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Avis de lecteurs

La prière d'Audubon (K?tar? Isaka)

note: 5la prière d'aubudon Isabelle - 22 avril 2021

un livre déroutant au départ, distrayant au fil des pages, pour finir par devenir fascinant... Je l'ai fini il y a un quinzaine de jours et je ne peux [...]

Le goût d'Emma (Emmanuelle Maisonneuve)

note: 4Un roman graphique gastronomique Agnès MMC - 10 mars 2021

L’histoire d’Emmanuelle Maisonneuve qui, suite à une candidature spontanée, est embauchée au guide Michelin, véritable bible de la gastronomie française. Son parcours sera difficile, face au machisme de la profession. [...]

Le dit du mistral (Olivier Mak-Bouchard)

note: 5Un véritable envoûtement. Un vrai coup de cœur Agnès MMC - 10 mars 2021

Ce qui m’a d’abord attirée dans ce livre c’est sa couverture très colorée, avec ce chat blanc, dont on apprend dans la lecture qu’il s’appelle le Hussard, qui passe devant [...]

Les Hurleuses (Adrien Tomas)

note: 5Formidable Frederic - 3 avril 2021

Une histoire passionnante pleine d'intrigue et de rebondissements.
J’ai bien aimé la façon qu’Adrien Tomas nous livre cette histoire. Chaque chapitre est le point de vue d’un personnage différent. Ce [...]

Hôtel Castellana (Ruta Sepetys)

note: 5Plongée passionnante au cœur de l’Espagne franquiste Victoria, MMC - 27 février 2021

“Hôtel Castellana”, c’est la rencontre entre deux mondes que tout oppose, celui de Daniel et Ana. Nous sommes en 1957, alors que l’Espagne est sous la coupe de Francisco Franco. [...]

La voyageuse de nuit (Laure Adler)

note: 4Un voyage au pays de la vieillesse Agnès MMC - 10 mars 2021

Pendant 4 ans, Laure Adler est allée à la rencontre de personnes d’un « certain âge », des vieux, des seniors, comme on les appelle poliment, connus ou inconnus qui [...]

Jean-Pierre Aumont

 
Jean-Pierre Aumont. Source: Wikipedia

Jean-Pierre Salomons, dit Jean-Pierre Aumont, est un acteur français, né le dans le 9e arrondissement de Paris et mort le à Gassin (Var).

Jeune premier vedette du cinéma français dans l'entre-deux-guerres, il participe également, durant sa longue carrière, à divers films américains. Par ailleurs, pendant la Seconde Guerre mondiale, il fait partie des Forces françaises libres.

Biographie

Famille

Jean-Pierre Philippe Salomons est le fils d'Alexandre Abraham Salomons (Amsterdam 1881-1964 New York), un Juif hollandais administrateur d'une société (La Maison du Blanc), proche collaborateur de Raphaël-Edouard Worms, et d'une actrice française Suzanne Cahen (Paris 1885-1940 Paris),,. La famille Salomons habite à Paris où Jean-Pierre naît.

Un de ses oncles est le philosophe Henri Berr, un autre est l'homme de lettres chevalier de la Légion d'honneur Émile Berr, un autre encore est le comédien Georges Berr, sociétaire de la Comédie-Française, et son frère fit une carrière de cinéaste sous le nom de François Villiers. Il sera également le père de l'actrice Tina Aumont.

Débuts en France

Jean-Pierre Aumont est un jeune garçon qui a une « déplorable tendance de vouloir, à tous prix, s'amuser en tous lieux ». À neuf ans, ses parents l'envoient en pension à Ville-d'Avray où son professeur fouette les élèves tous le matins. Après des années scolaires tumultueuses, il s'oriente à 16 ans vers le théâtre, en cela influencé par le prestige de son grand-oncle Georges Berr ou impressionné à 10 ans, lors d'une représentation d'Andromaque à la Comédie-Française,, et prend des leçons de diction chez Eugène Larcher et des cours d'art dramatique chez Renée Du Minil, rue Bénouville. Il s'inscrit au Conservatoire de Paris comme figurant et y obtient un premier accessit mais s'en fait exclure pour n'avoir pu réfréner un fou-rire lors d'une scène d'Œdipe-Roi.

Fréquentant les coulisses du Théâtre-Français, il est repéré par Louis Jouvet qui le fait débuter dans sa troupe dans la comédie intitulée Le Prof' d'anglais ou Le système Puck de Régis Gignoux, en 1931. La même année, il apparaît en silhouette au cinéma dans Jean de la Lune puis obtient un premier rôle comme jeune ouvrier sombrant dans la délinquance dans Dans les rues de 1933. Il joue encore en 1933 dans des mélodrames de boulevards comme Le Voleur de Maurice Tourneur.

Doté d'une beauté physique particulièrement avantageuse, grand garçon blond aux yeux bleus, à la fois sportif et romantique, frais et optimiste, tantôt rieur, tantôt rêveur, il n'a aucun mal à accéder à des rôles de jeune premier au cinéma qui lui ouvre grand ses portes. Jean Cocteau lui confie en 1934 celui d'Œdipe dans sa Machine infernale. Cette même année, il figure un soupirant sacrifié dans le film Maria Chapdelaine de Julien Duvivier.

Il triomphe en 1934 en tant que maître-nageur séduisant dans Lac aux dames de Marc Allégret avec Simone Simon et Michel Simon, puis obtient un rôle de laitier poétique en 1937 dans Drôle de drame de Marcel Carné avec Françoise Rosay et Michel Simon et celui d'un amant désespéré dans Hôtel du nord 1938 du même Carné avec Annabella, Louis Jouvet et Arletty, films de belle notoriété.

En 1936, il est dans Tarass Boulba le fils de Tarass Boulba interprété par Harry Baur, et réalisé par Alexis Granowsky aux côtés de Danielle Darrieux. Il tourne pour Robert Siodmak Le Chemin de Rio en 1937 avec Jules Berry et Suzy Prim. Il joue également dans des feuilletons d'aventures tels Chéri-bibi, en 1938, de Léon Mathot.

Il joue au théâtre Le Cœur de Henry Bernstein avec Claude Dauphin au théâtre du Gymnase, en 1936, et Sérénade à trois avec Blanche Montel, de Noël Coward.

Il écrit également pour le théâtre, d'abord en 1937 L'Empereur de Chine puis L'Ile heureuse, en 1950.

Seconde Guerre mondiale

À la suite de l'invasion allemande et du fait de ses origines juives, il obtient un visa de complaisance du consul du Honduras, (de) Mauricio Rosal, qui lui permet, transitant par le Portugal et le Honduras, de s'exiler aux États-Unis en 1940, où il va rapidement devenir la « coqueluche française d'Hollywood »,,.

Dès son arrivée à New York, Antoine de Saint-Exupéry lui prête son duplex dominant l'île de Manhattan. Ne parlant pas encore l'anglais, il apprend phonétiquement ses répliques et part en tournée avec Katharine Cornell pour jouer un petit rôle dans Rose Burke, une pièce de Henri Bernstein, qui récolte de mauvaises critiques mais sa prestation est remarquée,. La doublure de Jean-Pierre Aumont est alors un débutant du nom de Gregory Peck.

En 1943, il est la vedette de deux films de guerre ayant pour cadre le conflit en France : Un commando en Bretagne (Assignment in Brittany) de Jack Conway et La Croix de Lorraine (The Cross of Lorraine) de Tay Garnett avec Gene Kelly.

Abandonnant son confort californien, il s'engage dans les Forces françaises libres en et sert le cinéma de propagande. Il fait partie des troupes qui libèrent la France, notamment en tant que lieutenant, aide de camp du général Diego Brosset, commandant la 1re division française libre. Il survit à la chute de la Jeep qui provoque la mort du général Brosset le au pont du Rahin, à Champagney en Haute-Saône. Il participe ainsi aux campagnes d'Afrique du Nord dont la Tunisie avec l'opération Torch, d'Italie et au débarquement de Provence,.

Blessé deux fois, il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et la Légion d'honneur.

Carrière internationale

Après la guerre, Jean-Pierre Aumont se partage entre l'Europe et les États-Unis.

En mai 1946, il interprète avec Michèle Morgan une adaptation pour la radio de Shadow of a doubt (L'ombre d'un doute) diffusée sur sur la Chaîne Parisienne.

Son charme et son élégance lui ayant ouvert les portes d'Hollywood, Jean-Pierre Aumont capture « l'admiration du public américain avec son charisme » et devient le nouveau French lover du cinéma outre-Atlantique.

En 1947, il interprète le compositeur russe Nicolaï Rimski-Korsakov dans une fantaisie hollywoodienne intitulée Schéhérazade (Song of Scheherazade) aux côtés d'Yvonne De Carlo. Ses deux derniers films ayant été accueillis tièdement, Aumont décide de revenir en France avec sa femme dont la carrière était à présent en déclin, et sa fille Marie-Christine, née en 1946. De temps en temps, il retourne sur le sol américain et apparaît à Broadway, notamment en 1949 avec son œuvre Figure of a Girl rebaptisée My Name Is Aquilon, une pièce qui ne remporte pas grand succès.

Il partage l'affiche avec María Montez, en 1949, dans le rôle du beau Hans le marin. Il tourne dans de nouvelles versions de L'Atlandide avec María Montez en 1948, et de Koenigsmark en 1953. Il travaille deux fois en 1951 pour Gilles Grangier mais l'impact de ses prestations reste limité.

Dans les années 1950, Aumont semble mieux s'en sortir dans ses apparitions télévisées dans des œuvres classiques, notamment Les armes et l'homme et Crime et châtiment.

On le retrouve en 1953 dans Moineaux de Paris de Maurice Cloche aux côtés des Petits chanteurs à la croix de bois et dans Lili de Charles Walters avec Leslie Caron et Mel Ferrer. Il joue dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, en 1954.

Dès 1957, il écrit ses mémoires intitulées Souvenirs provisoires.

Il joue à nouveau sur scène, pendant deux ans à Broadway, Tovarich, une comédie musicale aux côtés de Vivien Leigh,.

Jean-Pierre Aumont apparaît en 1973 dans La Nuit américaine de François Truffaut, puis dans diverses productions étrangères. Son activité cinématographique se ralentit dans les années qui suivent puis il tient des rôles de premier plan dans les remakes de Nana en 1982 et de Senso en 1993.

Il est membre du jury de Miss Univers en 1973 à Athènes en Grèce.

Dans les années 1990, il tient des petits rôles au cinéma ; notamment, James Ivory l'emploie dans Jefferson à Paris, en 1995. L'année précédente, en 1994, il joue aux côtés de Mylène Farmer dans le film Giorgino, premier long-métrage de Laurent Boutonnat.

Durant sa carrière, il tourne en tout dans une cinquantaine de films, de Paris à Rome, de Londres à Hollywood.

Fin de vie

Il meurt à 90 ans d'une crise cardiaque à Gassin, dans les environs de Saint-Tropez.

Une plaque en hommage à Jean-Pierre Aumont est dévoilée le au 4, allée des Brouillards, dans le 18e arrondissement de Paris, où il a longtemps habité.

Le , la Cinémathèque française célèbre son centenaire.

Il existe un Fonds Jean-Pierre Aumont qui couvre les années 1947 à 1984.

Vie personnelle

Jean-Pierre Aumont est le compagnon de l'actrice française Blanche Montel de 1934 jusqu'à son départ pour les États-Unis en 1940. Blanche Montel avait été l'épouse du cinéaste Henri Decoin de 1927 à 1934.

Aux États-Unis, il se marie après trois mois de fréquentation avec l'actrice dominicaine María Montez, avec laquelle il aura une fille Tina Aumont (1946-2006). Son épouse María Montez est retrouvée morte noyée dans sa baignoire en 1951, à Suresnes où le couple vivait alors.

Dans les années 1950, il a une liaison avec l'actrice Grace Kelly, future princesse de Monaco.

En 1956, il épouse en troisièmes noces à Santa-Barbara Marisa Pavan, sœur jumelle de Pier Angeli, avec qui il a deux fils, Jean-Claude Aumont (1957) qui deviendra caméraman et Patrick Aumont (1959). Le couple divorce en 1963 et se remarie à San Clemente en 1969.

On lui connaît également des liaisons avec les actrices américaines Joan Crawford, Hedy Lamarr, Vivien Leigh et Barbara Stanwyck.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Théâtre

Adaptation

  • 1958 : Lucy Crown d'Irwin Shaw, mise en scène Pierre Dux, théâtre de Paris

Auteur

  • 1959 : Ange le Bienheureux, mise en scène Jacques Charon, théâtre des Célestins

Comédien

Honneurs et récompenses

  • Officier de la Légion d'honneur
  • Croix de guerre 1939-1945
  • Chevalier de l'ordre national du Mérite
  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres
  • Césars 1991 : César d'honneur

Cinéastes ayant tourné avec Jean-Pierre Aumont

Box-office France

  • 1955 : Napoléon de Sacha Guitry : 5 405 252 entrées.

Œuvres écrites

  • L'Empereur de Chine, pièce de théâtre en 2 parties et 4 tableaux, préface de Jean Cocteau, créée en 1947, dans une mise en scène de Marcel Herrand au théâtre des Mathurins, et publiée par les Éditions Nagel en 1948.
  • L'Île heureuse, pièce de théâtre mise en scène par Pierre Dux, au théâtre Edouard VII en 1951
  • Un beau dimanche, jouée en 1952 au théâtre de la Michodière
  • Farfada, 1957 Comédie Wagram
  • Souvenirs provisoires, Julliard, 1957, (ISBN 9782307063452)
  • Le Soleil et les ombres, Robert Laffont, 1976 - Prix Roland de Jouvenel de l’Académie française
  • Dis-moi d'abord que tu m'aimes, Flammarion, 1992

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Pierre Aumont : Le Soleil et les ombres, Robert Laffont, 1976
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus 694 portraits, 2147 noms, Mormoiron, Y. Foucart, , 1185 p. (ISBN 978-2-953-11390-7, OCLC 494530531)
  • Olivier Barrot et Raymond Chirat : Noir & Blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Flammarion, 2000
  • Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma. Les acteurs, Éditions Robert Laffont (Collection Bouquins), Paris, , pp. 55–56, (ISBN 978-2-221-10895-6)

Liens externes

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    • Les Archives du spectacle
    • (en) Internet Broadway Database
  • Ressource relative à la musique :
    • (en) MusicBrainz
  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • César du cinéma
    • (en) AllMovie
    • (en) Internet Movie Database
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Source : Article Jean-Pierre Aumont de Wikipédia

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