / (ISBN 978-2-915831-53-5)
  • Cahiers du cinéma no 668 / « The Tree of Life - A la découverte de Malick »,
  • Damien Ziegler, Dictionnaire Terrence Malick, Lettmotif, , 320 p. (ISBN 978-2-36716-265-2)

Liens externes

  • (en) Terrence Malick sur l’Internet Movie Database
  • (fr) Terrence Malick sur Allociné
  • Portail de la réalisation audiovisuelle
  • Portail du cinéma américain

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Source : Article Terrence Malick de Wikipédia

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DVD

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