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Avis de lecteurs

Kaguya-Sama : Love is War n° 1 (Aka Akasaka)

note: 5L’amour est une guerre, le premier qui déclare ses sentiments la perd! Sarah - 5 octobre 2022

Voilà un titre à ne pas prendre au sérieux ! Mais absolument pas ! C’est drôle, avec des personnages truculents que je prends de plus en plus plaisir à découvrir. Dans cette [...]

L'île haute (Valentine Goby)

note: 5Que la montagne est belle FM - 21 septembre 2022

1942. Vadim est un petit Parisien juif et, pour soigner son asthme et l’éloigner du danger, sa famille le confie à des montagnards de Vallorcine, dans les Alpes. Pour cet [...]

Ada et Graff (Dany Héricourt)

note: 5Une belle histoire FM - 21 septembre 2022

Dans un village en zone rurale, Ada est une septuagénaire un peu marginale. Veuve d’un médecin, cette Anglaise est à la fois digne et secrète. Elle ne voulait pas d’enfant [...]

Les carnets de l'apothicaire n° 1 (Itsuki Nanao)

note: 5Une agréable découverte Sarah - 29 septembre 2022

Les Carnets de l’Apothicaire a été une très belle surprise. Je peux même avancer le fait que c’est l’une de mes meilleures découvertes de cette année 2022. Le scénario mêle [...]

Il est grand temps de rallumer les étoiles (Virginie Grimaldi)

note: 5Frais et plein d'humour Cécile - 26 septembre 2022

Frais et plein d'humour, ça remet en perspective les priorités de la vie

Mashle n° 1
Mash Burnedead et ses muscles d'enfer (Hajime Komoto)

note: 5One Punch Man version Harry Potter Florian - 28 septembre 2022

Dans un monde où la magie fait loi, Mash Burnedead est un jeune homme dépourvu de magie qui a été élevé par son père adoptif dans la forêt loin de [...]

Andreï Makine

 
Andreï Makine. Source: Wikipedia

Andreï Makine (en russe : Андрей Ярославович Макин, Andreï Yaroslavovitch Makine), né le à Krasnoïarsk, est un écrivain russe naturalisé français. Il est membre depuis 2016 de l'Académie française, dont il fut le benjamin jusqu'à l'élection de François Sureau (né 9 jours après lui).

Biographie

Jeunesse en Union soviétique

Andreï Makine est né à Krasnoïarsk en Sibérie le . Dès l’âge de quatre ans, il devient bilingue grâce à une vieille dame française qui s'occupe de lui ; elle est nommée Charlotte Lemonnier et présentée comme la grand-mère du narrateur dans le roman autofictif Le testament français. La famille s'installe à Penza, puis à Novgorod.

Durant une scolarité erratique, et notamment à partir de l’école primaire, il étudie le français.

Il étudie à l'université de Kalinine, rédige une thèse de doctorat sur la littérature française contemporaine intitulée « Roman sur l'enfance dans la littérature française contemporaine (des années 70-80) » à l’université de Moscou, et enseigne la philologie à l'Institut pédagogique de Novgorod, où il collabore à la revue Littérature moderne à l'étranger.

Vie en France

En 1987, à trente ans, il s'installe clandestinement à Paris puis demande l’asile politique, qu'il obtient. Il mène d'abord une vie précaire, qu'il décrit comme un « désespoir permanent ». Il est d'abord assistant de russe au lycée Jacques-Decour, puis dépose une thèse de doctorat sur Ivan Bounine — intitulée La Prose de I.A. Bounine : la poétique de la nostalgie — à la Sorbonne. Il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et envisage une carrière universitaire en littérature slave.

Son premier roman, La Fille d’un héros de l’Union soviétique, paru en 1990, est le point de départ d'une carrière littéraire avec le français comme langue d'écriture. En 1992, il fait paraître les Confession d'un porte-drapeau déchu. Il ne peut faire paraître ces deux romans qu'en les présentant comme traduits du russe, respectivement par « Françoise Bour » et « Albert Lemonnier » (en fait deux hétéronymes de l'auteur),,.

Il obtient en 1995 les prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis pour son roman Le testament français.

L'obtention du Goncourt lui vaut, entre autres, d'obtenir la nationalité française en 1996, ce qui lui avait été précédemment refusé à plusieurs reprises à partir de 1991 malgré le soutien de personnalités politiques comme Roselyne Bachelot. A ce sujet, il déclare « C'était humiliant pour moi, qui suis imprégné de culture française. Mais je ne veux pas me plaindre. Je n'avais pas de domicile ni de travail fixes. Ils avaient sans doute raison ».

En 2011, il révèle qu'il a publié des romans sous le pseudonyme de Gabriel Osmonde. Il justifie l'usage du pseudonyme en déclarant « Rester dans la posture d'un nanti de la littérature ne m'intéressait pas. J'ai voulu créer quelqu'un qui vive à l'écart du brouhaha du monde. Osmonde m'a permis d'aller plus loin, d'élargir le champ des questions, jusqu'à l'ineffable ».

En 2019, il utilise ce pseudonyme pour l'un de ses personnages dans son ouvrage Au-delà des frontières.

Le , il est élu membre de l'Académie française au premier tour, au fauteuil occupé précédemment par l'écrivaine franco-algérienne Assia Djebar. Il obtient 15 voix sur 26 votants, devant Arnaud-Aaron Upinsky avec 2 voix et six autres candidats qui ne reçoivent aucun suffrage, cependant que l'on compte 6 bulletins nuls et 3 blancs. ll prononce son discours de réception le 15 décembre 2016 devant l'assemblée de l'Académie dans lequel il retrace les liens historiques, et littéraires de « l'entente franco-russe » et plaide pour une Russie forte. Il reçoit son épée ornée d’argent, d’émeraudes, de diamants et de saphirs conçue par l'entreprise suisse Chopard de la main de l’écrivain Danièle Sallenave. Dominique Fernandez retrace sa carrière.

Œuvres

Sous le nom de Gabriel Osmonde
  • 2001 : Le Voyage d'une femme qui n'avait plus peur de vieillir, Albin Michel
  • 2004 : Les 20 000 Femmes de la vie d'un homme, Albin Michel
  • 2006 : L'Œuvre de l'amour, Pygmalion
  • 2011 : Alternaissance, Pygmalion

Prix

  • 1995 : prix Goncourt, prix Goncourt des lycéens et prix Médicis (ex æquo avec Vassilis Alexakis) pour Le testament français
  • 1998 : prix Eeva Joenpelto pour Le testament français
  • 2000 : grande médaille de la francophonie
  • 2001 : grand prix RTL-Lire pour La musique d'une vie
  • 2005 : prix Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre
  • 2005 : prix Lanterna Magica du meilleur roman adaptable à l’écran pour La Femme qui attendait
  • 2013 : prix Casanova pour Une femme aimée
  • 2014 : prix mondial Cino-Del-Duca
  • 2021 : prix des Romancières 2021 pour L'ami arménien

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Nina Nazarova, Andreï Makine, deux facettes de son œuvre, Paris-Budapest-Turin, Éditions L'Harmattan, coll. « Critiques littéraires », , 176 p. (ISBN 2-7475-8269-8, BNF 39965294)
  • Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi, Appropriation culturelle et création littéraire dans le Voyage en Orient de Gérard de Nerval et Le testament français d’Andreï Makine, Paris, Maisonneuve et Larose, , 339 p.
  • Thierry Laurent, Andreï Makine, Russe en exil, Paris, Connaissances et savoirs, , 74 p. (ISBN 2-7539-0096-5, BNF 40207022)
  • Murielle Lucie Clément et Ieme van der Poel (dir.), Andreï Makine : présence de l'absence : une poétique de l'art (photographie, cinéma, musique) (thèse de doctorat en lettres), Amsterdam, université d'Amsterdam, , 414 p. (ISBN 978-90-436-0027-9, présentation en ligne, lire en ligne)
  • Murielle Lucie Clément, Andreï Makine, Amsterdam, Rodopi, coll. « CRIN » (no 53), , 187 p. (ISBN 978-90-420-2668-1, BNF 42199659, lire en ligne)
  • Agata Sylwestrzak-Wszelaki, Andreï Makine, l'identité problématique, Paris, Éditions L'Harmattan, coll. « Critiques littéraires », , 255 p. (ISBN 978-2-296-11103-5, BNF 42142915)
  • Murielle Lucie Clément, Andreï Makine : le multilinguisme, la photographie, le cinéma et la musique dans son œuvre, Paris, Éditions L'Harmattan, coll. « Approches littéraires », , 383 p. (ISBN 978-2-296-13358-7, BNF 42375805, lire en ligne)
  • Murielle Lucie Clément, Andreï Makine : l'ekphrasis dans son œuvre, Amsterdam-New York, Rotopi, coll. « Collection monographique Rodopi en littérature française contemporaine », , 158 p. (ISBN 978-90-420-3403-7, BNF 4272775)

Liens externes

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Source : Article Andreï Makine de Wikipédia

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