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Avis de lecteurs

Orphelins 88 (Sarah Cohen-Scali)

note: 4Après-guerre et reconstruction Victoria, MMC - 2 août 2019écoutez

« Orphelins 88 » peut être considéré comme la continuité de « Max », un autre roman de Sarah Cohen-Scali. Tous deux abordent une facette méconnue de la Seconde Guerre [...]

Le bal des folles (Victoria Mas)

note: 5Pas si folles que cela FM - 12 octobre 2019écoutez

Paris, 1885.
Depuis le XVIIè siècle, La Salpêtrière est tristement célèbre à Paris, lieu de relégation de toutes les filles et femmes dont on ne veut pas. Mais le Paris [...]

Robe de marié (Pierre Lemaitre)

note: 5haletant Louis-claude - 12 novembre 2019écoutez

D'ordinaire je me méfie des pollars car trop souvent c'est un peu toujours les mêmes histoires, mais là... Je me suis laissé happer par cette histoire rythmée où se mêle [...]

Les Racines de la colère (VINCENT JAROUSSEAU)

note: 5Récit-photo sociologique FM - 12 octobre 2019écoutez

« Deux ans d’enquête dans une France qui n’est pas en marche » : le sous-titre est éloquent et annonce la couleur, sans préciser cependant le lieu de l’action. L’auteur [...]

Murène (Valentine Goby)

note: 5Revivre avec un handicap FM - 12 octobre 2019écoutez

Valentine Goby nous a habitués à des romans bien écrits et très forts, nourris d’histoires vraies sur des thèmes peu traités dans la littérature, mettant souvent en valeur un personnage [...]

La sirène & la licorne (Erin Mosta)

note: 4Romance très mignonne Victoria, MMC - 4 juillet 2019écoutez

Parfait roman feel-good, "La Sirène et la licorne" sent bon l’été et la douceur !

Lili, passionnée par les effets spéciaux de cinéma et le maquillage, a un look original [...]

Critique

 

Mémoire de fille (Annie Ernaux)

note: 5La honte d'une jeune femme FM - 10 septembre 2016écoutez

Née en 1940, Annie Ernaux a été révélée au grand public avec La place, en 1984. Elle a beaucoup évoqué dans son œuvre les difficultés de la condition féminine pour sa génération, mais aussi ses origines sociales modestes, et l’expérience de la honte vécue dans des situations où, du fait de sa propre ascension intellectuelle et sociale, elle prenait conscience des différences de classes et du regard qui pouvait être posé sur ses parents et elle (vocabulaire, accent, style vestimentaire, etc.).
Bien qu’elle ait largement exploré son histoire dans ses livres, Annie Ernaux n’arrivait pas à « traiter » un moment grave et essentiel de son existence : l’été de ses 18 ans, l’été 1958. Mais si le moment était venu d’écrire son dernier livre ? Elle décide donc, coûte que coûte, d’affronter ces événements vieux de 60 ans mais toujours très douloureux pour elle : accablants, insupportables. Elle raconte dans ce livre cet été lors duquel, monitrice dans une colonie de vacances, elle perd sa virginité - première expérience sexuelle qui restera pour elle « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte. »
Ce retour sur le passé en fait un livre particulièrement poignant, restituant une expérience de ce que pouvaient être les relations entre jeunes gens dix ans avant mai 68, et les conséquences désastreuses possibles.