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Avis de lecteurs

Le droit du sol (Étienne Davodeau)

note: 5Diagonale vertigineuse Sylvie - 17 mai 2022

Etienne Davodeau va parcourir 500 kms à pieds entre une grotte de Pech Merle, dans le Lot, et le bois Lejuc, dans la Meuse où le projet d'enfouissement de déchets [...]

Le roi disait que j'étais diable (Clara Dupont-Monod)

note: 5« Aliénor. Une forteresse. Belle, isolée, imprenable ! » Angélique, MMC - 11 février 2022

Clara Dupont-Monod, doublement primée cet automne (prix Femina et Goncourt des Lycéens) pour son roman « S’adapter », a consacré auparavant deux ouvrages à la plus romanesque des figures historiques [...]

Le Sorceleur n° 1
Le dernier voeu (Andrzej Sapkowski)

note: 4Du bon fantastique Céline - 3 juin 2022

J'ai vu la série avant de lire les livres et je dois dire que je trouve que c'est une bonne adaptation. Il y a quelques longueurs à certains moments de [...]

Mission Yozakura family n° 1
L'anneau des cerisiers (Hitsuji Gondaira)

note: 5Une famille d'espions très particulière Florian - 21 mai 2022

Un manga avec un humour bien dans le style shonen qui va vite plaire à un jeune lecteur amateur et accessible à un jeune public qui veut débuter les mangas.

Le dernier atlas n° 3 (Fabien Vehlmann)

note: 4Une fin échevelée S.BASSET - 31 janvier 2022

Une fin échevelée pour cette spectaculaire trilogie: bravo à cette ambitieux projet qui montre toute la créativité et l'ambition que peuvent avoir nos auteurs !

La maison des voix (Donato Carrisi)

note: 5Un thriller palpitant Céline - 3 juin 2022

Ce livre est tout simplement génial, Donato Carrisi est véritablement un maitre du thriller qui là-encore montre toute l'étendue de son talent. L'histoire est totalement prenante avec un retournement final [...]

Isabelle Huppert

 
Isabelle Huppert. Source: Wikipedia

Isabelle Huppert est une actrice et productrice française née le dans le 16e arrondissement de Paris.

Collaboratrice fidèle de Claude Chabrol, Benoît Jacquot et Michael Haneke, Isabelle Huppert alterne indistinctement scène et écran, cinéma d'auteur et films grand public. Elle est révélée au grand public par le cinéaste Claude Goretta en 1977 dans le film La Dentellière.

C'est l'une des actrices les plus prolifiques en France (deux ou trois films par an en moyenne) et l'une des rares interprètes françaises dont la filmographie est véritablement internationale : sa carrière exigeante et reconnue l'amène en effet à tourner aux États-Unis (sous la direction de Michael Cimino, Hal Hartley, Curtis Hanson, David O. Russell ou encore Otto Preminger), en Italie (avec les frères Taviani, Mauro Bolognini, Marco Ferreri et Marco Bellocchio), en Russie (avec Igor Minaiev), en Europe centrale (avec Michael Haneke, Werner Schroeter, Andrzej Wajda, Ursula Meier, Márta Mészáros ou Aleksandar Petrović), et même sur le continent asiatique (avec Hong Sang-soo, Brillante Mendoza ou Rithy Panh).

Son parcours théâtral l'amène également à travailler sous la direction de metteurs en scène renommés comme Bob Wilson, Claude Régy, Krzysztof Warlikowski, Jacques Lassalle ou Luc Bondy et à interpréter des auteurs contemporains comme Yasmina Reza ou Florian Zeller.

Elle a reçu de très nombreux prix internationaux : deux Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes, deux Coupes Volpi de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise, un Ours d'argent de la meilleure contribution artistique et un Ours d'or d'honneur à la Berlinale, deux Prix du cinéma européen de la meilleure actrice, ainsi qu'un Lola en Allemagne, un BAFTA au Royaume-Uni et un David di Donatello en Italie.

En France, elle est la comédienne la plus nommée aux Césars avec seize nominations. Elle remporte à deux reprises le César de la meilleure actrice, en 1996 pour La Cérémonie de Claude Chabrol, et en 2017 pour Elle de Paul Verhoeven, qui lui vaut par ailleurs le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice.

Le 25 novembre 2020, le New York Times la classe deuxième meilleure actrice (derrière Denzel Washington) du XXIe siècle.

Biographie

Jeunesse et formation

Née dans le 16e arrondissement de Paris au sein d'une famille aisée et nombreuse, Isabelle Huppert est la fille de Raymond Huppert (1914–2003), industriel dirigeant une entreprise fabriquant des coffres-forts, commandeur de la Légion d'honneur et d'Annick Beau (1914–1990), professeure d'anglais et férue de piano. Elle passe sa jeunesse à Ville-d'Avray où elle reçoit une solide éducation dans le domaine des arts et de la culture. Elle est élevée dans le catholicisme, la religion de sa mère, alors que son père est issu d'une famille d'origine juive de l'ancienne Autriche-Hongrie,. Elle a trois sœurs et un frère, également orientés vers la culture : Rémi (né en 1946), diplômé d'HEC, est devenu écrivain tout en étant consultant en management et développement international (notamment pour l'UNICEF, l'UE, la Banque mondiale), Élisabeth (née en 1948), énarque, qui s'est dirigée vers l'écriture, la peinture, la comédie et la réalisation ; Caroline (née en 1950), diplômée en histoire et géographie, aussi réalisatrice. Jacqueline (née en 1944), quant à elle, est sociologue et professeur d'économie à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC), spécialisée dans les ressources humaines et la répartition du genre en entreprise,.

Après des études secondaires au lycée Florent-Schmitt de Saint-Cloud, Isabelle Huppert passe tout d'abord par le conservatoire de Versailles tout en étudiant des langues slaves, dont le russe, à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), sans pour autant y préparer un diplôme. En parallèle, elle suit les cours d’art dramatique de l’École de la rue Blanche puis ceux du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (promotion 1975) , où elle a notamment pour professeurs Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez.

Sa connaissance de l'anglais, de l'italien et du russe lui a permis de jouer :

  • en anglais au cinéma dans Rosebud, La Porte du paradis, Cactus, Faux Témoin, Amateur, J'adore Huckabees, Dead Man Down, The Disappearance of Eleanor Rigby, Back Home, Greta, Frankie, à la télévision dans New York, unité spéciale et The Romanoffs, et au théâtre dans Marie Stuart,The Maids et The Mother
  • en italien dans L'Histoire de Piera et La Belle endormie
  • en russe dans L'Inondation et The Romanoffs.

Débuts et révélation (années 1970)

Isabelle Huppert commence sa carrière au début des années 1970, tant au cinéma qu'à la télévision et au théâtre. Elle accumule de nombreux petits rôles, certains très discrets (Faustine et le Bel Été de Nina Companeez, Glissements progressifs du plaisir d'Alain Robbe-Grillet), d'autres qui frappent davantage le public, en particulier ses rôles de jeune campeuse violée et assassinée par Jean Carmet dans Dupont Lajoie d'Yves Boisset, d'artiste brute dans Aloïse de Liliane de Kermadec et surtout celui, culte, de jeune fille rebelle en quête d'émancipation dans Les valseuses de Bertrand Blier. Repérée en particulier par la directrice de casting Margot Capelier, elle obtient progressivement des rôles plus importants : elle reçoit sa première nomination au césar grâce à Aloïse en 1976, Otto Preminger la choisit pour Rosebud, Bertrand Tavernier lui offre un rôle secondaire important aux côtés de Philippe Noiret dans Le Juge et l'Assassin. La plupart de ces films rencontrent un grand succès.

Sa carrière prend véritablement son envol avec l'adaptation du roman de Pascal Lainé La Dentellière par le Suisse Claude Goretta. Ce succès public lui vaut plusieurs distinctions internationales (BAFTA anglais et David di Donatello italien, équivalents des César). Isabelle Huppert tient le rôle d’une apprentie shampouineuse introvertie, victime d’une déception amoureuse qui fait basculer son existence. Cette image de victime et de fragilité maladive la poursuit dans plusieurs de ses films des débuts, au risque de l’enfermer dans des compositions quelque peu répétitives (Les Indiens sont encore loin de Patricia Moraz, Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam, La Dame aux camélias de Mauro Bolognini, Les Ailes de la colombe de Benoît Jacquot). En même temps, elle contredit cette esquisse en donnant corps, devant la caméra de Claude Chabrol, au personnage-titre de Violette Nozière, célèbre parricide des années 1930. C’est son premier « rôle-limite » qui la consacre star nationale et lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes 1978. Ce registre, auquel elle vouera une redoutable fidélité, lui permet de rendre crédible la folie et les pulsions morbides de ses personnages sans verser dans l'hystérie.

Avec Aloïse et La Dentellière, elle donne à voir un jeu distancié, dépouillé, rigoureux, qui se caractérise par des gammes nuancées et retenues : une partition singulière qui la distingue des autres étoiles montantes de l’époque, Miou-Miou, Nathalie Baye et Isabelle Adjani. La presse lui prêtera d'ailleurs par la suite une image d'actrice intellectuelle qu'elle réfute en partie. Elle garde ce style de jeu jusqu'au début des années 1980, et joue beaucoup sur l’ambiguïté de ses personnages : un physique de petite fille mais un attrait certain pour la sexualité.

Confirmation (années 1980)

A la suite du prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1978, Isabelle Huppert est demandée par une série de grands cinéastes : Maurice Pialat pour Loulou, Jean-Luc Godard pour Sauve qui peut (la vie) et Passion, Michael Cimino pour Heaven's Gate (gros échec au box office sans conséquences sur la carrière de Huppert). Se dessine alors une tendance qui sera la sienne tout au long de sa carrière : une vraie rigueur dans le choix de ses films, parfois peu consensuels, avec des cinéastes exigeants, souvent apparentés au cinéma d'auteur, et une envie de travailler aussi bien avec des réalisateurs français qu'étrangers, ainsi qu'avec des femmes (Patricia Moraz, Liliane de Kermadec, Márta Mészáros, Diane Kurys, Christine Pascal, Josiane Balasko). Elle partage à cette époque la vie de Daniel Toscan du Plantier, producteur à la Gaumont, qui lui monte des projets sur mesure avec des cinéastes reconnus comme Joseph Losey (La Truite), Mauro Bolognini (La Dame aux camélias), Pialat (Loulou), Márta Mészáros (Les Héritières), André Téchiné (Les Sœurs Brontë) et Michel Deville (Eaux profondes).

En 1981 Bertrand Tavernier lui offre, avec Coup de torchon, un rôle aux antipodes de ce qu'elle avait alors l'habitude de jouer : Isabelle Huppert y affirme alors un style de jeu plus extraverti, dynamique et comique, qu'elle gardera pour plusieurs films qu'elle tournera dans les années suivantes : La Femme de mon pote de Bertrand Blier (1983), Sac de nœuds de Josiane Balasko (1985) et Signé Charlotte de Caroline Huppert (1985). Les films de Tavernier et de Blier, ainsi que Coup de foudre de Diane Kurys sont des succès publics qui renforcent sa position dans le cinéma français.

Elle ne fait plus de théâtre durant les années 1978-1985.

Entre 1985 et 1988 elle connaît une relative traversée du désert en France où elle ne tourne aucun film. Elle part alors à l'étranger et tourne Cactus de Paul Cox en Australie et Faux Témoin de Curtis Hanson aux États-Unis.

La période 1988-89 est un moment important, d'abord parce qu'elle retrouve Claude Chabrol avec Une affaire de femmes, dix ans après Violette Nozière. Le film est un succès et ouvre une ère de riche collaboration entre Huppert et Chabrol qui se retrouvent alors tous les deux ou trois ans pour un film. Leur duo devient une sorte de marque de fabrique et explore une série large de genres cinématographiques d'où pointe une évidente admiration mutuelle : la comédie (Rien ne va plus), le drame social (La Cérémonie) et historique (Une affaire de femmes), le film noir (Merci pour le chocolat) ou encore l'adaptation littéraire (Madame Bovary). Les films sont tous des succès (sauf peut être Rien ne va plus) et permettent à Huppert de recevoir deux Coupes Volpi à Venise en 1988 (Une affaire de femmes) et 1995 (La Cérémonie), et son premier César de la meilleure actrice en 1996 (également pour La Cérémonie).

En 1989 elle retourne au théâtre pour la pièce Un mois à la campagne de Tourgueniev dans une mise en scène de Bernard Murat. Cette pièce inaugure un nouveau rythme dans la carrière de Huppert, qui va maintenant revenir régulièrement sur les planches. Elle s'attaque à partir des années 1990 aux grands rôles (Jeanne d'Arc, Orlando, Marie Stuart, Médée, Hedda Gabler, Madame de Merteuil, Blanche DuBois, Araminte, Solange dans Les Bonnes, Phèdre) chez les grands auteurs tant classiques (Shakespeare, Schiller, Woolf, Euripide, Ibsen, Marivaux, Claudel, Tourgueniev) que modernes et contemporains (Sarah Kane, Yasmina Reza, Heiner Müller, Genet, Tennessee Williams) mis en scène par de grandes figures du théâtre français et étranger (de Robert Wilson à Claude Régy, de Peter Zadek à Howard Davies, en passant par Luc Bondy, Jacques Lassalle et Krzysztof Warlikowski). Elle joue souvent au théâtre de l'Odéon et n'hésite pas à participer aux tournées françaises et internationales des pièces.

Consécration (années 1990)

Les années 1990 l'imposent définitivement comme l'une des grandes actrices du cinéma et du théâtre français : ses prestations théâtrales sont de grands succès et sont très remarquées, en particulier Orlando, d'après le roman de Virginia Woolf, que Robert Wilson vient mettre en scène en France, après l'avoir fait en Allemagne (avec Jutta Lampe) et avant de le faire en Angleterre (avec Miranda Richardson).

Au cinéma, outre ses films avec Chabrol, Isabelle Huppert commence une relation artistique avec Werner Schroeter (Malina en 1991, Deux en 2002), retrouve Benoît Jacquot à la fin des années 1990 pour entamer une riche collaboration (L'École de la chair, Pas de scandale, La Fausse Suivante), tourne avec des cinéastes confirmés (Jacques Doillon, Diane Kurys, Claude Pinoteau, Raoul Ruiz) comme avec des nouveaux réalisateurs (Christian Vincent, Laurence Ferreira Barbosa, Patricia Mazuy, Olivier Assayas) tout en s'autorisant des escapades à l'étranger (Malina, Amateur de Hal Hartley, L'Inondation d'Igor Minaev).

En 1994, elle préside la Commission d'avances sur recettes du CNC et devient rédactrice en chef des Cahiers du cinéma le temps d'un numéro, où elle discute notamment avec Jean Baudrillard, Nathalie Sarraute, Brian De Palma, Pedro Almodóvar et Antoinette Fouque (cf bibliographie). En 1995, sa performance dans La Cérémonie, de Claude Chabrol lui vaut le César de la meilleure actrice, après six nominations depuis les années 1980. En 1999, elle est présidente de la cérémonie des Césars.

Cette filmographie, qu'elle s'attache à développer patiemment, au gré des opportunités et des envies, lui vaut un grand respect. Déjà Jérôme Garcin écrivait en 1995 : « D'une juvénile curiosité, moins occupée à travailler sa légende que ses personnages successifs, ignorée par les paparazzi, oubliée des Césars, Isabelle la rousse se contente d'être comédienne. La meilleure au monde. La plus audacieuse. La plus obstinée. La moins prévisible. Une croisée moderne de Leopoldo Fregoli, prince italien de la métamorphose, et de la chétive Mlle Rachel, dont Alfred de Musset disait : « Sa voix est pénétrante. Elle ne déclame point, elle parle ».

Tête d'affiche (années 2000)

Les années 2000 confirment l'ensemble de ces tendances. En 2001, Isabelle Huppert connaît un grand succès au théâtre avec Médée et trouve l'un de ses plus grands rôles au cinéma avec La Pianiste, adapté d'Elfriede Jelinek, qui ouvre le début de sa fructueuse collaboration avec Michael Haneke. Pour ce film dans lequel elle incarne une professeur de musique frustrée, enfermée dans une relation quasi incestueuse avec sa mère et bloquée sur l'attente d'une relation sado-masochiste, elle remporte pour la seconde fois de sa carrière le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes, en 2001. Bien que pressentie, elle n'est toutefois pas nommée à l'Oscar de la meilleure actrice nonobstant l'excellent accueil critique du film outre-Atlantique. En réalité, le distributeur américain oublie de remplir le document nécessaire à son éligibilité,. Encore aujourd'hui, il s'agit pourtant de la prestation dont on lui parle le plus aux États-Unis.

Son compagnon, le metteur en scène Ronald Chammah, a fondé la société Les Films du Camélia. Cette société lui a permis de financer certains films dont elle tient le haut de l'affiche comme La Vie moderne de Laurence Ferreira-Barbosa, Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz ou encore Ma mère de Christophe Honoré et même d'acheter les droits d'exploitation de Wanda de Barbara Loden, actrice et cinéaste qui fut l'une des épouses d'Elia Kazan, disparue prématurément d'un cancer en 1980. Grâce à son acharnement, cet unique film d'une artiste d'exception put ressortir en salles en 2003.

L'année suivante, Isabelle Huppert fait partie de la distribution prestigieuse de Huit femmes de François Ozon. Ce retour à la comédie ne doit pas faire oublier qu'elle n'a pas tourné que des films dits « dramatiques » mais aussi occasionnellement des comédies (Sac de nœuds, Les Sœurs fâchées d'Alexandra Leclère, Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine, Copacabana de Marc Fitoussi, Tip Top de Serge Bozon). Dans ses incursions comiques, elle prend plaisir à jouer des femmes antipathiques, frustrées et aigries au risque de n'être identifiée qu'à ce registre. Elle fait appel à un répertoire de mimiques, de postures ou d'intonations contradictoires : d'une manifestation outrancière et tonitruante (l'hystérique et hypocondriaque tante Augustine des Huit femmes où elle se livre à un numéro de transformation à la fois physique et scénique) à une forme expressive plus distanciée et intérieure à l'instar des Sœurs fâchées où elle campe une bourgeoise délaissée par son mari, malheureuse, frigide et envieuse du succès de sa sœur.

Le public l'identifie de plus en plus avec des personnages de bourgeoises citadines, pas forcément très sympathiques, qu'elle interprète beaucoup depuis sa réunion avec Benoît Jacquot et L'École de la chair (1998) et depuis La Pianiste (2001). Elle cherche pourtant à casser cette image à travers des films comme Copacabana, La Ritournelle, Tip Top, La vie promise ou White Material.

Isabelle Huppert n'hésite pas à prendre des risques en tournant de plus en plus dans des premiers ou seconds films : Ma mère de Christophe Honoré (2004), Les Sœurs fâchées d'Alexandra Leclère (2004), Nue Propriété de Joachim Lafosse (2006), Home d'Ursula Meier (2008), My Little Princess d'Eva Ionesco (2011), Souvenir de Bavo Defurne (2016) ; ou en participant à des productions à très petit budget, telles que Médée Miracle de Tonino De Bernardi ou In Another Country de Hong Sang-soo. Elle donne des interprétations remarquées dans Gabrielle de Patrice Chéreau, L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol, Amour de Michael Haneke, Valley of Love de Guillaume Nicloux ou encore Elle de Paul Verhoeven.

Fait intéressant, dans la seconde moitié de la décennie 2000, elle tourne coup sur coup une série de films très proches les uns des autres : Nue Propriété de Lafosse (2006), Home d'Ursula Meier (2008), Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh (2009) et White Material de Claire Denis (2009). Ils évoquent tous l'histoire d'une femme, mère, liée par un sentiment d'appartenance très fort à l'endroit où elle vit (une maison au bord d'une autoroute, une propriété en Afrique ou en Indochine) et l'influence que l'extérieur va avoir sur cette relation particulière.

En 2005, une exposition, « La Femme aux portraits », montrée d'abord à New York, puis à Paris (prolongée jusqu'en février 2006 au Couvent des Cordeliers) et en Europe, a révélé sa passion pour la photographie qui l'a poussée, depuis une trentaine d'années, à solliciter des portraits auprès des plus grands photographes (de Boubat et Cartier-Bresson à Hiroshi Sugimoto et Ange Leccia, en passant par Jacques Henri Lartigue, Richard Avedon, Robert Doisneau, Helmut Newton ou Nan Goldin…). Un livre a été publié à cette occasion (cf bibliographie). Le Moma à New York lui consacre une large rétrospective, saluant son apport à l'art contemporain en général et à l'art dramatique en particulier. Pour l’événement, elle donne une représentation exceptionnelle de la pièce de Sarah Kane, 4.48 Psychose, interprétée trois ans plus tôt sous la direction de Claude Régy aux Bouffes du Nord. Au début 2006, c'est au tour de la Cinémathèque française, fraîchement rouverte à Bercy, de la mettre à l'honneur.

Avec Christine Pascal et Isabelle Adjani, Isabelle Huppert formait un trio complice. Elles ont été colocataires, un temps, dans leur jeunesse,,. Plus tard, Isabelle Huppert tiendra d'ailleurs le rôle-titre de La Garce, réalisé par Christine Pascal, après avoir donné la réplique, quelques années plus tôt, à Isabelle Adjani dans Les Sœurs Brontë d'André Téchiné. D'après le livre d'Erwan Chuberre (La Légende Adjani), une rivalité amoureuse entre Adjani et Huppert, survenue sur le tournage des Sœurs Brontë au sujet de Bruno Nuytten, serait à l'origine de leur inimitié. Adjani explique, quant à elle, avoir mal vécu le fait d'être mise à l'écart de certains projets, au début des années 1980, en raison du producteur Daniel Toscan du Plantier, directeur de la Gaumont, qui aurait tenté d'imposer Isabelle Huppert, sa compagne d'alors, comme nouvelle grande vedette du cinéma français. Depuis leurs ascensions fulgurantes, lors des années 1970, la presse a souvent commenté leur rivalité. André Téchiné a reconnu que la relation très tendue entre les deux comédiennes a compliqué son travail sur le tournage des Sœurs Brontë.

Interrogée sur cette comparaison en 2009, Adjani a affirmé se placer, en tant que comédienne, dans une attitude d'empathie pour ses personnages, plus que ne le fait Huppert, en retrait et à distance. Néanmoins, cette dernière a répondu que le regard d'un film ne dépendait que du metteur en scène et qu'il lui semblait dangereux qu'un acteur idéalisât son rôle. On notera que Claude Chabrol désirait réaliser un film sur la vie de Camille Claudel et souhaitait offrir le rôle-titre à Isabelle Huppert, ce qui lui fut refusé par les héritiers de l'artiste. Finalement, ce fut Isabelle Adjani qui obtint l'autorisation de la famille Claudel pour jouer la sculptrice dans un film dont elle était coproductrice et qui fut réalisé par Bruno Nuytten, son ancien compagnon. À l'inverse, Adjani avait exprimé, dès 1980, le désir d'interpréter au cinéma Marguerite Gautier, l'héroïne du roman La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils. Le projet ne vit jamais le jour, mais Isabelle Huppert fut choisie par le réalisateur italien Mauro Bolognini pour incarner ce rôle à l'écran. Adjani prêta finalement ses traits au personnage, dans une pièce de théâtre, mise en scène, en 2000, par Alfredo Arias. Huppert fut nommée au Molière de la meilleure comédienne en même temps qu'Adjani pour son interprétation de Médée dans la tragédie éponyme d'Euripide, mise en scène par Jacques Lassalle. Bien que les pronostics annonçaient une bataille entre les deux vedettes, Corinne Jaber remporta le trophée pour la pièce Une bête sur la lune. Les deux actrices, à quelques années d'intervalle, ont également interprété Marie Stuart sur les planches et ont toutes deux marqué la rentrée théâtrale de 2006.

Elle a inspiré le personnage d'Isa Fovix dans le roman Parades de Bernard Souviraa publié en 2008[réf. nécessaire].

En 2009, elle est promue au rang d'officier de la légion d'honneur et le festival de Cannes annonce qu'elle succède à Sean Penn à la présidence du jury. Après avoir été membre du jury en 1984 sous la présidence de Dirk Bogarde, puis maîtresse de cérémonie en 1998, elle est présidente du jury de la 62e édition qui s'est déroulé du 12 au . Elle y était entourée de 8 personnalités du cinéma et du monde des arts à savoir Asia Argento, Nuri Bilge Ceylan, Robin Wright, Hanif Kureishi, Shu Qi, Lee Chang-dong, James Gray et Sharmila Tagore. Son jury a attribué la Palme d'or au Ruban blanc de Michael Haneke, l'un de ses réalisateurs favoris. Au Festival de Cannes, Isabelle Huppert a présenté 20 films en sélection officielle (record absolu),.

Reconnaissance internationale (années 2010)

Depuis 2010, Isabelle Huppert tourne de plus en plus de films, souvent remarqués, aussi bien comme premier rôle que comme rôle secondaire, parfois même comme simple participation (Au bonheur des ogres, Les Lignes de Wellington, Dead Man Down).

Nicole Kidman, en 2012, a dit qu'elle « aimait sa manière de se mettre constamment en danger » et qu'elle représentait, pour elle, un modèle à suivre pour ses choix futurs. Elle réitère ses propos admiratifs cinq ans plus tard, déclarant qu'Huppert avait « joué le rôle le plus époustouflant qu'elle connaisse » dans Elle et parlant d'elle comme de « quelqu'un d'extraordinaire qui a donné sa vie à son métier » et qui a « montré le chemin » aux autres comédiennes. À l'instar de Kidman, Jessica Chastain déclare qu'elle est, de très loin, son actrice préférée et qu'elle est même pour elle une « idole absolue »,. De son côté, Julianne Moore parle d'elle comme d'une « actrice fabuleuse », qu'elle « admire profondément ».

Isabelle Huppert est en effet fréquemment citée en exemple, à l'international, pour son audace, son impressionnante filmographie et ses prises de risque : Naomi Watts avoue avoir vu La Pianiste uniquement pour elle et a ainsi pu découvrir le travail de Michael Haneke qui la dirige en 2008, au côté de Tim Roth, dans Funny Games U.S.. Abbas Kiarostami affirme avoir longtemps été hanté par son interprétation dans La Dentellière. Volker Schlöndorff dit d'elle qu'elle est « une artiste qui n'a peur de rien ». Sean Penn lui fait part de son admiration lors d'une rencontre organisée par le magazine Première en 2009. James Gray dit être fasciné par les puissantes émotions que dégage son jeu. Natalie Portman confesse, quant à elle, s'être largement inspirée de sa prestation dans La Pianiste et de celle de Catherine Deneuve dans Répulsion pour préparer son rôle oscarisé de danseuse étoile sombrant dans la folie dans Black Swan de Darren Aronofsky. Alicia Vikander explique par ailleurs avoir voulu devenir actrice quand elle l'a vue dans La Pianiste.

En 2014, elle succède au réalisateur américain Martin Scorsese à la présidence du jury des longs métrages au 14e festival international du film de Marrakech, qui se déroule du 5 au .

En 2016, son interprétation de femme violée qui se lance à la poursuite de son agresseur dans Elle de Paul Verhoeven obtient des critiques massivement laudatives en Europe et aux États-Unis. Pressenti pour une récompense au Festival de Cannes 2017, le producteur Saïd Ben Saïd l'entoure de deux conseillers en image en vue des Oscars. Elle débute une longue tournée promotionnelle aux Etats-Unis. Elle reçoit, pour sa prestation, de nombreux prix décernés par les associations de la critique cinématographique américaine, puis un Golden Globe, un second César, un Independant Spirit Award et une première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice. Ce film, tout comme La Pianiste, peut être vu comme la quintessence du jeu d'actrice d'Isabelle Huppert : une interprétation qui joue beaucoup sur le retrait, la réduction des expressions à d'infimes détails, les sous-entendus, un contour psychologique trouble ou indéfinissable, la subtilité d'un regard et d'un geste esquissé capables de rendre en un même mouvement des émotions contraires ou encore une certaine distance entre le personnage et les événements auxquels il est confronté.

Elle a atteint une stature particulière dans le cinéma français contemporain. Jean-Michel Frodon, dans les Cahiers du cinéma, dit d'elle : « Isabelle Huppert est une excellente actrice, elle a joué remarquablement dans plus de grands films qu’aucune autre actrice européenne ».

En octobre 2021 elle est présidente du jury de la compétition officielle du 34e Festival international du film de Tokyo.

En février 2022, elle reçoit un Ours d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, à l'occasion de la sélection du film de Laurent Larivière, A propos de Joan à la Berlinale 2022, dans la section Berlinale Special Gala.

Vie privée

Isabelle Huppert est la mère de trois enfants issus de son union avec le réalisateur et distributeur Ronald Chammah qui l'a dirigée dans Milan noir en 1988 : l'actrice Lolita Chammah (née en 1983), Lorenzo (né en 1988) et Angelo (né en 1997).

Activités entrepreneuriales

Ariel Chammah, mari d'Isabelle Huppert, mieux connu sous son nom de Ronald Chammah, assure la gérance de deux sociétés dédiées au cinéma dont Isabelle Huppert est la figure de proue. Les SARL Les Films du Camélia et Camélia Cinémas sont respectivement consacrées à la production de films et à la distribution de films,,.

Filmographie

Cinéma

Années 1970

  • 1972 : Faustine et le bel été de Nina Companeez : Une étudiante
  • 1972 : César et Rosalie de Claude Sautet : Marité
  • 1972 : Le Bar de la fourche d'Alain Levent : Annie
  • 1974 : Les Valseuses de Bertrand Blier : Jacqueline
  • 1974 : L'Ampélopède de Rachel Weinberg : La conteuse
  • 1974 : Glissements progressifs du plaisir d'Alain Robbe-Grillet : Figurante
  • 1975 : Rosebud d'Otto Preminger : Hélène Nicolaos
  • 1975 : Aloïse de Liliane de Kermadec : Aloïse, jeune
  • 1975 : Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun : Une fille
  • 1975 : Dupont Lajoie d'Yves Boisset : Brigitte Colin
  • 1975 : Le Grand Délire (Die große Ekstase) de Dennis Berry : Marie
  • 1976 : Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier : Rose
  • 1976 : Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertuccelli : Élisabeth Gailland
  • 1976 : Je suis Pierre Rivière de Christine Lipinska : Aimée
  • 1976 : Le Petit Marcel de Jacques Fansten : Yvette
  • 1977 : La Dentellière de Claude Goretta : Pomme
  • 1977 : Les Indiens sont encore loin de Patricia Moraz : Jenny
  • 1977 : Des enfants gâtés de Bertrand Tavernier : La secrétaire
  • 1978 : Violette Nozière de Claude Chabrol : Violette Nozière
  • 1979 : Les Sœurs Brontë d'André Téchiné : Anne Brontë
  • 1979 : Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam : Jeanne Kern

Années 1980

  • 1980 : Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard : Isabelle Rivière
  • 1980 : Loulou de Maurice Pialat : Nelly
  • 1980 : La Porte du paradis (Heaven's Gate) de Michael Cimino : Ella Watson
  • 1980 : Les Héritières (Örökség) de Márta Mészáros : Irène
  • 1981 : Les Ailes de la colombe de Benoît Jacquot : Marie
  • 1981 : La Dame aux camélias (La storia vera della signora delle camelie) de Mauro Bolognini : Alphonsine Plessis
  • 1981 : Eaux profondes de Michel Deville : Mélanie
  • 1981 : Coup de torchon de Bertrand Tavernier : Rose
  • 1982 : La Truite de Joseph Losey : Frédérique
  • 1982 : Passion de Jean-Luc Godard : Isabelle
  • 1983 : Coup de foudre de Diane Kurys : Léna
  • 1983 : La Femme de mon pote de Bertrand Blier : Viviane
  • 1983 : L'Histoire de Piera (Storia di Piera) de Marco Ferreri : Piera
  • 1984 : La Garce de Christine Pascal : Aline Kaminker et Édith Weber
  • 1985 : Sac de nœuds de Josiane Balasko : Rose-Marie Martin
  • 1985 : Signé Charlotte de Caroline Huppert : Charlotte
  • 1986 : Cactus de Paul Cox : Colo
  • 1987 : Faux Témoin (The Bedroom Window) de Curtis Hanson : Sylvia
  • 1988 : Milan noir de Ronald Chammah : Sarah
  • 1988 : Les Possédés (Biesy) d'Andrzej Wajda : Maria Chatov
  • 1988 : Une affaire de femmes de Claude Chabrol : Marie
  • 1989 : La Guerre la plus glorieuse ou Migrations (Seobe) d'Aleksandar Petrovic : Dafina Isakovic

Années 1990

  • 1990 : La Vengeance d'une femme de Jacques Doillon : Cécile
  • 1991 : Malina de Werner Schroeter : La femme
  • 1991 : Madame Bovary de Claude Chabrol : Emma Bovary
  • 1992 : Après l'amour de Diane Kurys : Lola Winter
  • 1994 : Amateur de Hal Hartley : Isabelle
  • 1994 : L'Inondation (Наводнение) d'Igor Minaiev : Sofia
  • 1994 : La Séparation de Christian Vincent : Anne
  • 1995 : La Cérémonie de Claude Chabrol : Jeanne Marchal
  • 1995 : Lumière et Compagnie (court-métrage) de Abbas Kiarostami : Voix
  • 1996 : Poussières d'amour (Abfallprodukte der Liebe) de Werner Schroeter : l'interwieveuse
  • 1996 : Les Affinités électives (Le affinità elettive) de Paolo Taviani et Vittorio Taviani : Carlotta
  • 1997 : Les Palmes de monsieur Schutz de Claude Pinoteau : Marie Curie
  • 1997 : Rien ne va plus de Claude Chabrol : Betty
  • 1998 : L'École de la chair de Benoît Jacquot : Dominique
  • 1999 : Pas de scandale de Benoît Jacquot : Agnès Jeancour

Années 2000

  • 2000 : La Vie moderne de Laurence Ferreira Barbosa : Claire
  • 2000 : La Fausse Suivante de Benoît Jacquot : la comtesse
  • 2000 : Saint-Cyr de Patricia Mazuy : Madame de Maintenon
  • 2000 : Les Destinées sentimentales d'Olivier Assayas : Nathalie Barnery
  • 2000 : Merci pour le chocolat de Claude Chabrol : Marie-Claire « Mika » Muller-Polonski
  • 2000 : Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz : Ariane
  • 2001 : La Pianiste de Michael Haneke : Erika Kohut
  • 2002 : Huit Femmes de François Ozon : Augustine
  • 2002 : La vie promise d'Olivier Dahan : Sylvia
  • 2002 : Deux de Werner Schroeter : Magdalena Maria
  • 2003 : Le Temps du loup (Wolfzeit) de Michael Haneke : Anna
  • 2004 : J'adore Huckabees (I heart Huckabees) de David O. Russell : Catherine Vauban
  • 2004 : Ma mère de Christophe Honoré : Hélène, la mère
  • 2004 : Les Sœurs fâchées d’Alexandra Leclère : Martine Demouthy
  • 2005 : Gabrielle de Patrice Chéreau : Gabrielle Hervey
  • 2006 : L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol : Jeanne Charmant-Killman
  • 2006 : Nue Propriété de Joachim Lafosse : Pascale
  • 2007 : Médée Miracle de Tonino de Bernardi : Irène/Médée
  • 2007 : L'Amour caché (L'amore nascosto) d'Alessandro Capone : Danielle
  • 2008 : Home d'Ursula Meier : Marthe
  • 2008 : Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh : Mme Dufresne, la mère
  • 2009 : Villa Amalia de Benoît Jacquot : Anne
  • 2009 : White Material de Claire Denis : Maria
  • 2009 : Fantastic Mr. Fox (Fantastique Maître Renard) de Wes Anderson : Madame Renard (voix française)

Années 2010

  • 2010 : Copacabana de Marc Fitoussi : Babou
  • 2010 : Sans queue ni tête de Jeanne Labrune : Alice Bergerac
  • 2011 : My Little Princess de Eva Ionesco : Hanah Giurgiu
  • 2011 : Mon pire cauchemar d'Anne Fontaine : Agathe Novic
  • 2012 : Dubaï Flamingo de Delphine Kreuter : Voix de la chèvre
  • 2012 : Captive de Brillante Mendoza : Thérèse Bourgoine
  • 2012 : Amour de Michael Haneke : Éve
  • 2012 : Les Lignes de Wellington (As Linhas de Torres) de Raoul Ruiz et Valeria Sarmiento : Cosima Pia
  • 2012 : In Another Country (다른 나라에서) de Hong Sang-soo : Anne
  • 2012 : La Belle Endormie (Bella addormentata) de Marco Bellocchio : Divina Madre
  • 2013 : La Religieuse de Guillaume Nicloux : Mère Supérieure de Saint-Eutrope
  • 2013 : Dead Man Down (Mort et enterré) de Niels Arden Oplev : Valentine Louzon
  • 2013 : Au bonheur des ogres de Nicolas Bary : La reine Zabo
  • 2013 : Tip Top de Serge Bozon : Esther Lafarge
  • 2013 : Abus de faiblesse de Catherine Breillat : Maud
  • 2014 : La Ritournelle de Marc Fitoussi : Brigitte
  • 2014 : The Disappearance of Eleanor Rigby de Ned Benson : Mary Rigby
  • 2015 : Valley of Love de Guillaume Nicloux : Isabelle
  • 2015 : Back Home (Louder Than Bombs) de Joachim Trier : Isabelle Reed
  • 2015 : Asphalte de Samuel Benchetrit : Jeanne Meyer
  • 2016 : L'Avenir de Mia Hansen-Løve : Nathalie
  • 2016 : Elle de Paul Verhoeven : Michèle Leblanc
  • 2016 : Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer : Solveig Barsac
  • 2016 : Souvenir de Bavo Defurne : Liliane
  • 2016 : Ce qui nous éloigne (court-métrage) de Hu Wei : Isabelle
  • 2017 : Barrage de Laura Schroeder : Élisabeth
  • 2017 : Happy End de Michael Haneke : Anne Laurent
  • 2017 : Marvin ou la Belle Éducation d'Anne Fontaine : elle-même
  • 2017 : La Caméra de Claire (클레어의 카메라) de Hong Sang-soo : Claire
  • 2017 : Madame Hyde de Serge Bozon : Madame Géquil
  • 2018 : Eva de Benoît Jacquot : Eva
  • 2018 : L'Île aux chiens (Isle of Dogs) de Wes Anderson : voix française de l'interprète Nelson
  • 2018 : Greta de Neil Jordan : Greta Hideg
  • 2019 : Une jeunesse dorée d'Eva Ionesco : Lucile Wood
  • 2019 : Blanche comme neige d'Anne Fontaine : Maud
  • 2019 : Frankie d'Ira Sachs : Frankie

Années 2020

  • 2020 : La daronne de Jean-Paul Salomé : Patience Portefeux
  • 2020 : Garçon chiffon de Nicolas Maury : elle-même (caméo)
  • 2022 : Les Promesses de Thomas Kruithof : Clémence Collombet
  • 2022 : Une robe pour Mme Harris de Anthony Fabian : Claudine Colbert
  • 2022 : Hi-Han de Jerzy Skolimowski
  • 2022 : A propos de Joan de Laurent Larivière

Télévision

Production de films

Participations

Théâtre

Lectures publiques

Discographie

Distinctions

Cinéma

César

Oscars

Golden Globes

Independent Spirit Awards

BAFTA

David di Donatello

Festival de Cannes

Mostra de Venise

Berlinale

Festival international du film de Moscou

Festival des films du monde de Montréal

Prix du cinéma allemand

Lumières de la presse internationale

Étoiles d'or du cinéma français

Globes de cristal

Prix du cinéma européen

Festival international du film de Locarno

Prix spéciaux reçus dans divers festivals

Théâtre

Molière

Prix Beaumarchais du Figaro

Prix du Syndicat de la critique

Globes de cristal

Décorations

  • Commandeure de l'ordre national du Mérite Elle est promue au grade de commandeure par décret du . Elle était officière depuis le .
  • Officière de la Légion d'honneur. Elle est promue officière par décret du . Elle était chevalière de l'ordre depuis le par décret du pour récompenser ses 27 ans d'activités professionnelles.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Ouvrages

  • Jean-Luc Douin, Comédiennes d'aujourd'hui, Paris, Lherminier, 1980
  • Steven Bach, Final cut : dreams and disaster in the making of Heaven's gate, New York, W. Morrow, 1985
  • Marc Ruscart, Isabelle vue par..., Quimper, Calligrammes, 1989
  • (de) Elfriede Jelinek, Isabelle Huppert in Malina: ein Filmbuch, Francfort, Suhrkamp, 1991
  • Isabelle Huppert, autoportrait(s), Paris, Cahiers du cinéma, 1994
  • Elfriede Jelinek, Patrice Chéreau, Susan Sontag, Isabelle Huppert, la femme aux portraits, Paris, Seuil, 2005
  • Murielle Joudet, Isabelle Huppert : vivre ne nous regarde pas, Nantes, Capricci, 2018
  • Richard Millet, Huppert et moi, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2019

Articles

  • Hervé Aubron, « Rencontre avec Isabelle Huppert : Je ne souhaite pas un monde sans ambiguïté », Le Nouveau magazine littéraire, no 3, , p. 76-79
  • Sophie Diaz, « Isabelle Huppert ou le charme de la folie », Le Courrier picard, no 23852, , p. 40

Documentaires

Article connexe

  • Lolita Chammah

Liens externes

  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • Allociné
    • César du cinéma
    • Ciné-Ressources
    • Unifrance
    • (en) AllMovie
    • (en) American Film Institute
    • (en) British Film Institute
    • (de + en) Filmportal
    • (en) Internet Movie Database
    • (en) Metacritic
    • (en) Oscars du cinéma
    • (en) Rotten Tomatoes
  • Ressources relatives à la musique :
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    • (en) MusicBrainz
    • (en) Muziekweb
  • Ressources relatives au spectacle :
    • Les Archives du spectacle
    • TheatreOnline
    • Theatre-contemporain
  • Ressources relatives à la mode :
    • Elle
    • (en) Models.com
  • Isabelle Huppert sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel (INA)
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Source : Article Isabelle Huppert de Wikipédia

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