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Avis de lecteurs

Oh happy day (Anne-Laure Bondoux)

note: 4Fait du bien au moral Victoria, MMC - 27 février 2021

A la fin de "Et je danse aussi", notre duo de personnages étaient sur le point de se rencontrer pour la première fois, après des mois assidus de correspondance. On [...]

Martin Eden (Jack London)

note: 5Un roman bouleversant Agnès MMC - 10 mars 2021

Publié sous forme de feuilleton dans un journal en 1908 et 1909 ce roman, qui semble très inspiré de la vie de l’auteur, raconte la vie d’un jeune homme issu [...]

La somme de nos folies (Shih-Li Kow)

note: 4Un beau moment en Malaisie S.BASSET - 10 mars 2021

C'est une belle chronique de vie qui se passe en Malaisie, un conte doux-amer d'une grande bienveillance et qui nous fait découvrir une société multiculturelle dont je ne soupçonnais pas [...]

La laitière de Bangalore (Shoba Narayan)

note: 4Un voyage en Inde Agnès MMC - 10 mars 2021

Après 20 ans passés au Etats–Unis la journaliste Shoba Narayan revient en Inde, à Bangalore, pour s’y installer avec son mari et ses deux filles qui ne connaissent quasiment pas [...]

L'arrivée des Capybaras (Alfredo Soderguit)

note: 4Les capyquoi ? S.BASSET - 10 mars 2021

Les capybaras: une sorte de ragondin d'Amérique du Sud ! Super livre pour les enfants qui parle de la méfiance qu'on peut avoir pour les "étrangers" avec des dessins crayonnés [...]

La prière d'Audubon (K?tar? Isaka)

note: 5la prière d'aubudon Isabelle - 22 avril 2021

un livre déroutant au départ, distrayant au fil des pages, pour finir par devenir fascinant... Je l'ai fini il y a un quinzaine de jours et je ne peux [...]

Avis de lecteurs

 

Jack et la mécanique du coeur (Mathias Malzieu)

note: 4d'un livre pour adultes à un conte pour enfant... Victoria, MMC - 23 septembre 2015

Je craignais que cette adaptation ne soit qu'à moitié réussie et pourtant j'ai pris beaucoup de plaisir à voir le film et à réentendre la bande originale!
Certes, l'histoire tient plus du conte, certains éléments sont assez prévisibles, mais cela importe peu. L'essentiel c'est l'univers qu'on nous propose: les images sont belles et colorées, toutes en finesse et en détail. Quant aux chansons, elles subliment le film et sont judicieusement intégrées pour participer à l'histoire.
"Jack et la Mécanique du Coeur" est donc pour moi un film d'animation très réussi, particulièrement inspiré. L'univers visuel et musical comblera tous les amateurs du genre, principalement les fans du livre et de l'album!

Et je danse, aussi (Anne-Laure Bondoux)

note: 5roman "feel good" Victoria, MMC - 23 septembre 2015

Sous la forme d'un roman épistolaire, "Et je danse aussi" met en scène la rencontre entre deux personnages marqués par un coup du sort, que l'amour des mots va rapprocher peu à peu. Une petite perle de délicatesse et de douceur, écrits par deux auteurs de la littérature jeunesse déjà confirmés, qui signent ici leur premier ouvrage à destination des adultes.
Si vous recherchez une lecture détente et que le style épistolaire vous plaît, plongez dans ce récit léger et divertissant sans hésitation!

La mémoire fantôme (Franck Thilliez)

note: 4Jamais déçue par Thilliez ! Victoria, MMC - 22 septembre 2015

Encore une fois, Franck Thilliez signe un thriller plein de suspense. Le style est précis et rigoureux, l'histoire très sombre, mais pas "gore" pour autant.
Après le très réussi "La chambre des morts", on retrouve Lucie Hennebelle dans les principaux protagonistes, ce qui nous donne cette fois l'occasion de rentrer un peu plus dans son intimité.
Par ailleurs, l'auteur livre énormément d'informations sur le fonctionnement du cerveau, et en particulier sur les différentes mémoires que nous possédons, sans pour autant nous faire perdre le fil de l'intrigue. Bien sur ce n'est pas le premier livre ou film (rappelons l'excellent "Memento" au passage!) abordant ce sujet, mais le traitement de l'histoire est particulièrement bien ficelé.
Bref, une réussite, à lire sans plus d'hésitations !

Mirage (Douglas Kennedy)

note: 4Mirage Nathalie - 22 septembre 2015

Un voyage au Maroc, qui doit permettre à Paul et Robyn de se retrouver pour faire cet enfant que Robyn desire tant.
Un voyage sur fond exotique mais aussi de mensonges et de trahisons.
Thriller captivant mėlant habillement le recit d'aventure et la reflexion sur le couple

Le combat ordinaire n° 1 (Manu Larcenet)

note: 5Ce qui est précieux (Le combat ordinaire de Manu Larcenet) - 20 septembre 2015



Le combat ordinaire est pour moi une grande œuvre dans la bande-dessinée. Marco est photographe de guerre, son métier est de dépeindre la violence et la barbarie des hommes. Lasse de tous cela, de la vie qu'il mène, de la thérapie qu'il suit à Juvisy, de ses angoisses qui lui compliquent la vie, il va emménager à la campagne afin de trouver un renouveau. On suit alors le combat ordinaire de Marco, combat de chacun, combat de la vie durant cinq tomes.
Cinq tomes où chacun peut se reconnaître, où sont abordés la mort, son rapport à l'amour et aux femmes, sa relation avec sa famille, ses parents et son frère. Beaucoup d'autre sujets sensibles sont abordés dans ces 5 tomes : la vieillesse, la politique, l'immigration, la psychanalyse et amène le lecteur à se poser des questions sur sa place dans le monde.
Manu Larcenet arrive à aborder ces sujets entre tendresse et dureté comme la vie peut être. Le tout forme une œuvre douce et sensible, avec beauté et poésie mêlées à la peur et à la mélancolie.
Une petit claque ce combat ordinaire et un flot d'émotions qui nous submergent. Le dessin n'enlève rien à la beauté des mots avec des illustrations tendres et délicates, parfois claires et parfois sombres comme est la vie tout simplement.

A Letter home (Neil Young)

note: 3A letter Home de Neil Young - 19 septembre 2015

C'est un pari qu'il fallait oser: retrouver le son du rock underground en enregistrant un album à l'ancienne, dans une vieille cabine d'enregistrement de Nashville datant de 1940. Neil Young et Jack White l'ont fait. Si le résultat laisse un peu perplexe mes oreilles habituées au son de l'an 2000, voila une belle idée de la part du looner de réinvestir les chansons qui ont marquées sa vie (de Bob Dylan à Willie Nelson). Un résultat brut et rustique avec un air de "c'était mieux avant" mais loin d'égaler certains albums mythiques de Neil Young, je pense d'ailleurs que le but n'était pas là !

Madame Hippopotame (Lena Landström)

note: 4Madame Hippopotame de Lena Landström - 19 septembre 2015

Un joli livre sur le bien vivre ensemble et la tolérance. Un dessin très rond et tout mignon qui n'a pas pris une ride. Madame hippopotame : une petite histoire à lire et à relire.

Léon, sur le chantier de la tour Eiffel (Dominique Joly)

note: 5Une autre manière d'admirer la Tour Eiffel Rachel - 18 septembre 2015

Léon est un jeune garçon issu d'une famille pauvre, à qui on propose de travailler sur le chantier de la Tour Eiffel!
Malgré les inquiétudes de sa mère, vite convaincue grâce à l'argent gagné, Léon se lance dans les travaux.
S'ensuivent alors des grèves, manifestations et autres révoltes...
On ne devine pas les circonstances de travail lorsqu'on admire la Tour Eiffel!
Un journal bien écrit, décrivant avec splendeur ces travaux pourtant si rudes.

Le Chien des mers (Marie-Aude Murail)

note: 5Come, come with me ... Le chien des Mers, Marie Aude Murail et Yvan Pommaux - 18 septembre 2015


A 9 ans, Jean embarque comme mousse pour aller combattre les anglais. Il sera corsaire, comme son père, vagabond des mers qui a été emprisonné par les Anglais. Il quitte Saint-Malo mais il promet de revenir pour Toinette, sa fiancée. Ils se marieront et de la guerre il ne sera plus question. En attendant Toinette offre un de ses rats à Jean, Balthazar, pour qu'il se sente moins seul durant la traversée. Balthazar qui ne répond que quand on dit " Come, come with me"...
Avec les illustrations d'Yvan Pommaux, ce texte court mais très riche est une petite merveille de beauté et de sensibilité, à faire fondre les cœurs des petits comme des grands.

Indian Creek (Pete Fromm)

note: 4Un hiver au coeur des rocheuses (Indian Creek, Pete Froom) - 18 septembre 2015

Le roman autobiographique de Pete Froom qui, durant l'année 1978, a passé un hiver au cœur des rocheuses de l'Idaho. Alors étudiant à Missoula dans le Montana , il accepte ce job atypique qui consiste à casser chaque matin la glace se formant dans la rivière autour des œufs de saumon, cela pour leurs permettre de respirer. Le beau récit initiatique d'un homme qui va passer cet hiver solitaire entre chasse, dureté de l'hiver et beauté des paysages. J'ai beaucoup aimé ce livre qui est une ode aux grands espaces et au dépassement de soi, une sorte de retour à la terre qui fait penser à la vie dans les bois de Thoreau. Le style direct, épuré, sans fioriture donne vraiment le ton d'un évènement vécu, témoignage sincère d'un trappeur novice .Un livre qui donne envie de se perdre into the wild...

Happy books
Happy rock (Zep)

note: 4Hey hey, my my. Rock and roll can never die ! - 18 septembre 2015

ZEP aime le rock, et ça se voit ! Chaque planche est consacrée à un genre ou un artiste différent, des petites scènes très drôles dans lesquelles chacun peut se retrouver. De Bob Dylan au Wailers, personne n'est épargné. Avec un dessin à la fois ressemblant et caricatural pour illustrer le tout. Amateur de musique ou non, Happy Rock permet un petit moment de détente et de franche rigolade sur les grands noms du rock. Il est plaisant de retrouver l'auteur de Titeuf dans un autre domaine. Pour ceux qui aiment il y en a d'autres, happy girls et happy Sex font aussi partie des "Happy Books"et sont tout aussi attrayant !

Fais-moi peur (Malika Ferdjoukh)

note: 5Frisson JM - 16 septembre 2015


Les enfants de la famille Mintz sont seuls alors que les parents passent une soirée à l’opéra. Bien sûr comme dans toutes les familles les possibilités de bêtises sont à la hauteur de l’imagination de ces chers petits. Sans compter que chacun décident de se concocter des petits plats aussi fantaisistes que possible. En contraste de cette ambiance chaleureuse et amusante dehors Monsieur N. se promène et ses intentions sont loin d’être des plus sympathiques car il incarne le mal, il est froid, raciste, méchant. Que va-t-il se passer pour que ces deux univers se rencontrent ? A vous de lire et de découvrir ce roman pour tous ceux qui aiment frissonner et rire aussi car Malika Ferdjouk a manifestement l’art de faire vivre des maisons pleines d’enfants!

La fille du roi araignée (Chibundu Onuzo)

note: 4Une jeune fille riche et un colporteur JM - 16 septembre 2015

Voici un roman nigérien écrit par une jeune fille de 17 ans. Tout commence comme un conte ou Habique, 16 ans, fille d’un riche homme d’affaires rencontre un jeune colporteur qu’elle trouve séduisant. Peu à peu une relation d’amitié va s’installer jusqu’à ce que le passé vienne refaire surface.
Au- delà de l’histoire qu’il raconte ce roman est une plongée dans une société que l’on connait peu, une Afrique contemporaine et moderne mais rude et l’auteur n’hésite pas à dénoncer les inégalités et la corruption. Un auteur à découvrir.

Profession du père (Sorj Chalandon)

note: 5Portrait d'un père JM - 16 septembre 2015

Emile ne sait jamais remplir la fiche de renseignements en début d’année scolaire, il ne sait quoi écrire quand on lui demande d’écrire la profession du père. Son père est tour à tour professeur de judo, pilote d’avion, footballeur professionnel, agent secret…en fait, André Choulan est surtout mythomane, paranoïaque, violent jusqu’à la cruauté. Conforté par un entourage passif ou compatissant, il conduit sa famille vers le chaos. Sorj Chalandon , journaliste et reporter de guerre nous livre ici le portrait d’un père, son père, sans fioriture et sans compromis. Un Roman autobiographique saisissant et magistral. Excellent !

Maléfices (Maxime Chattam)

note: 4arachnophobes, passez votre chemin ! Victoria, MMC - 16 septembre 2015

Le corps d'un employé de l'environnement est retrouvé dans une clairière, le visage figé dans une expression de pure terreur. S'ensuit alors la disparition de plusieurs personnes, retrouvées embaumées dans d'étranges cocons de soie arachnéenne. La psychose monte au sein de la population et des rumeurs font état d'une invasion d'araignées. Si "Maléfices" reste un thriller assez classique dans sa forme, le récit est tout de même bien mené, le rythme soutenu et les personnages sont suffisamment développés et charismatiques pour qu'on s'y attache et qu'on les suive avec plaisir. De plus, les rares indices dévoilés ne permettent de trouver la clef de l'intrigue que dans les derniers chapitres du roman. Ultime tome de la "Trilogie du mal", "Maléfices" peut tout à fait se lire indépendamment des précédents opus.

Grande aventure Lego (La)
La Grande aventure Lego (Phil Lord)

note: 4un divertissement des plus réjouissants! Victoria, MMC - 16 septembre 2015

Truffé de références en tous genres, ce film lego est une excellente surprise!
Alors oui, ça va vite, très vite même. Tout s'enchaîne très rapidement du début jusqu'à la fin, peut être trop rapidement pour un public jeunesse d'ailleurs.
Les visuels sont détonants, chatoyants, de même que la bande son. On pénètre avec un réel plaisir dans cet univers qui nous en met plein les rétines.
A conseiller à tous les adeptes de grand spectacle et de ces petits bonhommes jaunes!

La source des jours (Mélanie Rutten)

note: 4Où naissent les rivières ? S.BASSET - 15 septembre 2015

"La Source des Jours" s'attache à suivre une Ourse muette et bienveillante, personnage mystérieux, tout juste entrevu dans "L'ombre de Chacun", l'album précédent de Mélanie Rutten. Le récit de "La Source des Jours" offre au lecteur une belle surprise, puisqu'il montre en quelque sorte comment se sont tissés les fils qui donneront naissance à l'histoire de L'ombre de Chacun. L'Ourse va ainsi notamment rencontrer Le Livre qui veut tout savoir, observer en secret le Cerf inquiet, et affronter une redoutable tempête.

Mélanie Rutten réalise là à nouveau un superbe travail, tout à fait dans l'élan de l'album précédent, avec lequel il est d'ailleurs absolument complémentaire, les deux histoires se faisant habilement échos. On y retrouve ce sens des couleurs, des formes et du mouvement qu'on pouvait admirer dans "L'ombre de Chacun", une grande sensibilité, un univers de conte à la fois étrange et familier. Le texte est d'une grande qualité littéraire, subtile, jouant sur l'émotion et la tendresse. C'est vraiment très beau, presque envoûtant, merci Mélanie !

L'ombre de chacun (Mélanie Rutten)

note: 4Le Cerf et le petit Lapin S.BASSET - 15 septembre 2015

Comme dit l'auteure elle-même dans les premières pages de l'album, "c'est l'histoire d'un Cerf inquiet, d'un petit Lapin qui veut grandir, d'un soldat en guerre, d'un Chat qui fait toujours le même rêve, d'un Livre qui veut tout savoir, et d'une Ombre..."

Encore une très belle découverte, d'une artiste belge extrêmement talentueuse. C'est beau, c'est doux, c'est poétique, les illustrations à la gouache ou à l'aquarelle sont magnifiques (on se croirait parfois devant du Brecht Evens pour les enfants). Mélanie Rutten en fait ressurgir toute l'émotion de l'enfance, de ses peurs et de ses certitudes.

La construction narrative est élégante. Elle sert au mieux un texte merveilleusement rythmé comme une comptine, ou un conte. Tout ça pour dire "simplement" qu'il est difficile de grandir et qu'on apprend tous les uns des autres, mais c'est dit tellement de belle façon que ce serait dommage de passer à côté.

Ce n'est pas toi que j'attendais (Fabien Toulmé)

note: 5Un autre regard sur la trisomie FM - 15 septembre 2015

Que l'on soit ou non amateur de bande dessinée, impossible d'être indifférent à cet album.
L'auteur raconte, à la première personne, à quel point il est angoissé, à chacune des grossesses de son épouse, à l'idée de devenir un jour père d'un enfant trisomique. C'est effectivement ce qui lui arrive et, s'il fait face par sentiment de responsabilité, il éprouve lucidement de vraies difficultés à aimer cet enfant. Mais... à vous de découvrir la suite !
Ce très beau livre décrit les affres de ce jeune père avec beaucoup de franchise, mais n'est jamais larmoyant. Au passage, si on n'est pas familier de la trisomie, on sortira de cette lecture avec moins de préjugés.

La meilleure d'entre nous (Sarah Vaughan)

note: 5Délicieusement doux-amer FM - 12 septembre 2015

Angleterre. Quatre femmes et un homme ont été sélectionnés pour participer à un concours de pâtisserie, qui permettra au gagnant de vivre de sa passion et son talent pour les douceurs sucrées et salées. La préparation du concours est l’occasion pour chacun de faire le point sur sa vie, se confronter à ses rêves non réalisés, ses renoncements, ses frustrations, d’évaluer sa volonté et sa capacité à se donner une nouvelle chance.
J’aime la pâtisserie, c’est pourquoi le thème de ce roman a attiré mon attention ! J’ai cependant commencé ma lecture avec quelques a priori, m’attendant à une histoire un peu trop sirupeuse. Eh bien non ! Il s’agit plutôt d’un livre doux-amer, où le fil conducteur du concours de pâtisserie et des réalisations culinaires des impétrants permet de découvrir des personnages en souffrance, dans des situations familiales et sociales très différentes. Le livre exploite le goût contemporain pour les émissions de cuisine et les multiples accessoires culinaires que l’on peut trouver aujourd’hui dans le commerce ; il joue cependant assez subtilement du paradoxe que vivent ces femmes, fascinées par le modèle d’épouse et mère au foyer accomplie qu’incarne la figure de Kathleen Eaden, icône du concours, mais décidées à se donner la chance d’une autre vie.

Mamouchka et le coussin aux nuages (Michel Piquemal)

note: 1Mamouchka CR - 12 septembre 2015

La douce fin heureuse de Mamouchka blottie dans son beau coussin

La part des flammes (Gaëlle Nohant)

note: 5Un très bon roman ! FM - 12 septembre 2015

Un roman à la fois historique et psychologique, d’aventure également, que j’ai lu avec plaisir pendant mes vacances d’été. Les personnages sont attachants, évoquant pour certains des archétypes du patrimoine littéraire, mais avec une modernité dans laquelle on ressent la finesse d’analyse et le regard critique et éclairé de l’auteur. Quelques beaux personnages masculins jalonnent le roman (notamment celui du cocher de la duchesse) mais j’ai surtout apprécié le traitement des figures féminines qui, dans cette aventure très romanesque, ne dissimule pas la dureté de la condition de la femme au XIXè siècle et laisse deviner les progrès qui se dessinent en cette époque charnière.

Un amour impossible (Christine Angot)

note: 5Emouvant FM - 12 septembre 2015

Un homme et une femme vivent une histoire d’amour dans les années 50. L’homme est direct : il n’épousera pas cette femme parce qu’elle ne correspond pas à son niveau social, et s’ils ont un enfant, il ne l’élèvera pas. C’est en effet ce qui se produit. Mais la femme est une mère heureuse et fière de sa fille, qui le lui rend bien. Tout se gâte à l’adolescence, où le père refait surface et, par son influence, engendre la dégradation des relations entre la mère et la fille ; elles se retrouveront néanmoins mais marquées à vie par les souffrances vécues.
Je n’avais jusqu’à présent lu aucun livre de Christine Angot, n’ayant pas très envie de me confronter à la violence de ce qu’ils annonçaient. Celui-ci paraissait différent et ce qu’il semblait aborder de la relation mère-fille m’a intéressée. C’est effectivement une très belle évocation de l’amour intense qui unit la mère et sa fille, mais l’ambivalence des sentiments, la duplicité de la figure du père, nuancent la belle histoire pour en faire un roman sombre et émouvant.

La maladroite (Alexandre Seurat)

note: 5La maltraitance d'un enfant FM - 12 septembre 2015

Il s’agit d’une petite fille de 8 ans à laquelle il est arrivé malheur, mais on ne saura exactement quoi que dans les dernières pages.
Le roman est construit comme une succession de points de vue qui évoque le procédé du reportage avec des témoignages, mais ici il n’y a aucun commentaire. Ce sont les différents témoins (la grand-mère, la tante, l’institutrice, le frère, la première directrice, le médecin scolaire, la gendarme…) qui, par leurs récits, vont conduire le lecteur à prendre connaissance de l’histoire de cette petite fille. Une intensité dramatique s’installe dans cette succession de témoignages qui se répondent et se complètent.
Un roman très singulier et très fort sur la maltraitance des enfants. Il est inspiré d’un fait divers, et propose une réponse à cette question que l’on se pose inévitablement quand on apprend ce genre de drame : comment cela a-t-il pu arriver ? Ici, chacun des témoins savait, la plupart ont essayé de faire quelque chose, mais on a le sentiment qu’il y a toujours ce moment fatal du doute, de la peur de l’erreur judiciaire, de la crainte de ne pas rester à sa place et d’en faire trop… cette frontière invisible entre la résignation, voire la lâcheté, et le courage de sortir de soi et de prendre des risques parce que le pire est possible et qu’on en a l’intuition. Ce petit livre (122 pages) est, dans son dépouillement, sa simplicité, très percutant.

La cache (Christophe Boltanski)

note: 5Une famille étonnante FM - 12 septembre 2015

L'histoire d’une famille hors normes, qui a engendré des personnes célèbres (le sociologue Luc Boltanski, le plasticien Christian Boltanski). Une famille mi-juive mi-catholique, dans laquelle se rencontrent les destins d’une petite fille normande arrachée à une famille modeste pour être élevée par une femme riche, et d’un petit garçon brillamment intelligent issu de l’immigration russe. Leur histoire va les rattraper, les conduisant à vivre en vase clos, en famille totalement fusionnelle à la fois bourgeoise et affamée, dans une éducation libertaire et étouffante.
Il s’agit ouvertement d’une autobiographie, écrite par le petit-fils des deux figures principales du récit. Cela se lit comme un roman (quelle aventure, d’ailleurs !), mais la construction est parfois un peu complexe car le récit n’est pas chronologique.
Un très beau livre qui ne ressemble à rien ! Il m’a parfois fait penser au Roman Russe d’Emmanuel Carrère, par rapport à l’évocation de l’histoire familiale et ce qu’elle laisse dans les vies des descendants. La comparaison s’arrête là, car les styles sont par ailleurs très différents.
J’ai été très touchée par ce point de vue de Christophe Boltanski sur sa famille : on sent la présence d’un attachement très profond à ses grands-parents, oncles et tantes, évoqué avec douceur et lucidité, dans un esprit critique bienveillant.

Louna et la chambre bleue (Magdalena Guirao-Jullien)

note: 5La jolie chambre CR - 12 septembre 2015

Des souvenirs de notre enfance, d'une chambre bleue chez notre grand-mère. Et les histoires que nous raconte la jolie toile de Jouy, nos rêveries, là où on ne s'ennuie jamais

Mère Méduse (Kitty Crowther)

note: 5Mère et fille CR - 12 septembre 2015

Des relations mère fille comme on les aime...
Les autres, le monde...
Et toujours les personnages étranges et si beaux de Kitty Crowther.

Eux sur la photo (Hélène Gestern)

note: 4Emouvant et bien écrit JM - 12 septembre 2015

Quand elle découvre une photo de sa mère qu'elle a peu connu Hélène publie une annonce un peu comme on envoie une bouteille à la mer mais elle espère ainsi reconstituer une partie de son histoire familiale. C'est Stéphane qui lui répondra, il vit en Angleterre et dit connaître les personnes sur la photo. Une relation épistolaire va s'installer entre les deux personnages qui peu à peu se découvriront des liens
Une roman épistolaire sur les secrets de famille et les non-dits qui asphyxient les relations et pèsent sur le future de ceux qui les portent. Un belle histoire poignante et émouvante. «Eux sur la photo »est un premier roman. Bravo!

Toute la lumière que nous ne pouvons voir (Anthony Doerr)

note: 4Deux adolescents dans la guerre JM - 12 septembre 2015

Un roman qui nous propose de suivre le destin de deux adolescents pendant la seconde guerre mondiale. Au cœur de la Ruhr, Werner, jeune orphelin se passionne pour la radio et sera vite repéré et embrigadé dans les jeunesses hitlériennes puis dans la Wehmarcht.
Marie-Laure vit à Paris avec son père quand elle est frappée de cécité elle doit s'adapter à son handicap et apprendre à vivre dans les ténèbres. Quand la guerre éclate, ils doivent prendre le chemin de l'exode et c'est à Saint Malo qu'ils viennent se réfugier chez un oncle un peu fantasque et mystérieux. Les deux adolescents vont se croiser de manière assez inattendue loin des clichés habituels.
Un roman rythmé par des chapitres cours à la manière d'un roman policier. Les portraits des personnages secondaires sont excellents et on les suit jusqu'à la fin du roman. La mer omniprésente ses odeurs, le bruit du ressac sont aussi ce qui ajoute à l'ambiance d'un bon roman.

Le père de la petite (Marie Sizun)

note: 4La Place du père JM - 12 septembre 2015

Le père de la petite Marie Sizun,
En 1944, France que tout le monde appelle «la petite» a quatre ans, elle vit seule avec sa mère. Elle entretient un amour fusionnel avec cette mère indulgente, un peu bohème et fantaisiste. Le père est absent, il est prisonnier en Allemagne et France ne le connaît pas. Un jour le retour du père est annoncé et la mère et la fille sont inquiètes. Ce retour va bouleverser leur vie car le père va imposer une autorité et le climat qui s'installe dans la maison n'est plus aussi joyeux. Peu à peu, la petite cherche à s'attirer l'amour de ce père qu'elle cherche à séduire au prix d'une trahison envers sa mère.
Marie Sizun écrit les sentiments de l'enfance dans le monde parfois trouble des adultes. La langue simple et les phrases courtes rendent compte de la pensée enfantine sur la place du père. Un joli premier roman de Marie Sizun.

Pardonnable, impardonnable (Valérie Tong Cuong)

note: 3Quand les familles se déchirent JM - 12 septembre 2015

Milo a 12 ans et par bel après -midi d'été il décide de faire un course en vélo avec sa tante plutôt que de réviser ses cours d'histoire mais l'aventure tourne au drame et l'enfant se retrouve à l'hôpital dans le coma. La famille se relaie à son chevet pour le soutenir dans cette épreuve et se sont ces liens familiaux qui vont voler en éclats. Valérie Tong Tuong nous propose ici un roman choral où chacun prendra la parole confiant ses peurs, ses rancœurs, ses fautes passées comme si face à la difficulté chacun se sent le besoin d'expier et de se découvrir. Même si on peut regretter quelques longueurs et quelques clichés (le jeune et beau médecin qui tombe amoureux de la tante intrépide) le roman est assez prenant et l'on a envie de connaître la fin.

Simple (Marie-Aude Murail)

note: 4Tendre et drôle JM - 12 septembre 2015

Simple (Marie-Aude Murail)
Simple et Kléber sont frères et leur vœux le plus cher est de vivre ensemble .Simple, de son vrai nom Barnabé, est handicapé mental et pour lui éviter de rester en institution son frère cadet , Kléber, à peine 18 ans le prend en charge. Tous deux s’installent en colocation avec d’autres étudiants mais vivre avec Simple n’est pas forcément …simple et de multiples aventures, quiproquos et autres situations difficiles vont se succéder, d’autant plus que Simple agit sur les conseils pas toujours avisés de Monsieur Pinpin, son fidèle lapin en peluche. Marie-Aude Murail sait parler du handicap sans fausse note et sans misérabilisme. Entre rire et larmes ce livre est un petit bijou de tendresse et de bonheur.

La part des flammes (Gaëlle Nohant)

note: 5Hautement romanesque! JM - 12 septembre 2015

Le 4 mai 1897 le tout Paris se presse au Bazar de la charité, rendez-vous incontournable des ventes de charité. Comtesses, duchesses et princesses sont à pied d’œuvre quand un incendie éclate faisant de nombreuses victimes. C'est à partir de cet événement dramatique que nous allons suivre le destin de trois femmes. Parmi ces femmes la Duchesse d'Alençon victime de l'incendie, Violaine qui essaie de gommer les rumeurs à son sujet après la mort de son mari, Constance une jeune femme trop pieuse pour profiter de la vie. Trois portraits de femmes sous l'emprise d'un mari ou de leur famille qui essaient de gagner en liberté . Les événements réels et fictifs se côtoient dans un roman historique mêlant amour, aventures, duels d'honneur et enlèvement pour en faire une histoire très romanesque et passionnante. Le style classique et élégant fait penser à un écrit d'époque agréable à lire.

Rêves oubliés (Léonor de Récondo)

note: 5Sur l'exil JM - 12 septembre 2015


Aïta, Ama et leurs trois enfants ont une belle vie près de Barcelone mais quand la guerre d'Espagne éclate, ils doivent fuir en n'emportant que le minimum. Ils trouvent refuge chez des amis en France.
Léonor de Recondo nous propose un roman sur l'exil et la souffrance de ceux qui doivent fuir pour sauver leur vie et celle de leurs enfants. Ils ne cherchent ni Eldorado, ni fortune juste un endroit où vivre et rester ensemble mais chaque jour ils pensent au pays perdu, au proches, à la maison restée grande ouverte. Une roman tout en pudeur sensible et beau.

Juste avant le bonheur (Agnès Ledig)

note: 1Sortez vos mouchoirs! JM - 12 septembre 2015

Julie a 20 ans, le bel âge? Oui mais elle élève seule son petit garçon de trois ans en gagnant sa vie comme caissière. Un jour assez difficile, elle fait la connaissance de Paul la cinquante esseulé, il est ému par cette jeune femme et décide de l'aider (hautement suspect cet homme !non ?)
Agnès Ledig joue sur la corde sensible du lecteur, c'est un choix peut-être un peu facile mais ce que l'on peut surtout déplorer c'est la multitude de leçons, de clichés, de phrases faciles. .Tout est invraisemblable dans ce roman mais je peux comprendre que l'émotion qu'il veut porter touche certains lecteurs. Pour ma part c'est trop !

Les joues roses (Malika Ferdjoukh)

note: 5Les joues roses Rachel - 12 septembre 2015

Julius Valette , un garçon de 10 ans, était une fée du logis jusqu'à ce que son père ai failli incendier l’appartement. Lorsqu'il en parle à sa copine Elsa, celle-ci lui répond qu'il faut marier son père!
Comment? En trouvant une femme dont les joues deviennent roses devant M. Valette!
Mais est-ce si facile de marier un savant excentrique qui ne part jamais de chez lui?
Un petit roman aussi court qu'agréable à lire!

Panthère (Brecht Evens)

note: 4Des griffes sous une patte de velours S.BASSET - 11 septembre 2015

Je pense que "Panthère" est à la hauteur de sa réputation : fascinant et morbide, inquiétant et ambiguë, exubérant, magnifique. On ne sait pas trop ce que l’auteur a voulu dire en contant l’histoire de Christine, une petite fille, et de Panthère, prince de Panthésia, félin imaginaire, avec lequel elle entretient une trouble relation d’amitié.

Comme pour ses albums précédents, mais de façon peut-être encore plus marquée, Brecht Evens nous laisse nous débattre avec plusieurs interprétations possibles. Mais après tout faut-il en chercher une à tout prix, d’interprétation ?

La tendresse des pierres (Marion Fayolle)

note: 4Le principe de l'érosion S.BASSET - 11 septembre 2015

On reconnaît parfois le talent d'un auteur à la façon qu'il a de traiter un sujet difficile et peu affriolant. A ce titre, Marion Fayolle, avec "La tendresse des pierres", passe l'épreuve haut-la-main en narrant, sur un registre tragi-comique plein de justesse et de sensibilité, l'agonie d'un père atteint par un cancer ainsi que la façon dont ses proches se mobilisent face à la maladie.

Le texte est tellement fort qu'il se suffirait à lui-même. Je me suis d'ailleurs surpris ainsi parfois à ne même pas regarder les illustrations, qui dans leur sobriété accompagnent pourtant le récit à la perfection. Sur un thème grave, Marion Fayolle réussit donc là un très beau roman graphique, qui est pour moi une véritable découverte.

Ciel n° 2
Le printemps de l'espoir (Johan Heliot)

note: 4une suite très réussie ! Victoria, MMC - 11 septembre 2015

Ce second tome est finalement de qualité équivalente que son prédécesseur: l'histoire fait mouche une fois de plus! C'est avec plaisir que l'on suit de nouveau la famille Keller se débattant tant bien que mal dans cette "Nouvelle Ere" instaurée par l'intelligence artificielle.
En mettant les membres de la famille Keller des deux côtés de la barrière (collaboration ou résistance), l'auteur montre assez bien la volonté de survivre, quel qu'en soit le prix ainsi que l'espoir d'un avenir meilleur.
L'intrigue est toujours aussi dynamique, et tout comme dans le premier tome, on retrouve la même construction (un chapitre=le point de vue d'un personnage). Cette fois, la réflexion écologique est moins présente et c'est une réflexion sur la nature humaine qui est délivrée. Certaines références à l'Histoire apparaissent même de façon évidente et font froid dans le dos...

Maman a tort (Michel Bussi)

note: 3un page-turner divertissant Victoria, MMC - 11 septembre 2015

On suit ici l'histoire de Malone, un petit garçon de 3 ans et demi qui prétend que sa maman n'est pas sa vraie mère. En parallèle, Michel Bussi nous montre le déroulement d'une enquête de police à propos d'un vol de bijoux à Deauville. Rien à voir à priori, pourtant ces deux histoires s'entremêlent peu à peu.
Je dois dire que dès les premières pages, la magie n'a pas opéré comme c'était le cas dans d'autres romans de Bussi, un peu déçue donc. Cependant, après un début déroutant où le lecteur est plongé dans le cerveau de Malone, le roman prend son rythme et on se surprend à avaler les pages de ce polar à toute vitesse!
Le tout donne un livre agréable, mais un peu léger en terme de suspense.

Les Suprêmes (Edward Kelsey Moore)

note: 4un roman émouvant et drôle, pas si léger que ça Victoria, MMC - 11 septembre 2015

C'est en hommage au groupe de Diana Ross "Les Suprêmes" que sont surnommées les trois amies inséparables dont il est question ici. Aujourd'hui quinquagénaires, elles sont afro-américaines et ont passé leur vie dans une petite ville de l'Indiana. Le trio a tout partagé, les bons comme les mauvais moments.
Le récit alterne les flash-backs et le présent pour nous permettre de comprendre la vie de chacune. C'est donc l'histoire d'une amitié rare mais aussi d'une Amérique où les blancs ne côtoient pas les noirs. L'auteure nous propose un joli tableau de la société américaine et dépeint bien le poids de la religion et la ségrégation dans une petite ville du Sud des États-Unis.
J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce roman au départ, mais je ne regrette pas d'avoir insisté car ce fut une jolie lecture! J'ai apprécié retomber dans la même atmosphère que le livre "La couleur des sentiments", de Kathryn Stockett.
A la fois triste, drôle, ironique, tendre et chaleureux, c'est réellement une belle réussite pour un premier roman!

La maison du docteur Laheurte (Michel Bernard)

note: 4La nostalgie d'une enfance disparue - 9 septembre 2015

Beau récit de souvenirs où le narrateur adolescent est invité à passer quelques semaines de vacances au bord du lac d’Annecy dans une maison familiale. Il y découvre fasciné la figure tutélaire du grand-père, amiral et musicien disparu, qui va l'initier à la lecture et l’éveiller à la musique. On retrouve dans ces lignes la nostalgie de la fin de l’enfance dans une écriture magnifique qui nous fait revivre les plus petits détails du quotidien.

Chillicothe Fireball (Hooten Hallers (The))

note: 4Trio de choc Emmanuel, MMC - 9 septembre 2015

On imagine sans peine The Hooten Hallers sur une scène de club fermée par un grillage à poule, esquivant les bières qui volent pendant un bagarre... On peut tout aussi bien les imaginer sur des planches posées sur des bottes de paille au "balloche" du coin ou lors d'une concentration des Hell's Angels. Une rencontre de genre !

My shit is perfect (Bob Log III)

note: 4OVNI Emmanuel, MMC - 9 septembre 2015

C'est sûr, Bob Log III sort tout droit de la zone 51 ! Il est proche parent de Roswell !
Homme-orchestre œuvrant dans un registre blues-punk-folk-rock, il propose des morceaux délirant extrêmement bien exécutés. Ici, pas de langue de bois !

Back to the Delta (Jimmy Burns)

note: 5Welcome to Mississippi Emmanuel, MMC - 9 septembre 2015

Pilier incontournable du blues sudiste, Jimmy Burns offre sa musique comme on déposerait une offrande au redoutable fleuve Mississippi : c'est doux, c'est chaud, c'est entrainant, ça parle de la vie, de la mort, des amours, du labeur, des racines,... de l'existence avec ses hauts et ses bas. Mais la patte de papy Jimmy, c'est cette touche d'espoir qui accompagne chaque morceau, son offrande à l'humanité !

Folk blues and booze (Molly Gene One Whoaman Band)

note: 5Beauté du Bayou Emmanuel, MMC - 9 septembre 2015

Voilà un album qui sent bon les ailes de poulet sauce diable, le Bayou et les santiags en crocodile !
Molly Gene manie la guitare, le banjo ou le dobro mais aussi la boîte à rythme et l'harmonica comme personne. Seule, elle balance à la figure de tous son indépendance et entraine tout sur son passage dans un torrent folk, blues et rock.
Les crocodiles n'ont qu'à bien se tenir !

Ciel n° 1
L'hiver des machines (Johan Heliot)

note: 4technologies, écologie et crise sociale Victoria, MMC - 8 septembre 2015

France, dans un futur pas si lointain: CIEL est un réseau mondial contrôlant les moyens de communication ainsi que l'accès aux différentes ressources. Mais quand l'intelligence artificielle décide de prendre le contrôle des choses et d'agir à sa guise pour sauver la planète, les machines se retournent contre leurs concepteurs...
Un premier tome très convainquant malgré les ingrédients un peu classiques utilisés. L'alternance des points de vue des membres d'une même famille apporte vraiment un plus au récit. Reste à voir si les tomes suivants seront à la hauteur.
Avis aux amateurs!

Somnambules (Raphaël)

note: 4Bien éveillé Emmanuel, MMC - 8 septembre 2015

Peut-être le plus joyeux des albums de Raphaël ! Un peu comme un clown triste qui peut être grave et faire rire, qui peut repousser comme attendrir.

Mandarine (Innocents (Les))

note: 4Mandarine mécanique Emmanuel, MMC - 8 septembre 2015

Que c'est bon ! Voilà un retour qui se faisait attendre mais cela en valait la peine.
Les Innocents reviennent avec un album qui somme toute n'est pas très surprenant mais qui correspond à la qualité musical qui a fait la renommée du groupe : une parfaite combinaison entre paroles et musiques, des textes poétiques, etc.

The Plague within (Paradise Lost)

note: 4Pas d'espoir Emmanuel, MMC - 8 septembre 2015

Quasi retour aux sources pour les Britanniques de Paradise Lost qui mettent dans cet album tout leur savoir faire. Pionniers du doom métal, ils se sont réinventés plusieurs fois au cours de leur carrière flirtant avec l'électro, le rock progressif, etc.
The Plague Within est comme une vision rétrospective (et introspective ?) : des rythmes lents et mélancolique du doom, des basses électro, des mélodies faciles du rock, ...
Paradise Lost en dosette !