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Avis de lecteurs

Lucky Luke
L'homme qui tua Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

note: 5une belle histoire MD - 19 septembre 2017écoutez

Un très bon Lucky Luke. L'accent est mis sur la psychologie du héros et l'image qu'il véhicule dans l'Ouest. S'ajoute à cela le plaisir de voir notre héros en manque [...]

Le parrain (Mario Puzo)

note: 4Un Chef d'Oeuvre Céline - 15 novembre 2017écoutez

Dans ce livre, Mario Puzzo nous présente avec talent une image de l'Amérique des années 50. Ses personnages sont remarquables, en particulier Vito Corleone. On y ressent à la fois, [...]

L'apport des vaccinations à la santé publique (Michel Georget)

note: 5Une autre vision de la vaccination Thierry - 19 septembre 2017écoutez

Michel Georget, professeur agrégé, a consacré beaucoup de temps à compiler les informations sur les vaccinations et leurs effets. Il n'y a pas que de bonnes choses dans les vaccins [...]

Hannibal Lecter (Thomas Harris)

note: 3Le moins bon de la série Céline - 15 novembre 2017écoutez

C'est un bond dans le passé que nous fait faire Thomas Harris avec ce livre retraçant l'enfance et la "naissance" du tueur Hannibal Lecter. On apprend énormément de choses sur [...]

Hannibal (Thomas Harris)

note: 5Très Bonne Suite Céline - 15 novembre 2017écoutez

Deuxième volet de l'histoire d'Hannibal Lecter et deuxième réussite pour Thomas Harris. Ce livre est fabuleux. Fini l'asile de Baltimore et bonjour Florence pour le tueur en série cannibale. Toutes [...]

Toxic story (Romain Gherardi)

note: 5Toxic story 2 ou 3 vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins....et pour le ministère de l Thierry - 27 octobre 2017écoutez

Le Professeur Romain Gherardi travaille à l'APHP comme chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire à l'Hôpital Henri Mondor à Créteil. Il a aussi dirigé une équipe INSERM. [...]

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Critiques rédigées par FM

 

Les aventures tumultueuses d’un Suédois en Inde - Tome 1 : Les plus belles mains de Delhi (Mikael Bergstrand)

note: 5Une série hilarante FM - 14 octobre 2017écoutez

Göran Borg, divorcé non consolé, a une petite cinquantaine d’années, il est journaliste dans une agence de communication à Malmö et passe beaucoup de temps, sur son lieu de travail, à surfer sur internet sur des forums de foot… ce qui lui vaut un licenciement difficile à assumer socialement. Sans parler des relations difficiles qu’il entretient avec son fils, brillant étudiant en médecine consterné par les manques de son père. Göran anesthésie sa dépression naissante en engloutissant des pots de crème glacée, vautré devant la télé, quand un de ses vieux amis le convainc de participer à un voyage organisé en Inde, pour se changer les idées. Il accepte, même s’il déteste voyager. Le début du voyage est catastrophique, mais finalement l’Inde réserve bien des surprises et va changer la vie du grincheux Suédois…
Pendant les trois tomes (à cette date : 2017 ; y aura-t-il une suite ?), nous suivons avec jubilation les aventures réellement hilarantes de ce personnage attachant, tout comme la galerie d’autres personnages qui s’étoffent au fil des pages. Une excellente série !

Mères, filles, sept générations (Juliet Nicolson)

note: 5Comme un roman FM - 14 octobre 2017écoutez

A la lisière du roman et de la psycho-généalogie, Juliet Nicolson explore et analyse sa propre vie et les difficultés qu’elle a dû surmonter en racontant l’histoire de son étonnante famille à travers ses figures féminines hautes en couleurs, parmi lesquelles l’écrivaine Vita Sackwille-West, amie proche de Virginia Woolf. On passe des bas-quartiers de Malaga à la très haute aristocratie anglaise, en passant par les villas cossues d’Arcachon et une ambassade à Washington du temps d’Henry James. Mais derrière ces façades prestigieuses, ce sont les détresses humaines qui intéressent Juliet Nicolson : de génération en génération, que de rendez-vous ratés entre mères et filles… Elle s’intéresse à la difficile condition des femmes qu’ont dû endurer ses aïeules, fussent-elles économiquement privilégiées dans certains cas, mais aussi au rôle positif qu’ont pu jouer les hommes dans ces familles, tempérant parfois les effets des rancœurs, des jalousies et des blessures.
Un très beau récit littéraire, qui se lit comme un roman !

L'Iliade et l'Odyssée (Soledad Bravi)

note: 4Homère pour les nuls ! FM - 26 août 2017écoutez

La belle Hélène, Ulysse, cela vous dit bien quelque chose, mais Pâris, Priam, Agamemnon, pas trop ?
Ou vous avez lu vos classiques mais... c'est un peu loin et vous avez oublié qui était du côté des Troyens ou des Grecs ?
Vous êtes sauvé ! La jeune dessinatrice Soledad Bravi vous propose un résumé humoristique et efficace de L'Iliade et de L'Odyssée. Ce n'est pas mal du tout, et assez amusant.

Super sourde (Cece Bell)

note: 5Une BD jeunesse... pour les adultes aussi ! FM - 4 juillet 2017écoutez

Cet album, très largement autobiographique, donne le point de vue d'une petite fille sévèrement sourde, appareillée, et qui poursuit sa scolarité dans des établissements où elle est seule dans son cas. Elle essaie désespérément de dissimuler son handicap, mais la relation avec les autres est difficile...
Ce livre est bien adapté aux enfants mais il touchera également les plus grands : les aventures de la petite Cece sont très émouvantes, et par ailleurs le propos est réellement instructif.

La sonate à Bridgetower (Emmanuel Dongala)

note: 5Roman d'apprentissage FM - 9 juin 2017écoutez

Paris, 1789. Un jeune violoniste prodige se produit sur scène, poussé par son père qui a bien compris le talent exceptionnel de son enfant et s’est donné l’objectif de suivre le même chemin que Leopold Mozart avec son fils Wolfgang Amadeus. Mais cet enfant-là est un mulâtre, et son père, enfant d’esclave qui a bénéficié d’une belle éducation, se fait passer pour un prince d’Abyssinie : une touche d’exotisme qui attire les regards mais rend le séjour en France bien compliqué. Pour fuir les troubles, le père emmène son fils en Angleterre, espérant le succès et la fortune. Petit à petit, l’enfant de neuf ans grandit, comprend le monde qui l’entoure et les failles de son père, et fait son chemin de musicien exceptionnel à la cour d’Angleterre puis sur le continent.
Un très beau roman d’apprentissage dans l’Europe des Lumières, qui plaira aux mélomanes ! Il évoque aussi avec force les luttes pour l’abolition de l’esclavage.

Mélodie de Vienne (Ernst Lothar)

note: 5Saga viennoise FM - 9 juin 2017écoutez

Publié initialement aux Etats-Unis (en anglais en 1944, en allemand en 1946), ce roman est sorti pour la première fois à Vienne en 2016 avec le sous-titre « Roman d’une maison » ; et de fait, c’est autour d’une grande maison de la Vienne impériale, propriété d’une lignée de facteurs de pianos, qu’est construit ce roman historique qui nous emporte dans l’histoire de la capitale, de la fin du XVIIIè siècle jusqu’à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie. Par l’intermédiaire des différents personnages, le lecteur revit le suicide du prince héritier (« Mayerling », cela vous rappelle quelque chose ?), la foisonnante vie intellectuelle et musicale de Vienne, le traumatisme de la première guerre mondiale, l’effondrement de l’empire austro-hongrois, la montée de l’antisémitisme et la prise de pouvoir par les nazis.
Ce gros roman de 650 pages est tout à fait passionnant. Dans l’intimité d’une famille, ses héritages, ses liens, ses tensions, le lecteur saisit pleinement l’esprit viennois et « les fondements de l’éternel autrichien », comme l’écrit l’auteur.

Mélodie de Vienne (Ernst Lothar)

note: 5Saga viennoise FM - 9 juin 2017écoutez

Publié initialement aux Etats-Unis (en anglais en 1944, en allemand en 1946), ce roman est sorti pour la première fois à Vienne en 2016 avec le sous-titre « Roman d’une maison » ; et de fait, c’est autour d’une grande maison de la Vienne impériale, propriété d’une lignée de facteurs de pianos, qu’est construit ce roman historique qui nous emporte dans l’histoire de la capitale, de la fin du XVIIIè siècle jusqu’à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie. Par l’intermédiaire des différents personnages, le lecteur revit le suicide du prince héritier (« Mayerling », cela vous rappelle quelque chose ?), la foisonnante vie intellectuelle et musicale de Vienne, le traumatisme de la première guerre mondiale, l’effondrement de l’empire austro-hongrois, la montée de l’antisémitisme et la prise de pouvoir par les nazis.
Ce gros roman de 650 pages est tout à fait passionnant. Dans l’intimité d’une famille, ses héritages, ses liens, ses tensions, le lecteur saisit pleinement l’esprit viennois et « les fondements de l’éternel autrichien », comme l’écrit l’auteur.

La condition pavillonnaire (Sophie Divry)

note: 5Madame Bovary en Savoie FM - 9 juin 2017écoutez

Fin des années 50, M.-A. grandit dans une petite ville de province. Sans vocation particulière, elle fait sérieusement ses études à Lyon, se marie, travaille, a des enfants, une maison, des amis… Une vie ordinaire, prévisible et sans problème particulier qui devient ennuyeuse pour M.-A., frappée du syndrome de Mme Bovary. Les affres de l’adultère ne sont pas loin… M.-A. va-t-elle tout changer dans sa vie, ou s’accommodera-t-elle de ses frustrations ?
Le thème du livre peut sembler banal, mais son écriture ne l’est pas. Sophie Divry a relevé le défi d’écrire à la deuxième personne du singulier (clin d'oeil à Michel Butor ?), et cela fonctionne ! Le lecteur s’implique, du côté de l’écrivain ou du personnage, dans cette vie quotidienne qui laisse un goût un peu amer. Il faut aimer le roman réaliste, presque cynique : dans ce genre-là, c'est excellent.

Différente (Sara Lövestam)

note: 5Déjanté et sensible FM - 9 juin 2017écoutez

Premier roman de l’auteur de « En route vers toi », ce livre a une trame pour le moins audacieuse : un trio amoureux entre Martin, un beau jeune homme irrésistiblement attiré par les femmes aux membres amputés ou manquants, sa meilleure amie Leo, lesbienne haute en couleurs, et Paula, brillante universitaire handicapée de naissance qui rencontre Martin par petite annonce. Cela peut rebuter… mais ce roman déjanté mérite vraiment d’être lu ! Les hésitations amoureuses, les conflits familiaux, les jugements a priori, la peur du regard… sont universels, et Sara Lövestam les évoque avec subtilité et humour.

En route vers toi (Sara Lövestam)

note: 5Un roman à découvrir FM - 9 juin 2017écoutez

Ce roman nous emporte dans deux époques de la Suède : la vie d’aujourd’hui, et celle du début du XXè siècle, sur les traces des luttes des femmes pour l’obtention du droit de vote.
Hanna est une jeune femme sans enthousiasme, résignée dans un travail (conseillère à l’équivalent suédois de notre Pôle Emploi) et une vie conjugale peu exaltants, mais elle ne s’imagine pas mériter mieux. Un concours de circonstances la fait entrer en possession d’une paire de belles bottines anciennes qu’elle se décide à essayer et qui, telles des bottes de sept lieues, lui insufflent une énergie oubliée qui va lui donner l’audace de secouer sa vie.
Avec ces bottines, une broche et des lunettes très anciennes, fils conducteurs qui relient l’Hanna du XXIè siècle à Signe, jeune institutrice du début du XXè. Celle-ci, dans un village reculé, tente de lutter contre la pression sociale qui enjoint les femmes à se marier, et s’indigne de la différence des salaires entre hommes et femmes. Son chemin va croiser celui des suffragettes suédoises, en lutte pour le droit de vote des femmes – un aspect intéressant du livre, sans qu’il soit pesant.
J’ai beaucoup aimé ce roman à la fois contemporain et historique, qui est par moments très drôle mais aussi très émouvant, avec une vraie intrigue et des personnages forts.

En route vers toi (Sara Lövestam)

note: 5Un roman à découvrir FM - 9 juin 2017écoutez

Ce roman nous emporte dans deux époques de la Suède : la vie d’aujourd’hui, et celle du début du XXè siècle, sur les traces des luttes des femmes pour l’obtention du droit de vote.
Hanna est une jeune femme sans enthousiasme, résignée dans un travail (conseillère à l’équivalent suédois de notre Pôle Emploi) et une vie conjugale peu exaltants, mais elle ne s’imagine pas mériter mieux. Un concours de circonstances la fait entrer en possession d’une paire de belles bottines anciennes qu’elle se décide à essayer et qui, telles des bottes de sept lieues, lui insufflent une énergie oubliée qui va lui donner l’audace de secouer sa vie.
Avec ces bottines, une broche et des lunettes très anciennes, fils conducteurs qui relient l’Hanna du XXIè siècle à Signe, jeune institutrice du début du XXè. Celle-ci, dans un village reculé, tente de lutter contre la pression sociale qui enjoint les femmes à se marier, et s’indigne de la différence des salaires entre hommes et femmes. Son chemin va croiser celui des suffragettes suédoises, en lutte pour le droit de vote des femmes – un aspect intéressant du livre, sans qu’il soit pesant.
J’ai beaucoup aimé ce roman à la fois contemporain et historique, qui est par moments très drôle mais aussi très émouvant, avec une vraie intrigue et des personnages forts.

L'enfant qui mesurait le monde (Metin Arditi)

note: 5Un roman de résilience FM - 11 février 2017écoutez

Nous sommes à l’époque actuelle, sur une petite île grecque qui ressemble un peu à un village d’autrefois. Chacun a un mot, une attention gentille pour Yannis, un enfant autiste de 8 ans surdoué en calcul qui maîtrise ses angoisses par de savantes hypothèses mathématiques. Autour de lui gravitent sa mère, jeune femme courageuse et épuisée, Eliot, un architecte américain d’origine grecque venu sur les traces de sa fille décédée accidentellement sur l’île, les personnages typiques du village – le maire, le prêtre…
Surgit une énorme proposition commerciale, susceptible de conduire enfin l’île vers la modernité mais aussi d’abîmer le paysage paradisiaque et les relations de confiance entre les habitants, le tout dans un contexte de crise grecque encadrée par l’Europe, au grand agacement de politiciens corrompus.
Dans une île qui s’ouvre aux charmes et aux risques du monde contemporain, un homme vieillissant va peu à peu accepter de faire le deuil de sa fille pour aider un autre enfant qui n’a jamais été aussi bien compris.

Quel beau roman ! Les vies cabossées de ses protagonistes, très bien articulées avec l’évocation de la situation de la Grèce contemporaine, sont touchantes sans caricature.

Révolution n° 1
L'idéal (Hilary Mantel)

note: 3Roman historique ambitieux et original FM - 19 janvier 2017écoutez

Premier livre de la romancière anglaise Hilary Mantel, Révolution a été écrit dans les années 70 mais n’a été traduit et publié en français qu’en 2016, bien après son autre série phare, Le Conseiller, consacrée aux Tudor.
Il s’agit ici de la révolution française, d’un point de vue romanesque centré sur les personnages de Camille Desmoulins, Georges Danton, et Maximilien Robespierre. C’est à la fois la force et la limite du roman : il ne faut surtout pas en attendre un résumé pédagogique de l’histoire de la Révolution, mais savourer la complexité romanesque de ces destins hors du commun.
La forme littéraire peut être un peu déroutante, avec des ruptures de style qui affirment la présence des échanges ou des confrontations entre les personnages, et évoquent bien aussi le rythme frénétique de l’époque ; on est loin du roman historique traditionnel, et c’est une originalité que j’ai appréciée même si elle bouscule un peu le lecteur. Le style reste fluide et le roman se lit facilement, à condition d’être suffisamment concentré pour ne pas perdre le fil.
Sur le plan strictement historique, j’ai trouvé que l’une des grandes réussites de cette somme était de faire vraiment sentir à quel point la Révolution française a été un processus long (tout ne s’est pas effondré le 14 juillet 1789), mouvant, fragile, fruit d’ambitions et de manœuvres politiques, mais aussi d’idéaux.

L'Arabe du futur n° 3
Une jeunesse au Moyen-Orient (1985-1987) (Riad Sattouf)

note: 5Une série passionnante (tome 3) FM - 18 janvier 2017écoutez

Riad grandit. A travers son regard, le lecteur perçoit les tiraillements du couple parental, la corruption qui sévit en Syrie, un modèle économique et un mode de vie aux antipodes de la France. Le petit Riad, comme tous les enfants, s’adapte à son quotidien mais il navigue d’une culture à l’autre sans toujours en comprendre le sens.
Ce troisième tome ne déçoit pas : il est aussi riche, subtil et émouvant que les précédents, et on en termine la lecture en attendant avec impatience la suite des aventures de la famille Sattouf !

L'Arabe du futur n° 2
Une jeunesse au Moyen-Orient, 1984-1985 (Riad Sattouf)

note: 5Une série passionnante (tome 2) FM - 18 janvier 2017écoutez

Ce deuxième tome, aussi réussi que le premier, est celui des débuts du petit Riad à l’école syrienne. Bien que terrorisé par la violence des enseignants et de ses pairs, il s’intègre, apprend l’arabe, partage les jeux des enfants de son âge. Toile de fond, la Syrie dictatoriale d’Hafez El-Hassad, des modes de vie qui continuent à déconcerter la maman de Riad, et les tiraillements de son père Abdel, qui a intégré des valeurs occidentales mais reste attaché aux traditions et aux règles de sa culture familiale.

L'Arabe du futur n° 1
Une jeunesse au Moyen-Orient, 1978-1984 (Riad Sattouf)

note: 5Une série passionnante (tome 1) FM - 18 janvier 2017écoutez

Ce premier tome d’une série autobiographique nous emmène, à travers le regard du petit Riad, dans la Lybie puis la Syrie du début des années 1980.
La maman de Riad est bretonne, son papa, Abdel, est Syrien, ils se sont connus étudiants à Paris alors que le brillant jeune homme préparait un doctorat d’histoire. La thèse achevée, ils s’installent en Lybie où le jeune docteur, convaincu par le panarabisme et désireux d’éduquer les nouvelles générations pour que l’ « Arabe du futur » puisse se tenir droit face aux Occidentaux, obtient un poste à l’université. Mais la vie sous le régime de Kadhafi se révèle difficile, et la petite famille déménage pour la Syrie, dans le village de la famille d’Abdel.
Evocation de la situation politique du Moyen Orient au tournant des années 1980, différences culturelles, personnage très attachant d’un petit garçon intelligent, sensible et doué en dessin… font de cette bande dessinée un livre passionnant, accessible dès le collège.

Différence invisible (Julie Dachez)

note: 5Etre autiste Asperger FM - 18 janvier 2017écoutez

Marguerite est une belle jeune femme intelligente, qui a un travail stable dans les bureaux d’une entreprise, est attachée à son chat et à son chien, et vit en couple. Sa vie est réglée comme du papier à musique, faite de rituels immuables. Elle a des goûts simples (regarder longuement la nature dans un parc, rester chez elle, au calme, pour câliner ses animaux), qui donnent aux autres le sentiment que sa vie est ennuyeuse. Et, surtout, elle rencontre de vraies difficultés dans ses interactions avec autrui : elle ne comprend pas l’humour des autres personnes, ne sait pas « parler pour ne rien dire », ne supporte pas les soirées entre amis dans lesquelles elle se sent décalée et épuisée par le bruit. Au hasard de recherches sur internet, elle en vient à soupçonner qu’elle pourrait être « Aspie ». Un diagnostic permet en effet d’établir qu’elle est autiste, atteinte du syndrome d’Asperger : un nouveau monde s’ouvre à elle, dans lequel tout prend sens, et qui lui permet de se faire de vrais amis, enfin ! Mais elle découvre aussi que les préjugés sur l’autisme sont tenaces, et qu’il n’est décidément pas facile de faire accepter sa différence…
Cette remarquable bande dessinée dévoile cette « différence invisible » qu’est le syndrome d’Asperger, un trouble du spectre autistique insuffisamment diagnostiqué en France.

Lucie ou La vocation (Maëlle Guillaud)

note: 4Prendre le voile FM - 18 janvier 2017écoutez

Ce roman nous fait partager un mystère, celui de la foi profonde qui anime une jeune femme, Lucie, au point de la conduire à devenir religieuse dans un couvent austère – on devine qu’il s’agit d’un Carmel. A intervalles réguliers, le point de vue de sa meilleure amie, qui ne comprend pas sa démarche, est évoqué à la première personne, comme un rappel au « monde » et à l’individualité.
Que l’on soit a priori intéressé par les questions religieuses ou pas, on pourra être touché dans tous les cas par ce livre qui évoque le processus d’entrée dans les ordres, avec tout ce que cela comporte de joie et d’exaltation pour cette jeune femme, mais aussi de déception face aux faiblesses humaines des sœurs, de la Supérieure du couvent, face également à ses propres limites. Il s’agit finalement d’un roman initiatique, dans un univers et une démarche très particuliers. Si le roman ne dissimule rien des souffrances endurées, des manipulations dans un système non dénué de perversité, il ne prend pas parti et laisse au lecteur la liberté de ses sentiments et de son interprétation.
Un premier roman original et réussi.

Laëtitia ou la fin des hommes (Ivan Jablonka)

note: 5Un roman vrai, inclassable, bouleversant ! FM - 18 janvier 2017écoutez

En 2011, une jeune fille de 18 ans, Laëtitia Perrais, était sauvagement assassinée dans l’Ouest de la France. Un fait divers sordide qui, pour diverses raisons, a été particulièrement médiatisé et récupéré politiquement. L’historien Ivan Jablonka, dont la démarche ici est également celle d’un sociologue mais avant tout d’un écrivain, a eu envie, pour redonner à Laëtitia son existence et ne pas la réduire à sa mort, de comprendre sa vie et la raconter.
Ce livre magnifique est inclassable. C’est de la « littérature du réel », comme l’écrit son auteur, et à ce titre il s’agit bien d’un roman, d’une œuvre littéraire d’une magistrale humanité dans laquelle on s’attache aux personnages des deux sœurs jumelles qui construisent petit à petit leur vie. C’est aussi une enquête, qui s’intéresse à l’enfance en danger accompagnée par les travailleurs sociaux, à la misère, aux déterminismes, au fonctionnement de la Justice, mais aussi aux espoirs permis malgré tout. Dans ce cheminement, l’auteur s’exprime, s’interroge, ne cache pas son émotion. Tout ceci contribue à faire de « Laëtitia » un objet littéraire singulier et bouleversant.

Laëtitia ou la fin des hommes (Ivan Jablonka)

note: 5Un roman vrai, inclassable, bouleversant ! FM - 18 janvier 2017écoutez

En 2011, une jeune fille de 18 ans, Laëtitia Perrais, était sauvagement assassinée dans l’Ouest de la France. Un fait divers sordide qui, pour diverses raisons, a été particulièrement médiatisé et récupéré politiquement. L’historien Ivan Jablonka, dont la démarche ici est également celle d’un sociologue mais avant tout d’un écrivain, a eu envie, pour redonner à Laëtitia son existence et ne pas la réduire à sa mort, de comprendre sa vie et la raconter.
Ce livre magnifique est inclassable. C’est de la « littérature du réel », comme l’écrit son auteur, et à ce titre il s’agit bien d’un roman, d’une œuvre littéraire d’une magistrale humanité dans laquelle on s’attache aux personnages des deux sœurs jumelles qui construisent petit à petit leur vie. C’est aussi une enquête, qui s’intéresse à l’enfance en danger accompagnée par les travailleurs sociaux, à la misère, aux déterminismes, au fonctionnement de la Justice, mais aussi aux espoirs permis malgré tout. Dans ce cheminement, l’auteur s’exprime, s’interroge, ne cache pas son émotion. Tout ceci contribue à faire de « Laëtitia » un objet littéraire singulier et bouleversant.

L'Administrateur provisoire (Alexandre Seurat)

note: 5A la découverte d'un secret de famille FM - 17 novembre 2016écoutez

Alexandre Seurat, révélé en 2015 par son excellent livre "La maladroite", s'attaque à un autre sujet sensible, cette fois-ci au sein de sa famille.
Pendant l'Occupation, les "administrateurs provisoires" étaient chargés par le régime de Vichy de gérer les biens des Juifs spoliés. Ils l'ont fait avec plus ou moins de zèle, en profitant éventuellement pour s'enrichir au passage... Comment aborder ce sujet tabou avec ses proches quand on découvre que son propre arrière-grand-père a collaboré, que son implication a toujours été minimisée ?
Dans ce roman documentaire très touchant, Alexandre Seurat mêle avec talent l'enquête historique et la confrontation aux tensions familiales.

L'administrateur provisoire (Alexandre Seurat)

note: 5A la découverte d'un secret de famille FM - 17 novembre 2016écoutez

Alexandre Seurat, révélé en 2015 par son excellent livre "La maladroite", s'attaque à un autre sujet sensible, cette fois-ci au sein de sa famille.
Pendant l'Occupation, les "administrateurs provisoires" étaient chargés par le régime de Vichy de gérer les biens des Juifs spoliés. Ils l'ont fait avec plus ou moins de zèle, en profitant éventuellement pour s'enrichir au passage... Comment aborder ce sujet tabou avec ses proches quand on découvre que son propre arrière-grand-père a collaboré, que son implication a toujours été minimisée ?
Dans ce roman documentaire très touchant, Alexandre Seurat mêle avec talent l'enquête historique à la confrontation aux tensions familiales.

Tout dort paisiblement, sauf l'amour (Claude Pujade-Renaud)

note: 4Dans le Danemark du 19è siècle FM - 17 novembre 2016écoutez

Une belle évocation du philosophe danois Kierkegaard, de son parcours intellectuel et humain, du Danemark au 19è siècle, à travers le regard de sa fiancée.

Tout dort paisiblement, sauf l'amour (Claude Pujade-Renaud)

note: 4Dans le Danemark du 19è siècle FM - 17 novembre 2016écoutez

Une belle évocation du philosophe danois Kierkegaard, de son parcours intellectuel et humain, du Danemark au 19è siècle, à travers le regard de sa fiancée.

Chanson douce (Leïla Slimani)

note: 5Un prix Goncourt mérité FM - 12 novembre 2016écoutez

Quel risque prenons-nous en confiant nos enfants à une personne dont nous savons nécessairement peu ? Cette angoisse de tous les parents de jeunes enfants constitue un fantastique ressort romanesque, finalement peu exploité dans la littérature. Leïla Slimani s'est brillamment emparée de ce sujet, dans un roman thriller bien écrit, facile à lire, et en même temps d'une grande profondeur. Il pointe la dureté du monde contemporain (solitude de la jeune mère au foyer, cruelles exigences du monde professionnel, misère sociale de l'employée...) et interpelle sur les responsabilités de chacun, dans une habile construction romanesque aux personnages nuancés. Un prix Goncourt bien mérité !

Le dernier des nôtres (Adélaïde de Clermont-Tonnerre)

note: 2Très décevant FM - 1 novembre 2016écoutez

Le sous-titre du livre m'avait fait hésiter (cela fleure bon le mélo), mais les bonnes critiques m'ont tentée donc j'ai commencé ce livre hier, après avoir lu qu'il avait obtenu le Grand Prix de l'Académie Française.
J'en suis à la page 118 sur 488, et je vais m'arrêter là : c'est vraiment trop mauvais. Intrigue à grosses ficelles, personnages caricaturaux, écriture vulgaire et même des fautes de français... Nous sommes très, très loin de la littérature... Sans ambition démesurée, on peut trouver bien d'autres romans d'excellente qualité en cette rentrée littéraire.
 

Mémoire de fille (Annie Ernaux)

note: 5La honte d'une jeune femme FM - 10 septembre 2016écoutez

Née en 1940, Annie Ernaux a été révélée au grand public avec La place, en 1984. Elle a beaucoup évoqué dans son œuvre les difficultés de la condition féminine pour sa génération, mais aussi ses origines sociales modestes, et l’expérience de la honte vécue dans des situations où, du fait de sa propre ascension intellectuelle et sociale, elle prenait conscience des différences de classes et du regard qui pouvait être posé sur ses parents et elle (vocabulaire, accent, style vestimentaire, etc.).
Bien qu’elle ait largement exploré son histoire dans ses livres, Annie Ernaux n’arrivait pas à « traiter » un moment grave et essentiel de son existence : l’été de ses 18 ans, l’été 1958. Mais si le moment était venu d’écrire son dernier livre ? Elle décide donc, coûte que coûte, d’affronter ces événements vieux de 60 ans mais toujours très douloureux pour elle : accablants, insupportables. Elle raconte dans ce livre cet été lors duquel, monitrice dans une colonie de vacances, elle perd sa virginité - première expérience sexuelle qui restera pour elle « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte. »
Ce retour sur le passé en fait un livre particulièrement poignant, restituant une expérience de ce que pouvaient être les relations entre jeunes gens dix ans avant mai 68, et les conséquences désastreuses possibles.

Mémoire de fille (Annie Ernaux)

note: 5La honte d'une jeune femme FM - 10 septembre 2016écoutez

Née en 1940, Annie Ernaux a été révélée au grand public avec La place, en 1984. Elle a beaucoup évoqué dans son œuvre les difficultés de la condition féminine pour sa génération, mais aussi ses origines sociales modestes, et l’expérience de la honte vécue dans des situations où, du fait de sa propre ascension intellectuelle et sociale, elle prenait conscience des différences de classes et du regard qui pouvait être posé sur ses parents et elle (vocabulaire, accent, style vestimentaire, etc.).
Bien qu’elle ait largement exploré son histoire dans ses livres, Annie Ernaux n’arrivait pas à « traiter » un moment grave et essentiel de son existence : l’été de ses 18 ans, l’été 1958. Mais si le moment était venu d’écrire son dernier livre ? Elle décide donc, coûte que coûte, d’affronter ces événements vieux de 60 ans mais toujours très douloureux pour elle : accablants, insupportables. Elle raconte dans ce livre cet été lors duquel, monitrice dans une colonie de vacances, elle perd sa virginité - première expérience sexuelle qui restera pour elle « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte. »
Ce retour sur le passé en fait un livre particulièrement poignant, restituant une expérience de ce que pouvaient être les relations entre jeunes gens dix ans avant mai 68, et les conséquences désastreuses possibles.

Belgravia (Julian Fellowes)

note: 4Dans l'aristocratie anglaise du XIXè siècle FM - 10 septembre 2016écoutez

Après Snobs et Passé imparfait, Julian Fellowes nous régale d’un nouveau roman, plus proche de ses activités de scénariste de télévision. Ce roman historique est en effet construit comme un feuilleton à rebondissements, même s’il trouve une vraie cohérence de roman.
Tout commence à Bruxelles, le 15 juin 1815, lors d’un grand bal la veille de Waterloo. Se croisent à cette occasion les grands noms de l’aristocratie anglaise, mais un roturier a réussi à s’introduire : le responsable de l’intendance du duc de Wellington. On va retrouver ce M. Trenchard 25 ans plus tard à Londres, où il s’est brillamment élevé grâce à son sens des affaires. Il est amené à fréquenter l’aristocratie, mais celle-ci continue à fonctionner selon ses propres codes.
Mariage caché, liaisons adultères, arrivisme, snobisme invétéré, dettes de jeu, amour triomphant… tous les ingrédients du romanesque sont présents dans un Londres en plein développement immobilier.
J’ai trouvé ce roman très agréable à lire, divertissant, mais moins original et plus superficiel que les deux précédents livres de Julian Fellowes.

Les rues d'hier (Silvia Tennenbaum)

note: 5Excellent roman historique FM - 10 septembre 2016écoutez

Du début du XXè siècle aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, ce roman nous propose de suivre l'histoire d'une famille de la grande bourgeoisie juive allemande, installée à Francfort mais que le siècle va bien sûr conduire à l'éparpillement.
Au-delà de la saga familiale, très réussie d'ailleurs, j'ai particulièrement apprécié la subtilité avec laquelle l'auteur met en relief l'enchaînement des événements historiques et politiques, et la façon dont chaque personnage va aborder ces événements et, selon les cas, les minimiser, les nier, les affronter, les fuir... De ce point de vue, ce roman fait réfléchir également sur l'actualité contemporaine, et ce n'est pas la moindre de ses qualités - même s'il peut être lu avec très grand plaisir de façon plus superficielle.

Les rues d'hier (Silvia Tennenbaum)

note: 5Excellent roman historique FM - 3 septembre 2016écoutez

Du début du XXè siècle aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, ce roman nous propose de suivre l'histoire d'une famille de la grande bourgeoisie juive allemande, installée à Francfort mais que le siècle va bien sûr conduire à l'éparpillement.
Au-delà de la saga familiale, très réussie d'ailleurs, j'ai particulièrement apprécié la subtilité avec laquelle l'auteur met en relief l'enchaînement des événements historiques et politiques, et la façon dont chaque personnage va aborder ces événements et, selon les cas, les minimiser, les nier, les affronter, les fuir... De ce point de vue, ce roman fait réfléchir également sur l'actualité contemporaine, et ce n'est pas la moindre de ses qualités - même s'il peut être lu avec très grand plaisir de façon plus superficielle.

La Grande Arche (Laurence Cossé)

note: 5Une aventure architecturale FM - 17 mai 2016écoutez

Parmi les grands chantiers voulus par François Mitterrand, celui de l'arche de la Défense aura eu une histoire comportant tous les ingrédients du romanesque : pouvoir, passion, mort, rebondissements... Ce livre de Laurence Cossé est de ce point de vue-là un vrai roman, mais il est aussi un récit, un documentaire, un hommage à l'architecte oublié (qui se souvient de l'auteur de la Grande Arche ?), une description sans fard des rouages de la décision politique, une évocation des évolutions de la commande publique et de leurs conséquences sur la création architecturale.
Un très beau roman atypique, à la fois littéraire, politique, technique.

La Grande Arche (Laurence Cossé)

note: 5Une aventure architecturale FM - 17 mai 2016écoutez

Parmi les grands chantiers voulus par François Mitterrand, celui de l'arche de la Défense aura eu une histoire comportant tous les ingrédients du romanesque : pouvoir, passion, mort, rebondissements... Ce livre de Laurence Cossé est de ce point de vue-là un vrai roman, mais il est aussi un récit, un documentaire, un hommage à l'architecte oublié (qui se souvient de l'auteur de la Grande Arche ?), une description sans fard des rouages de la décision politique, une évocation des évolutions de la commande publique et de leurs conséquences sur la création architecturale.
Un très beau roman atypique, à la fois littéraire, politique, technique.

Snobs (Julian Fellowes)

note: 5Un peu cruel, mais si amusant ! FM - 27 avril 2016écoutez

Ayant beaucoup aimé "Passé imparfait", publié par le même auteur en 2014, je me suis lancée dans la lecture de "Snob", qui était sorti en 2007.
Le narrateur, comédien professionnel issu de l'aristocratie britannique, raconte l'histoire d'Edith, ravissante roturière bien élevée qui épouse le rejeton un peu ennuyeux d'une riche et très noble famille. Son rêve d'ascension sociale réalisé, va-t-elle supporter les très nombreuses contraintes qui vont de pair avec son nouveau statut ? Dans une écriture très élégante et un humour britannique irrésistible (pour ceux qui apprécient), Julian Fellowes décortique les snobismes de la société anglaise contemporaine. On a parfois l'impression d'être transporté dans l'univers de Jane Austen, version fin XXè siècle, et avec un regard de l'auteur un peu plus critique.
J'ai passé un excellent moment à lire ce roman que j'ai trouvé à la fois très drôle et passionnant.

Noir négoce (Olivier Merle)

note: 4La traite des noirs en roman historique FM - 17 mars 2016écoutez

Une vingtaine d'années avant la Révolution Française, un jeune officier formé à l'école d'hygrographie du Havre embarque pour son premier voyage au long cours. Le navire marchand fait un détour par l'Afrique pour un commerce dont le jeune homme découvre avec l'effroi l'existence : la traite des esclaves noirs.
Olivier Merle (fils de Robert Merle, pour ceux qui ont lu "Fortune de France") est professeur d'histoire à l'université (Clermont-Ferrand). Bien documenté et bien écrit, ce roman retient le lecteur, et le conduit à s'intéresser de plus près à ce pan terrible de notre histoire dont on ne connaît souvent que les grandes lignes.
J'ai été un peu déçue par le dénouement, que j'ai trouvé trop romanesque pour être complètement crédible. Cela permet néanmoins à ce livre de n'être pas trop triste ! Quoi qu'il en soit, je recommande la lecture de ce roman, qui me donne envie de découvrir les autres livres d'Olivier Merle.

Les retranchées (Anne Lemieux)

note: 4Des femmes après 14 FM - 25 février 2016écoutez

La guerre de 14-18 fut un roulant compresseur pour une génération d'hommes. Mais quelles conséquences pour les mères, épouses, filles, petites-filles ?...
Ce premier roman très maîtrisé explore les traumatismes vécus par plusieurs générations de femmes d'une même famille marquée par la Grande Guerre.
Original et réussi : écrivain à suivre !

(25/2/2016)

L'annonce (Marie-Hélène Lafon)

note: 5Une nouvelle vie FM - 15 janvier 2016écoutez

Nevers est située à mi-chemin entre le Cantal et Paris : c'est là que vont se rencontrer pour la première fois les deux principaux personnages, après des contacts épistolaires consécutifs à la parution d'une petite annonce. Leur projet : rompre la solitude, ne pas se résigner, se donner une chance... et pourquoi pas l'amour ? Elle quitte Paris avec son petit garçon, et rejoint l'agriculteur dans son Cantal. Il faut s'apprivoiser, s'adapter à cette nouvelle vie ensemble, sous le regard de la famille/belle-famille et des voisins, et peu à peu s'émanciper.
De son écriture ciselée, Marie-Hélène Lafon nous offre avec ce roman une belle histoire optimiste. On est réellement touché par ces personnages un peu abîmés par la vie, et que l'on a envie d'accompagner longtemps.
J'aime tous les livres de Marie-Hélène Lafon, mais à ce jour celui-ci reste mon préféré !

Les pays (Marie-Hélène Lafon)

note: 5Itinéraire pudique d'une ascension sociale FM - 19 décembre 2015écoutez

On peut être fille de paysans du Cantal et brillante élève à l'école, faire des études à la Sorbonne, devenir enseignante. C'est l'itinéraire de Claire dans ce roman (qu'on devine autobiographique), qui évoque avec beaucoup de subtilité la distance qui s'installe quand le chemin de vie diffère de celui de la famille...
Très beau !

L'échappée (Valentine Goby)

note: 5Musique et amour interdit FM - 18 décembre 2015écoutez

Madeleine est une jeune paysanne bretonne, femme de chambre dans un hôtel occupé par les Allemands. Un officier lui demande de tourner les pages de ses partitions lorsqu'il joue au piano. Elle est progressivement touchée par la musique, univers inconnu, mais aussi par cet homme sensible...
Un beau roman qui déploie la vie de Madeleine, de sa jeunesse jusqu'à sa maturité, dans un contexte historique qui n'a pas été tendre pour les femmes.


Passé imparfait (Julian Fellowes)

note: 5Drôle et touchant FM - 17 décembre 2015écoutez

Le narrateur de ce roman est sollicité par un vieux camarade d'études à Cambridge pour l'aider à retrouver celle de leurs congénères de ces temps lointains qui aurait eu un enfant de lui. A partir de là, on suit ce personnage dans sa quête, dans les affres de sa vie sentimentale actuelle, et surtout aussi dans la restitution de ce qu'a été la vie de cette jeunesse dorée dans les années 50 en Angleterre. Nous naviguons alors dans les hautes sphères de l'aristocratie, mais être adolescent dans les années 50 n'est facile pour personne... Et découvrir, des dizaines d'années plus tard, ce que chacun est devenu dans une société dont les codes ont éclaté peut se révéler assez surprenant !
Un gros roman très bien écrit, intéressant et divertissant.

Dix-sept ans (Colombe Schneck)

note: 5Devenir une femme à dix-sept ans FM - 12 décembre 2015écoutez

L'adolescence, l'âge des possibles, de la légèreté ? A dix-sept ans, l'auteur a vécu un terrible rappel à sa condition de femme. De très nombreuses années plus tard, elle trouve la force de raconter ce qu'elle n'a jamais oublié.
Très court, très fort.

Les grandes villes n'existent pas (Cécile Coulon)

note: 4Raconter la vie FM - 5 décembre 2015écoutez

"Raconter la vie" , c'est la collection dans laquelle est publié ce livre, et c'est le projet fou de l’historien Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, spécialiste de l’histoire de la démocratie : donner une voix au « Parlement des invisibles ». Un site internet (http://raconterlavie.fr/ ) où chacun peut témoigner, et des livres confiés à des « plumes » qui proposent des récits sociologiques, ethnographiques, littéraires…
Dans "Les grandes villes n’existent pas" (2015), Cécile COULON, jeune et talentueuse romancière auvergnate, évoque à travers ses souvenirs la vie des jeunes dans les villages isolés du Cantal. Un témoignage sur un aspect de la ruralité bien connu aussi dans d'autres départements et régions.
A découvrir aussi dans cette collection : "Le corps des autres", d'Ivan Jablonka (ou comment un historien découvre le travail des esthéticiennes), et "Le moindre mal" de François Begaudeau (une infirmière vue par un écrivain).

L'intérêt de l'enfant (Ian McEwan)

note: 5Très beau roman juridique FM - 13 novembre 2015écoutez

Fiona, brillante magistrate anglaise londonienne de 59 ans, est spécialisée en droit de la famille. A ce titre, elle doit rendre des jugements dans des situations souvent difficiles, qui appellent des analyses pointues sur le plan juridique mais suscitent aussi beaucoup de réactions sur le plan moral. Perturbée par une affaire de bébés siamois (fallait-il les séparer et condamner l’un à mort pour donner toutes ses chances à l’autre ?), elle sent sa vie personnelle vaciller lorsque son mari lui annonce ses velléités d’aventure extraconjugale. C’est alors qu’un nouveau jugement se présente à elle : le cas, urgent, d’un adolescent leucémique qui refuse une transfusion indispensable à sa vie, du fait de son appartenance aux Témoins de Jéhovah.
Ce roman très britannique nous plonge dans le milieu juridique, autour d’une question centrale : où est l’intérêt de l’enfant ? Le rythme du roman est trépidant malgré l’exploration des problématiques juridiques, et on s’attache au personnage de Fiona et au cheminement de sa réflexion, malmenée par ses problèmes personnels. Difficile d’interrompre sa lecture car on a envie de savoir la suite !
J’ai beaucoup aimé ce livre, qui articule avec finesse l’analyse juridique et l’interrogation morale, dans un cadre romanesque très réussi.

Un verre de lait, s'il vous plaît (Herbjørg Wassmo)

note: 5Roman réaliste FM - 15 octobre 2015écoutez

De Herbjorg WASSMO, auteure norvégienne, on connaît surtout les passionnantes sagas nordiques (Le Livre de Dina, Cent ans...) qui font la part belle à des personnages de femmes dont le lecteur suit les chemins de vie souvent difficiles mais qui sortent des sentiers battus. Dans le roman "Ces instants-là", nettement autobiographique, on devine en quoi la vie de l'auteur a pu inspirer sa création littéraire.
Mais avec "Un verre de lait, s'il vous plaît", on change de registre tout en conservant le talent. Plus actuel, ce roman est construit autour du personnage de Dorte, une jeune femme lituanienne ravissante et naïve. Pensant trouver un travail de serveuse en Suède, elle se laisse entraîner dans un réseau de prostitution dont elle subit la violence glaçante. Elle y rencontrera néanmoins des gestes d'humanité, qui permettent au roman de ne pas se limiter à la description d'un univers sordide.
Quoique sombre, dur, éprouvant, ce livre mérite vraiment d'être lu, à la fois pour sa belle qualité littéraire et pour sa dimension presque documentaire. Mais avant tout, il s'agit bien d'un roman que l'on a du mal à fermer avant de l'avoir terminé, tant il est prenant.
Sur un sujet proche, mais dans un registre plus historique et un autre style d'écriture, je conseillerais aussi la lecture du très beau roman "Purge" de Sofi Oksanen.

La maison du docteur Laheurte (Michel Bernard)

note: 5Beaucoup de charme FM - 7 octobre 2015écoutez

Dans le décor des rives du lac d'Annecy, en été, le roman initiatique d'un adolescent. Une écriture belle et fluide, une pincée de nostalgie, la découverte de la lecture et de la musique... Un roman qui a vraiment beaucoup de charme !

Échapper (Lionel Duroy)

note: 5Echapper aux tourments FM - 19 septembre 2015écoutez

Pour échapper à un nouveau désastre dans sa vie personnelle (voir les romans précédents de Lionel Duroy, mais leur lecture n'est absolument pas indispensable pour apprécier celle-ci), le narrateur entreprend un voyage dans le nord de l'Allemagne sur les traces du peintre Emil Nolde et du livre "La leçon d'allemand", de Siegfried Lenz. Présenté ainsi, cela semble un peu austère... mais il ne faut pas s'effrayer ! Ce très beau roman nous entraîne dans une introspection psychologique, dans une réflexion sur la création artistique et littéraire, sur le sens du devoir (jusqu'où faut-il obéir ?), avec en toile de fond, magnifiquement dépeints, les paysages et l'atmosphère de l'Allemagne du nord, à la limite du Danemark. L'amour trouve aussi sa place dans ce roman, d'une très belle manière, par la surprise de ces rencontres que l'on n'espère plus dans les pires moments de la vie et qui cependant se produisent.
Une lecture passionnante et une magnifique découverte pour moi, ce qui m'a donné envie de lire les autres livres de Lionel Duroy.

Ce n'est pas toi que j'attendais (Fabien Toulmé)

note: 5Un autre regard sur la trisomie FM - 15 septembre 2015écoutez

Que l'on soit ou non amateur de bande dessinée, impossible d'être indifférent à cet album.
L'auteur raconte, à la première personne, à quel point il est angoissé, à chacune des grossesses de son épouse, à l'idée de devenir un jour père d'un enfant trisomique. C'est effectivement ce qui lui arrive et, s'il fait face par sentiment de responsabilité, il éprouve lucidement de vraies difficultés à aimer cet enfant. Mais... à vous de découvrir la suite !
Ce très beau livre décrit les affres de ce jeune père avec beaucoup de franchise, mais n'est jamais larmoyant. Au passage, si on n'est pas familier de la trisomie, on sortira de cette lecture avec moins de préjugés.

La meilleure d'entre nous (Sarah Vaughan)

note: 5Délicieusement doux-amer FM - 12 septembre 2015écoutez

Angleterre. Quatre femmes et un homme ont été sélectionnés pour participer à un concours de pâtisserie, qui permettra au gagnant de vivre de sa passion et son talent pour les douceurs sucrées et salées. La préparation du concours est l’occasion pour chacun de faire le point sur sa vie, se confronter à ses rêves non réalisés, ses renoncements, ses frustrations, d’évaluer sa volonté et sa capacité à se donner une nouvelle chance.
J’aime la pâtisserie, c’est pourquoi le thème de ce roman a attiré mon attention ! J’ai cependant commencé ma lecture avec quelques a priori, m’attendant à une histoire un peu trop sirupeuse. Eh bien non ! Il s’agit plutôt d’un livre doux-amer, où le fil conducteur du concours de pâtisserie et des réalisations culinaires des impétrants permet de découvrir des personnages en souffrance, dans des situations familiales et sociales très différentes. Le livre exploite le goût contemporain pour les émissions de cuisine et les multiples accessoires culinaires que l’on peut trouver aujourd’hui dans le commerce ; il joue cependant assez subtilement du paradoxe que vivent ces femmes, fascinées par le modèle d’épouse et mère au foyer accomplie qu’incarne la figure de Kathleen Eaden, icône du concours, mais décidées à se donner la chance d’une autre vie.

La part des flammes (Gaëlle Nohant)

note: 5Un très bon roman ! FM - 12 septembre 2015écoutez

Un roman à la fois historique et psychologique, d’aventure également, que j’ai lu avec plaisir pendant mes vacances d’été. Les personnages sont attachants, évoquant pour certains des archétypes du patrimoine littéraire, mais avec une modernité dans laquelle on ressent la finesse d’analyse et le regard critique et éclairé de l’auteur. Quelques beaux personnages masculins jalonnent le roman (notamment celui du cocher de la duchesse) mais j’ai surtout apprécié le traitement des figures féminines qui, dans cette aventure très romanesque, ne dissimule pas la dureté de la condition de la femme au XIXè siècle et laisse deviner les progrès qui se dessinent en cette époque charnière.

Un amour impossible (Christine Angot)

note: 5Emouvant FM - 12 septembre 2015écoutez

Un homme et une femme vivent une histoire d’amour dans les années 50. L’homme est direct : il n’épousera pas cette femme parce qu’elle ne correspond pas à son niveau social, et s’ils ont un enfant, il ne l’élèvera pas. C’est en effet ce qui se produit. Mais la femme est une mère heureuse et fière de sa fille, qui le lui rend bien. Tout se gâte à l’adolescence, où le père refait surface et, par son influence, engendre la dégradation des relations entre la mère et la fille ; elles se retrouveront néanmoins mais marquées à vie par les souffrances vécues.
Je n’avais jusqu’à présent lu aucun livre de Christine Angot, n’ayant pas très envie de me confronter à la violence de ce qu’ils annonçaient. Celui-ci paraissait différent et ce qu’il semblait aborder de la relation mère-fille m’a intéressée. C’est effectivement une très belle évocation de l’amour intense qui unit la mère et sa fille, mais l’ambivalence des sentiments, la duplicité de la figure du père, nuancent la belle histoire pour en faire un roman sombre et émouvant.

La maladroite (Alexandre Seurat)

note: 5La maltraitance d'un enfant FM - 12 septembre 2015écoutez

Il s’agit d’une petite fille de 8 ans à laquelle il est arrivé malheur, mais on ne saura exactement quoi que dans les dernières pages.
Le roman est construit comme une succession de points de vue qui évoque le procédé du reportage avec des témoignages, mais ici il n’y a aucun commentaire. Ce sont les différents témoins (la grand-mère, la tante, l’institutrice, le frère, la première directrice, le médecin scolaire, la gendarme…) qui, par leurs récits, vont conduire le lecteur à prendre connaissance de l’histoire de cette petite fille. Une intensité dramatique s’installe dans cette succession de témoignages qui se répondent et se complètent.
Un roman très singulier et très fort sur la maltraitance des enfants. Il est inspiré d’un fait divers, et propose une réponse à cette question que l’on se pose inévitablement quand on apprend ce genre de drame : comment cela a-t-il pu arriver ? Ici, chacun des témoins savait, la plupart ont essayé de faire quelque chose, mais on a le sentiment qu’il y a toujours ce moment fatal du doute, de la peur de l’erreur judiciaire, de la crainte de ne pas rester à sa place et d’en faire trop… cette frontière invisible entre la résignation, voire la lâcheté, et le courage de sortir de soi et de prendre des risques parce que le pire est possible et qu’on en a l’intuition. Ce petit livre (122 pages) est, dans son dépouillement, sa simplicité, très percutant.

La cache (Christophe Boltanski)

note: 5Une famille étonnante FM - 12 septembre 2015écoutez

L'histoire d’une famille hors normes, qui a engendré des personnes célèbres (le sociologue Luc Boltanski, le plasticien Christian Boltanski). Une famille mi-juive mi-catholique, dans laquelle se rencontrent les destins d’une petite fille normande arrachée à une famille modeste pour être élevée par une femme riche, et d’un petit garçon brillamment intelligent issu de l’immigration russe. Leur histoire va les rattraper, les conduisant à vivre en vase clos, en famille totalement fusionnelle à la fois bourgeoise et affamée, dans une éducation libertaire et étouffante.
Il s’agit ouvertement d’une autobiographie, écrite par le petit-fils des deux figures principales du récit. Cela se lit comme un roman (quelle aventure, d’ailleurs !), mais la construction est parfois un peu complexe car le récit n’est pas chronologique.
Un très beau livre qui ne ressemble à rien ! Il m’a parfois fait penser au Roman Russe d’Emmanuel Carrère, par rapport à l’évocation de l’histoire familiale et ce qu’elle laisse dans les vies des descendants. La comparaison s’arrête là, car les styles sont par ailleurs très différents.
J’ai été très touchée par ce point de vue de Christophe Boltanski sur sa famille : on sent la présence d’un attachement très profond à ses grands-parents, oncles et tantes, évoqué avec douceur et lucidité, dans un esprit critique bienveillant.

Au bout du conte (Agnès Jaoui)

note: 5Un conte bien plaisant ! FM - 28 août 2015écoutez

Je suis de longue date une inconditionnelle du duo Bacri-Jaoui dont j'ai aimé tous les films, qu'ils y aient tenu la caméra ou uniquement leur place de comédiens.
Avec la subtilité et l'humour qui la caractérisent, Agnès Jaoui nous propose dans ce film de rencontrer les archétypes des contes de notre enfance, mais dans une version très moderne et décapante : la jeune princesse naïve, l'inquiétant prédateur, la bonne fée, la marâtre... s'incarnent dans des personnages attachants ou intrigants, sans oublier l'irrésistible Jean-Pierre Bacri qui rejoue sans nous lasser son rôle de bougon hypocondriaque. On ne voit pas le temps passer dans ces aventures trépidantes et c'est avec regret que l'on abandonne ces personnages qui, "au bout du conte", auront tous surmonté les épreuves.
Je ne suis pas déçue : Agnès Jaoui confirme un vrai talent de réalisatrice sans négliger, heureusement pour nous, sa carrière de comédienne.

Kouri (Dorothée Werner)

note: 4Une femme et une vie fascinantes FM - 22 août 2015écoutez

Beau récit romanesque qui évoque la vie de Germaine Tillion, entrée au Panthéon en 2015.
Quelle justice, quel humanisme, dans un monde dévasté moralement ?
En filigrane dans ce livre, beaucoup de questions toujours d'actualité , et un chemin de vie fascinant qui force l'admiration.

Les forêts de Ravel (Michel Bernard)

note: 5Splendide roman musical FM - 18 août 2015écoutez

Un roman du « centenaire 14-18 » à découvrir ! Poétique, musical, envoûtant, il évoque avec pudeur les blessures de la guerre et dévoile une facette inattendue du compositeur du célébrissime Boléro.

Une sacrée mamie n° 1 (Yoshichi Shimada)

note: 5Un manga à découvrir FM - 21 septembre 2014écoutez

Même si on n'est vraiment pas attiré par les mangas, on se laisse prendre au jeu.
Le héros de la série est un petit garçon, dans le Japon des années 50, qui est assez brutalement confié à sa grand-mère parce que sa mère, à Hiroshima, n'arrive plus à s'occuper de lui. C'est donc la découverte d'une vie plus rude qui commence, dans une pauvreté que la "sacrée mamie" affronte avec bonne humeur et dignité, essayant de transmettre d'autres valeurs à son petit-fils. Une histoire à la fois triste et joyeuse, qui ne peut pas laisser indifférent.
Il s'agit d'une série de mangas "pour enfants", mais on apprécie aussi en tant qu'adulte.

Les cousins Karlsson n° 1
Espions et fantômes (Katarina Mazetti)

note: 5Une vraie réussite FM - 2 juin 2014écoutez

Mon fils de 9 ans adore cette série romanesque, visiblement très prenante !

Toute passion abolie (Vita Sackville-West)

note: 5Délicieusement "british", un brin provocateur FM - 26 février 2014écoutez

Devenue veuve, une Lady très âgée et très distinguée décide de faire enfin ce qu'elle veut de sa vie, et non plus ce qu'on attend d'elle... (et surtout pas ce que ses enfants souhaiteraient !).
Par une contemporaine de Virginia Woolf, un roman alerte, poétique, introspectif et vivant.

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