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Avis de lecteurs

Le fil rompu (Céline Spierer)

note: 5De 1912 à 2016, de l'empire russe à New York Marie, MMC - 11 mai 2022

Malgré les liens qui l’unissent à sa mère et à ses sœurs, Ethan, jeune adolescent, a plutôt la vie triste depuis le départ de son père. C’est sans doute cette [...]

Le droit du sol (Étienne Davodeau)

note: 5Vertige de la mort Jérôme, LLMC - 8 mars 2022

Cette bande dessinée est à la fois un voyage dans le temps, des premiers dessins humains rupestres à l’histoire récente du livre et de son évolution numérique, mais aussi une [...]

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers (Benjamin Alire Sáenz)

note: 5Une belle histoire Marie, MMC - 11 mai 2022

Aristote et Dante ont en commun de porter un prénom peu fréquent bien que connu de tous. Pour le reste, l'un est bavard autant que l'autre est silencieux et beaucoup [...]

Lire est dangereux (pour les préjugés) (Dave Connis)

note: 5Vous avez dit dangereux ? pour qui ? Pourquoi ? Marie, MMC - 11 mai 2022

Le titre à lui seul mérite de connaître ce livre. Derrière une écriture assez simple, sous l'étiquette parfois réductrice de pageturner, ce roman conduit à un vrai questionnement sur la [...]

Les vieux fourneaux n° 6
L'oreille bouchée (Wilfrid Lupano)

note: 4Papy fait de la résistance en Guyane Jérôme, LLMC - 16 février 2022

Dans ce sixième tome des Vieux fourneaux, nos adorables papys de la conspiration ludico-anarchiste « Ni Yeux ni maîtres » Emile, Antoine et Pierrot se rendent en Guyane à la [...]

Madeleine, résistante n° 1
La rose dégoupillée (Eloïse de La Maison)

note: 5Une BD passionnante sur Madeleine Riffaud, résistante à 17 ans. Elsa - 24 février 2022

Madeleine a 93 ans en 2017 quand Jean-David Morvan l’appelle pour lui proposer de faire une bande dessinée sur elle : « une BD ?!! … mais c’est pour les [...]

Avis de lecteurs

 

L'homme qui plantait des arbres (Jean Giono)

note: 5Magnifique Joëlle, MMC - 25 mars 2021

Elzéard Bouffier, un berger veuf et sans enfant, vit dans une grande solitude en Provence dans un endroit reculé et désertique. Son amour de la nature le pousse à planter pendant 40 ans des arbres de toutes sortes. Ainsi née une forêt magnifique qui redonne vie à la région et aux villages abandonnés.
Avec ce grand classique de la littérature, Jean Giono nous conte une histoire d’une grande beauté, hymne à la nature, à la persévérance, avec des illustrations splendides.
A lire et à relire.

Le plus beau livre des couleurs (Tom Schamp)

note: 4Bel imagier Joëlle, MMC - 24 mars 2021

Otto, un drôle de petit personnage et son ami Léon le caméléon, nous proposent un voyage tout en couleur. Avec l’éléphant tout gris, la baleine bleue, les cerisiers roses, le dinosaure vert, on fait le tour de la planète.
Un magnifique imagier où toutes les couleurs sont représentées, et où on trouve une multitude d’animaux, d’objets, de monuments et quelques jeux de mots très drôles.

Rien dans la nuit que des fantômes (Chanelle Benz)

note: 4Séjour dans le Mississipi Joëlle, MMC - 23 mars 2021

Billie James, 34 ans hérite d’une vieille maison à Greendale au fin fond du Mississipi. Son père, poète noir de renom, homme pacifiste et engagé contre la ségrégation y est mort il y a trente ans. Accident d’après les habitants et le rapport de police, mais Billie qui était sur les lieux cette nuit-là, hantée par ce souvenir cherche la vérité. Dans ce sud profond, où tout homme noir risque sa vie sans aucun motif, Billie est décidée avec l’aide de son oncle à découvrir comment son père est mort.
Un vrai plaisir de lecture, des personnages attachants, des liens familiaux forts, un Mississipi moite, effrayant, raciste, des références littéraires à de nombreux auteurs voilà ce que vous trouverez en ouvrant ce livre.

Retour à Martha's Vineyard (Richard Russo)

note: 44 décennies d'un trio d'amis Joëlle, MMC - 16 mars 2021

Ils s’appellent Lincoln, Teddy et Mickey, ils se sont rencontrés pendant leurs études à Minerva, une riche université de la côte Est. C’était la fin des années 1960, début des années 1970, en plein mouvement hippie « peace and love », de la guerre du Vietnam, de la conscription et ce fameux tirage au sort qui désigne Mickey en numéro 9 pour la guerre juste après ses études. Ils se retrouvent sur l’île de Martha’s Vineyard dans la maison de vacances de Lincoln pour un dernier week-end avant que leurs chemins ne se séparent. A ce fameux trio d’inséparables, se joint Jacy, la fille dont ils sont secrètement amoureux tous les trois, « un pour tous, tous pour un » est leur devise. A la fin de ce week-end en 1971, c’est le drame, Jacy disparait. Quarante-six ans après, ils sont de retour tous les trois sur l’île, et les souvenirs affluent, les interrogations, les regrets, les jalousies. Qu’est-il arrivé à Jacy ? Et pourquoi.
Un bon moment de lecture qui nous fait traverser 4 décennies, nous parle d’amour, d’amitié, de secrets.

Retour à Martha's vineyard (Richard Russo)

note: 44 décennies d'un trio d'amis Joëlle, MMC - 16 mars 2021

Ils s’appellent Lincoln, Teddy et Mickey, ils se sont rencontrés pendant leurs études à Minerva, une riche université de la côte Est. C’était la fin des années 1960, début des années 1970, en plein mouvement hippie « peace and love », de la guerre du Vietnam, de la conscription et ce fameux tirage au sort qui désigne Mickey en numéro 9 pour la guerre juste après ses études. Ils se retrouvent sur l’île de Martha’s Vineyard dans la maison de vacances de Lincoln pour un dernier week-end avant que leurs chemins ne se séparent. A ce fameux trio d’inséparables, se joint Jacy, la fille dont ils sont secrètement amoureux tous les trois, « un pour tous, tous pour un » est leur devise. A la fin de ce week-end en 1971, c’est le drame, Jacy disparait. Quarante-six ans après, ils sont de retour tous les trois sur l’île, et les souvenirs affluent, les interrogations, les regrets, les jalousies. Qu’est-il arrivé à Jacy ? Et pourquoi.
Un bon moment de lecture qui nous fait traverser 4 décennies, nous parle d’amour, d’amitié, de secrets.

Minusculette
Le grand livre de Minusculette (Kimiko)

note: 5La vie de Minusculette Joëlle, MMC - 11 mars 2021

Minusculette, la petite fée, est vraiment minuscule, elle pèse 17 grammes et vit dans la forêt avec ses nombreux amis. Dans ce très beau livre, elle nous présente sa jolie maisonnette, on fait la connaissance de ses amis, on apprend à connaître son emploi du temps de la semaine, on fait de la magie et délice elle nous donne plein de succulentes recettes.
Un livre rempli de magie, de douceur avec bien-sûr de très belles illustrations.

L'arrivée des capybaras (Alfredo Soderguit)

note: 4Les capyquoi ? S.BASSET - 10 mars 2021

Les capybaras: une sorte de ragondin d'Amérique du Sud ! Super livre pour les enfants qui parle de la méfiance qu'on peut avoir pour les "étrangers" avec des dessins crayonnés très réussis !

La somme de nos folies (Shih-Li Kow)

note: 4Un beau moment en Malaisie S.BASSET - 10 mars 2021

C'est une belle chronique de vie qui se passe en Malaisie, un conte doux-amer d'une grande bienveillance et qui nous fait découvrir une société multiculturelle dont je ne soupçonnais pas l'existence !

Lady whisky (Joël Alessandra)

note: 4L’histoire vraie d’une femme passionnée de whisky. Agnès MMC - 10 mars 2021

Helen Frances Arthur a consacré une grande partie sa vie au whisky, rare femme acceptée dans cet univers très masculin. Lorsqu'elle décède en 2015, sa nièce et son mari, l'auteur de ce livre, découvrent qu'elle recherchait encore LE whisky idéal pour la marque qu'elle avait créée. Et voilà notre auteur parti sur les traces d'Helen Arthur à la recherche du whisky qu'elle n'avait pas trouvé. C'est donc un carnet de voyages à travers l’Écosse et les grandes distilleries qui fabriquent le single mat que nous livre Joël Alessandra avec ses aquarelles très évocatrices et dépaysantes. Il va rencontrer les distillateurs et comprendre les différents éléments qui donnent au pur malt écossais ces parfums et ces saveurs si particuliers. L'histoire et la technique de fabrication du whisky sont expliquées très simplement et clairement. Un bel hommage à cette femme et à cet alcool emblématique de l’Écosse.

Le goût d'Emma (Emmanuelle Maisonneuve)

note: 4Un roman graphique gastronomique Agnès MMC - 10 mars 2021

L’histoire d’Emmanuelle Maisonneuve qui, suite à une candidature spontanée, est embauchée au guide Michelin, véritable bible de la gastronomie française. Son parcours sera difficile, face au machisme de la profession. Elle est envoyée dans les hôtels et restaurants de France, où elle doit tout retenir de ses visites pour la parution du guide. Elle mange souvent trop, parfois mal, mais est toujours à la recherche d’aliments et de menus authentiques. Au fil des rencontres, suite à un voyage au Japon qui est pour elle un choc culinaire, elle finit par découvrir des pépites inconnues, qu’elle réussit à imposer au célèbre guide pourtant bien ancré dans ses traditions.
Un roman graphique très agréable à lire, qui explique le fonctionnement du guide Michelin mais qui relate surtout l’extraordinaire volonté et indépendance de son auteure. Le seul bémol c’est qu’elle nous donne envie d’aller au restaurant et que ce n’est pas possible !

Le dit du mistral (Olivier Mak-Bouchard)

note: 5Un véritable envoûtement. Un vrai coup de cœur Agnès MMC - 10 mars 2021

Ce qui m’a d’abord attirée dans ce livre c’est sa couverture très colorée, avec ce chat blanc, dont on apprend dans la lecture qu’il s’appelle le Hussard, qui passe devant ce fond orange, un incendie de forêt.
C’est une histoire qui se passe dans le Luberon, qui résonne de Giono et de Bosco, souvent cités en exergue des chapitres. C’est l’histoire d’un vieil homme qui après un violent orage débarque chez ses voisins, un jeune couple auquel il n’a quasiment jamais adressé la parole. Sous l’effet des fortes pluies une partie du mur de son jardin s’est écroulé et laisse apparaitre des poteries anciennes. Les deux hommes vont se lancer des fouilles clandestines qui laissent apparaitre des trésors et une source qui pourrait bien être miraculeuse. Mais cela va réveiller des mythes enfouis dans la mémoire collective et le héros va être confronté à des situations qui le dépassent et dont la réponse se trouve peut-être dans ces fouilles.
Un très beau roman, habité par le souffle du mistral, écrit d’une façon alerte, drôle et vivante. Un vrai coup de cœur, comme je n’en ai pas eu depuis longtemps.

La laitière de Bangalore (Shoba Narayan)

note: 4Un voyage en Inde Agnès MMC - 10 mars 2021

Après 20 ans passés au Etats–Unis la journaliste Shoba Narayan revient en Inde, à Bangalore, pour s’y installer avec son mari et ses deux filles qui ne connaissent quasiment pas l’Inde. Dans les rues très peuplées sur les routes très fréquentées, au milieu des hommes d’affaires, des mendiants, des véhicules multiples et variés… les vaches, animal sacré en Inde. Shoba Narayan se lie d’amitié avec la laitière qui vend du lait frais au pied de son immeuble et nous entraine dans un voyage à travers le pays pour découvrir des traditions qui ont la vie dure, des paysans qui s’adaptent tant bien que mal à l’évolution de la société et une famille un peu déboussolée par son retour au pays. Beaucoup de scènes drôles et émouvantes dans cette autobiographie qui se lit comme un roman.

Martin Eden (Jack London)

note: 5Un roman bouleversant Agnès MMC - 10 mars 2021

Publié sous forme de feuilleton dans un journal en 1908 et 1909 ce roman, qui semble très inspiré de la vie de l’auteur, raconte la vie d’un jeune homme issu de milieux très pauvres qui par amour pour une jeune fille de la bourgeoisie américaine, va se plonger dans la lecture et l’écriture. On le suit tout au long de cette véritable transformation : la découverte de la littérature, de l’écriture, sa relation avec cette jeune femme fascinée et effrayée par cette métamorphose. Mais il faut bien vivre et la littérature ne nourrit pas l’écrivain en herbe, Martin Eden exerce alors les métiers les plus difficiles et continue à écrire, jusqu’à l’épuisement. Il consacre ses maigres ressources à l’envoi de ses manuscrits aux journaux et maisons d’édition jusqu’au jour où… Mais je vous laisse découvrir ce roman, qui malgré quelques longueurs fait le portrait d’un homme très humain, habité par la rage de s’en sortir. Un roman bouleversant qui par bien des aspects est toujours d’actualité.

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

note: 4Un voyage au pays de la vieillesse Agnès MMC - 10 mars 2021

Pendant 4 ans, Laure Adler est allée à la rencontre de personnes d’un « certain âge », des vieux, des seniors, comme on les appelle poliment, connus ou inconnus qui peuplent notre société. Mais elle est aussi allée à la rencontre d’elle-même et sans doute un peu aussi de sa peur de vieillir, elle qui n’a pas pu fêter ses 70 ans avec ses amis au tout début du confinement.
Dans cet ouvrage fait de petits textes qui s’enchaînent dont la lecture devient vite addictive, elle analyse la place de la vieillesse dans notre société actuelle, la façon dont cette place a évolué et le traitement parfois indigne réservé à cette tranche de la population. Une lecture très agréable, sans être pourtant légère, qui nous aide à changer notre regard, et peut-être aussi notre vie.

La bibliothèque de Mount Char (Scott Hawkins)

note: 4Thriller fantastique fantaisiste haletant ! Clara, MMC - 6 mars 2021

J'ai terminé "La bibliothèque de Mount Char", qui m'a laissée... songeuse !
*Mes impressions* : attention aux âmes sensibles, une certaine violence, physique et psychologique, est largement présente dans ce roman. Une écriture parfois crue et très directe, accrochez-vous au canapé ! Mais l'auteur est tout de même parvenu à me tenir en haleine de bout en bout, avec une graduation dans l'intrigue extrêmement bien dosée et des personnages somme toute très justes dans leur construction. Hyper complexe à résumer, je vais simplifier au maximum en disant juste que l'intrigue tourne autour de Carolyn et quelques camarades, qui sont élevés par un père adoptif despotique ayant un pouvoir immense sur le monde actuel ; la Bibliothèque (avec un B majuscule, oui oui oui), est le lieu représentant ce pouvoir car source de la connaissance ultime, et donc objet d'envies et de convoitise ; une lutte acharnée aura lieu dans l'ombre, où complots et coups tordus seront de mise, avec de nombreux dommages collatéraux.
Au final, je crois avoir aimé cette lecture, j'ai d'ailleurs terminé assez vite. Mais... ça laisse un je ne sais quoi en bouche, quelque chose plein d'amertume et de... mélancolie peut-être.

Le projet Starpoint n° 2
Le réveil des Adjinns (Marie-Lorna Vaconsin)

note: 3Monde parallèle Clara, MMC - 6 mars 2021

J'avais bien aimé le premier tome de cette saga, où Pythagore découvre peu à peu l'existence d'un monde parallèle dont les règles physiques sont bouleversées. J'ai apprécié le rythme soutenu, la découverte d'un nouveau système et ses innombrables secrets avec les gardes fous comme gardiens cruels, la façon dont cet autre monde était lié au nôtre (un peu à la manière du "monde du dessous" dans Stranger things !). Ce tome 2 m'a un peu déçue : il m'a semblé plus long à mettre en place l'intrigue, peut-être parce que l'autrice profite de ce second volume pour nous donner des clés de compréhension ? Ou parce qu'une certaine histoire d'amour a pris un peu trop de place pour moi ? Le tome 3 saura-t-il rebondir et porter le tout jusqu'à l'apothéose ?

Drôle d'engin pour Valentin (Géraldine Elschner)

note: 4Bizarre, ce mouton Joëlle, MMC - 5 mars 2021

Valentin est un drôle de mouton. Dès qu’il pleut, il rétrécit, il devient tout petit et quand le soleil brille à nouveau le voilà redevenir grand, bizarre, bizarre. Son berger Léon est très inquiet. Alors il s’enferme dans son atelier pendant des jours et des jours pour inventer des machines, puis ça y est, il a trouvé, un parapluie géant pour protéger son mouton préféré.
Un album drôle basé sur les inventions de Léonard De Vinci.

Brigitte, la brebis qui n'avait peur de rien (Sylvain Victor)

note: 4Quelle gourmande Joëlle, MMC - 27 février 2021

Brigitte, la brebis est une gourmande, elle adore les framboises. Elle va de buissons en buissons à la recherche de ces délicieux petits fruits rouges sans se soucier du loup qui guette, alors que les autres brebis fuient affolées. Mais trop de framboises peut provoquer une indigestion, et si le loup se trouve là à ce moment, que se passe-t-il?
Des illustrations simples et une histoire drôle.

Oh happy day (Anne-Laure Bondoux)

note: 4Fait du bien au moral Victoria, MMC - 27 février 2021

A la fin de "Et je danse aussi", notre duo de personnages étaient sur le point de se rencontrer pour la première fois, après des mois assidus de correspondance. On les retrouve quelques années plus tard, toujours sous la forme épistolaire, alors que Pierre recontacte son Adeline, sur le point de se marier avec un autre (et oui, de l’eau à coulé sous les ponts !).

Humour et tendresse sont au rendez-vous pour cette suite, certes anecdotique, mais toujours plaisante à lire, Malgré quelques péripéties un peu tirées par les cheveux, j’ai pris plaisir à ma lecture, que je recommande pour la période estivale !

Hôtel Castellana (Ruta Sepetys)

note: 5Plongée passionnante au cœur de l’Espagne franquiste Victoria, MMC - 27 février 2021

“Hôtel Castellana”, c’est la rencontre entre deux mondes que tout oppose, celui de Daniel et Ana. Nous sommes en 1957, alors que l’Espagne est sous la coupe de Francisco Franco.

Ana travaille dans un luxueux hôtel accueillant des Américains, à Madrid. Fille de républicains condamnés pendant la guerre civile, elle vit modestement avec sa famille dans un quartier délabré et ne connaît rien de la liberté. De son côté, Daniel, jeune Américain, passe l’été à Madrid avec ses parents fortunés. Passionné de photographie, il a pour objectif d’intégrer une école de journalisme et entend bien profiter de son séjour pour capturer l’essence même de l’Espagne...au risque de faire émerger quelques sombres secrets.

Comme d’habitude, Ruta Sepetys offre un décor réaliste à son intrigue, des personnages profonds et tourmentés, ainsi qu’un contexte géopolitique saisissant. Rien n’est idéalisé, et l’histoire, très émouvante, met en lumière les horreurs de la guerre avec délicatesse.

Un sans faute pour cette autrice que j’aime décidément beaucoup !

Le Chant de nos filles (Deb Spera)

note: 5Solidarité entre femmes Joëlle, MMC - 16 février 2021

En 1924, la famine règne en Caroline du sud. Trois femmes de conditions sociales différentes vont se retrouver et s’entraider. Il y a Annie, femme riche et son mari, rongés par un terrible secret et des non-dits. Retta leur servante, femme noire, fille d’anciens esclaves affranchis, et Gertrude mère de 4 filles et épouse d’un mari violent. Leur destin va se jouer au milieu du bayou rempli d’alligators dans le sud profond où sévi racisme et injustice.

Sauvage (Jamey Bradbury)

note: 5Dépaysement total JM, MMC - 16 février 2021

Tracy ou Trace vit en Alaska avec son père et son frère. Sa mère est morte dans un accident de voiture et son père est musher, trappeur, chasseur, bricoleur à ses heures. Trace à 17 ans et elle ne se sent bien que dans la nature. Elle a besoin de courir à perdre haleine dans le froid et la neige, elle a plus besoin encore de chasser, de sentir la présence animale, elle a besoin de se nourrir de la vie de la forêt et de la nature.
Les éditions Gallmeister nous propose une nouvelle fois un roman qui se passe dans les grands espaces hostiles. Voici un roman d’aventure étrange, envoûtant et …SAUVAGE

La petite dernière (Fatima Daas)

note: 5Entre traditions et modernité JM, MMC - 16 février 2021

Fatima est la petite dernière de la famille, celle que l’on n’attendait pas ou plutôt que l’on espérait garçon. D’une famille algérienne musulmane et pratiquante Fatima Daas raconte son enfance et son adolescence en banlieue parisienne sur le ton d’une mélopée répétitive, avec les mêmes paroles en début de chapitre. Le roman est le monologue intérieur d’une femme tiraillée entre ses origines, le poids des traditions religieuses, l’autorité paternelle et l’envie de vivre libre. Peu à peu, elle se livre et se dévoile au lecteur mais sans cesse elle se rattrape car dans sa famille tout est tabou le corps, la tendresse, le sexe, on ne parle de rien. Elle se dit instable, inadaptée, elle s’appelle Fatima et se demande si elle porte bien son nom. Ce roman très remarqué de la rentrée littéraire 2020 a remporté le prix des « Inrockuptibles »2020, récompense méritée pour cette jeune autrice inventive et talentueuse.

Le voyage d'Abel (Isabelle Sivan)

note: 5Un rêve d'ailleurs JM, MMC - 16 février 2021

Abel est paysan, il travaille sept jours sur sept, il se lève à l’aube pour s’occuper de ses chèvres, de ses quelques vaches vieillissantes et d’un chien toujours joyeux mais un peu encombrant le pauvre ! Il a repris la ferme de ses parents quand tous ses frères ont pris la fuite, et, alors qu’il rêvait de voyages il s’est retrouvé prisonnier de la ferme. On se moque de lui au village et au café du coin où on lui donne du « Capitaine » pour se moquer de ses rêves échoués sur des rivages inconnus. Il est touchant cet Abel et on lancerait bien une cagnotte pour lui offrir un billet d’avion. Un BD tendre, émouvante et drôle sur fonds de solitude et de misère paysanne. La finesse du dessin en noir et blanc est plein d'émotions et de poésie. Une vraie réussite !!!

Les enfants des Feuillantines (Célia Garino)

note: 5Quelle famille ! JM, MMC - 16 février 2021

Les Feuillantines c’est le nom d’une maison en Normandie, piquée sur la falaise elle était la maison du gardien de phare. A la mort du gardien la maison est restée dans la famille Mortemer. Quand vous entrez c’est un peu le chaos car 8 enfants vivent là, leurs chaussures, leurs sacs et leur manteaux trainent dans l’entrée. Vous pouvez aussi rencontrer un cochon nain qui traine dans la maison, un lapin nommé Fricassé et un perroquet mal élevé. Désirée l’ainée des enfants a 25 ans et elle vient d’être nommée responsable légale de tous ce monde (cochon, lapin et grand-mère compris !) .Voilà le décor d’un roman tendre et drôle où les personnages attachants nous divertissent autant qu’ils nous émeuvent.

La maison de Bretagne (Marie Sizun)

note: 4Maison à vendre JM, MMC - 16 février 2021

C’est décidé Claire va vendre la maison qu’elle possède en Bretagne, elle prend une semaine de congés et quitte Paris bien décidée à se débarrasser de cette maison où elle n’est pas revenue depuis deux ans. La maison située Boulevard de l’Océan à Tudy n’est plus en état et n’est pas très accueillante mais c’est une surprise bien plus stupéfiante qui attend Claire. La découverte d’un cadavre dans la maison fait que le lecteur s’attend à lire un roman policier, il n’en est rien mais notre héroïne va devoir remettre à plus tard ses projets. Après bien des questionnements Claire va nous confier ses souvenirs familiaux. L’adoration qu’elle avait pour son père disparu, l’indifférence qu’elle portait à sa mère froide et distante et la détestation qu’elle avait pour sa sœur qu’elle accuse de tous les maux de la famille.
Marie Sizun est bretonne et elle sait décrire la couleur du ciel et de la mer, elle connait le parfum des embruns. Quand elle décrit cette maison avec vue sur la mer, on en sent l’humidité, on en respire l’odeur et de la fenêtre de la cuisine on aperçoit la plage déserte d’octobre.L’autrice nous propose un roman mélancolique et beau que j’ai aimé aussi pour la promenade en Bretagne qu’il nous propose.

Le gang des rêves (Luca Di Fulvio)

note: 5New York des années 20 ! Maureen, MMC - 16 février 2021

Début XXe siècle, une adolescente fuit l'Italie avec son bébé (issu d'un viol). Elle débarque à New York et s'installe dans le quartier des immigrés, des rêves plein la tête. Malheureusement, l'illusion tourne court. Malgré la misère du quotidien, elle donne tout à son fils - Christmas - pour qu'il devienne un parfait américain.
Adolescent dans les rues New Yorkaises des années 20, Christmas fonde son propre gang et, beau parleur, parvient à faire la loi dans le quartier. En parallèle, Ruth, jeune fille juive, a le malheur de croiser le chemin d'un prédateur mais s'en sort grâce à Christmas.
Dans ce New York des gangs et de la Prohibition, au milieu de la violence, du racisme et de la misère, les deux adolescents trouvent un sens à leur vie. Ce sont deux personnages extrêmement lumineux, portés par un fol espoir.
Un gros livre qui se dévore, les scènes défilent sous nos yeux comme un film... émotions garanties !

Dans la vallée (Hannah Kent)

note: 5Superstitions au XIXe siècle Maureen, MMC - 16 février 2021

Campagne irlandaise, 1825. Imaginez les chaumières difficilement chauffées par la tourbe, la bruine, l'air marin, les pommes de terre comme seul repas ; la misère et les superstitions sont le quotidien.
Nora vient de perdre son mari, mort subitement à la croisée des chemins. Elle se retrouve seule pour élever son petit-fils infirme : Micheal. Les poules ne donnent plus d’œufs, le beurre ne prend plus... alors la rumeur enfle dans le village : c'est forcément l'enfant le coupable car il a été remplacé par le Petit Peuple (The Good People) ! Seule, abandonnée de tous, Nora fait appel à la guérisseuse du coin pour "exorciser" le petit...
Un roman dramatique et immersif duquel on ne ressort pas indemne. Surtout lorsque l'on sait qu'il est basé sur un fait réel (le procès d'une guérisseuse dans le comté de Kerry, en 1826 !).

Croke Park (Sylvain Gâche)

note: 5Sport et histoire en Irlande Maureen, MMC - 16 février 2021

1920, alors que la guerre civile fait rage en Irlande, des membres de l'IRA attaquent simultanément des dizaines d'espions anglais cachés dans divers endroits de Dublin. L'après-midi même, un match de football gaélique a lieu à Croke Park et les anglais sont persuadés que l'IRA est dans le public. La tension monte et la fusillade éclate, faisant des dizaines de morts et de blessés parmi les civils.
Alors que Croke Park est le stade dédié aux sports gaéliques, il accueille exceptionnellement un match de rugby en 2007 et pas n'importe lequel : Irlande/Angleterre ! La douleur est encore vive dans la mémoire irlandaise et le match cristallise toutes les tensions...
Une bande-dessinée bien documentée pour mieux comprendre l'histoire irlandaise, encore très présente dans la mémoire collective.

Vieux royaume n° 1-2
Récits du Vieux Royaume (Jean-Philippe Jaworski)

note: 5Fantasy historique Maureen, MMC - 16 février 2021

Dans ce gros livre vous trouverez : 1) le recueil de nouvelles Janua Vera et 2) le roman Gagner la guerre dans lequel le héros-narrateur (Benvenuto) nous raconte en détail ses missions d'espion/assassin.
Ces aventures devraient vous convaincre que la fantasy cache des trésors insoupçonnés mais attention, âmes sensibles s'abstenir, certaines scènes pourraient vous choquer.
Le lecteur suit le malfrat sur des centaines et des centaines de pages, au plus près de l'action. En ressortent des scènes inoubliables telle celle de la course poursuite sur les toits de la ville de Ciudalia, digne d'un film de capes et d'épées ; ou celle dans laquelle, Benvenuto, grièvement blessé, nous raconte les quelques semaines pendant lesquelles il était enfermé dans une geôle, bien conscient des ravages sur son corps. Extrêmement réaliste !
Qualifié de fantasy historique, Gagner la guerre met en avant les jeux de pouvoirs et les nombreuses manipulations politiques du royaume dans lesquelles Benvenuto n'est finalement qu'un pion. Passionnant !

Gagner la guerre (Jean-Philippe Jaworski)

note: 5Fantasy historique Maureen, MMC - 16 février 2021

Les aventures de Benvenuto devraient vous convaincre que la fantasy cache des trésors insoupçonnés.
Le héros-narrateur, est l'homme de main d'un puissant politique du royaume. Espion, voleur, assassin, il exécute toutes les missions que lui confie son patron, sans aucun état d'âme. Benvenuto est un véritable scélérat qui ne s'embarrasse pas de morale. Alors attention, âmes sensibles s'abstenir, certaines scènes pourraient vous choquer.
Le lecteur suit le malfrat sur des centaines et des centaines de pages, au plus près de l'action. En ressortent des scènes inoubliables telle celle de la course poursuite sur les toits de la ville de Ciudalia, digne d'un film de capes et d'épées ; ou celle dans laquelle, Benvenuto, grièvement blessé, nous raconte les quelques semaines pendant lesquelles il était enfermé dans une geôle, bien conscient des ravages sur son corps. Extrêmement réaliste !
Qualifié de fantasy historique, Gagner la guerre met en avant les jeux de pouvoirs et les nombreuses manipulations politiques du royaume dans lesquelles Benvenuto n'est finalement qu'un pion. Passionnant !

Un peu de bois et d'acier (Christophe Chabouté)

note: 5L'émotion sans un mot Maureen, MMC - 16 février 2021

C'est l'histoire d'un banc dans un parc. Chaque jour il voit le monde passer autour de lui et est le témoin des changements. Au fil des pages et des saisons, sans aucune parole, on voit des habitués, des pressés, des voyageurs, des flâneurs... et parfois de grands absents au fil du temps. Une émotion brute, sans aucun mot !

Malgré tout (Jordi Lafebre)

note: 5Une parenthèse enchantée Victoria, MMC - 12 février 2021

La particularité de cet album ? Sa construction ! Car oui, l’histoire d’Ana et Zeno nous est relatée…à l’envers ! L’histoire débute sur leurs retrouvailles alors qu’ils sont tous les deux sexagénaires, et c’est au fil des chapitres que l’on remonte jusqu’à leur première rencontre.

Ce n’était jamais le bon moment, le bon endroit…bref, il y a eu beaucoup d’occasions manquées. Toutes ces années ont été marquées par des périodes d’absence et de manque, mais aussi de longues lettres, quelques appels et brèves rencontres. On ressent immédiatement une grande tendresse pour ces deux-là que tout oppose : Ana est une femme politique ambitieuse, également mère de famille, tandis que Zeno, libraire et navigateur à ses heures perdues, rêve plus que tout d’évasion.

« Malgré tout » est un bel hymne à l’amour empreint de poésie et de sensibilité, avec une touche d’humour non négligeable. Avec ses jolies planches aux tons pastels, elle aborde aussi la nostalgie des années qui passent.

Un moment de lecture très plaisant dont on aurait bien tord de se priver !

Déjà, l'air fraîchit (Florian Ferrier)

note: 4Bibliothèques spoliées FM - 30 janvier 2021

Ce (gros) roman français nous emporte dans la Seconde Guerre Mondiale, avec le personnage d’Erika, jeune femme passionnée de livres qui va devenir un rouage essentiel du rapt organisé et pharaonique des bibliothèques privées et publiques en France, ailleurs en Europe, puis sur le front de l’Est. Bien qu’il souffre – à mon avis – de quelques longueurs, ce livre mérite d’être lu non seulement pour sa tension romanesque, l’atmosphère très particulière qui est distillée, mais aussi pour l’originalité de son sujet (la spoliation des bibliothèques est rarement abordée dans la littérature) et de son approche, le point de vue étant celui des Allemands, à l’intérieur du système nazi, dont on suit ainsi les victoires, les défaites et les horreurs.

Vent mauvais (Cati Baur)

note: 4Fascinantes éoliennes JM, MMC - 9 janvier 2021

Béranger est un peu perdu, il a écrit le scénario d'un film quelques années auparavant mais depuis plus rien. Page blanche dans sa vie aussi car il été prié de faire ses valises et d'aller s’installer ailleurs que dans l'appartement commun. Fasciné par les éoliennes il va acheter une maison à la campagne avec pleine vue sur ces gigantesques machines.
Cati Baur est connue pour ses travaux d’illustration sur des romans pour la jeunesse et surtout pour ses magnifiques adaptations des romans de Malika Ferdjouck « Quatre sœurs ». Dans « Vent mauvais » elle écrit le scénario d’une BD très contemporaine par les thèmes qu’elle aborde : le retour à la terre, l’écologie, la famille éclatée et elle reste fidèle à son style aquarellé, subtil et doux.

Le coût de la vie (Deborah Levy)

note: 5The freedom is never free JM, MMC - 9 janvier 2021


Deborah Lévy raconte la vie, enfin sa vie mais sa vie est aussi celle de beaucoup d'autres. Elle raconte l’usure des sentiments et la fin douloureuse d’une histoire, la sienne. A 50 ans le changement de vie se fait au détriment de certaines choses et au profit d’autres. Par une succession d’épisodes l’autrice nous raconte sa nouvelle vie dont on doit parfois rogner les coins. L’immense frigidaire de la grande maison ne tiendra pas dans le petit appartement sur les hauteurs de Londres, c’est l’heure des choix. Elle s’adapte et finalement semble trouver une sérénité dans sa nouvelle vie. Deborah Lévy nous offre un roman subtil, riche en questionnements et en réflexions sur sa condition d’écrivain, d’épouse, de femme. Un roman assez court très référencé, incisif et souvent drôle qui se lit facilement et sur lequel on peut revenir souvent.

Les sales gosses (Charlye Ménétrier McGrath)

note: 4Mouvement pour la vieillesse libre ! JM, MMC - 9 janvier 2021

Jeanne est furieuse car sans vraiment la consulter ses enfants l’on « placée » en résidence pour senior et à partir de là elle décide de leur en faire baver en jouant la sénilité. Jeanne décide de tout oublier : le prénom de ses enfants, les rendez-vous qu’ils lui donnent et elle semble même avoir oublier de mettre une robe pour aller prendre le thé dans un chic salon de thé lyonnais. Puis elle rencontre sa bande comme elle les appelle, il s’agit d’un groupe de résidents de la maison de retraite tous bien décidés à profiter de la vie. Alors attention vous allez entrer dans un monde merveilleux, tous ces pensionnaires sont riches et plutôt en bonne santé, ils ont coiffeur et esthéticienne à demeure, se font des sorties au restaurant et des petites escapades. Finalement Jeanne ne s'est jamais sentie aussi libre de toute sa vie ! Voici un roman malicieux et divertissant mais qui laisse aussi la place à la nostalgie et aux questions que l’on se pose quand le compte à rebours de la vie se fait plus présent.

La saga des Cazalet n° 2
La saga des Cazalet n° 2
À rude épreuve (Elizabeth Jane Howard)

note: 5Les temps difficiles JM, MMC - 9 janvier 2021

Dans le deuxième volume « A rude épreuve » L’Europe entre en guerre et la famille Cazalet va devoir s’organiser. Les hommes vont devoir partir, on ferme les maisons de Londres et toute la famille Cazalet s’installe à « Home Place » dans le Sussex. Là les enfants sont plus en sécurité, les potagers et les fermes servent de garde-mangers et l’on se met même à élever des poules à demeure pour avoir des œufs régulièrement. Les enfants ont grandi, certains s‘affirment et veulent choisir leur vie future. Les adultes eux sont suspendus aux nouvelles que donne la BBC et suivent l’évolution de la politique de l’Angleterre. Chamberlain souvent critiqué va être remplacé par Churchill et le roman se terminera sur l’épisode de l’attaque de Pearl Arbor. Jane Howard a le souci du détail poussé à son paroxysme vous connaitrez jusqu’à la marque des chemises que portent les enfants. Elle décrit avec talent la vie quotidienne mais elle sait aussi rendre compte de l’âme humaine avec délicatesse et justesse.
Dans ce deuxième tome les hommes sont moins présents et ce sont donc les femmes qui prennent la parole pour raconter leur vie quotidienne, leurs tourments, leurs espoirs. Jane Elisabeth Howard n’a pas fini de nous régaler car trois autres volumes sont encore à paraître en France. Je me déclare solennellement fan absolue de cette série.

Bénie soit Sixtine (Maylis ADHÉMAR)

note: 4Fuire l'intégrisme religieux Anne-Sophie, MMC - 9 janvier 2021

Sixtine a grandi dans un milieu catholique intégriste. Elle se marie, tombe enceinte, mais au lieu du bonheur escompté, cette grossesse devient un calvaire à mesure qu’elle prend conscience de celui qu’elle a épousé. Malgré sa naïveté, elle perçoit les différences de valeurs, notamment la violence et l’intolérance de ceux qui l’entourent. Elle subit des pressions : son mari, sa mère, sa belle-mère : tous veulent décider à sa place. Un drame lui fait couper les ponts avec sa famille. Elle fait de nouvelles rencontres en dehors de son milieu et se questionne plus librement.
C’est une lecture dérangeante car elle présente toute une communauté réactionnaire, misogyne, raciste, qui embrigade ses jeunes. Comme l’autrice a grandi dans un milieu similaire, on peut supposer ces descriptions exactes : j’ai eu l’impression d’infiltrer ce milieu fermé et d’accompagner Sixtine dans sa renaissance.

Bénie soit Sixtine (Maylis Adhémar)

note: 4Fuire l'intégrisme religieux Anne-Sophie, MMC - 9 janvier 2021

Sixtine a grandi dans un milieu catholique intégriste. Elle se marie, tombe enceinte, mais au lieu du bonheur escompté, cette grossesse devient un calvaire à mesure qu’elle prend conscience de celui qu’elle a épousé. Malgré sa naïveté, elle perçoit les différences de valeurs, notamment la violence et l’intolérance de ceux qui l’entourent. Elle subit des pressions : son mari, sa mère, sa belle-mère : tous veulent décider à sa place. Un drame lui fait couper les ponts avec sa famille. Elle fait de nouvelles rencontres en dehors de son milieu et se questionne plus librement.
C’est une lecture dérangeante car elle présente toute une communauté réactionnaire, misogyne, raciste, qui embrigade ses jeunes. Comme l’autrice a grandi dans un milieu similaire, on peut supposer ces descriptions exactes : j’ai eu l’impression d’infiltrer ce milieu fermé et d’accompagner Sixtine dans sa renaissance.

La saga des Cazalet n° 1
Etés anglais (Elizabeth Jane Howard)

note: 5Avant la guerre JM, MMC - 9 janvier 2021

La saga des Cazalet « Etés 1937 et 1938 »
Si vous n’avez pas lu le premier tome de la saga des Cazalet je vous conseille de vous y mettre toutes affaires cessantes. Le Premier tome « étés anglais » nous propose de faire connaissance avec la famille Cazalet durant les deux étés de 1937 et 1938 dans leur grande maison du Sussex. Les parents surnommés la Duche et le Brig retrouvent leurs enfants et petits-enfants. Pour les plus jeunes qui se retrouvent la période estivale est un moment de plaisir, de jeux et de liberté. Les adultes, eux, se reposent et profitent de ces instants pour se retrouver. Les cuisines sont en ébullition car il faut nourrir cette tribu dans le souci d’une économie bourgeoise et attentive. Le Premier volume de cette saga est en quelque sorte une présentation des différents personnages, leurs douleurs, leurs souvenirs et tout ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont. Si le discours des enfants apporte fraîcheur, l’autrice sait donner de l’épaisseur à tous les personnages, elle va les faire évoluer dans toute leur singularité, elle ne passera ni sur leur lâcheté, leur solitude ni sur leurs douleurs.

Le tailleur de Relizane (Olivia Elkaim)

note: 5Sur les traces de ses origines JM, MMC - 9 janvier 2021

Dans ce roman Olivia Elkaim raconte le vie de ses grands-parents. Son grand-père était tailleur à Relizane en Algérie avant ce qu’on appellera les événements autrement dit la guerre d’indépendance de l’Algérie. Un jour de 1958 son grand-père, Raymond, est enlevé, séquestré pendant deux jours puis rendu à sa famille. Il ne dira rien de cet épisode et sa famille ne saura ni pourquoi, ni ce qu’il a dû promettre pour être libéré. Jusqu’au bout il a voulu rester en Algérie tout en votant pour l’indépendance du pays. .De plus en plus les menaces se font pressantes celles de l’OAS qui le considère comme un traitre et celles du FLN pour qui les gens comme lui sont devenus indésirables.
Olivia Elkaim parle de ses origines qu’elle a essayé d’oublier et d’effacer à un moment de sa vie mais qui se rappellent à elle par son regard, ses cheveux, son teint dit-elle. Un jour elle décide de s’expliquer avec elle-même pour continuer son chemin plus sereinement. Un beau roman bien écrit et bien documenté.

L'année de grâce (Kim Liggett)

note: 5Femmes puissantes Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Dans un village, les jeunes femmes sont isolées pendant un an, entre elles, au fin fond de la forêt. Elles doivent se débarrasser de leur magie, et survivre à cette année difficile. Or, lorsqu'elle s'apprête à partir, Tierney, comme les autres filles, ignore tout de cette fameuse année, elle sait juste que les femmes de retour reviennent faibles, souvent mutilées. Lorsqu'elles ont la chance de revenir, elles deviennent de parfaites épouses soumises.
On suit Tierney dans ce roman d'aventure. Elle est intelligente, forte et rebelle : elle veut comprendre quelle magie doit se développer en elle ? Pourquoi les hommes ont-ils peurs d’elles, pourquoi certains sont prêts à les tuer pour les transformer en précieux élixirs. Il y a de la tension et du mystère dans cette dystopie, de la magie et de la folie peut-être aussi…

L'Année de Grâce (Kim Liggett)

note: 5Femmes puissantes Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Dans un village, les jeunes femmes sont isolées pendant un an, entre elles, au fin fond de la forêt. Elles doivent se débarrasser de leur magie, et survivre à cette année difficile. Or, lorsqu'elle s'apprête à partir, Tierney, comme les autres filles, ignore tout de cette fameuse année, elle sait juste que les femmes de retour reviennent faibles, souvent mutilées. Lorsqu'elles ont la chance de revenir, elles deviennent de parfaites épouses soumises.
On suit Tierney dans ce roman d'aventure. Elle est intelligente, forte et rebelle : elle veut comprendre quelle magie doit se développer en elle ? Pourquoi les hommes ont-ils peurs d’elles, pourquoi certains sont prêts à les tuer pour les transformer en précieux élixirs. Il y a de la tension et du mystère dans cette dystopie, de la magie et de la folie peut-être aussi…

Changer l'eau des fleurs (Valérie Perrin)

note: 4Un beau moment Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

On suit la vie de Violette Toussaint, gardienne de cimetière, bien sûr son nom prête à sourire, comme le livre, qui nous parle avec poésie et humour de la mort. Violette s'occupe de ses pensionnaires et bien entendu de tous les vivants qui font halte dans sa maison pour un peu de réconfort. Si elle a autant de sensibilité, c'est surement lié à son parcours. Le roman intercale les histoires de différentes rencontres, un homme qui essaie de comprendre pourquoi sa mère a voulu que ses cendres soient déposées auprès d'un homme qui lui est un inconnu, et on découvre aussi l'histoire de Violette, son passé difficile qui lui donne aujourd'hui sa force et sa bienveillance.

Je suis une viking (Andrew David MacDonald)

note: 5Affronter les épreuves et grandir Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Zelda est née avec une déficience mentale, mais ce handicap est loin de lui avoir enlevé sa combativité! Elle vit avec son frère Gert, qui malgré tous ses efforts choisit les mauvaises solutions pour résoudre leurs problèmes d’argent.
Autour de Zelda gravitent des personnages positifs, Kalash, l’ex de son frère ; le docteur Laird, son psychologue, ou encore Marxy son amoureux. Malheureusement il y a aussi des connaissances à son frère… beaucoup moins fréquentables… Pour affronter les épreuves et grandir ; elle établit des listes et s’inspire du courage des vikings ! Du courage, elle n’en manque pas pour aider son frère…
J’ai suivi les péripéties de Zelda avec plaisir, angoisse aussi. L’écriture est tendre, un peu naïve, comme elle. Ce roman d’apprentissage parle avec fraicheur du handicap et de la différence.

Je suis une Viking (Andrew David MACDONALD)

note: 5Affronter les épreuves et grandir Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Zelda est née avec une déficience mentale, mais ce handicap est loin de lui avoir enlevé sa combativité! Elle vit avec son frère Gert, qui malgré tous ses efforts choisit les mauvaises solutions pour résoudre leurs problèmes d’argent.
Autour de Zelda gravitent des personnages positifs, Kalash, l’ex de son frère ; le docteur Laird, son psychologue, ou encore Marxy son amoureux. Malheureusement il y a aussi des connaissances à son frère… beaucoup moins fréquentables… Pour affronter les épreuves et grandir ; elle établit des listes et s’inspire du courage des vikings ! Du courage, elle n’en manque pas pour aider son frère…
J’ai suivi les péripéties de Zelda avec plaisir, angoisse aussi. L’écriture est tendre, un peu naïve, comme elle. Ce roman d’apprentissage parle avec fraicheur du handicap et de la différence.

Adoleschiante (Marie Donzelli)

note: 4Ado à la maison Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Quand une mère raconte les échanges avec sa fille, en pleine crise d’adolescence : ce sont des grands moments d’incompréhension : des échanges houleux qui succèdent aux silences…
Comment rendre ces moments perceptibles dans un écrit avec humour ? Cette bande dessinée y parvient en jouant sur le contraste entre une ado filiforme et une mère toute en rondeur, avec des couleurs vives, et un trait qui transcrit bien le mouvement, ou plutôt la mollesse qui caractérise les déplacements de la jeune fille. Mais il s’agit bien du regard d’une mère sur une ado, parfois un peu condescendant, qui se joue des travers de l’adolescente. Heureusement la deuxième partie met en avant les similitudes de caractères mère-fille, et ajoute un peu d’autodérision.

À la vie ! (L'homme étoilé)

note: 5Du bonheur jusqu'à la fin ! Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Une unité de soins palliatifs : un sujet qui ne prête pas à sourire… Pourtant dans ce roman graphique, l’Homme étoilé, grand rockeur tatoué, infirmier dans une unité de soins palliatifs nous raconte son quotidien, ses rencontres. Il apporte du bonheur dans les derniers jours de ses patients ! Passer de la musique à fond à un passionné de rock, apporter des Dames blanches « spéciales », surmontées d’un trait de vodka… Il faut savoir s’adapter… Le trait est léger, noir et blanc, rehaussé de bleu. Il y a de l’humour et beaucoup de sensibilité dans cet ouvrage : ce n’est pas du tout larmoyant. Un souffle de vie positif.

Les Graciées (Kiran MILLWOOD HARGRAVE)

note: 5Chasse aux sorcières Anne-Sophie, MMC - 7 janvier 2021

Un roman historique qui nous entraine dans la vie quotidienne d’un petit village de pêcheurs norvégiens au 17ème siècle. Les hommes ont été décimés par une tempête. Est-ce un village de sorcières ? Ou bien ces femmes cherchent-elles simplement à survivre ? Absalon Cornet est chargé par le roi de s’assurer de leur piété. Ursa, sa jeune épouse va se lier d’amitié avec Maren, une villageoise. Autour de ces deux femmes, la communauté se déchire.
Un beau roman pour se plonger dans un environnement glacé et inhospitalier. Une chasse aux sorcières éprouvante qui met à mal les liens qui régissent cette communauté de femmes.