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Avis de lecteurs

Et le désert disparaîtra (Marie Pavlenko)

note: 5Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko Christine - 14 octobre 2020

Un livre à ne pas rater, qu'on soit ado ou pas ! C'est un roman plein de sensibilité sur les relations et les interactions entre l'Homme et la nature, mais [...]

Fingus Malister n° 1
Feux follets, mandragore et cadavre frais (Ariel Holzl)

note: 4Les recettes farfelues d'un apprenti magicien Maureen, MMC - 5 novembre 2020

Fingus 12 ans est un orphelin pas comme les autres. Son grand rêve est de devenir le grand seigneur maléfique de la ville. Il doit pour cela intégrer l’académie de [...]

Brigitte devient féministe (Brigitte Laloupe)

note: 4Etre une femme ! Anne-Sophie, MMC - 13 novembre 2020

Qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui, et comment le vivait-on hier ? Avec un dessin, simple, expressif, l’auteur nous fait ressentir ses questionnements, différents moments qui ont construit son identité féminine. Des [...]

Assez de bleu dans le ciel (Maggie O'Farrell)

note: 5Un roman polyphonique émouvant Maureen, MMC - 6 novembre 2020

Tout commence dans le Donegal en Irlande. Daniel et sa famille quittent la maison au milieu de nulle part car il doit prendre un avion, direction New York. Son père [...]

Je suis ton ombre (Morgane Caussarieu)

note: 4Fantastique et ambiance dérangeante Maureen, MMC - 25 novembre 2020

Poil-de-Carotte est un jeune adolescent souffre-douleur. Clin d’œil à l’œuvre emblématique de Jules Renard : enfant délaissé, grandissant dans la solitude, proche des animaux et surtout… victime qui se transforme [...]

Le syndrome de l'hippocampe (Zoé Brisby)

note: 3Sourire garanti Anne-Sophie, MMC - 3 novembre 2020

Brune, jeune trentenaire veut devenir mère. Accompagnée de Justine, sa meilleure amie, elle décide sur un coup de tête de rejoindre une clinique danoise. Là-bas, elle peut choisir un donneur [...]

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Critiques rédigées par Maureen, MMC

 

Bordeterre (Julia Thévenot)

note: 5Monde parallèle et chant révolutionnaire Maureen, MMC - 25 novembre 2020

Inès 12 ans et son frère Tristan de 16 ans sont en vacances. Alors qu'ils se promènent au bord d'une falaise, ils voient leur chien passer à travers une brèche ; et bientôt, il suivent le même chemin.
Ils atterrissent à Bordeterre où la magie est puissante mais bridée par l'aristocratie dirigeante. Le pouvoir se révèle à travers les mots, lorsqu'on se met à chanter. Seules quelques ritournelles sont autorisées, pour le travail principalement ("Meunier, tu dors" pour faire tourner le moulin plus efficacement), mais c'est une magie que les puissants de ce monde veulent contrôler.
Un débordement (une révolution) a eu lieu quelques années auparavant mais a eu des conséquences terribles pour toute la population... Heureusement, la jeunesse de Bordeterre compte bien regagner sa liberté et pour cela, rien de tel que quelques chants révolutionnaires bien placés !
Le frère et la sœur sont rapidement séparés à leur arrivée dans ce monde parallèle : Inès est recueillie par l'aristocratie, Tristan rejoint les rangs du peuple. Deux points de vue qui s'affrontent.
Derrière un schéma assez classique, Julia Thévenot fait preuve d'une grande sensibilité musicale et offre de très belles émotions !

Je suis ton ombre (Morgane Caussarieu)

note: 4Fantastique et ambiance dérangeante Maureen, MMC - 25 novembre 2020

Poil-de-Carotte est un jeune adolescent souffre-douleur. Clin d’œil à l’œuvre emblématique de Jules Renard : enfant délaissé, grandissant dans la solitude, proche des animaux et surtout… victime qui se transforme petit à petit en bourreau sadique grâce à quelques prédispositions assez inquiétantes.
Le Poil-de-Carotte de Morgane Caussarieu vit seul avec un père handicapé dans une vieille baraque délabrée. L’enfant a connu un drame – où est le reste de la famille ? que sont-ils devenus ? – et se raccroche encore un peu à la normalité mais, à cause de son environnement et surtout à cause de la lecture d’un ancien journal intime découvert dans la ferme hantée d’à côté, va franchir la ligne et définitivement passer de l’autre côté. C’est un anti-héros, un personnage détestable auquel on tente d’abord de trouver des excuses mais qui, par ses propos et gestes, devient « irrécupérable ».
Pendant une très grande partie du livre, je me suis demandée si notre jeune héros n’était pas un sociopathe en puissance qui imaginait le tout pour justifier ses actes… et c’est clairement une explication qui m’aurait séduite. Mais non, le surnaturel est là et bien admis sous la plume de Morgane Caussarieu. Et finalement, les origines et l’utilisation qu’elle offre à certains mythes « fantastiques » m’ont convaincue.
Un titre pour l’automne, l’atmosphère creepy/malsaine s’y prête particulièrement bien. Mais attention, âmes sensibles s’abstenir, absolument rien ne nous est épargné !

Assez de bleu dans le ciel (Maggie O'Farrell)

note: 5Un roman polyphonique émouvant Maureen, MMC - 6 novembre 2020

Tout commence dans le Donegal en Irlande. Daniel et sa famille quittent la maison au milieu de nulle part car il doit prendre un avion, direction New York. Son père fête son anniversaire, c’est l’occasion ou jamais de le revoir après tant d’années de séparation et de rancœur.
Qui est cet homme ? Qui est sa femme, Claudette ? C’est ce que va nous raconter Maggie O’Farrell, avec force détails, beaucoup d’humanité et beaucoup d’authenticité. C’est une plongée pleine d’émotions dans la vie chahutée de ces deux êtres fragilisés. C’est l’illustration que les choix et les rencontres que l’on fait, les décisions que l’on prend, influent sur le reste de notre vie.
A travers une narration non-linéaire, nous découvrons le passé de ces deux amoureux autour desquels tous les autres personnages secondaires gravitent. L’autrice ne suit pas une ligne chronologique toute droite, elle joue avec le temps et donne la parole à de nombreux personnages.
Maggie O’Farrell possède un talent certain pour raconter l’humain, pour construire des personnages complexes et les doter de sentiments et émotions très palpables. Le voyage n’est pas seulement entre l’Irlande, les États-Unis, la Finlande ou la France mais aussi et surtout dans l’âme humaine. Quelle belle réussite !

Fingus Malister n° 1
Feux follets, mandragore et cadavre frais (Ariel Holzl)

note: 4Les recettes farfelues d'un apprenti magicien Maureen, MMC - 5 novembre 2020

Fingus 12 ans est un orphelin pas comme les autres. Son grand rêve est de devenir le grand seigneur maléfique de la ville. Il doit pour cela intégrer l’académie de magie et devenir un nécromancien très puissant. Le concours d’entrée est proche, Fingus veut éblouir les jurés en leur présentant un sort bien particulier qui ne fonctionnera que si le garçon réunit les ingrédients de la recette. Sève de mandragore, or des fous, bocal à élixir et cadavre frais… difficile de les trouver quand on est un enfant inventif mais pas très débrouillard. Heureusement, notre héros est accompagné de la brillante petite Polly, jeune sorcière de 12 ans qui incarne la voix de la raison. Les deux amis affrontent les dangers et repoussent ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues mais rien n’est simple car Polly doit composer avec le caractère exécrable de Fingus ! Si l’on passe outre le tempérament antipathique du jeune garçon, on retrouve avec plaisir un peu de Ron Weasley et Hermione Granger dans la jeune sorcière, finalement la véritable héroïne de l’histoire.
Alors, Fingus réalisera-t-il son rêve ?
L’aventure est rythmée, les scènes imagées, les dialogues ne manquent pas de peps et l’ensemble est plein d’humour.

Et le désert disparaîtra (Marie Pavlenko)

note: 5Conte écologique Maureen, MMC - 6 octobre 2020

Dans ce futur qui pourrait être le nôtre, l’eau a disparu et avec elle, la faune et la flore. La Terre est recouverte de déserts brûlants dans lesquels subsistent quelques rares oasis et les derniers arbres centenaires que les hommes abattent et vont revendre pour pouvoir s’acheter des matières premières : eau gélifiée, bouteilles d’oxygène et nourriture. L’ancêtre de la tribu ne cesse de clamer (mais n’arrive pas à se faire entendre des nouvelles générations) que coupés, les arbres comblent des besoins immédiats (en procurant de l’argent) mais que, protégés et multipliés, sur le long terme, ils produisent tout ce qui est nécessaire à la survie des êtres humains… et de la planète entière ! C’est évidemment un discours très écologique que nous propose ici Marie Pavlenko et un discours qui raisonne plus que jamais avec notre actualité et nos problématiques quotidiennes. C’est un court titre (une petite graine plantée) qui s’adresse aux lecteurs adolescents, cette nouvelle génération qui, comme l’héroïne du roman, ouvrira peut-être les yeux sur l’évidence, verra peut-être plus loin que l’enrichissement immédiat et permettra, on l’espère, de changer sa façon de vivre pour sauvegarder la planète.

Embardée (Christophe Léon)

note: 5Un texte court mais fort Maureen, MMC - 3 juillet 2020

Dans une société qui pourrait être la nôtre, la peur et l’intolérance ont pris le dessus. La sexualité est devenue l’affaire de tous et ceux qui n’entrent pas dans les cases sont parqués dans des ghettos hors de la ville, devant porter un losange rose pour se signaler. On découvre ce monde à travers les yeux de la jeune Gabrielle, adolescente de 13 ans qui, seule dans l’appartement, inquiète et s’imaginant le pire, attend le retour de ses deux pères. L’auteur découpe son texte en chapitres, tantôt décrivant le présent, tantôt les souvenirs de l’adolescente. On découvre alors dans ceux-ci la montée progressive de l’homophobie, de l’ostracisme… et du totalitarisme. Invisible ou seulement à travers des actes isolés au départ, personne n’y croit ; et puis enfin, on se réveille un matin et il est trop tard. C’est un court texte (moins de 100 pages) qui dit beaucoup. "Embardée" révolte, dénonce et questionne sur des sujets plus que jamais d’actualité. A lire !

Une fille facile (Louise O'Neill)

note: 5"Asking for it" (le titre original) ? Maureen, MMC - 20 juin 2020

Emma est la star du lycée et de la petite communauté irlandaise où elle vit. C’est une jeune femme bien dans sa peau, libre de ses choix. Elle est belle, elle le sait et elle en profite. Mais tout dérape lors d’une fête alors qu’elle accepte d’avaler quelques pilules, pour ne pas perdre la face sous la pression des regards. Trou noir. Quelques jours plus tard, alors qu’elle ne se souvient toujours de rien, elle tombe sur des photos de cette soirée, partagées sur les réseaux sociaux. Elle voit un corps de poupée, nue, mise en scène et utilisée par plusieurs garçons. Elle ne se reconnait pas. Emma devient alors la bête noire de la communauté, celle qui dérange par son comportement passé, celle qui ose parler de viol. Tout le monde lui tourne le dos parce que, finalement, à utiliser son corps en toute liberté, ne l’aurait-elle pas « bien cherché » (le titre original est d’ailleurs très parlant : « Asking for it »). Un titre dur et poignant qui revient sur la question du consentement et l’usage de son corps (surtout quand on est une jeune femme), à l’heure où les réseaux sociaux régissent nos vies. Âmes sensibles, s’abstenir.

Des fleurs pour Algernon (Daniel Keyes)

note: 5Quand science-fiction rime avec très fortes émotions Maureen, MMC - 13 juin 2020

Des scientifiques parviennent à décupler l’intelligence de la petite souris Algernon. Il est temps de faire l’expérience sur un cobaye humain ; c’est Charlie, un adulte atteint d’un retard mental, qui est choisi. C’est à travers son journal intime que le lecteur suit les effets de l’opération. Les pensées de Charlie s’enrichissent en même temps que son vocabulaire et son expression écrite. Mais avec l’augmentation de son intelligence viennent aussi les terribles prises de conscience. Les souvenirs des moqueries d’hier s’agrémentent maintenant de souffrances. Et si son QI continue de s’élever, il n’en comprend pas mieux les règles qui régissent les interactions humaines. Devenu un véritable surdoué, Charlie n’a peut-être pas gagné le bonheur pour autant… Pire ! Après des mois dans cette nouvelle vie, il apprend que les effets de l’opération s’effacent petit à petit pour Algernon…
Un livre poignant et terriblement humain ; Des Fleurs pour Algernon sait convaincre, même les plus réfractaires à la science-fiction !

Une éducation (Tara Westover)

note: 5Un portrait inspirant et riche en émotions ! Maureen, MMC - 13 juin 2020

Plus jeune enfant d'une fratrie de sept, Tara grandit dans une communauté mormone dans les montagnes de l’Idaho. Le père, survivaliste de plus en plus paranoïaque, fait tout pour que sa famille reste cachée. Aucune déclaration à l'état civil, interdiction d'aller à l'hôpital et évidemment, les enfants ne se sont jamais assis sur les bancs de l'école publique.
Tara pourrait suivre les traces de ses frères et sœurs et adhérer pleinement aux convictions de ses parents mais à l’adolescence, alors qu’elle ouvre les yeux sur le monde qui l’entoure, elle comprend qu’il y a plus et que le modèle offert par sa famille n’est peut-être pas le bon. Mais renier une quinzaine d’années d’enrôlement et renoncer à la sécurité et à l’amour du seul foyer jamais connu n’est pas chose facile. C’est grâce à sa détermination et à son courage que Tara, seule, trouve le chemin de l’école et s’éduque. C’est aussi seule et sans aucun soutien qu’elle s’extrait de cet environnement et commence une nouvelle vie. Mais ce n’est pas sans doutes ni sans souffrances. Le portrait inspirant et riche en émotions d’une jeune femme qui prend sa vie en main, envers et contre tout.

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