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Avis de lecteurs

La vie clandestine (Monica Sabolo)

note: 3Dans la plaie Jérôme - 26 septembre 2023

Dans ce roman que l'on pourrait qualifier d'initiatique, deux enquêtes s'entremêlent et s'auto-alimentent : une autour des membres les plus connus d'Action directe, autour de la libraire anarchiste Hellyette Bess [...]

On Giacometti (Hania Rani)

note: 1On Giacometti Patrick - 16 novembre 2023

Héritière de Keith Jarrett, Terry Riley, klaus Shulze et admiratrice d'Agnès Obel une prodigieuse pianiste

Origin n° 1 (Boichi)

note: 4Un androïde qui s'oppose à ses congénères Florian MSP - 23 septembre 2023

Un manga SF qui nous plonge dans un univers où un androïde s'introduit dans un groupe d'humains et va en apprendre sur eux. Il va avoir un groupe d'ennemis à [...]

Made in abyss n° 1 (Akihito Tsukushi)

note: 5Plongez dans l'Abysse avec Rico et Legu Aurore - 2 décembre 2023

Attention, gros coup de coeur !
Plongez dans l’Abysse avec Rico et Legu !

Roxane vend ses culottes (Maybelline Skvortzoff)

note: 3Bien mais je conseille plutôt pour les + de 18 ans Manon - 27 septembre 2023

ce livre, sous format de BD, est pas mal: aux premiers abords l'on pourrait croire qu'il s'agit d'un livre pour "les ados mal dans leur peaux" mais c'est réellement pour [...]

Hello (Hania Rani)

note: 4Hello Patrick - 16 novembre 2023

Héritière de Keith Jarrett, Terry Riley, klaus Shulze et admiratrice d'Agnès Obel une prodigieuse pianiste

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Critiques rédigées par Angélique, MMC

 

555 (Hélène Gestern)

note: 5Un livre captivant à l'intrigue bien ficelée. Angélique, MMC - 17 août 2023

Une partition ancienne est découverte dans la doublure d'un étui à violoncelle en restauration, mais aussitôt dérobée. Il pourrait s'agir d'une partition inédite du célèbre compositeur Domenico Scarlatti : la 556e sonate pour clavecin.
Cinq protagonistes : un ébéniste, un luthier, une soliste, un musicologue et un collectionneur, se lancent alors à sa recherche, à des fins différentes.
Ce roman, dense et rythmé, maintient le suspense jusqu'à la fin par l'alternance de brefs chapitres, qui adoptent le point de vue d'un personnage.
Hélène Gestern compose un très beau roman musical à l'écriture soignée, récompensé par le Grand Prix RTL-Lire Magazine Littéraire.

La Bibliothèque des rêves secrets (Michiko Aoyama)

note: 4Une lecture sur le bonheur et le pouvoir des livres : un roman pour l'été ! Angélique, MMC - 10 août 2023

Ce roman se lit comme un recueil de nouvelles : 5 chapitres, 5 histoires, 5 personnages mais un lien : une bibliothécaire qui travaille dans un centre social de Tokyo. Ces 5 personnes ne sont plus heureuses dans leur vie, se sentent piégées dans la monotonie de leur quotidien et ont mis leurs rêves entre parenthèse. Mais la rencontre avec Sayuri Komachi va changer leur vie. En effet, ces hommes et femmes viennent à la bibliothèque avec une recherche précise et repartent avec un livre supplémentaire qu’elle leur a conseillé et un petit plus : un objet qu'elle a fabriqué en laine feutrée, totalement décalés mais qui vont pourtant faire écho à leurs rêves. Ce livre va leur permettre de reprendre leur vie en main et de passer à l'action.
Une lecture bienveillante, douce et apaisante.

La patience de l'immortelle (Michèle Pedinielli)

note: 4Destination la Corse : un roman pour l'été ! Angélique, MMC - 2 juillet 2023

La Corse, un décor de carte postale... enfin presque : le corps d'une journaliste a été retrouvé dans le coffre de sa voiture calcinée, au milieu du maquis, en plein mois de janvier.
L'oncle de la victime, Joseph Santucci, flic à Nice, demande à son ancienne compagne Ghjulia Boccanera, détective privée, de retrouver le coupable.
Un polar intéressant, qui aborde des sujets d'actualité.
Une immersion dans la "vraie" Corse, en basse saison, désertée par les touristes.

Frangines (Adèle Bréau)

note: 4Le livre des sœurs : un roman pour l'été ! Angélique, MMC - 2 juillet 2023

3 sœurs se retrouvent comme chaque été à la Garrigue, la maison familiale où elles ont vécu les plus belles heures de leur enfance, la Provence en toile de fond.
Mais cet été va chambouler la vie de Mathilde, Violette et Louise, et aussi celle de leur mère Jeanne : des souvenirs ressurgissent, des secrets sont révélés.
Un roman sur la relation sororale (disputes, complicité, jalousies, entraide, non-dits) très réaliste, rythmé, émouvant et plein d'humour.

Le roi disait que j'étais diable (Clara Dupont-Monod)

note: 5« Aliénor. Une forteresse. Belle, isolée, imprenable ! » Angélique, MMC - 11 février 2022

Clara Dupont-Monod, doublement primée cet automne (prix Femina et Goncourt des Lycéens) pour son roman « S’adapter », a consacré auparavant deux ouvrages à la plus romanesque des figures historiques féminines : Aliénor d’Aquitaine. Avec audace, elle parvient à combler les vides laissés par les historiens sur la vie d’Aliénor, depuis son mariage à l’âge de 13 ans avec le futur roi Louis VII jusqu’à son « divorce » 15 ans plus tard. L’écriture y est particulièrement soignée ; le récit est ponctué de poèmes médiévaux et l’alternance des voix d’Aliénor et de Louis permet de mieux les cerner et de révéler l’amour impossible entre les deux, tant leurs caractères s’opposaient. Le point de vue de Louis VII est intéressant car peut-être était-il le plus à même de percer le mystère Aliénor : il avait compris qu’elle était insaisissable ! Clara Dupont-Monod est aussi l’auteure de « La Révolte » où cette fois Aliénor est racontée par son fils Richard Cœur de Lion.

Emma (Jane Austen)

note: 5Une héroïne haute en couleur ! Angélique, MMC - 20 août 2021

Une adaptation fraîche et moderne, à l’image des costumes colorés, du roman le plus léger de Jane Austen. Un ton ironique tout au long du film : on se moque gentiment de la noblesse anglaise.
Une héroïne malicieuse, aveuglée par ses prétendus talents d’entremetteuse à l’origine de nombreux malentendus. Une jeune femme si passionnée des autres qu’elle en oublie de s’observer elle-même, ce qui lui vaudra des déconvenues et des découvertes. Finalement, elle reconnaîtra ses erreurs et fera tout son possible pour tenter de les réparer.

Monsieur (Rohena Gera)

note: 5Un très beau film romantique ! Angélique, MMC - 20 août 2021

Bombay, de nos jours. Ratna, jeune veuve est domestique chez Ashwin, un riche architecte revenu en Inde après un long séjour aux Etats-Unis.
Dans l’appartement, ils se frôlent et s’évitent, Ratna baissant les yeux, Ashwin perdu dans sa mélancolie et plein d’incertitudes sur son avenir après l’annulation de son mariage.
Contrairement à sa famille et ses amis qui ignorent voire méprisent Ratna, il la respecte.
Leur relation échappe progressivement au cadre strict du service puisqu’ils se dévoilent peu à peu l’un à l’autre et s’aident mutuellement.
Qui est le plus libre des deux ? Lui, qui a les moyens de partir mais le devoir de rester, ou elle, qui n’a pourtant que ses rêves et sa détermination.
Une fin pleine d’espoir !

Les oiseaux ne se retournent pas (Nadia Nakhlé)

note: 4Un roman graphique sombre, poétique et onirique. Angélique, MMC - 20 août 2021

Ce roman graphique sur les thèmes de l’enfance et l’exil s’intègre dans un projet avec un spectacle, une exposition et un dessin animé.
C’est l’histoire d’une rencontre entre une jeune fille de 12 ans, Amel et un déserteur et musicien, Bacem qui fuient leur pays en guerre en direction de l’Europe.
L’auteure traite un sujet contemporain sans repères spatio-temporels ni considération géopolitique ; les guerres en contexte de fond pourraient être toutes les guerres. Elle se concentre sur la dimension humaine du voyage de cette enfant.
Elle raconte l’exil des réfugiés sans pathos en choisissant la poésie comme langage (elle cite des vers de grands auteurs), en les comparant à des oiseaux migrateurs ; le vol des oiseaux servant de fil rouge au récit.
Nadia Nakhlé a opté pour une histoire dessinée dans des teintes sombres rehaussées de touches de couleurs, à mi-chemin entre livre illustré et BD, avec des pleines pages formant des tableaux somptueux, ornant les bords de pages de liserés, le tout sur un papier de qualité.

Mémoire de soie (Adrien Borne)

note: 5Un nom à graver dans la pierre. Angélique, MMC - 19 août 2021

Nous n'avons pas fini d'écrire et de lire sur la Première Guerre mondiale. Ce livre aborde des thèmes peu développés dans les romans : la grippe espagnole, les asiles, la question du souvenir, l’après-guerre pour les veuves.
L’auteur alterne des chapitres se déroulant à deux époques différentes, nous permettant de découvrir l'histoire tragique et les secrets d'une famille déchirée par la Grande Guerre.
En 1936, Emile, vingt ans, part effectuer son service militaire avec dans son bagage le livret de famille.
Dans ce livret, il est écrit « Emile né de Baptistin L. » sauf que son père s’appelle Auguste. « Le voilà fils d’un mystère. »
L’écriture du journaliste Adrien Borne est sèche et âpre, à l’image de ses personnages et de leur vie dans cet univers de l’élevage des vers à soie.
J’ai beaucoup apprécié la construction de ce roman et la métaphore du cocon à dévider et du fil à tirer pour mettre à jour le secret de famille.
Un premier roman poignant, qui pourrait se résumer ainsi : malgré tout, la vie s'accommode et s'obstine !

Un amour grec (Zoe Valdés)

note: 4Une quête d’amour et de liberté. Angélique, MMC - 19 août 2021

Zoé Valdés, romancière cubaine, nous plonge dans le régime totalitaire cubain.
C’est dans ce contexte que Zé, une adolescente de 16 ans, tombe enceinte d’un « marin grec de la marine marchande » de passage, ce qui est un immense malheur dans ce pays où les Grecs ont si mauvaise réputation.
Malgré un chemin parsemé d’embûches, Zé parvient à devenir critique littéraire et à élever son fils Petros avec l’aide des femmes de sa famille. Celui-ci va devenir un pianiste de renom. À l’occasion d’une série de concerts donnés en Grèce, Zé accompagne son fils car pendant toutes ces années, elle a gardé l’espoir de retrouver un jour son amour de jeunesse.
Que va-t-elle trouver en Grèce ?
Le roman d’une femme qui veut prendre en main les rênes de sa propre vie.

Les bâtisseurs du vent (Aly Deminne)

note: 5Un chantier titanesque ! Angélique, MMC - 19 août 2021

Ce premier roman couronné par le prix René Fallet 2020 aborde les thèmes de l'exclusion, l'injustice mais aussi l'entraide et le courage, sous la forme d'un conte.
Andreï Voronov, le héros, travaille sur les chantiers et habite dans les bas-fonds d'un bourg reculé : l'allée du Vhan, où échouent les exclus.
Par une nuit d'été, un orage éclate et la foudre frappe l'église. Les nantis du village veulent la reconstruire à tout prix mais ne veulent pas sortir un denier de leurs poches. Ils posent alors un ultimatum à Andreï : rebâtir lui-même l'église avant les prochaines fêtes de Pâques sinon tous les habitants du Vhan seront expulsés.
Il pourra compter sur l'aide de ses voisins et amis ; tous vont apporter leur pierre à l'édifice, les femmes et les enfants y compris : les nourrissant et les encourageant. Les jours s'égrènent et les saisons défilent au rythme des moments de partage et de convivialité parfois, des mauvaises conditions météorologiques et des embûches des nantis souvent. Mais rien ne les arrêtera.
Un livre qui fait du bien, porteur d'espoir, plein d'humanité.

L'ami arménien (Andreï Makine)

note: 5"Il m'a appris à être celui que je n'étais pas." Angélique, MMC - 19 août 2021

Andreï Makine, né en Sibérie, auteur d’une œuvre saluée par de prestigieux prix littéraires, membre de l’Académie française, nous livre dans ce roman très personnel l’histoire d’une amitié de jeunesse.
Le narrateur est un adolescent de 13 ans, qui vit dans un orphelinat en Sibérie. Sa rencontre avec Vardan va lui ouvrir d’autres horizons. Il devient le protecteur de ce garçon bousculé par les autres car différent, aux traits délicats et souffrant de la maladie arménienne.
Vardan appartient à une petite communauté d’Arméniens, venus s’installer dans le quartier du Bout du diable afin de rejoindre leurs proches emprisonnés, en attente d’un procès, à 5000 km de leur patrie. Cette famille composée par les liens du cœur fait une place au narrateur, lui ouvre les portes du "royaume d'Arménie", reconstitué grâce à quelques objets emportés dans leur valise, et lui conte l’histoire du peuple arménien.
Andreï Makine, en parfait connaisseur de la langue française, a su trouver les mots justes pour nous confier cette parenthèse « exaltante et heureuse » dans un style direct et poétique.

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