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Avis de lecteurs

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note: 5Formidable Frederic - 3 avril 2021

Une histoire passionnante pleine d'intrigue et de rebondissements.
J’ai bien aimé la façon qu’Adrien Tomas nous livre cette histoire. Chaque chapitre est le point de vue d’un personnage différent. Ce [...]

Lady whisky (Joël Alessandra)

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Helen Frances Arthur a consacré une grande partie sa vie au whisky, rare femme acceptée dans cet univers très masculin. Lorsqu'elle décède en 2015, sa nièce et son mari, l'auteur [...]

Hôtel Castellana (Ruta Sepetys)

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Malgré tout (Jordi Lafebre)

note: 5Une parenthèse enchantée Victoria, MMC - 12 février 2021

La particularité de cet album ? Sa construction ! Car oui, l’histoire d’Ana et Zeno nous est relatée…à l’envers ! L’histoire débute sur leurs retrouvailles alors qu’ils sont tous les [...]

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

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Spy X Family n° 1 (Tatsuya Endo)

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Dans la famille parfaite, je demande le père espion, la mère tueuse à gage, et la fillette télépathe ! Le jour où Twilight, l’espion le plus doué de sa génération, [...]

Jean-Louis Barrault

 
Jean-Louis Barrault. Source: Wikipedia

Jean-Louis Barrault, né le au Vésinet, dans les Yvelines, et mort le à Paris, est un comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français.

Biographie

Jean-Louis Barrault est le fils du pharmacien Jules Barrault (1876-1918) et de Marcelle Hélène Valette (1884-1939). Ancien élève du Lycée Chaptal et de l'Ecole du Louvre , il est d'abord élève de Charles Dullin et acteur de sa troupe de 1933 à 1935. À vingt-cinq ans, sa rencontre avec Étienne Decroux le pousse à se passionner pour le mime.

Il se fait remarquer dès 1929 en exposant au Salon des humoristes une peinture nommée Poupée réaliste.

Carrière

Théâtre

Grenier des Augustins

A partir de l'été 1935, Barrault anime le "Grenier des Augustins", studio et troupe expérimentale qui travaille dans le grenier du bâtiment sis au numéro 7 de la rue des Grands Augustins, près des quais de la Seine dans le quartier de Saint Germain des Prés. Ce bâtiment du XVIIe siècle avait été l'hôtel particulier de la maison de Savoie, fut ensuite subdivisé, tomba en décrépitude, et hébergeait depuis le 19e siècle des ateliers d'artistes. Balzac y situa l’atelier du peintre de sa nouvelle Le Chef-d’œuvre inconnu, et Pablo Picasso y installa son atelier de 1937 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et c'est là qu'il produisit son célèbre tableau Guernica. Barrault y vécut de 1935 à 1936.

Au temps de Barrault, le numéro 7 abritait au rez-de-chaussée une salle syndicale, au 1er étage un atelier de tissage, et au grenier (troisième étage) un studio d'artistes. Le grenier avait été loué par Jean-Louis Barrault, qui avait transformé ses trois grandes salles en une salle de théâtre, une salle d'habitation commune, et un modeste studio pour lui-même. La salle principale était vaste, mesurant 12 mètres de long sur 8 de large, avec un haut plafond traversé par d'anciennes poutres en bois. Picasso dira plus tard que cette salle lui rappelait un navire, avec des passerelles, une cale et une quille - une référence aux poutres anciennes qui en composaient la charpente. Barrault y hébergea en 1932 le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et depuis ce temps la grande salle servait à des représentations artistiques, dans une atmosphère assez bohémienne, comme l'a rapporté Prévert: "On montait des spectacles, et un tas de gens venaient. Aussi bien des gens qui faisaient du théâtre que d’autres... qui ne foutaient pas grand-chose. Et quelqu’un venait lire une pièce, ou des choses de ce genre... C’était un endroit très agréable et Barrault en a gardé davantage même que le souvenir, par exemple." S’y tinrent aussi en 1936 plusieurs réunions du mouvement « Contre-attaque » dirigé par Georges Bataille avec André Breton, dont une cérémonie pour commémorer la décollation de Louis XVI.,

À côté de la grande salle, le «dortoir», une longue salle mince mesurant 14 x 4 mètres, hébergeait un assortiment de personnages transitoires qui y dormaient, mangeaient et y faisaient leurs besoins. Enfin, la troisième pièce, mesurant 8 x 4 mètres, était le studio privé de Barrault.

Autres projets

Barrault entre à la Comédie-Française en 1940 et en devient le 408e sociétaire le . Il y met en scène Le Soulier de satin et Phèdre, deux pièces qui assurent sa célébrité. Il démissionne le .

En 1946, il fonde avec sa femme Madeleine Renaud la Compagnie Renaud-Barrault et s'installe pour dix ans au Théâtre Marigny. Ils engagent André Brunot, Pierre Bertin, Catherine Fonteney, Georges Le Roy, Jean Desailly, Jacques Dacqmine, qui viennent de la Comédie-Française, ainsi que Marie-Hélène Dasté, Régis Outin, Pierre Renoir, Simone Valère, Jacqueline Bouvier-Pagnol, Gabriel Cattand, Jean-Pierre Granval, et les musiciens Pierre Boulez et Maurice Jarre. En 1954, il emménage dans le théâtre le Petit Marigny.

Avec André Frank, il crée en 1953 la revue les Cahiers Renaud Barrault, publiés aux Éditions Julliard, puis chez Gallimard.

En 1958, il fonde le « Nouveau Cartel » avec André Barsacq, Jean Mercure et Raymond Rouleau.

En 1959, il se voit confier par le ministre des Affaires culturelles André Malraux le Théâtre de l'Odéon, qui devient L'Odéon-Théâtre de France, et dont il est le directeur. Jean-Louis Barrault y manifeste un éclectisme qui pourra lui être reproché : il monte les grandes œuvres du répertoire classique (Racine, Shakespeare), mais crée aussi des pièces contemporaines : Rhinocéros de Eugène Ionesco en 1960, Oh les beaux jours de Samuel Beckett en 1963 , Des journées entières dans les arbres de Marguerite Duras en 1965, Les Paravents de Jean Genet en 1966 (cette pièce, créée peu après fin de la guerre d'Algérie, fait scandale). Il continue aussi à populariser le théâtre de Paul Claudel.

Durant Mai 68, il ouvre le théâtre de l'Odéon aux étudiants, qui l'occupent pendant plus d'un mois. André Malraux ne le lui pardonne pas, et Barrault est contraint à la démission. Avec sa compagne, la comédienne Madeleine Renaud, il a aussi affaire aux critiques de certains manifestants sur leur conception du théâtre, qui leur conseillent de « trouver des places à l'hospice »,.

Il installe ensuite sa compagnie dans une salle de catch, l'Élysée Montmartre, puis dans la gare d'Orsay, qu'il aménage en théâtre d'Orsay et présente dans Italiques, et enfin au théâtre du Rond-Point. Jean-Louis Barrault y signe des créations originales à partir de sa lecture des grands auteurs (Rabelais, Ainsi parlait Zarathoustra, Zadig).

En , il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés.

En 1988, il incarne à nouveau Berlioz dans Lélio ou le retour à la vie, deuxième partie de La symphonie fantastique, enregistré sous la direction de Pierre Boulez.

Cinéma

Jean-Louis Barrault a été aussi un très grand acteur de cinéma.

Dans Drôle de drame de Marcel Carné (1937), il joue le rôle de William Kramps, tueur de bouchers.

Il incarne magistralement Hector Berlioz en 1942 dans La symphonie fantastique de Christian-Jaque.

Dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné (1944), son interprétation inoubliable de Baptiste-Deburau, popularise son génie du mime.

Il joue le double rôle du docteur et d'Opale en 1961 dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir.

En 1964, Jean-Louis Barrault joue le rôle de M. Douve, employé de mairie dans La Cité de l'Indicible Peur de Jean-Pierre Mocky d'après le roman de Jean Ray. Son personnage s'avère porter un autre rôle sous-jacent d'importance, ce qui démultiplie l'intérêt et la réussite du jeu de Jean-Louis Barrault, dans sa justesse et sa pertinence.

Vie privée

Jean-Louis Barrault épouse Madeleine Renaud le et s'installe avec elle, de 1940 à 1994, au 18 avenue du Président-Wilson (16e arrondissement de Paris). Une plaque leur rend hommage. Ils sont inhumés ensemble au Cimetière de Passy à Paris.

Il était l'oncle de Marie-Christine Barrault.

Conception du théâtre

Jean-Louis Barrault s'est toujours résolument installé dans le présent. Le théâtre est pour lui un art total, proche de la vie, qui fait au spectateur le cadeau de ces instants à saisir, dans l'immédiateté de l'émotion. La vie s'exprime d'abord par le langage du corps, qu'il a découvert grâce au mime ; Barrault se veut le disciple d'Antonin Artaud.

Cohérent avec cette philosophie, il a bien voulu rejoindre le Comité d'honneur du Festival Mimos, composé de Marcel Marceau, Jacques Lecoq, Ferruccio Soleri, Bob Wilson, Kazuo Ohno, pendant quelques années Maguy Marin puis Josef Nadj. La réunion de ces personnalités exceptionnelles, très différentes l'une de l'autre, montrait que le mime avait atteint les sommets de créativité.

Théâtre : Comédien

Théâtre de l'Atelier
Comédie-Française
Théâtre Marigny

Bacchus

Théâtre Sarah Bernhardt
Théâtre du Palais-Royal
  • 1958 : Le Soulier de satin de Paul Claudel, Théâtre du Palais-Royal
  • 1959 : La Vie parisienne de Jacques Offenbach, Théâtre du Palais-Royal
Odéon-Théâtre de France
Élysée Montmartre
  • 1970 : Jarry sur la butte d'après les œuvres complètes d'Alfred Jarry, mise en scène Jean-Louis Barrault

Théâtre : Metteur en scène

Comédie-Française (1940-1946)

Théâtre Marigny (1946-1956)

Étranger, Festivals

Théâtre Sarah Bernhardt (1957)

  • 1957 : Histoire de Vasco de Georges Schehadé
  • 1957 : Le Château de Franz Kafka

Théâtre du Palais-Royal (1958-1959)

  • 1958 : La Vie parisienne de Jacques Offenbach, livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy
  • 1958 : Le Soulier de satin de Paul Claudel
  • 1959 : Le Tir Clara de Jean-Louis Roncoroni

Odéon-Théâtre de France (1959-1968)

Saison 1959-1960
Saison 1960-1961
Saison 1961-1962
Saison 1962-1963
Saison 1963-1964
Saison 1964-1965
Saison 1965-1966
Saison 1966-1967
Saison 1967-1968

Élysée Montmartre

Théâtre d'Orsay (1972-1981)

Théâtre Renaud-Barrault (1981-1991)

Publications

Cinéma

Télévision

  • 1958 : La Répétition ou l'Amour puni de Jean Anouilh, réalisation Jean-Paul Carrère : Le comte
  • 1964 : La Confidence fausse de Marivaux, réalisation Jacques-Gérard Cornu : Dubois
  • 1967 : La Route d'un homme court métrage de Georges Hacquard : Récitant
  • 1972 : Dans le jardin de Franc-Nohain d'Alain Frey : lui-même
  • 1976 : Christophe Colomb de Paul Claudel, réalisation Jean-Paul Carrère : Christophe Colomb
  • 1981 : Zadig ou la destinée de Voltaire, réalisation Jean-Paul Carrère : L'hermite
  • 1982 : Le Soulier de satin de Paul Claudel, réalisation Alexandre Tarta : L'annoncier
  • 1985 : Hommage à Charles Dullin de Georges Paumier : lui-même

Hommages

En 1994, lors de l’extension du Théâtre d’Orléans, une des deux nouvelles salles, dotée de 604 places, est baptisée du nom de l’homme de théâtre

2013 : la ville de Tournus, à laquelle la famille Barrault est liée depuis le XVIIIe siècle, a inauguré le une place Jean-Louis Barrault, en présence de la nièce de l'acteur, Marie-Christine Barrault, et des frère et neveu de celle-ci.

 : Mémorandum Théâtral en hommage à Jean-Louis Barrault au Théâtre Le Proscenium (Paris 11°), écrit et interprété par Marie Den Baës.

Distinctions

Décoration

  • Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (1957)

Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud-Barrault furent tous deux nommés directement officiers, lors de la toute première promotion de l'ordre le .

Prix

  • 1979 : Prix Plaisir du théâtre

Dans la fiction

  • Dans le téléfilm Arletty, une passion coupable (2015) d'Arnaud Sélignac, il est joué par Xavier Lafitte.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Antonin Artaud, Lettres à Jean-Louis Barrault, Bordas, 1952
  • Denise Bourdet, Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, dans: Pris sur le vif, Paris, Plon, 1957.
  • André Frank, Jean-Louis Barrault, Éditions Seghers, Collection Théâtre de tous les temps, 1971
  • Christian Genty, Histoire du Théâtre national de l'Odéon : journal de bord, 1782-1982, Éditions Fischbacher, 1982
  • Gérard Bonal, Les Renaud-Barraud, Éditions du Seuil, 2000.
  • Paul-Louis Mignon, Jean-Louis Barrault, Éditions du Rocher, 2003

Articles connexes

  • Madeleine Renaud
  • Marie-Christine Barrault
  • Pierre Boulez

Liens externes

  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Brockhaus Enzyklopädie • Deutsche Biographie • Encyclopædia Britannica • Encyclopædia Universalis • Gran Enciclopèdia Catalana • Swedish Nationalencyklopedin • Munzinger Archiv • Proleksis enciklopedija • Store norske leksikon • Visuotinė lietuvių enciklopedija
  • Ressources relatives au spectacle :
    • Les Archives du spectacle
    • Comédie-Française
    • TheatreOnline
    • (en) Internet Broadway Database
  • Ressource relative à la vie publique :
    • « Maitron »
  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • Ciné-Ressources
    • Unifrance
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
  • Portrait de Jean-Louis Barrault en vidéos sur ina.fr
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Source : Article Jean-Louis Barrault de Wikipédia

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