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Avis de lecteurs

Je suis fille de rage (Jean-Laurent Del Socorro)

note: 5Roman historique passionnant Michèle - 27 juin 2020

Durant la guerre de Sécession, plusieurs protagonistes racontent ce qu'ils vivent, avec différents points de vue : les Confédérés contre l'Union et les esclaves. Abraham Lincoln se bat contre ses [...]

Les sales gosses (Charlye Ménétrier McGrath)

note: 4Drôle et émouvant Victoria, MMC - 22 juillet 2020

Vous voulez du feelgood ? Ne cherchez plus !

Quand les enfants de Jeanne, vaillante octogénaire, la place en maison de retraite contre son gré, ils ne sont pas au bout [...]

État de nature (Jean-Baptiste de Froment)

note: 5Une lecture rapide, grinçante et savoureuse. Marie - 11 mai 2020

Fable politique, roman politique d’anticipation…. Plusieurs possibilités s’offrent à nous pour présenter ce court roman écrit par un ancien conseiller d’un président de la République, plus d’un an avant les [...]

La mère morte (Blandine de Caunes)

note: 5Vivre la mort FM - 10 juin 2020

Blandine de Caunes est l’une des filles de l’icône féministe Benoîte Groult. Quand cette mère, célèbre pour son intelligence vive et érudite, son indépendance farouche, sa liberté de penser, de [...]

Par le feu (Will Hill)

note: 5Histoire d'une reconstruction... Victoria, MMC - 21 avril 2020

"Par le feu" est un véritable livre coup de poing dans lequel Moonbeam, une jeune fille de 17 ans, va nous raconter sa vie passée dans une secte après qu'un [...]

Moon Brothers (Sarah Crossan)

note: 4Sortez les mouchoirs Victoria, MMC - 22 juillet 2020

Sarah Crossan nous a habitué à raconter la vie, la vraie, souvent dans ce qu’elle a de plus tragique et continue sur sa lancée avec "Moon Brothers".

Joe Moon, 17 [...]

Critique

 

Mémoire de fille (Annie Ernaux)

note: 5La honte d'une jeune femme FM - 10 septembre 2016

Née en 1940, Annie Ernaux a été révélée au grand public avec La place, en 1984. Elle a beaucoup évoqué dans son œuvre les difficultés de la condition féminine pour sa génération, mais aussi ses origines sociales modestes, et l’expérience de la honte vécue dans des situations où, du fait de sa propre ascension intellectuelle et sociale, elle prenait conscience des différences de classes et du regard qui pouvait être posé sur ses parents et elle (vocabulaire, accent, style vestimentaire, etc.).
Bien qu’elle ait largement exploré son histoire dans ses livres, Annie Ernaux n’arrivait pas à « traiter » un moment grave et essentiel de son existence : l’été de ses 18 ans, l’été 1958. Mais si le moment était venu d’écrire son dernier livre ? Elle décide donc, coûte que coûte, d’affronter ces événements vieux de 60 ans mais toujours très douloureux pour elle : accablants, insupportables. Elle raconte dans ce livre cet été lors duquel, monitrice dans une colonie de vacances, elle perd sa virginité - première expérience sexuelle qui restera pour elle « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte. »
Ce retour sur le passé en fait un livre particulièrement poignant, restituant une expérience de ce que pouvaient être les relations entre jeunes gens dix ans avant mai 68, et les conséquences désastreuses possibles.