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Avis de lecteurs

Aussi riche que le roi (Abigail Assor)

note: 5Casablanca S.BASSET - 11 novembre 2022

Parfums d'orient, obsession de l'argent, puissance de l'écriture: avec son premier roman, Abigail Assor impressionne.

Blackwater 1 - La crue (Michael MCDOWELL)

note: 4Une ambiance (fantastique) efficace ! Maureen, MMC - 12 novembre 2022

Tirés à plus de 500.000 exemplaires, les 6 tomes sont LE succès éditorial de ces derniers mois !
Initialement publiés de janvier à juin 1983 par l'américain Michael McDowell, il a [...]

Parce que c'était le seul choix (Sophie Renouard)

note: 5Un choix dangereux. Clarisse - 8 novembre 2022

Olivia élève seule ses trois enfants, elle est gynécologue dans une clinique parisienne et tous les jours elle est confronté au proxénétisme qui les écœure elle et son amie d’enfance, [...]

Les romantiques (Cécile Coulon)

note: 5Romantique, érotique et rigolo... Clarisse - 8 novembre 2022

Une soixantaine de classiques revisités à la sauce poétique érotique de Cécile Coulon, de très courts textes drôles, touchants, romantiques et sensuels mis en scènes par de très belles illustrations [...]

Michel le mouton qui n'avait pas de chance (Sylvain Victor)

note: 5Michel le mouton intrépide Maureen, MMC - 12 novembre 2022

Imaginez une montagne et un troupeau de moutons dont l'un d'eux, Michel, est persuadé qu'il n'a pas de chance.
Au gré de ses déplacements, rencontres et aventures, Michel va justement tester [...]

Blackwater n° 1
La crue (Michael McDowell)

note: 4Une ambiance (fantastique) efficace ! Maureen, MMC - 12 novembre 2022

Tirés à plus de 500.000 exemplaires, les 6 tomes sont LE succès éditorial de ces derniers mois !
Initialement publiés de janvier à juin 1983 par l'américain Michael McDowell, il a [...]

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Critiques rédigées par FM

 

Oeuvre non trouvée

note: 5Enfance fracassée FM - 25 septembre 2022

Âgée d’une quarantaine d’années, Florence tombe dans une brocante sur une poupée qui lui rappelle son père. Elle l’achète, et va finalement racheter d’autres poupées qui évoqueront son enfance. Ainsi, elle va jouer des scènes, les photographier, et se confronter à son enfance saccagée par l’inceste commis par son père.
Ce livre atypique est bouleversant. Florence se met en scène, avec une poupée la représentant adulte dans sa démarche, face au poids des souvenirs, jusqu’aux séances chez le psy ; et en parallèle sont représentées des séquences de cette vie fracassée, de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. La distance introduite par l’utilisation de cet univers de maison de poupée permet de tout dire, tout montrer, et c’est poignant. Un livre à découvrir, très original dans son procédé, et terriblement émouvant.

Ada et Graff (Dany Héricourt)

note: 5Une belle histoire FM - 21 septembre 2022

Dans un village en zone rurale, Ada est une septuagénaire un peu marginale. Veuve d’un médecin, cette Anglaise est à la fois digne et secrète. Elle ne voulait pas d’enfant mais s’est attachée à sa petite fille arrivée sur le tard et qui est entrée dans une secte, à proximité, à la fin de l’adolescence. C’est une des blessures d’Ada.
En bordure de son terrain, sur une friche qui lui appartient, un cirque s’est installé ; il repart en laissant là Graff et sa jument, qui se sont blessés et attendent de récupérer. Cette présence devient très vite encombrante aux yeux du village : un gitan seul, qui pêche sans autorisation, et semble avoir d’étranges affinités avec l’Anglaise… Mais elle est seule à savoir qu’elle l’a déjà vu, troublant funambule, il y a de nombreuses années, et que son corps musclé ne l’avait pas laissée indifférente…
A petits pas, dans une grande délicatesse, une relation amoureuse et charnelle va lier Ada et Graff. Remontent en chacun d’eux beaucoup de souvenirs de leurs vies heurtées, émaillées de nombreuses souffrances. C’est à ce moment que Becca, la fille d’Ada, va réussir elle aussi à entamer un autre chemin de vie. Un roman intimiste, touchant, délicat, sensible, qui donne le sourire et de l’espoir.

Ada et Graff (Dany Héricourt)

note: 5Une belle histoire FM - 21 septembre 2022

Dans un village en zone rurale, Ada est une septuagénaire un peu marginale. Veuve d’un médecin, cette Anglaise est à la fois digne et secrète. Elle ne voulait pas d’enfant mais s’est attachée à sa petite fille arrivée sur le tard et qui est entrée dans une secte, à proximité, à la fin de l’adolescence. C’est une des blessures d’Ada.
En bordure de son terrain, sur une friche qui lui appartient, un cirque s’est installé ; il repart en laissant là Graff et sa jument, qui se sont blessés et attendent de récupérer. Cette présence devient très vite encombrante aux yeux du village : un gitan seul, qui pêche sans autorisation, et semble avoir d’étranges affinités avec l’Anglaise… Mais elle est seule à savoir qu’elle l’a déjà vu, troublant funambule, il y a de nombreuses années, et que son corps musclé ne l’avait pas laissée indifférente…
A petits pas, dans une grande délicatesse, une relation amoureuse et charnelle va lier Ada et Graff. Remontent en chacun d’eux beaucoup de souvenirs de leurs vies heurtées, émaillées de nombreuses souffrances. C’est à ce moment que Becca, la fille d’Ada, va réussir elle aussi à entamer un autre chemin de vie. Un roman intimiste, touchant, délicat, sensible, qui donne le sourire et de l’espoir.

La poupée qui fait oui (Agnès de Clairville)

note: 5Non consenti FM - 21 septembre 2022

Fin des années 1980, avant le téléphone portable et les réseaux sociaux.
Arielle, 16 ans et demi, entre dans une école d’ingénieur avec prépa intégrée. En ce jour de rentrée, le ton est donné dès les premières pages du livre : nous sommes en plein bizutage violemment sexualisé et sexiste. Arielle veut se fondre dans le moule, et souhaite avant tout acquérir une expérience qui, pense-t-elle, sera déterminante : elle veut perdre sa virginité. Amoureuse du Don Juan de l’école, elle découvre que les relations sexuelles peuvent être douloureuses et éloigner au lieu de rapprocher. Pourtant, elle s’accroche, prête à tout accepter pour être avec son cher Eric. C’est « la poupée qui fait oui » : elle ne veut pas mais elle accepte, elle subit sans réagir.
En parallèle, nous voyons Arielle par le regard d’autres personnages, et en particulier celui de sa mère. Elle s’inquiète pour sa fille, nous comprenons qu’elle aussi dans sa jeunesse a vécu une relation douloureuse. Se peut-il qu’une génération plus tard, sa fille soit elle aussi sous emprise, bafouée dans son corps et sa dignité ? Vient un moment où Arielle, dans une autre relation plus bienveillante, comprend que l’amour et la sexualité peuvent être autres ; mais c’est bien plus tard qu’elle pourra désigner comme viols des actes imposés par Eric.
Nourri d’une histoire vraie, ce roman à l’écriture directe aborde avec brio la question du consentement.

Oeuvre non trouvée

note: 5Non consenti FM - 21 septembre 2022

Fin des années 1980, avant le téléphone portable et les réseaux sociaux.
Arielle, 16 ans et demi, entre dans une école d’ingénieur avec prépa intégrée. En ce jour de rentrée, le ton est donné dès les premières pages du livre : nous sommes en plein bizutage violemment sexualisé et sexiste. Arielle veut se fondre dans le moule, et souhaite avant tout acquérir une expérience qui, pense-t-elle, sera déterminante : elle veut perdre sa virginité. Amoureuse du Don Juan de l’école, elle découvre que les relations sexuelles peuvent être douloureuses et éloigner au lieu de rapprocher. Pourtant, elle s’accroche, prête à tout accepter pour être avec son cher Eric. C’est « la poupée qui fait oui » : elle ne veut pas mais elle accepte, elle subit sans réagir.
En parallèle, nous voyons Arielle par le regard d’autres personnages, et en particulier celui de sa mère. Elle s’inquiète pour sa fille, nous comprenons qu’elle aussi dans sa jeunesse a vécu une relation douloureuse. Se peut-il qu’une génération plus tard, sa fille soit elle aussi sous emprise, bafouée dans son corps et sa dignité ? Vient un moment où Arielle, dans une autre relation plus bienveillante, comprend que l’amour et la sexualité peuvent être autres ; mais c’est bien plus tard qu’elle pourra désigner comme viols des actes imposés par Eric.
Nourri d’une histoire vraie, ce roman à l’écriture directe aborde avec brio la question du consentement.

L'île haute (Valentine Goby)

note: 5Que la montagne est belle FM - 21 septembre 2022

1942. Vadim est un petit Parisien juif et, pour soigner son asthme et l’éloigner du danger, sa famille le confie à des montagnards de Vallorcine, dans les Alpes. Pour cet enfant qui n’a jamais quitté Paris, l’arrivée dans cette vallée reculée est un choc absolu : émotionnel, sensoriel, esthétique. Il va regarder, observer, absorber, chaque détail des montagnes, de leur lumière, leur couleur changeante, leur relief, leur végétation et leurs habitants.
Mais Vadim, renommé Vincent dès lors qu’il descend du train, est aussi un garçon d’une dizaine d’années avec sa vie d’écolier, ses jeux, et il découvre la vie des enfants à la montagne, au plus près de la nature et avec beaucoup de travail.
Pendant ces quelques mois, Vincent va découvrir également l’émoi amoureux, le secret, la vie d’une communauté. Mais la guerre continue, et l’occupant italien va laisser place en 1943 à l’occupant allemand, plus dangereux.
Toute l’histoire est vécue du point de vue de ce jeune garçon, dont la vie et l’état de santé seront transformés par ce séjour à la montagne. Un roman sensible, émouvant, d’une immense poésie, qui décrit très bien la vie rurale de l’époque de la guerre, et évoque aussi avec une grande finesse les angoisses et les forces de l’enfance.

L'île haute (Valentine Goby)

note: 5Que la montagne est belle FM - 21 septembre 2022

1942. Vadim est un petit Parisien juif et, pour soigner son asthme et l’éloigner du danger, sa famille le confie, à des montagnards de Vallorcine, dans les Alpes. Pour cet enfant qui n’a jamais quitté Paris, l’arrivée dans cette vallée reculée est un choc absolu : émotionnel, sensoriel, esthétique. Il va regarder, observer, absorber, chaque détail des montagnes, de leur lumière, leur couleur changeante, leur relief, leur végétation et leurs habitants.
Mais Vadim, renommé Vincent dès lors qu’il descend du train, est aussi un garçon d’une dizaine d’années avec sa vie d’écolier, ses jeux, et il découvre la vie des enfants à la montagne, au plus près de la nature et avec beaucoup de travail.
Pendant ces quelques mois, Vincent va découvrir également l’émoi amoureux, le secret, la vie d’une communauté. Mais la guerre continue, et l’occupant italien va laisser place en 1943 à l’occupant allemand, plus dangereux.
Toute l’histoire est vécue du point de vue de ce jeune garçon, dont la vie et l’état de santé seront transformés par ce séjour à la montagne. Un roman sensible, émouvant, d’une immense poésie, qui décrit très bien la vie rurale de l’époque de la guerre, et évoque aussi avec une grande finesse les angoisses et les forces de l’enfance.

Bientôt minuit (Marie Pavlenko)

note: 4L'enfer en EHPAD FM - 30 décembre 2021

Un couple d'amants s'était promis de s'accompagner dans la vieillesse. La dépendance arrive plus tôt que prévu pour l'un des deux, qui se voit plus ou moins contraint par sa fille d'entrer en EHPAD ; son amante, encore autonome, finit par l'y rejoindre de sa propre initiative. Cependant, ce n'est pas exactement la lune de miel qui les attend, mais l'accablement et la maltraitance.
Un excellent roman qui met en lumière la souffrance du grand âge humilié. On n'en sort pas indemne.

Le roman de Jim (Pierric Bailly)

note: 5Amour parental FM - 30 décembre 2021

Un jeune homme, Aymeric, retrouve par hasard Florence, une ancienne collègue plus âgée. L’un et l’autre se débrouillent dans une vie parfois cahotique, travaillent, suivent leur voie. Florence est enceinte mais seule. Une attirance naît, qui devient relation amoureuse. Aymeric est là, auprès de Florence, pour la fin de la grossesse, la naissance du bébé, ses premières années… et prend tout naturellement la place du père. Des liens d’une grande force se tissent entre le petit Jim et lui, cet amour de l’enfant qui donne sa confiance et de l’adulte attendri qui souhaite rendre l’enfant heureux. Mais que se passera-t-il si le père biologique refait surface ?
Ce roman aborde avec subtilité ce sujet à la fois éternel et très actuel de l’amour qui peut unir un enfant et son parent, quel que soit le statut de celui-ci. Une belle écriture contemporaine.

Le Dernier enfant (Philippe BESSON)

note: 5Le nid vide FM - 14 août 2021

Le temps a filé, et voici venu le jour où le plus jeune des enfants quitte le nid familial pour prendre son envol. Le temps d'une journée, celle du déménagement, une mère affronte cette douleur intime qu'elle sait pourtant nécessaire. Un roman délicat.

Une maison sur l'eau (Emuna Elon)

note: 5Splendide roman historique et contemporain FM - 12 août 2021

Yoel est un écrivain israélien réputé. Pour la promotion de son dernier titre, son agent insiste : il faudrait vraiment qu’il aille à Amsterdam ! Mais Yoel se sent tenu par la promesse faite à sa mère, décédée il y a peu : ne jamais retourner en Hollande, leur pays natal quitté in extremis pendant la Shoah, qui a emporté leur mari et père. Yoel finit par céder. A Amsterdam, une visite au musée juif le met face à un film d’images d’archives dans lequel il reconnaît sa mère, son père, sa grande sœur et.... un bébé qui n’est pas lui. De retour en Israël, il arrache à sa sœur le récit familial ; cela le décide à repartir en Hollande, à s’installer dans un petit hôtel pour partir à la rencontre de son histoire et écrire le roman le plus important de sa vie…
Il s’agit d’un roman historique sur la persécution des Juifs aux Pays-Bas, mais aussi du cheminement personnel, d’une introspection, d’un homme déjà âgé qui, au fil des rencontres qu’il fait à Amsterdam, relit sa vie et se découvre un nouvel élan. Le dévoilement de sa petite enfance traumatisée va lui permettre de sortir de son isolement psychologique et de créer d’autres relations avec ses proches.
Enfin, c’est aussi un livre sur la belle Amsterdam, son charme fou incomparable, ses zones d’ombre.
Un roman passionnant, profond, sensible, bouleversant, délicat et pudique, et même drôle par moments.

Déjà, l'air fraîchit (Florian Ferrier)

note: 4Bibliothèques spoliées FM - 30 janvier 2021

Ce (gros) roman français nous emporte dans la Seconde Guerre Mondiale, avec le personnage d’Erika, jeune femme passionnée de livres qui va devenir un rouage essentiel du rapt organisé et pharaonique des bibliothèques privées et publiques en France, ailleurs en Europe, puis sur le front de l’Est. Bien qu’il souffre – à mon avis – de quelques longueurs, ce livre mérite d’être lu non seulement pour sa tension romanesque, l’atmosphère très particulière qui est distillée, mais aussi pour l’originalité de son sujet (la spoliation des bibliothèques est rarement abordée dans la littérature) et de son approche, le point de vue étant celui des Allemands, à l’intérieur du système nazi, dont on suit ainsi les victoires, les défaites et les horreurs.

Beate et Serge Klarsfeld (Pascal Bresson)

note: 5Admirable FM - 28 novembre 2020

Qui n’a pas un jour entendu parler du combat de la famille Klarsfeld ? Avec ce roman graphique adapté des mémoires de Beate et Serge Klarsfeld, nous suivons le chemin de ce couple hors normes. Enfant juif, Serge vit une grande partie de la seconde guerre mondiale dans la clandestinité, aux côtés de sa sœur et de sa mère. Le père, déporté, ne reviendra pas. Après-guerre, Serge le rescapé et Beate, jeune fille allemande au pair en France, tombent amoureux. Beate découvre avec stupéfaction les horreurs perpétrées par les nazis ; de ce jour, aucun obstacle – prison, attentat, enlèvement - ne l’arrêtera dans son combat contre les anciens nazis, que ce soit en Allemagne (elle a giflé en public le chancelier Kiesinger !) ou en Amérique du Sud. De son côté, Serge, sur le tard, devient avocat pour assurer lui-même la défense des victimes du nazisme. De ce livre très émouvant et instructif, qui mêle habilement les souvenirs de guerre et les décennies qui suivront, on ne ressort pas indemne, mais assurément impressionné-e par la force de cette famille. Le courage et la détermination de Beate, en particulier, sont saisissants.

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