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Avis de lecteurs

Le roman de Jim (Pierric Bailly)

note: 4La place d'un père JM, MMC - 12 octobre 2021

Aymeric a 25 ans, il vit souvent de petits boulots mais il ne se plaint pas car il a l’impression de rester libre. Après quelques erreurs, il semble un peu [...]

Une soupe à la grenade (Marsha Mehran)

note: 5Un roman réconfortant JM, MMC - 12 octobre 2021

Marja, Bahar et Layla sont trois sœurs qui ont fui l’Iran au moment de la chute du Sha et la prise du pouvoir par Komeini. Après un périple épuisant et [...]

Souper avec le diable (Amélie Louis)

note: 5Une belle surprise au delà de la couverture Marie, MMC - 16 octobre 2021

Être femme au XVème siècle n’offre pas beaucoup d’horizon, même lorsque l’on est fille de roi et que l’on possède l’intelligence et la connaissance. Dans le carrosse qui conduit Anne [...]

Le château des animaux n° 2
Les marguerites de l'hiver (Félix Delep)

note: 5Une bande dessinée belle et intelligente. Un vrai coup de coeur. Marie, MMC - 16 octobre 2021

Si vous avez aimé La Ferme des animaux de Georges Orwel, vous aimerez les 2 premiers tomes de cette série. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais plus d'un hommage. [...]

Sémi (Aki Shimazaki)

note: 4Histoire d'un couple JM, MMC - 12 octobre 2021

Un couple âgé Fugiko et Tetsuo se retrouve à vivre dans une résidence pour personne âgées. Un jour la femme atteinte de la maladie d’Alzeimmer ne reconnait plus son mari [...]

Le château des animaux n° 1
Miss Bengalore (Félix Delep)

note: 5Une bande dessinée belle et intelligente. Un vrai coup de coeur!! Marie, MMC - 16 octobre 2021

Si vous avez aimé La Ferme des animaux de Georges Orwel, vous aimerez les 2 premiers tomes de cette série. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais plus d'un hommage. [...]

Avis de lecteurs

 

Souper avec le diable (Amélie Louis)

note: 5Une belle surprise au delà de la couverture Marie, MMC - 16 octobre 2021

Être femme au XVème siècle n’offre pas beaucoup d’horizon, même lorsque l’on est fille de roi et que l’on possède l’intelligence et la connaissance. Dans le carrosse qui conduit Anne de France dite Anne de Beaujeu, au chevet de son frère tant aimé, c’est la peine à la fois d’une sœur, d’une mère et d’une reine que l’on perçoit. Au fil des kilomètres et des pages, sa vie se raconte de frustrations en peines, de joies en déception. Un très beau portrait de femme dont le plus grand malheur, finalement, a peut-être été de naître femme.

Le Cid en 4e B (Véropée)

note: 4Drôle et vrai Marie, MMC - 16 octobre 2021

Cette bande dessinée drôle et intelligente nous fait vivre, en immersion, l'étude du Cid de Corneille (l'auteur pas le chanteur) par une classe de quatrième. Après l'étonnement et l'incompréhension, les élèves vont s'approprier la pièce pour notre plus grand plaisir. Plaisir amplifié lorsque l'on apprend que la plupart des textes ne sont pas fictifs mais bien l'œuvre de collégiens que l'auteur, professeure de français leur a empruntés.

Le château des animaux n° 2
Les marguerites de l'hiver (Félix Delep)

note: 5Une bande dessinée belle et intelligente. Un vrai coup de coeur. Marie, MMC - 16 octobre 2021

Si vous avez aimé La Ferme des animaux de Georges Orwel, vous aimerez les 2 premiers tomes de cette série. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais plus d'un hommage. Un très bel hommage.
"Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio." Mais la tyrannie finit toujours par faire naître la colère et l'injustice. Ces sentiments vont donner la force à une chatte veuve et mère de lancer une rébellion. Un très beau graphisme aux couleurs soignées et justes. vivement les 2 autres tomes annoncés par l'éditeur !

Le château des animaux n° 1
Miss Bengalore (Félix Delep)

note: 5Une bande dessinée belle et intelligente. Un vrai coup de coeur!! Marie, MMC - 16 octobre 2021

Si vous avez aimé La Ferme des animaux de Georges Orwel, vous aimerez les 2 premiers tomes de cette série. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais plus d'un hommage. Un très bel hommage.
"Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio." Mais la tyrannie finit toujours par faire naître la colère et l'injustice. Ces sentiments vont donner la force à une chatte veuve et mère de lancer une rébellion. Un très beau graphisme aux couleurs soignées et justes. vivement les 2 autres tomes annoncés par l'éditeur !

Pas les mères (Katixa Agirre)

note: 4Tenter de comprendre l'inimaginable Marie, MMC - 16 octobre 2021

Alors que la naissance de son premier enfant l’a éloignée de l’écriture, une jeune romancière est happée par un fait divers concernant une ancienne connaissance. Alice Espanet, qu’elle connaissait elle sous le prénom Jade, a noyé ses jumeaux. Dès lors, comprendre cet acte devient une obsession. Mais au-delà de l’horreur du geste, c’est finalement tout un questionnement sur le fait d’être mère que la romancière va entamer. Un roman très réussi à la frontière entre chronique judiciaire et récit intime.

Jouvence (Thomas Anido)

note: 4Un écrivain en manque d'inspiration dépassé par la réalité Marie, MMC - 16 octobre 2021

Lorsqu’ Aurélien décide de « tout quitter » pour partir s’isoler sur une île grecque et laisser libre cours à sa vocation d’écrivain, il est loin d’imaginer ce qui l’attend. La réalité va dépasser de loin ce que son esprit essaiera de créer. Lorsque la saison touristique démarre, son petit havre de paix se transforme en lieu de fêtes et d’excès. Les stratégies mises en place par la famille Papadopoulos, largement représentée dans le village, vont dépasser l’imaginable pour Aurélien mais aussi pour nous lecteur. Ce livre est un petit ovni dont la facture est soignée et belle. Alors vous aussi laissez-vous tenter par une délicieuse glace de la Fraiseraie…

Les fils du pêcheur (Grégory Nicolas)

note: 4De belles personnes pour une belle histoire Marie, MMC - 16 octobre 2021

Devenir père et apprendre la disparition en mer de son père, c'est ce que vit le narrateur au début du roman. Démarre alors le récit d'une histoire familiale tissée autour du coquillier blanc et bleu, que son père avait baptisé Ar c’hwil. Le narrateur et ses frères traversent cette épreuve comme ils ont vécu jusqu'alors, comme leur a appris ce père taiseux et aimant, ensemble, soudés autour de leur mère.

Nous, les magnifiques (Julie de Lestrange)

note: 4Lorsqu'aimer ne suffit pas. Marie, MMC - 15 octobre 2021

Alexandre et Sophie ont, comme le dit l'expression consacrée, "tout pour être heureux". Mais est-ce suffisant pour l'être réellement. Alexandre n'a pas vu venir le mal être de celle qu'il aime pourtant toujours autant. Les enfants adolescents, le travail passionnant mais prenant, le quotidien, qu'en reste- il si Sophie s'arrête, ne gère plus. L'originalité de ce roman est d'être la voix de l'homme, du mari, qui constate mais refuse de subir, au contraire il cherche des solutions, il aime son épouse et est conscient d'avoir une réelle responsabilité dans cette épreuve. Un autre homme compte pour lui, il s'agit de son père avec qui il va devoir traverser une autre épreuve.

Les enquêtes d'Hannah Swensen n° 1
Meurtres et pépites de chocolat (Joanne Fluke)

note: 4Polar gourmand JM, MMC - 12 octobre 2021

Voici un roman policier qui nous propose de mener l’enquête auprès d’une jeune pâtissière qui tend à se mêler des affaires qui ne la regardent pas. Un roman qui se croque et se déguste à volonté. Pour les amateurs plusieurs parfums sont disponibles. Avis aux gourmands les recettes données dans le roman sont testées et approuvées !

Sémi (Aki Shimazaki)

note: 4Histoire d'un couple JM, MMC - 12 octobre 2021

Un couple âgé Fugiko et Tetsuo se retrouve à vivre dans une résidence pour personne âgées. Un jour la femme atteinte de la maladie d’Alzeimmer ne reconnait plus son mari et demande que ce dernier soit installé dans une alcôve, il devient alors le fiancé. Tetsuo est d’abord extrêmement vexé par la situation. A partir de ce moment le lecteur remonte le temps de ce mariage arrangé 40 ans plus tôt. Un roman sensible et beau sur la vie d’un couple avec ses aléas, ses déceptions et ses sorties de routes, le tout rythmé par une petite chanson « sémi, sémi … ». A découvrir

L'été de la sorcière (Kaho Nashiki)

note: 4sérénité et bienveillance JM, MMC - 12 octobre 2021

Mai est une jeune fille de 13, sa première année de collège a été difficile et elle souffre de phobie scolaire après avoir été victime de harcèlement. Sa mère décide de l’envoyer passer un été chez sa grand-mère, une femme solitaire, bienveillante et solaire. Mai qui semble se laisser envahir par des émotions négatives et sclérosantes se voit chargée de tâches qui vont rythmer ses journées, lui permettre d’éloigner ses peurs et lui redonner confiance en elle. Un roman japonais tendre, beau, positif et solaire.

Bonjour tristesse (Frédéric Rébéna)

note: 4Toujours moderne JM, MMC - 12 octobre 2021

Bonjour tristesse » est sans doute le roman le plus connu de Françoise Sagan. L’histoire de Cécile une jeune fille qui vient de rater son bac, elle passe ses vacances sur la Côte d’Azur avec son père et la maitresse de ce dernier. L’adaptation en Bd est très réussie car elle donne une seconde jeunesse au roman qui retrouve tout son intérêt. Le portrait de Cécile au physique androgyne, cheveux courts revendique une liberté et assume l’appartenance à une jeunesse dorée et insouciante Les couleurs estivales et très actuelles ne font pas oublier les effluves de scandale qui entouraient le roman.

Le roman de Jim (Pierric Bailly)

note: 4La place d'un père JM, MMC - 12 octobre 2021

Aymeric a 25 ans, il vit souvent de petits boulots mais il ne se plaint pas car il a l’impression de rester libre. Après quelques erreurs, il semble un peu perdu dans la vie mais il reste attaché à son Jura natal où il est plutôt heureux. Un soir, il retrouve Florence, une femme de plus de 40 ans avec qui il a travaillé lors d’une de ses missions d’intérim. Florence est enceinte et seule. Aymeric va jouer le rôle de père pour cet enfant, il va l’aimer, le choyer, l’éduquer et le regarder grandir jusqu’au moment où le père réapparait. A travers ce roman sur la paternité Pierric Bailly nous raconte aussi l’histoire d’un homme élevé à la campagne avec sa rudesse et ses maladresses, ses espoirs et ses désillusions.

Une soupe à la grenade (Marsha Mehran)

note: 5Un roman réconfortant JM, MMC - 12 octobre 2021

Marja, Bahar et Layla sont trois sœurs qui ont fui l’Iran au moment de la chute du Sha et la prise du pouvoir par Komeini. Après un périple épuisant et dangereux, elles arrivent dans une petite ville irlandaise de Ballinocroah dans le comté de Mayo. Là, elles décident d’ouvrir le « Babylone café » un restaurant de cuisine iranienne à l’ambiance chaleureuse et conviviale. Malheureusement si certains habitants se réjouissent de la présence de ce nouveau temple de la gourmandise d’autres sont plus réticents à accueillir ces étrangères trop belles, trop libres et non catholiques. Sous couvert de cette légèreté culinaire le roman en partie autobiographique de Marsha Meshran nous parle de l’exil de ces trois femmes en fuite d’un pays qu’elles aiment mais où elles étaient en danger de mort. Le roman à l’écriture fluide et agréable est ponctué à chaque chapitre par d’appétissantes recettes de cuisine iranienne qui donnent l’eau à la bouche. On saluera le choix des couleurs de la couverture en parfaite adéquation avec la thématique du roman.

Seule en sa demeure (Cécile Coulon)

note: 5Dans la forêt jurassienne JM, MMC - 12 octobre 2021

Aimée est une jeune femme de 20 ans, elle a grandi entre deux parents aimants mais agés et avec son cousin Claude un jeune homme sûr de lui et un peu farceur. Aimée épouse Candre Marchère , un jeune et riche veuf. Candre est exploitant forestier et habite une grande maison en lisière de forêt jurassienne, une forêt sombre et inquiètante. Aimée va s’installer dans cette maison énigmatique où les domestiques comme des ombres fuyantes œuvrent à son confort. Peu à peu les questions se bousculent et les portes se ferment à double tour, Aimée se sent prise au piège de son mariage. Cécile Coulon nous propose d’entrer à nouveau dans un univers sombre et inquiétant. Elle sait mener son lecteur à la fin du roman dans un suspens intense. Encore une réussite !

Petit hérisson, un réveillon sous la neige (M. Christina Butler)

note: 1La magie de l'amitié Cécile - 26 septembre 2021

L'entraide et l'amitié sont à l'honneur dans ce superbe ouvrage. Idéal pour insister sur la magie de la générosité à Noël.

L'écureuil et la lune (Sébastien Meschenmoser)

note: 5Un ouvrage poétique pour rêver et surtout réfléchir Cécile - 26 septembre 2021

Un ouvrage superbe.
Les dessins et le texte sont d'une grande sobriété et très complémentaires laissant beaucoup de place à l'observation et à la réflexion.
3 ans me semble un peu jeune pour appréhender toute la poésie de cet ouvrage. La "gravité" de la situation dans toutes ces dimensions peut être difficile à cerner pour les tout petits. Mais peut-être est-ce le rôle de l'adulte de décoder et d'aider à lire cet ouvrage à plusieurs niveaux même à un enfant du plus jeune âge.
Une belle lecture poétique et profonde qui fait réfléchir

La belle au bois dormant (Gaël Aymon)

note: 5Splendide Joëlle, MMC - 17 septembre 2021

Tout le monde connaît le célèbre conte de Charles Perrault, dans lequel la fée de la fontaine jette un sort à la princesse tant désirée la plongeant, ainsi que le royaume dans un sommeil de cent ans.
Il est ici revisité en un album enchanteur, avec des illustrations et des couleurs magnifiques, le tout agrémenté de fines découpes stylisées. Une pure merveille.

Le choeur des femmes (Aude Mermilliod)

note: 5Une BD poignante et nécessaire Cindy - 15 septembre 2021

Le chœur des femmes est une bande dessinée poignante et nécessaire qui aborde une thématique importante : celle du monde gynécologique. A travers des portraits de femmes, d'adolescentes, elle met en lumière les violences gynécologiques que les femmes peuvent subir lors d'une consultation, d'un accouchement ou d'une IVG. Les parcours de chacune de ces patientes permettent d'aborder d'autres thèmes tout aussi indispensables : les violences sexuelles, le consentement, le sexe, le désir d'avoir des enfants ou non.

Francis (Jessica Cioffi)

note: 4Un dessin aquarelle obscure et poétique Cindy - 8 septembre 2021

Ce roman graphique a immédiatement retenu mon attention. J'ai été séduite par le dessin aquarelle à la fois obscure et poétique de l'autrice/illustratrice.
C'est une œuvre sombre qui questionne sur le véritable soi mais également sur le passage à l'âge adulte. Ces éléments sont mis en évidence grâce à l'invocation de Francis. Il apparaît dans un premier temps sous la forme d'un renard jusqu'à devenir un loup perfide et malsain. C'est lui qui va être le moteur de ce voyage initiatique. Il va pousser Métillia dans ses retranchements : Qui est-elle ? Quelle sorcière souhaite-t-elle devenir ? Quelles sont ses envies ? Quels pouvoirs renferme-t-elle ?
C'est donc un roman graphique qui, en plus d'offrir un très beau spectacle pour les yeux, permet aux lecteurs de plonger avec Métillia dans cette découverte de soi et ce passage dans l'âge adulte.

Le coeur en laisse (Line Papin)

note: 4Vertige de l'amour Nathalie, MMC - 4 septembre 2021

Quand le cœur fait perdre la raison, c'est ce qui arrive à Maurice, écrivain à succès, il est dans un moment de sa vie ou il ne ressent plus rien, tout est fade et sans saveur, ne retrouve plus le goût d'écrire et n'éprouve plus rien pour sa compagne. Mais l'arrivée d'une sublime créature, Ambroisie qui jette son dévolu sur lui va bouleverser sa vie. Cette femme, il la recroise à Paris. À ses côtés, il se sent enfin revivre, il découvre alors un nouveau Paris, excitant, romantique et passionné. Maurice délaisse l'écriture, ses amis pour vivre sa romance. Il est sous l'emprise de cette femme qui va le façonner à son image, et très vite le sourire s'efface. Comment cela va-t-il se finir ? Va-t-il réussir à se libérer ?
A travers cette histoire sur le couple,l'emprise et la fascination, Line Papin, jeune auteure de 26 ans, analyse avec beaucoup de finesse les effets de l’amour fou,cet amour qui dévore et obsède.
L'écriture est agréable, c'est beau et souvent drôle, j'ai passé un bon moment même si le personnage d'Ambroisie est un peu surfait et caricatural.

Le Livre des deux chemins (Jodi Picoult)

note: 4De Boston à l'Egypte Joëlle, MMC - 25 août 2021

Fidèle à elle-même, Jodi Picoult plonge le lecteur dans la réalité, réalité de la vie, de la mort, des choix de nos vies.
L’histoire se déroule à Boston et en Egypte à notre époque et au temps des pharaons, des sarcophages avec leurs multitudes de dessins de hiéroglyphes dont la carte de l’au-delà avec ses deux chemins, l’eau et la terre. Ce voyage à travers le temps est passionnant.
Dawn, voit sa vie basculer lorsque l’avion dans lequel elle se trouve s’écrase. Elle en sort blessée mais vivante, et remet en cause ses choix de vie. Continuera-t-elle à sacrifier son existence, ou aura-t-elle le courage d’aller de l’avant, de reprendre sa passion, à savoir sa vie d’égyptologue qu’elle a dû abandonner du jour au lendemain et ainsi laisser les regrets derrière elle.
C’est également une belle histoire d’amour, d’amour maternel et fraternel.

Le Livre des deux chemins (Jodi Picoult)

note: 4De Boston à l'Egypte Joëlle, MMC - 25 août 2021

Fidèle à elle-même, Jodi Picoult plonge le lecteur dans la réalité, réalité de la vie, de la mort, des choix de nos vies.
L’histoire se déroule à Boston et en Egypte à notre époque et au temps des pharaons, des sarcophages avec leurs multitudes de dessins de hiéroglyphes dont la carte de l’au-delà avec ses deux chemins, l’eau et la terre. Ce voyage à travers le temps est passionnant.
Dawn, voit sa vie basculer lorsque l’avion dans lequel elle se trouve s’écrase. Elle en sort blessée mais vivante, et remet en cause ses choix de vie. Continuera-t-elle à sacrifier son existence, ou aura-t-elle le courage d’aller de l’avant, de reprendre sa passion, à savoir sa vie d’égyptologue qu’elle a dû abandonner du jour au lendemain et ainsi laisser les regrets derrière elle.
C’est également une belle histoire d’amour, d’amour maternel et fraternel.

La Rumeur (Lesley KARA)

note: 4Glaçant Joëlle, MMC - 25 août 2021

Une rumeur, quelques mots, une phrase et c’est parti, les pires choses, accusations, vraies ou fausses envahissent une petite ville balnéaire jusque- là sans histoire.
Quelques mots donc émis devant une grille d’école et Joanna revenue s’installer depuis peu dans la ville de son enfance et afin de s’y intégrer de nouveau, lance la rumeur lors d’un club de lecture. La spirale infernale est en route.
A 10 ans Sally McGowan a tué un enfant de 5 ans, depuis quelques années elle vivrait à Flinstead sous une autre identité et sous la protection de la police. Les langues vont bon train, tout le monde se met à suspecter tout le monde, à trouver des ressemblances, les questions se bousculent dans les têtes, tout le monde devient coupable, la vengeance rode. Jusqu’à la fin explosive, angoissante.
Un bon thriller psychologique.

La Rumeur (Lesley Kara)

note: 4Glaçant Joëlle, MMC - 25 août 2021

Une rumeur, quelques mots, une phrase et c’est parti, les pires choses, accusations, vraies ou fausses envahissent une petite ville balnéaire jusque- là sans histoire.
Quelques mots donc émis devant une grille d’école et Joanna revenue s’installer depuis peu dans la ville de son enfance et afin de s’y intégrer de nouveau, lance la rumeur lors d’un club de lecture. La spirale infernale est en route.
A 10 ans Sally McGowan a tué un enfant de 5 ans, depuis quelques années elle vivrait à Flinstead sous une autre identité et sous la protection de la police. Les langues vont bon train, tout le monde se met à suspecter tout le monde, à trouver des ressemblances, les questions se bousculent dans les têtes, tout le monde devient coupable, la vengeance rode. Jusqu’à la fin explosive, angoissante.
Un bon thriller psychologique.

Emma (Jane Austen)

note: 5Une héroïne haute en couleur ! Angélique, MMC - 20 août 2021

Une adaptation fraîche et moderne, à l’image des costumes colorés, du roman le plus léger de Jane Austen. Un ton ironique tout au long du film : on se moque gentiment de la noblesse anglaise.
Une héroïne malicieuse, aveuglée par ses prétendus talents d’entremetteuse à l’origine de nombreux malentendus. Une jeune femme si passionnée des autres qu’elle en oublie de s’observer elle-même, ce qui lui vaudra des déconvenues et des découvertes. Finalement, elle reconnaîtra ses erreurs et fera tout son possible pour tenter de les réparer.

Monsieur (Rohena Gera)

note: 5Un très beau film romantique ! Angélique, MMC - 20 août 2021

Bombay, de nos jours. Ratna, jeune veuve est domestique chez Ashwin, un riche architecte revenu en Inde après un long séjour aux Etats-Unis.
Dans l’appartement, ils se frôlent et s’évitent, Ratna baissant les yeux, Ashwin perdu dans sa mélancolie et plein d’incertitudes sur son avenir après l’annulation de son mariage.
Contrairement à sa famille et ses amis qui ignorent voire méprisent Ratna, il la respecte.
Leur relation échappe progressivement au cadre strict du service puisqu’ils se dévoilent peu à peu l’un à l’autre et s’aident mutuellement.
Qui est le plus libre des deux ? Lui, qui a les moyens de partir mais le devoir de rester, ou elle, qui n’a pourtant que ses rêves et sa détermination.
Une fin pleine d’espoir !

Les oiseaux ne se retournent pas (Nadia Nakhlé)

note: 4Un roman graphique sombre, poétique et onirique. Angélique, MMC - 20 août 2021

Ce roman graphique sur les thèmes de l’enfance et l’exil s’intègre dans un projet avec un spectacle, une exposition et un dessin animé.
C’est l’histoire d’une rencontre entre une jeune fille de 12 ans, Amel et un déserteur et musicien, Bacem qui fuient leur pays en guerre en direction de l’Europe.
L’auteure traite un sujet contemporain sans repères spatio-temporels ni considération géopolitique ; les guerres en contexte de fond pourraient être toutes les guerres. Elle se concentre sur la dimension humaine du voyage de cette enfant.
Elle raconte l’exil des réfugiés sans pathos en choisissant la poésie comme langage (elle cite des vers de grands auteurs), en les comparant à des oiseaux migrateurs ; le vol des oiseaux servant de fil rouge au récit.
Nadia Nakhlé a opté pour une histoire dessinée dans des teintes sombres rehaussées de touches de couleurs, à mi-chemin entre livre illustré et BD, avec des pleines pages formant des tableaux somptueux, ornant les bords de pages de liserés, le tout sur un papier de qualité.

Mémoire de soie (Adrien Borne)

note: 5Un nom à graver dans la pierre. Angélique, MMC - 19 août 2021

Nous n'avons pas fini d'écrire et de lire sur la Première Guerre mondiale. Ce livre aborde des thèmes peu développés dans les romans : la grippe espagnole, les asiles, la question du souvenir, l’après-guerre pour les veuves.
L’auteur alterne des chapitres se déroulant à deux époques différentes, nous permettant de découvrir l'histoire tragique et les secrets d'une famille déchirée par la Grande Guerre.
En 1936, Emile, vingt ans, part effectuer son service militaire avec dans son bagage le livret de famille.
Dans ce livret, il est écrit « Emile né de Baptistin L. » sauf que son père s’appelle Auguste. « Le voilà fils d’un mystère. »
L’écriture du journaliste Adrien Borne est sèche et âpre, à l’image de ses personnages et de leur vie dans cet univers de l’élevage des vers à soie.
J’ai beaucoup apprécié la construction de ce roman et la métaphore du cocon à dévider et du fil à tirer pour mettre à jour le secret de famille.
Un premier roman poignant, qui pourrait se résumer ainsi : malgré tout, la vie s'accommode et s'obstine !

Un amour grec (Zoe Valdés)

note: 4Une quête d’amour et de liberté. Angélique, MMC - 19 août 2021

Zoé Valdés, romancière cubaine, nous plonge dans le régime totalitaire cubain.
C’est dans ce contexte que Zé, une adolescente de 16 ans, tombe enceinte d’un « marin grec de la marine marchande » de passage, ce qui est un immense malheur dans ce pays où les Grecs ont si mauvaise réputation.
Malgré un chemin parsemé d’embûches, Zé parvient à devenir critique littéraire et à élever son fils Petros avec l’aide des femmes de sa famille. Celui-ci va devenir un pianiste de renom. À l’occasion d’une série de concerts donnés en Grèce, Zé accompagne son fils car pendant toutes ces années, elle a gardé l’espoir de retrouver un jour son amour de jeunesse.
Que va-t-elle trouver en Grèce ?
Le roman d’une femme qui veut prendre en main les rênes de sa propre vie.

Les bâtisseurs du vent (Aly Deminne)

note: 5Un chantier titanesque ! Angélique, MMC - 19 août 2021

Ce premier roman couronné par le prix René Fallet 2020 aborde les thèmes de l'exclusion, l'injustice mais aussi l'entraide et le courage, sous la forme d'un conte.
Andreï Voronov, le héros, travaille sur les chantiers et habite dans les bas-fonds d'un bourg reculé : l'allée du Vhan, où échouent les exclus.
Par une nuit d'été, un orage éclate et la foudre frappe l'église. Les nantis du village veulent la reconstruire à tout prix mais ne veulent pas sortir un denier de leurs poches. Ils posent alors un ultimatum à Andreï : rebâtir lui-même l'église avant les prochaines fêtes de Pâques sinon tous les habitants du Vhan seront expulsés.
Il pourra compter sur l'aide de ses voisins et amis ; tous vont apporter leur pierre à l'édifice, les femmes et les enfants y compris : les nourrissant et les encourageant. Les jours s'égrènent et les saisons défilent au rythme des moments de partage et de convivialité parfois, des mauvaises conditions météorologiques et des embûches des nantis souvent. Mais rien ne les arrêtera.
Un livre qui fait du bien, porteur d'espoir, plein d'humanité.

L'ami arménien (Andreï Makine)

note: 5"Il m'a appris à être celui que je n'étais pas." Angélique, MMC - 19 août 2021

Andreï Makine, né en Sibérie, auteur d’une œuvre saluée par de prestigieux prix littéraires, membre de l’Académie française, nous livre dans ce roman très personnel l’histoire d’une amitié de jeunesse.
Le narrateur est un adolescent de 13 ans, qui vit dans un orphelinat en Sibérie. Sa rencontre avec Vardan va lui ouvrir d’autres horizons. Il devient le protecteur de ce garçon bousculé par les autres car différent, aux traits délicats et souffrant de la maladie arménienne.
Vardan appartient à une petite communauté d’Arméniens, venus s’installer dans le quartier du Bout du diable afin de rejoindre leurs proches emprisonnés, en attente d’un procès, à 5000 km de leur patrie. Cette famille composée par les liens du cœur fait une place au narrateur, lui ouvre les portes du "royaume d'Arménie", reconstitué grâce à quelques objets emportés dans leur valise, et lui conte l’histoire du peuple arménien.
Andreï Makine, en parfait connaisseur de la langue française, a su trouver les mots justes pour nous confier cette parenthèse « exaltante et heureuse » dans un style direct et poétique.

La danse de la tarentule (Claire Blanchard)

note: 4Enfance volée Nathalie, MMC - 17 août 2021

Emilie, 40 ans est devenue peintre. Quand sa mère décède 20 après son départ définitif, elle revient sur les lieux de son enfance au Croisic. C’est dans ce manoir qu’elle a été élevée avec son jeune frère par une grand-mère autoritaire et acariâtre, qui leur inculque une éducation stricte, rigide et n’hésitant pas à les violenter. A la mort de celle-ci ces deux jeunes vont enfin pouvoir vivre chez leurs parents, de retour d'Inde.C’est pour eux une bonne nouvelle, ils vont enfin pouvoir retrouver une vie de famille avec une mère aimante, du moins qu’elle laisse paraitre en société. Les deux jeunes vont très vite déchanter, car celle-ci est manipulatrice avec des excès de colère imprévisible. Cette mère, qu’Émilie compare à une araignée qui emprisonne sa proie dans sa toile, la dévore sans qu’elle puisse s’échapper. Pour la petite fille, les seules échappatoires sont la lecture et la musique, dans laquelle elle excelle. Mais là encore, ses rêves vont s’effondrer. Le jour où cette mère impose la tragédie, Émilie s’échappe de sa toile.
Histoire bouleversante sur l’amour sans limite d’une enfant pour sa mère. Le sujet est lourd mais la lecture est agréable, le roman est à la fois terriblement plein de douleurs, mais déborde aussi d’espoir.

Le Dernier enfant (Philippe BESSON)

note: 5Le nid vide FM - 14 août 2021

Le temps a filé, et voici venu le jour où le plus jeune des enfants quitte le nid familial pour prendre son envol. Le temps d'une journée, celle du déménagement, une mère affronte cette douleur intime qu'elle sait pourtant nécessaire. Un roman délicat.

La Villa aux étoffes (Anne Jacobs)

note: 5Downton Abbey à l'allemande FM - 14 août 2021

Une saga familiale qui emmène le lecteur dans l'Allemagne du XXè siècle, au sein d'une famille mi-aristocrate mi-bourgeoise, au train de vie élevé grâce aux filatures. En ce siècle traversé par deux guerres et des mouvements d'émancipation, cette famille et ses domestiques vivent eux aussi les bouleversements de leur époque. Il y a vraiment du Downtown Abbey dans cette série, mais ce n'est pas un défaut car c'est bien écrit et parfaitement dépaysant et distrayant. On attend la traduction du 4è tome à l'automne 2021 !

La peau des pêches (Salomé Berlioux)

note: 4Le combat d'un couple contre la stérilité. Un livre nécessaire Agnès MMC - 14 août 2021

Diane a 28 ans, une vie professionnelle bien remplie, un mari qu'elle aime, a priori pour elle en apparence tout va bien. Un jour ils décident tous les deux que le moment est venu d'avoir un enfant, ensemble puisque lui est déjà le père d'une petite fille. Avec ce désir bien naturel s'ouvre pour eux un marathon épuisant où la victoire entrevue se fait attendre. Dans ce récit romancé dont la teneur autobiographique est assumée, Salomé Berlioux raconte le combat de son couple contre l'infertilité, les douleurs physiques, morales, le manque de sensibilité du corps médical parfois qui se désintéresse de son cas quand la réussite n'est pas au rendez-vous, l'espoir, le désespoir. Un livre indispensable pour faire comprendre le parcours éreintant tant physiquement que moralement, pour briser le tabou social autour de ces couples dans une société où tout est fait pour ceux qui ont des enfants. Un livre difficile et courageux que l'on a du mal à lâcher.

Belladonna (Jennifer Dalrymple)

note: 5Une tragi-comédie à l'italienne Agnès MMC - 14 août 2021

Cette jolie couverture colorée dessinée par l’auteure cache un récit très dépaysant qui nous emmène dans un village des Abruzzes. Un sorcier déprimé, surnommé Il Gufo, le hibou, que tout le monde connait pour avoir fait appel en cachette un jour ou l'autre à ses services, est accusé du meurtre d'un homme, empoisonné à la belladone. Son neveu Lucignolo, convaincu de son innocence, est décidé à mener lui-même l'enquête, il emprunte alors sa vieille camionnette, remplie de fioles étranges, d'un crâne de corbeau et autres amulettes inquiétantes. Plus que l'intrigue policière, c'est l'atmosphère déjantée de ce récit qui m'a plu, ses personnages très attachants, de vieilles femmes italiennes et leurs nièces, un curé et sa mère possessive, des truies que le neveu va adopter ... Tous vivent dans un univers décalé, qui côtoie le surnaturel, mêle des situations tragiques et comiques et cachent un lourd secret qui pourrait bien être dévoilé par cet assassinat. Cette tragi-comédie italienne surprenante révèle aussi des personnages d'une grande humanité. Quelques mots en italien, des expressions parfois truculentes, quelques plats cuisinés assurent un dépaysement total.

Broadway Limited n° 2
Un shim sham avec Fred Astaire (Malika Ferdjoukh)

note: 5Une trilogie réjouissante dans le New York d’après-guerre Agnès MMC - 14 août 2021

Il aura fallu 6 ans à Malika Ferdjoukh pour écrire cette trilogie qui se passe à New-York à la fin des années 1940 et donc beaucoup de patience pour son public entre chaque volume. Jocelyn Brouillard, grâce à ses talents de pianiste et à un petit mensonge a réussi à entrer dans une pension de famille pour jeunes filles Giboulée, tenue par Mrs Merle. Ses pensionnaires sont comédiennes, chanteuses, elles courent les théâtres ou les auditions et enchaînent les petits boulots pour avoir un cachet ou quelques dollars pour joindre les deux bouts. Elles partagent tout : les repas, les vêtements, les chaussures, les fous rires, leurs espoirs et leurs désespoirs mais pas forcément les secrets les plus enfouis de leur vie, et il faudra bien les trois volumes pour dénouer tous ces fils de vies entremêlés. Sur fond de chasse aux sorcières, de FBI, et de cinéma américain, on rencontre Woody Allen qui débute dans les studios à la recherche d’un nom, Fred Astaire en tête d’affiche des comédies musicales, Grace Kelly à la recherche d’un rôle. Les références cinématographiques sont nombreuses et donnent envie de se replonger dans les films de ces années.

Broadway Limited n° 3
Une thé avec Grace Kelly (Malika Ferdjoukh)

note: 5Une trilogie réjouissante dans le New York d’après-guerre Agnès MMC - 14 août 2021

Il aura fallu 6 ans à Malika Ferdjoukh pour écrire cette trilogie qui se passe à New-York à la fin des années 1940 et donc beaucoup de patience pour son public entre chaque volume. Jocelyn Brouillard, grâce à ses talents de pianiste et à un petit mensonge a réussi à entrer dans une pension de famille pour jeunes filles Giboulée, tenue par Mrs Merle. Ses pensionnaires sont comédiennes, chanteuses, elles courent les théâtres ou les auditions et enchaînent les petits boulots pour avoir un cachet ou quelques dollars pour joindre les deux bouts. Elles partagent tout : les repas, les vêtements, les chaussures, les fous rires, leurs espoirs et leurs désespoirs mais pas forcément les secrets les plus enfouis de leur vie, et il faudra bien les trois volumes pour dénouer tous ces fils de vies entremêlés. Sur fond de chasse aux sorcières, de FBI, et de cinéma américain, on rencontre Woody Allen qui débute dans les studios à la recherche d’un nom, Fred Astaire en tête d’affiche des comédies musicales, Grace Kelly à la recherche d’un rôle. Les références cinématographiques sont nombreuses et donnent envie de se replonger dans les films de ces années.

Broadway Limited n° 1
Un dîner avec Cary Grandt (Malika Ferdjoukh)

note: 5Une trilogie réjouissante dans New York d'après guerre Agnès MMC - 14 août 2021

Il aura fallu 6 ans à Malika Ferdjoukh pour écrire cette trilogie qui se passe à New-York à la fin des années 1940 et donc beaucoup de patience pour son public entre chaque volume. Jocelyn Brouillard, grâce à ses talents de pianiste et à un petit mensonge a réussi à entrer dans une pension de famille pour jeunes filles Giboulée, tenue par Mrs Merle. Ses pensionnaires sont comédiennes, chanteuses, elles courent les théâtres ou les auditions et enchaînent les petits boulots pour avoir un cachet ou quelques dollars pour joindre les deux bouts. Elles partagent tout : les repas, les vêtements, les chaussures, les fous rires, leurs espoirs et leurs désespoirs mais pas forcément les secrets les plus enfouis de leur vie, et il faudra bien les trois volumes pour dénouer tous ces fils de vies entremêlés. Sur fond de chasse aux sorcières, de FBI, et de cinéma américain, on rencontre Woody Allen qui débute dans les studios à la recherche d’un nom, Fred Astaire en tête d’affiche des comédies musicales, Grace Kelly à la recherche d’un rôle. Les références cinématographiques sont nombreuses et donnent envie de se replonger dans les films de ces années.

Le goût sucré des pastèques volées (Keyi Sheng)

note: 4Un regard nostalgique et lucide sur la Chine Agnès MMC - 14 août 2021

Dans ces 75 courts récits qui sont autant de souvenirs de son enfance, Sheng Keyi évoque la vie dans la province très pauvre du Hunan, les soirées à la lueur de la bougie, les repas simples concoctées par sa mère, ses rêves d’enfant qui croyait qu’en déployant ses ailes elle pourrait découvrir le monde au-delà de la rivière, les spectacles d’ombres chinoises… mais aussi le courage de sa famille pour continuer à vivre debout malgré la pauvreté. La nostalgie est très présente, accompagnée de dessins plein de douceur de l’auteure mais la lucidité, le désenchantement et la colère aussi face à l’évolution du monde et à la destruction des campagnes chinoises qui ont ôté toute poésie à la vie de leurs habitants et qui font disparaitre tout un mode de vie proche de la nature.

L'auberge du pèlerin (Elizabeth Goudge)

note: 5Un beau roman dans la pure tradition anglaise Agnès MMC - 14 août 2021

Dans ce roman foisonnant qui se passe dans la campagne anglaise de l’immédiat après-guerre, marqué encore par les restrictions, on fait la connaissance de la famille Eliot : la grand-mère Lucilla qui dirige toute sa famille avec une poigne de fer, son fils Georges, amoureux transi de son épouse Nadine nettement plus réservée et leurs 5 enfants, Hilaire, l’autre fils pasteur d’une petite paroisse, Marguerite, sa (vielle) fille restée au service de sa mère, David l’ainé et le préféré de ses petits-enfants. Et puis surtout au centre du roman une maison, cette auberge du pèlerin, qui est en fait le personnage principal et va permettre à chacun de découvrir sa voie. D’autres personnages vont se lier à la famille, attirés par cette mystérieuse maison : un couple étrange qui se fait passer pour un père et sa fille et garde un lourd secret, un portraitiste de renom qui va s’installer dans cette auberge avec sa fille… La forêt qui environne la maison tient aussi une place importante, à la limite du surnaturel.
L’écriture d’Elizabeth Goudge très imagée, colorée et lyrique rend les personnages et les lieux très présents et vivants et donne à l’ensemble une tonalité spirituelle, voire religieuse, qui pourra peut-être déranger, mais qui apporte au roman une dimension bienfaisante.

Des (Lewis Arnold)

note: 4Une plongée dans la psychologie de Des (Dennis Nilsen) Cindy - 13 août 2021

Cette mini-série de trois épisodes est inspirée de l'œuvre du biographe Brian Masters, Rendez-vous Mortels - l’affaire Dennis Nilsen. Elle retrace l’arrestation de ce tueur en série écossais qui, entre 1978 et 1983 a assassiné plus de 15 hommes en marge de la société et dont les disparitions ne furent jamais signalées.
Tout débute par la découverte d’un os humain dans les canalisations d’un immeuble. Dennis Nilsen, interprété avec brio par David Tennant, est alors appréhendé. C’est ainsi que démarre une enquête bouleversante pour ces policiers qui ont face à eux un homme calme et réfléchi malgré les horreurs qu’il a pu commettre.
Cette série est à voir car elle ne cherche pas à nous montrer des atrocités mais bien à nous faire comprendre la personnalité de Dennis Nilsen. De plus, l’utilisation de quelques images d’archives ainsi que les trois points de vue centraux (Dennis Nilsen, l’enquêteur Peter Jay et Brian Masters) offrent une belle dynamique à cette mini-série.

Une maison sur l'eau (Emuna Elon)

note: 5Splendide roman historique et contemporain FM - 12 août 2021

Yoel est un écrivain israélien réputé. Pour la promotion de son dernier titre, son agent insiste : il faudrait vraiment qu’il aille à Amsterdam ! Mais Yoel se sent tenu par la promesse faite à sa mère, décédée il y a peu : ne jamais retourner en Hollande, leur pays natal quitté in extremis pendant la Shoah, qui a emporté leur mari et père. Yoel finit par céder. A Amsterdam, une visite au musée juif le met face à un film d’images d’archives dans lequel il reconnaît sa mère, son père, sa grande sœur et.... un bébé qui n’est pas lui. De retour en Israël, il arrache à sa sœur le récit familial ; cela le décide à repartir en Hollande, à s’installer dans un petit hôtel pour partir à la rencontre de son histoire et écrire le roman le plus important de sa vie…
Il s’agit d’un roman historique sur la persécution des Juifs aux Pays-Bas, mais aussi du cheminement personnel, d’une introspection, d’un homme déjà âgé qui, au fil des rencontres qu’il fait à Amsterdam, relit sa vie et se découvre un nouvel élan. Le dévoilement de sa petite enfance traumatisée va lui permettre de sortir de son isolement psychologique et de créer d’autres relations avec ses proches.
Enfin, c’est aussi un livre sur la belle Amsterdam, son charme fou incomparable, ses zones d’ombre.
Un roman passionnant, profond, sensible, bouleversant, délicat et pudique, et même drôle par moments.

Le train des enfants (Viola Ardone)

note: 5Le Train des enfants Christine - 9 août 2021

Découverte d'un point d'histoire méconnu, personnages attachants... c'est un roman qu'on lit avec plaisir et émotions. L'occasion aussi de mieux comprendre ce qu'ont vécu les "petits parisiens", leurs parents et les familles qui les ont accueillis quand, pendant la dernière guerre, certains enfants ont été "mis à l'abri" notamment dans l'Allier. Un roman qu'on n'oubliera pas !

Foreglow (Degiheugi)

note: 4Hip hop, soul et spleen électronique Clara, MMC - 5 août 2021

Un visuel très coloré pour un album résolument urbain, chaleureux et planant, avec une rythmique et une instrumentation fort sympathique !

De quoi aimer vivre (Fatou Diome)

note: 4L'amour comme un lien Marie, MMC - 24 juillet 2021

Chacune des nouvelles qui forment ce livre semble singulière et pourtant toutes sont liées par la force de l’amour. Simple mot ou poudre aux yeux pour certains, raison de vivre pour d’autres, ce qui est sûr c’est qu’il apparait difficile de vivre sans. Qu’il soit fusionnel, amical, filial, il est là et nous guide ou absent et nous manque. Ces textes sont parsemés de mots et d’images d’une poésie qui fait du bien.

L'homme qui marche (Jean-Paul Delfino)

note: 4La route est parfois longue avant de trouver le bon chemin Marie, MMC - 24 juillet 2021

De la même manière que Théophrastre Sentiero se met à marcher, dans le seul but de calmer ses jambes et leurs mouvements incontrôlés, j’ai démarré ce roman sans comprendre où j’allais. Je me suis même demandé si j’allais suivre ce personnage où le laisser à ses balades parisiennes. Mais une petite voix me soufflait de continuer et je n’ai pas regretté de l’avoir écoutée. La route est parfois longue avant de trouver le bon chemin. Théophraste va s’en rendre compte, un peu aidé par des rencontres inattendues.

Les grandes occasions (Alexandra Matine)

note: 3La vie comme une toile que l'on tisse. Marie, MMC - 24 juillet 2021

Jeune femme, puis jeune mère Esther a fait le choix de rester coûte que coûte, de jouer son rôle et surtout de prendre soin, non pas de sa famille mais de ce qu’elle pourrait ou devrait être. Comme une couverture tricotée que sans cesse on rafistole, elle a choisi de tisser et réparer les fils de cette famille qui finalement n’en a peut-être que le nom. Malgré tout, même si la tentation est forte de la juger, on s'abstient et on respecte ses choix même si on ne les comprend pas et c’est la réussite de ce roman parfois un peu lourd.

Le chien qui louche (Étienne Davodeau)

note: 4qui décide de ce qui est beau ? Marie, MMC - 24 juillet 2021

Fabien est agent d’accueil au Louvre. Il aime son métier et il aime Mathilde. Les choses se compliquent lorsque celle-ci le présente à sa famille et que son père et ses frères voient là une belle occasion de sortir du grenier la toile peinte par le grand-père Gustave. Leur nouveau gendre et beau-frère travaillant dans l’un des plus beaux musées du monde, Le Chien qui louche, nom de l’œuvre, va pouvoir trouver la place qui lui revient. Derrière ce scénario qui peut prêter à sourire, une vraie question se pose : qui décide de ce qui est beau ou non ? De ce qui a sa place ou non dans un musée ?