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Avis de lecteurs

Paul n° 9
Paul à la maison (Michel Rabagliati)

note: 5Une BD émouvante Agnès MMC - 17 décembre 2020

Ce dernier titre de la série Paul est sans doute aussi le plus autobiographique. Paul, maintenant auteur de BD à temps plein, est confronté à sa solitude, à la maladie [...]

Le dit du mistral (Olivier Mak-Bouchard)

note: 5Un véritable envoûtement. Un vrai coup de cœur Agnès MMC - 10 mars 2021

Ce qui m’a d’abord attirée dans ce livre c’est sa couverture très colorée, avec ce chat blanc, dont on apprend dans la lecture qu’il s’appelle le Hussard, qui passe devant [...]

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

note: 4Un voyage au pays de la vieillesse Agnès MMC - 10 mars 2021

Pendant 4 ans, Laure Adler est allée à la rencontre de personnes d’un « certain âge », des vieux, des seniors, comme on les appelle poliment, connus ou inconnus qui [...]

Hôtel Castellana (Ruta Sepetys)

note: 5Plongée passionnante au cœur de l’Espagne franquiste Victoria, MMC - 27 février 2021

“Hôtel Castellana”, c’est la rencontre entre deux mondes que tout oppose, celui de Daniel et Ana. Nous sommes en 1957, alors que l’Espagne est sous la coupe de Francisco Franco. [...]

Le goût d'Emma (Emmanuelle Maisonneuve)

note: 4Un roman graphique gastronomique Agnès MMC - 10 mars 2021

L’histoire d’Emmanuelle Maisonneuve qui, suite à une candidature spontanée, est embauchée au guide Michelin, véritable bible de la gastronomie française. Son parcours sera difficile, face au machisme de la profession. [...]

Martin Eden (Jack London)

note: 5Un roman bouleversant Agnès MMC - 10 mars 2021

Publié sous forme de feuilleton dans un journal en 1908 et 1909 ce roman, qui semble très inspiré de la vie de l’auteur, raconte la vie d’un jeune homme issu [...]

Marianne Oswald

 

Marianne Oswald, nom de scène de Sarah Alice Bloch, est une chanteuse et actrice française née le à Sarreguemines en Lorraine annexée et morte le à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.

Biographie

Fille d'un père lorrain et d'une mère originaire d'Alsace, Marianne Oswald naît dans une famille juive à Sarreguemines, pendant la première annexion allemande. Orpheline à l'âge de seize ans, elle est alors envoyée en pension à Munich.

Elle prend son nom de scène du personnage Oswald qu'elle admire dans Les Revenants d'Henrik Ibsen.

Marianne Oswald entame sa carrière de chanteuse dans les années 1920, dans les cabarets de Berlin, après avoir été opérée d'un goitre thyroïdien, selon ses termes « après s'être fait trancher la gorge ».

En 1931, du fait de la montée du parti nazi et de la menace qu'il fait peser, elle s'exile à Paris, où elle introduit dans la chanson française des techniques propres à l'expressionnisme allemand. Elle séduit par sa diction très particulière, son « parlé-chanté » brechtien, un accent dialectal de l'est mosellan, sa voix tour à tour brute et tendre.

Elle enregistre en , pour la firme Salabert, ses deux premières chansons : En m'en foutant et Pour m'avoir dit je t'aime, avec le pianiste Henri Monfreid. Elle se produit au Bœuf sur le toit où elle chante les chansons de Bertolt Brecht et Kurt Weill : La Complainte de Mackie, La Fiancée du pirate, Le Chant des canons, Sourabaya Johnny. Sa voix plaît à Jean Bérard, président de Columbia France, qui lui fait enregistrer ces deux dernières chansons ainsi que deux autres de Jean Tranchant, La Complainte de Kesoubah et Le Grand Étang. En , elle enregistre encore Le Jeu de massacre, chanson d'Henri-Georges Clouzot sur une musique de Maurice Yvain.

C'est la même année que Jean Cocteau lui écrit Anna la bonne, « chanson parlée » qui sera suivie par La Dame de Monte-Carlo en 1936. Anna la bonne donnera également lieu, en 1958, à un court-métrage homonyme de Claude Jutra.

En 1934, Marianne Oswald chante à Pleyel la chanson Appel, de Jean Tranchant. Elle est sifflée, mais Jacques Prévert prend sa défense avec quelques amis. De cette rencontre naît une collaboration fertile entre le poète et la chanteuse : dès , elle enregistre Embrasse-moi , sur une musique de Wal-Berg.

Pendant l'été 1934, un fait-divers scandalise Jacques Prévert : une trentaine d'enfants s'étant évadés du bagne de Belle-Île-en-Mer en réponse aux violences des surveillants du réfectoire, l'administration propose une prime de vingt francs pour chaque enfant capturé ; les badauds et les touristes se joignent au personnel du bagne pour leur donner la chasse. Prévert réagit en écrivant d'une traite le poème Chasse à l'enfant, mis en musique par Joseph Kosma et enregistré par Marianne Oswald le . Prévert a aussi l'intention de tirer de l'anecdote un film que doit réaliser Marcel Carné, et tout d'abord intitulé L'île des enfants perdus. Le projet est abandonné à plusieurs reprises avant de donner lieu en 1947 à un tournage, qui restera malheureusement inachevé, sous le titre La Fleur de l'âge.

En -, elle vient chanter pour les ouvriers en grève qui occupent leurs usines.

En , le contrat d'exclusivité de Marianne Oswald chez Columbia prend fin avec une autre chanson de Prévert et Kosma, Les Bruits de la nuit.

En 1938, elle entame une carrière d'actrice dans Le Petit Chose de Maurice Cloche avec Arletty.

De 1940 à 1946, elle s'exile aux États-Unis où elle se produit dans les cabarets et à la radio sous le pseudonyme de Marianne Lorraine. En 1942, elle joue avec l'accordéoniste John Serry Sr. à New York. Elle chante également des poèmes écrits par le poète Carl Sandburg,.

En 1948, après la mort par suicide de son ami, l'acteur Louis Salou, elle décide de renoncer à chanter sur scène.

De retour à Paris, elle joue de nouveau au cinéma, dans Les Amants de Vérone (1949) et plus tard dans Le Guérisseur (1954), Notre-Dame de Paris (1956), Montparnasse 19 et Sans famille (1958).

Elle se consacre ensuite à la production d'émissions télévisées pour enfants, et intervient à la radio, sur Paris Inter, en présentant la rubrique Terre des enfants dans l'émission Les Beaux Jeudis de Jacques Pauliac.

En 1966, le temps d'une émission, elle chante à la télévision La Dame de Monte-Carlo.

Marianne Oswald meurt le à l'hôpital de Limeil-Brévannes, et peu de gens assistent à ses obsèques. En , à l'initiative de sa ville de naissance et de l'Association des amis de Marianne Oswald, ses restes sont exhumés de la fosse commune du cimetière de Limeil-Brévannes et réinhumés dans le cimetière de la rue des Bosquets de Sarreguemines,, et une plaque est apposée à l'endroit où se trouvait, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, l'immeuble où elle est née.

Hommages

  • « Je suppose que c'est cette puissance rouge d'incendie, de mégot, de torche, de phare, de fanal, qui l'habite, cet acharnement de braise, cette chaleur de gaz d'acétylène, de magnésium et de lampe à souder, qui forment l'efficacité de cette chanteuse, de cette mime que bien des esprits repoussent, mais qui s'impose malgré tout. » (Jean Cocteau - Mes Monstres sacrés - Encre 1979)[Où ?]
  • « Elle chante des chansons réalistes, cependant elle dépasse le réalisme, elle ne fait pas semblant, elle transpose, elle taraude l'âme humaine, elle dessine au burin. » (Louis Léon Martin, Petit Parisien, )[Où ?]
  • Oswald "Mon rêve à moi, C’était d’chanter des Lieder"

Reprises

  • Mon oncle a tout repeint est repris par Jean Guidoni en 1980 (uniquement en concert et lors des "bis")
    • Ainsi que par Julos Beaucarne
  • Toute seule est repris par Jean Guidoni en 1986 (théâtre des Bouffes du Nord)
  • Jeu de massacre est repris par Juliette Noureddine en 1993
  • La Complainte de Kesoubah est reprise par le groupe Casse-Pipe en 1993 sur l'album Chansons noires - Tome 1
  • La Complainte de Kesoubah est reprise également par Louis Ville en 2006 sur son album À choisir
  • La Chasse à l'enfant est reprise par Jean Guidoni en duo avec Juliette sur son album Chante Prévert en 2008
  • La Grasse Matinée est reprise par Jean Guidoni sur son album Chante Prévert en 2008

Discographie

  • L'Art de Marianne Oswald: 1932 à 1937, EPM, 1991
  • Kurt Weill à Paris, Assai, 2000

Filmographie

Actrice
  • 1938 : Le Petit Chose de Maurice Cloche avec Arletty
  • 1949 : Les Amants de Vérone d'André Cayatte avec Frédéric O’Brady
  • 1954 : Le Guérisseur de Yves Ciampi, avec Jean Marais
  • 1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy, avec Gina Lollobrigida
  • 1958 : Montparnasse 19 de Jacques Becker, avec Anouk Aimée
  • 1958 : Sans famille d'André Michel, avec Pierre Brasseur
  • 1959 : Anna, la bonne de Claude Jutra (court métrage)
Réalisatrice
  • 1962 : La parole est au fleuve de Marianne Oswald et André Vetusto (court métrage)
  • 1975 : 1930-1935 : René Crevel, poète du soleil noir de Gerard Pignol et Marianne Oswald
Scénariste
  • 1958 : La Première Nuit de Georges Franju, avec Pierre Devis (court métrage)

Télévision

Marianne Oswald, une flamme, un cri est un documentaire réalisé par Yannick Delhaye en 2014, diffusé sur France 3 Lorraine. Ce documentaire est à la fois biographique et musical.

Bibliographie

  • Marianne Oswald, Je n'ai pas appris à vivre, préface de Jacques Prévert, Domat, 1948 ; Pierron, 1999
  • Hélène Hazera, Marianne Oswald, Lie Ernest Flam, 1993
  • Marianne Oswald, Louis Martin-Chauffier, Yves-André Hubert, Ces hommes de l'espérance, [S. l.] : [s. n.], [ca 1955] : une évocation de la résistance allemande au national-socialisme.
  • Marianne Oswald, One small voice, Londres ; New York : Whittlesey house, 1945 : biographie des années de jeunesse.

Notes et références

Liens externes

  • Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Dictionnaire universel des créatrices
  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
  • Ressource relative à la vie publique :
    • « Maitron »
  • Ressource relative à la musique :
    • (en) MusicBrainz
  • Une émission de jeunesse de 1954 diffusée à la RTF avec Marianne Oswald (Terre des enfants) sur youtube
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Source : Article Marianne Oswald de Wikipédia

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