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Avis de lecteurs

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

note: 4Un voyage au pays de la vieillesse Agnès MMC - 10 mars 2021

Pendant 4 ans, Laure Adler est allée à la rencontre de personnes d’un « certain âge », des vieux, des seniors, comme on les appelle poliment, connus ou inconnus qui [...]

La prière d'Audubon (K?tar? Isaka)

note: 5la prière d'aubudon Isabelle - 22 avril 2021

un livre déroutant au départ, distrayant au fil des pages, pour finir par devenir fascinant... Je l'ai fini il y a un quinzaine de jours et je ne peux [...]

J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond (Alexis Jenni)

note: 5La sobriété heureuse Agnès MMC - 16 décembre 2020

Ce livre raconte très simplement, mais avec beaucoup d'admiration et d'affection, la vie de John Muir, qui décide d'abandonner travail et famille pour arpenter les États-Unis et bien au-delà. Il [...]

Lady whisky (Joël Alessandra)

note: 4L’histoire vraie d’une femme passionnée de whisky. Agnès MMC - 10 mars 2021

Helen Frances Arthur a consacré une grande partie sa vie au whisky, rare femme acceptée dans cet univers très masculin. Lorsqu'elle décède en 2015, sa nièce et son mari, l'auteur [...]

Le dit du mistral (Olivier Mak-Bouchard)

note: 5Un véritable envoûtement. Un vrai coup de cœur Agnès MMC - 10 mars 2021

Ce qui m’a d’abord attirée dans ce livre c’est sa couverture très colorée, avec ce chat blanc, dont on apprend dans la lecture qu’il s’appelle le Hussard, qui passe devant [...]

Spy X Family n° 1 (Tatsuya Endo)

note: 5Un premier tome avec énormément de potentiel ! Victoria, MMC - 10 mars 2021

Dans la famille parfaite, je demande le père espion, la mère tueuse à gage, et la fillette télépathe ! Le jour où Twilight, l’espion le plus doué de sa génération, [...]

Georges Hyvernaud

 
Georges Hyvernaud. Source: Wikipedia

Georges Hyvernaud ([ʒɔʁʒ ivɛʁno] ), né le à Saint-Yrieix-sur-Charente près d'Angoulême et mort le à Paris, est un écrivain français. Il est principalement connu pour ses deux récits, Le Wagon à vaches (1953) et surtout La Peau et les Os (1949), qui, mal accueilli par la critique lors de sa pré-publication dans la revue Les Temps modernes, lui valut l'admiration d'auteurs tels que Henri Calet, René Étiemble, Raymond Guérin, Henri Michaux ou encore Jean-Paul Sartre.

Écrivain rare et confidentiel, qui s'est soigneusement tenu à l'écart des milieux littéraires, Georges Hyvernaud a été quasiment oublié durant près de trente ans. L'importance de son œuvre est réévaluée depuis le milieu des années 1980.

Biographie

Enfance et jeunesse

Georges Hyvernaud naît dans une famille d'ascendance paysanne et ouvrière : sa mère est couturière et son père ajusteur. Il passe en Charente une enfance morne et grise dont il ne gardera pas la nostalgie, d'abord aux Planes à Saint-Yrieix, en compagnie des grands-parents maternels, puis à Saint-Roch, où sa mère s'occupe de sa tante grabataire, une vieille femme à la « figure délabrée » et aux mains « bleues et griffues » qui fait peur à l'enfant. À partir de 1914, le couple et son fils s'installent à Ruelle-sur-Touvre, où le père de Georges Hyvernaud travaille à la fonderie d'État.

C'est alors la Première Guerre mondiale. Le jeune Hyvernaud découvre comment, à l'arrière, l'état de guerre modifie les codes sociaux et les comportements : les hommes et les femmes, dans cet état de permissivité provisoire mais radical, deviennent « prodigieusement disponibles et irresponsables », recherchant tout ce qui peut satisfaire leurs appétits :

Au délitement moral de la population répond l'attitude des professeurs qui enseignent dans le collège où étudie Hyvernaud. Ceux-là, avec « leurs vieilles gueules tachées de bile ou de couperose, chargées de barbes et de lorgnons », trouvaient dans les évènements l'occasion de métamorphoser en or héroïco-patriotique le vil métal de leur ressentiment : « les places qu'ils n'avaient pas gagnées, leurs myopies, leurs biles et leurs hémorroïdes, leurs femmes acariâtres et leurs filles mal mariées, tout cela se sublimait, se transmuait en noblesse d'âme et en attitudes à l'antique. »

Tous les enseignants auxquels est confronté Hyvernaud ne succombent pourtant pas à cette folie collective : c'est grâce à l'un d'eux qu'il découvre Le Feu d'Henri Barbusse et les textes de Romain Rolland, qui montrent qu'il existe « des hommes qui se refus[ent] au délire », et d'autres hommes qui, « au fond d'une misère qui semblait sans espérance, tiraient de leur servitude le pressentiment d'un ordre nouveau. »

Hyvernaud est au collège un élève brillant, qui est remarqué : il intègre l'école normale d'instituteurs d'Angoulême en 1918, puis celle de Lyon. Il y prépare le concours de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, dont il devient cacique en 1922. Il en sort deux ans plus tard, également major.

Débuts dans l'enseignement

Après avoir fait son service militaire à Saint-Maixent, Georges Hyvernaud est affecté à Arras, où il enseigne à l'École normale de 1926 à 1934. À la même époque, il collabore à diverses revues parisiennes auxquelles il envoie articles et comptes rendus littéraires.

En 1934, Hyvernaud est affecté à l'École normale de Rouen, où il reste jusqu'en 1939.

En 1936, il épouse Andrée Derome, professeur d'anglais, qu'il avait rencontrée à Arras. Leur fille naît en 1937. La même année meurt son père, paralysé depuis plusieurs années (sa mère était décédée en 1932).

Guerre 1939-1945 et immédiate après-guerre

En 1940, il est fait prisonnier dans le nord de la France puis détenu dans des oflags en Poméranie (notamment l'oflag II-D, puis l'oflag II-B). Ce sont des camps où ne sont détenus que des officiers, lesquels ne peuvent être contraints à travailler (selon la Convention de Genève). Il s'y retrouve pendant cinq ans oisif, et entouré uniquement de personnes de classe moyenne ou supérieure.

Après la guerre, il publie un texte : Lettre à une petite fille, et deux livres La Peau et les Os (1949) et Le Wagon à vaches (1953) inspirés par son expérience de la captivité et par son retour à la liberté. Raymond Guérin, qui fut également prisonnier de guerre, s'emploiera à faire publier La Peau et les Os après en avoir lu un extrait paru dans Les Temps modernes en 1948.

Retrait de la littérature

Les deux romans furent si froidement accueillis que Georges Hyvernaud abandonna totalement l'écriture littéraire.

Professeur à l'École normale d'instituteurs de la Seine où il enseignera jusqu'à sa retraite, il se consacra à une œuvre pédagogique. Son enseignement sera très prisé de ses élèves, futurs instituteurs pour la majorité, futurs professeurs pour quelques-uns. Son épouse Andrée y avait été nommée professeur d'anglais.

La reconnaissance ne lui viendra que posthumément, avec les rééditions de ses deux livres et les publications d'un troisième roman (abandonné) Lettre anonyme, de ses Carnets d'oflag (accompagnés de ses articles de critique littéraire), de ses lettres de la drôle de guerre (L’Ivrogne et l'Emmerdeur) et de Poméranie.

Bibliographie

Œuvres de Georges Hyvernaud

On trouve ses deux romans au format poche. Il existe une intégrale Georges Hyvernaud parue en 1985-1986 (quatre tomes, Éditions Ramsay).

  • La Peau et les Os (Éditions du Scorpion, 1949)
  • Le Wagon à vaches (Denoël, 1953)
  • Lettres de Poméranie (1940-1945) (édition présentée par Andrée Hyvernaud & annotée par Guy Durliat, éditions Claire Paulhan, 2002.)
  • Lettre anonyme (1986)
  • L'ivrogne et l'emmerdeur: Lettres à sa femme (1939-1940)
  • Voie de garage, (1941-1944)
  • Visite au scorpion
  • Carnets d'oflag (1987)
  • Lettre à une petite fille
  • Feuilles volantes (1995)

Bibliographie critique

  • Georges Hyvernaud, fantassin des ténèbres, in Patrice Delbourg, Les désemparés - 53 portraits d'écrivains, Le Castor Astral, 1996
  • Présence de Georges Hyvernaud — Actes du colloque de Reims (27-), Presses universitaires de Reims, coll. Littérature et seconde guerre mondiale, 2001.
  • Revue Nord’ (Société de Littérature du Nord), no 47 (), dossier Georges Hyvernaud.
  • Georges Hyvernaud, Revue Plein Chant, no 61-62, Châteauneuf-sur-Charentes, Automne-Hiver 1996.
  • Cahiers Georges Hyvernaud, éd. Société des lecteurs de Georges Hyvernaud, 8 numéros parus depuis 2001.

Adaptations

  • En 1991, le metteur en scène Jean-Louis Benoit adapte pour le théâtre, sous le titre La Peau et les os, le récit éponyme d'Hyvernaud ainsi que Le Wagon à vaches. La pièce est créée à La Cartoucherie de Vincennes, avant d'être représentée en province. Depuis lors, une douzaine d'autres créations théâtrales à partir d'adaptations de textes de Georges Hyvernaud ont vu le jour.

Notes et références

Liens externes

  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Deutsche Biographie • Encyclopædia Universalis
  • Portail de la littérature française
  • Portail de la Seconde Guerre mondiale

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Source : Article Georges Hyvernaud de Wikipédia

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