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Avis de lecteurs

Belladonna (Jennifer Dalrymple)

note: 5Une tragi-comédie à l'italienne Agnès MMC - 14 août 2021

Cette jolie couverture colorée dessinée par l’auteure cache un récit très dépaysant qui nous emmène dans un village des Abruzzes. Un sorcier déprimé, surnommé Il Gufo, le hibou, que tout [...]

Les oiseaux ne se retournent pas (Nadia Nakhlé)

note: 4Un roman graphique sombre, poétique et onirique. Angélique, MMC - 20 août 2021

Ce roman graphique sur les thèmes de l’enfance et l’exil s’intègre dans un projet avec un spectacle, une exposition et un dessin animé.
C’est l’histoire d’une rencontre entre une jeune fille [...]

Les bâtisseurs du vent (Aly Deminne)

note: 5Un chantier titanesque ! Angélique, MMC - 19 août 2021

Ce premier roman couronné par le prix René Fallet 2020 aborde les thèmes de l'exclusion, l'injustice mais aussi l'entraide et le courage, sous la forme d'un conte.
Andreï Voronov, le héros, [...]

Le Dernier enfant (Philippe BESSON)

note: 5Le nid vide FM - 14 août 2021

Le temps a filé, et voici venu le jour où le plus jeune des enfants quitte le nid familial pour prendre son envol. Le temps d'une journée, celle du déménagement, [...]

Broadway Limited n° 1
Un dîner avec Cary Grandt (Malika Ferdjoukh)

note: 5Une trilogie réjouissante dans New York d'après guerre Agnès MMC - 14 août 2021

Il aura fallu 6 ans à Malika Ferdjoukh pour écrire cette trilogie qui se passe à New-York à la fin des années 1940 et donc beaucoup de patience pour son [...]

Un amour grec (Zoe Valdés)

note: 4Une quête d’amour et de liberté. Angélique, MMC - 19 août 2021

Zoé Valdés, romancière cubaine, nous plonge dans le régime totalitaire cubain.
C’est dans ce contexte que Zé, une adolescente de 16 ans, tombe enceinte d’un « marin grec de la [...]

Avis de lecteurs

 

Laëtitia ou la fin des hommes (Ivan Jablonka)

note: 5Un roman vrai, inclassable, bouleversant ! - 18 janvier 2017

En 2011, une jeune fille de 18 ans, Laëtitia Perrais, était sauvagement assassinée dans l’Ouest de la France. Un fait divers sordide qui, pour diverses raisons, a été particulièrement médiatisé et récupéré politiquement. L’historien Ivan Jablonka, dont la démarche ici est également celle d’un sociologue mais avant tout d’un écrivain, a eu envie, pour redonner à Laëtitia son existence et ne pas la réduire à sa mort, de comprendre sa vie et la raconter.
Ce livre magnifique est inclassable. C’est de la « littérature du réel », comme l’écrit son auteur, et à ce titre il s’agit bien d’un roman, d’une œuvre littéraire d’une magistrale humanité dans laquelle on s’attache aux personnages des deux sœurs jumelles qui construisent petit à petit leur vie. C’est aussi une enquête, qui s’intéresse à l’enfance en danger accompagnée par les travailleurs sociaux, à la misère, aux déterminismes, au fonctionnement de la Justice, mais aussi aux espoirs permis malgré tout. Dans ce cheminement, l’auteur s’exprime, s’interroge, ne cache pas son émotion. Tout ceci contribue à faire de « Laëtitia » un objet littéraire singulier et bouleversant.

Laëtitia ou la fin des hommes (Ivan Jablonka)

note: 5Un roman vrai, inclassable, bouleversant ! - 18 janvier 2017

En 2011, une jeune fille de 18 ans, Laëtitia Perrais, était sauvagement assassinée dans l’Ouest de la France. Un fait divers sordide qui, pour diverses raisons, a été particulièrement médiatisé et récupéré politiquement. L’historien Ivan Jablonka, dont la démarche ici est également celle d’un sociologue mais avant tout d’un écrivain, a eu envie, pour redonner à Laëtitia son existence et ne pas la réduire à sa mort, de comprendre sa vie et la raconter.
Ce livre magnifique est inclassable. C’est de la « littérature du réel », comme l’écrit son auteur, et à ce titre il s’agit bien d’un roman, d’une œuvre littéraire d’une magistrale humanité dans laquelle on s’attache aux personnages des deux sœurs jumelles qui construisent petit à petit leur vie. C’est aussi une enquête, qui s’intéresse à l’enfance en danger accompagnée par les travailleurs sociaux, à la misère, aux déterminismes, au fonctionnement de la Justice, mais aussi aux espoirs permis malgré tout. Dans ce cheminement, l’auteur s’exprime, s’interroge, ne cache pas son émotion. Tout ceci contribue à faire de « Laëtitia » un objet littéraire singulier et bouleversant.

Le loup en slip n° 1 (Lupano)

note: 5Un humour savoureux ! Victoria, MMC - 18 janvier 2017

Irrésistiblement drôle et accrocheur, cet album a tout pour lui : des illustrations qui regorgent de petits détails, et un propos des plus intelligents. Là où les enfant ne verront qu’une histoire de loup rigolote, les adultes auront les clés pour comprendre cette fable où la peur de l'autre est évoquée.

Les mots entre mes mains (Guinevere Glasfurd)

note: 5Une belle histoire de mots, de femme, d'amour... - 13 janvier 2017

Voici l'histoire d' Helena qui , bien qu'étant une femme, servante, à Asterdam au 17ème siècle, aime les mots. Elle va apprendre à les lire, les écrire, les comprendre, seule. Sa rencontre et sa relation avec René Descartes seront le berceau et la force de cette soif de connaissance.
Passion et liberté! Ce roman est un merveilleux moment de lecture.

Continuer (Laurent Mauvignier)

note: 5"Chevauchée de la dernière chance" - 11 janvier 2017

Samuel a 16 ans, et sombre peu à peu dans la délinquance. Pour sauver son fils, Sybille choisit de partir : seuls, ils vont traverser les montagnes du Kirghizstan à cheval. Pour se couper des mauvaises fréquentations, réfléchir, tenter de se retrouver ...et continuer. Cette chevauchée sera longue : des paysages magnifiques, des rencontres, des silences, et deux chevaux, véritables doubles sensibles de cette mère et de son fils. Un très beau livre, mon coup de coeur de la dernière rentrée littéraire !

Casse-Noisette (Théâtre de Marionnettes de Salzbourg)

note: 5Un spectacle à couper le souffle!!!!! - 7 janvier 2017

La virtuosité des marionnettistes nous fait oublier très rapidement les fils et les baguettes et on est alors époustouflés par la grâce des "danseurs et danseuses"!! Puis lorsqu'on réalise à nouveau qu'il ne s'agit pas de vrais corps, de vraies personnes, on en reste sans voix.
Adultes ou enfants on ne peut qu'apprécier ce magnifique spectacle.

On est tous faits de molécules (Susin Nielsen)

note: 4drôle et émouvant Victoria, MMC - 5 janvier 2017

Les romans de Susin Nielsen se lisent toujours très bien, et "On est tous faits de molécules" ne fait pas exception à la règle !
L'auteure y évoque énormément de sujets : parfois l'air de rien, sans trop en avoir l'air, d'autres fois de manière plus approfondie. On y retrouve donc une critique du culte des apparences, les problématiques du deuil et de la difficulté à former une famille recomposée, mais aussi le harcèlement et la différence. Comme toujours dans ses romans, elle choisit de traiter le tout de manière légère et humoristique.
Destiné aussi bien aux adolescents garçons que filles, ce petit roman ne paie pas de mine mais dresse le portrait sensible, et pourtant réaliste, de personnages hauts en couleurs et au combien attachants. Son écriture fine et sensible en fait un véritable plaisir de lecture !

Le secret du mari (Liane Moriarty)

note: 3Desperate Housewives revisité Victoria, MMC - 4 janvier 2017

Le secret du mari, c’est donc une histoire de destins croisés. Rien ne rapproche à première vue les différents personnages, pourtant en l’espace de quelques jours, leurs récits vont rapidement se rejoindre, pour mettre à jour un vieux secret.
L ’auteure aborde les thèmes de la souffrance au quotidien, du deuil, de la difficulté à pardonner et de la possibilité de se reconstruire après un drame. Elle évoque également le fameux « effet papillon »
Pour être honnête, ce genre de thème ayant déjà été traité en long et en large, j’aurais apprécié un peu plus d’originalité au niveau de l’intrigue, même si Liane Moriarty a su travailler son roman de manière intéressante. L’épilogue notamment, est original et compense presque les petits défauts du reste !

L'authentique Pearline Portious (Kei Miller)

note: 5Une petite perle venue de Jamaïque. - 2 décembre 2016

Ce roman a deux voix raconte l'histoire d' Adamine Bustamante, la dernière Crieuse de Vérités de la Jamaïque. La première voix est celle de l'écrivain qui retranscrit, et raconte l'histoire de cette femme qu'il écoute lui conter son histoire. La deuxième est celle d'Adamine qui n'est pas vraiment d'accord avec les mots écrit par ce " Monsieur Gratte-papye".
Deux mondes en apparence, comme deux romans mélés mais la poésie opère lorsqu'ils se croisent. Un magnifique premier roman pour l'auteur jamaïcain Kei Miller.

Les immigrés (Abbes)

note: 1Apothéose Emmanuel - 1 décembre 2016

Cet ouvrage vient conclure une longue et éprouvante fresque sur les colonies françaises. L'heure est alors aux révélations : tous les maux de la terre sont dus au capitalisme ! La pauvreté, le racisme, l’intolérance, la colonisation, etc sont les fruits de l'impérialisme capitaliste...
Tout au long des 5 tomes de cette "Petite histoire des colonies françaises", les auteurs n'ont eu de cesse de se servir de l'histoire pour illustrer leur théorie politique (marxiste-léniniste). Or l'histoire est une science : elle n'est pas là pour agrémenter un argumentaire mais pour expliquer des faits par rapport à d'autres évènements, des contextes, des cultures, des sociétés, etc.
Avec ce tome 5, c'est donc l'apothéose de la mauvaise foi, un exercice de l'ordre du récit et en aucun cas un travail d'histoire.

Ma mère, le crabe et moi (Anne Percin)

note: 4Chapeau bas Mme. Percin ! Victoria, MMC - 27 novembre 2016

Court et facile à lire, Ma mère le crabe et moi reste dans les esprits par son humour et l’espoir qui s’en dégage. Anne Percin réussit l’exploit de parler d’un sujet très difficile (le cancer donc), sans tabous, le tout avec beaucoup de dérision. On ne tombe jamais dans le pathos avec ce joli roman, qui, finalement, raconte plus la vie que la maladie.

Rêver (Franck Thilliez)

note: 2Quand déception est le mot d'ordre... Victoria, MMC - 25 novembre 2016

Qu’on se le dise : à une ou deux déceptions près, j’ai toujours adoré les romans de Franck Thilliez ! Malheureusement, cette fois la sauce n'a pas prise...
L'introduction m'a paru très (trop?) longue : évidemment, le fait de ne pas ressentir d’affection particulière pour les personnages, surtout l'héroïne, a du jouer ! Le style m'a également fait défaut : pas de frissons ou de gros suspense ici. Et puis, ce que j’aime en général, c’est la manière dont l'auteur vulgarise des faits scientifiques, souvent pointus. Ici, le thème de la narcolepsie était une bonne idée, qui aurait mérité d’être bien davantage exploité selon moi !

Rêver reste un thriller déroutant, dont je ne retiendrai que la trame invraisemblable et les révélations prévisibles plusieurs chapitres à l’avance (en général, c’est quand même mauvais signe non ?). Déception est donc le mot d’ordre pour cet opus là, ce qui ne m’empêche pas d’attendre, malgré tout, le prochain Thilliez avec impatience, dans l’espoir de retrouver la magie de ses premiers écrits !

Mexican way (Rain)

note: 4Après le tex-mex, l'italo-mex Emmanuel, MMC - 19 novembre 2016

Rain n'est pas un nouveau né de la scène hard rock / heavy métal. Depuis 1980, le groupe écume les scènes tels des mariachis... italiens. Et oui, originaires d'Italie, les membres de Rain n'ont d'yeux que pour la culture mexicaine sous influences rock. Un savant mélange de saveurs !
Avec Mexican Way, on découvre un album acoustique bien produit et homogène. On ne se laissera peut-être pas accrocher par tous les morceaux mais l'ensemble se marie bien : des compositions en espagnol, d'autres en anglais, des balades, des chansons plus énergiques,...
A découvrir !

L'Administrateur provisoire (Alexandre Seurat)

note: 5A la découverte d'un secret de famille - 17 novembre 2016

Alexandre Seurat, révélé en 2015 par son excellent livre "La maladroite", s'attaque à un autre sujet sensible, cette fois-ci au sein de sa famille.
Pendant l'Occupation, les "administrateurs provisoires" étaient chargés par le régime de Vichy de gérer les biens des Juifs spoliés. Ils l'ont fait avec plus ou moins de zèle, en profitant éventuellement pour s'enrichir au passage... Comment aborder ce sujet tabou avec ses proches quand on découvre que son propre arrière-grand-père a collaboré, que son implication a toujours été minimisée ?
Dans ce roman documentaire très touchant, Alexandre Seurat mêle avec talent l'enquête historique et la confrontation aux tensions familiales.

Tout dort paisiblement sauf l'amour (Claude Pujade-Renaud)

note: 4Dans le Danemark du 19è siècle - 17 novembre 2016

Une belle évocation du philosophe danois Kierkegaard, de son parcours intellectuel et humain, du Danemark au 19è siècle, à travers le regard de sa fiancée.

Tout dort paisiblement sauf l'amour (Claude Pujade-Renaud)

note: 4Dans le Danemark du 19è siècle - 17 novembre 2016

Une belle évocation du philosophe danois Kierkegaard, de son parcours intellectuel et humain, du Danemark au 19è siècle, à travers le regard de sa fiancée.

Chanson douce (Leïla Slimani)

note: 5Un prix Goncourt mérité - 12 novembre 2016

Quel risque prenons-nous en confiant nos enfants à une personne dont nous savons nécessairement peu ? Cette angoisse de tous les parents de jeunes enfants constitue un fantastique ressort romanesque, finalement peu exploité dans la littérature. Leïla Slimani s'est brillamment emparée de ce sujet, dans un roman thriller bien écrit, facile à lire, et en même temps d'une grande profondeur. Il pointe la dureté du monde contemporain (solitude de la jeune mère au foyer, cruelles exigences du monde professionnel, misère sociale de l'employée...) et interpelle sur les responsabilités de chacun, dans une habile construction romanesque aux personnages nuancés. Un prix Goncourt bien mérité !

Le dernier des nôtres (Adélaïde de Clermont-Tonnerre)

note: 2Très décevant - 1 novembre 2016

Le sous-titre du livre m'avait fait hésiter (cela fleure bon le mélo), mais les bonnes critiques m'ont tentée donc j'ai commencé ce livre hier, après avoir lu qu'il avait obtenu le Grand Prix de l'Académie Française.
J'en suis à la page 118 sur 488, et je vais m'arrêter là : c'est vraiment trop mauvais. Intrigue à grosses ficelles, personnages caricaturaux, écriture vulgaire et même des fautes de français... Nous sommes très, très loin de la littérature... Sans ambition démesurée, on peut trouver bien d'autres romans d'excellente qualité en cette rentrée littéraire.
 

L'étudiante et monsieur Henry (Ivan Calberac)

note: 5du très bon cinéma - 23 octobre 2016

Magistralement interprété, un film à la fois drôle et plein d'émotions. Un excellent moment de cinéma.

Reviens-moi (Joe Wright)

note: 1Reviens-moi - 21 octobre 2016

Tout à fait indigeste.

Kid Paddle. n° 8
Paddle, my name is Kid Paddle (Midam)

note: 5Paddle,my name is Kid Paddle - 13 octobre 2016

c est super

Le bouquin des méchancetés (François Xavier Testu)

note: 2Bien mais pas top Emmanuel, MMC - 11 octobre 2016

Bons mots et bonnes répliques pullulent dans ce catalogue général des réflexions et autres méchancetés prononcées ou écrites par des personnages historiques.
Toutefois, vu le volume de l'ouvrage, les meilleurs morceaux sont noyés dans un ensemble lourd dont les biographies de personnages ne sont pas toujours objectives. Un peu fatigant à la longue.

Le livre noir des allergies (Pierrick Hordé)

note: 5le livre noir des allergies - 10 octobre 2016

Excellent livre grand public écrit par des spécialistes expérimentés expliquant l'ampleur des phénomènes allergiques en médecine humaine. Pollens, aliments, cosmétiques, chlore des piscines, pollution indoor et outdoor...tout est décrit ainsi que les mesures thérapeutiques et préventives à mettre en œuvre. Bibliographie et webgraphie pratiques. Livre top

Song review (Stevie Wonder)

note: 4Eternel Emmanuel, MMC - 7 octobre 2016

On oublie bien souvent la longue carrière de Stevie Wonder et son histoire inséparable de celle de la Motown. La sélection de titres qui compose cet album retrace le parcours de cet artiste et met en lumière des titres parfois oubliés. L'album rappelle aussi que Stevie Wonder est à l'origine de nombreux tubes qui ont fait des reprises à succès.

Reskinned (Larkin Poe)

note: 5L'ivresse de la sobriété Emmanuel, MMC - 7 octobre 2016

Second album des sœurs Lovell et de leur groupe Larkin Poe qui semble à l'image de leur pochette : sobre. Les photos noir et blanc et les images centrées sur les inséparables frangines comme si le reste du monde n'existait pas font échos à la composition somme toute très classique des morceaux. Présenté comme cela, ce nouvel opus n'a rien de très sexy...
Et bien si, en fait ! Cette sobriété de façade cache de méchantes filles porteuses de cuirs et de lunettes noires qui torturent leur musique folk à coup d'influences blues et rock. Soutenues par un trio batterie-basse-guitare d'une grande précision et dont la discrétion n'est là aussi que de façade, ces demoiselles produisent un élixir enivrant et on enchaine les morceaux les uns derrière les autres. Alors, on titube et on ne sait plus trop : jeunes filles modèles ou vraies rebelles ? Qu'importe le flacon pourvu qu'il y ait l'ivresse !

L'enfant du lac (Kate Morton)

note: 5l'enfant du lac - 29 septembre 2016

Un très très bon livre, à la fin surprenante qu'on ne voit pas arriver. Des portraits fouillés, des intrigues multiples. Excellent !

Nos âmes jumelles (Samantha Bailly)

note: 5Moderne et happant Victoria, MMC - 15 septembre 2016

Samantha Bailly nous propose une histoire simple et légère, un récit emprunt de nostalgie qui nous rappelle nos années lycée. J’ai apprécié le fait que son récit soit truffé de références actuelles !
Au delà de la naissance d’une très belle amitié, "Nos âmes jumelles" traite aussi du harcèlement scolaire, de la découverte de soi, de l’homophobie et des familles recomposées. Les rencontres virtuelles sont également au cœur du sujet. Il est d’ailleurs bon de rappeler que quand une passion nous anime, les réseaux sociaux peuvent être bénéfiques et permettent de rencontrer de belles personnes !

J’ai vraiment aimé ce roman ! Ce n’était pas gagné au départ : je partais avec quelques à prioris... malgré tout, je me suis pris d’une grande tendresse pour ces deux personnages ! Pas de coup de cœur à proprement parler, même si ce roman à su me séduire !

Lundi mélancolie (Nicci French)

note: 4lundi mélancolie - 14 septembre 2016

La trame du récit est intéressante. Mais l'héroïne est antipathique au possible, on se demande comment une bonne femme à ce point pleine de problèmes intérieurs peut prétendre aider d'autres désespérés de la vie dans un état pire que le sien à surmonter leur état. Et ça ne s'arrange pas avec les autres livres de la série...!

Pizza (Alba Pezone)

note: 5La pizza est un art Emmanuel - 14 septembre 2016

Ouvrage absolument magnifique sur l'art de la pizza napolitaine. Tout est abordé : de la pâte à la dégustation en passant par les ingrédients, la technique, la cuisson, etc
Les photos sont tout aussi alléchantes que les recettes. On y découvre des pizza "classiques" mais aussi des plat plus étonnants comme la pizza fritta (!).
Délicieux !

Mémoire de fille (Annie Ernaux)

note: 5La honte d'une jeune femme - 10 septembre 2016

Née en 1940, Annie Ernaux a été révélée au grand public avec La place, en 1984. Elle a beaucoup évoqué dans son œuvre les difficultés de la condition féminine pour sa génération, mais aussi ses origines sociales modestes, et l’expérience de la honte vécue dans des situations où, du fait de sa propre ascension intellectuelle et sociale, elle prenait conscience des différences de classes et du regard qui pouvait être posé sur ses parents et elle (vocabulaire, accent, style vestimentaire, etc.).
Bien qu’elle ait largement exploré son histoire dans ses livres, Annie Ernaux n’arrivait pas à « traiter » un moment grave et essentiel de son existence : l’été de ses 18 ans, l’été 1958. Mais si le moment était venu d’écrire son dernier livre ? Elle décide donc, coûte que coûte, d’affronter ces événements vieux de 60 ans mais toujours très douloureux pour elle : accablants, insupportables. Elle raconte dans ce livre cet été lors duquel, monitrice dans une colonie de vacances, elle perd sa virginité - première expérience sexuelle qui restera pour elle « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte. »
Ce retour sur le passé en fait un livre particulièrement poignant, restituant une expérience de ce que pouvaient être les relations entre jeunes gens dix ans avant mai 68, et les conséquences désastreuses possibles.

Belgravia (Julian Fellowes)

note: 4Dans l'aristocratie anglaise du XIXè siècle - 10 septembre 2016

Après Snobs et Passé imparfait, Julian Fellowes nous régale d’un nouveau roman, plus proche de ses activités de scénariste de télévision. Ce roman historique est en effet construit comme un feuilleton à rebondissements, même s’il trouve une vraie cohérence de roman.
Tout commence à Bruxelles, le 15 juin 1815, lors d’un grand bal la veille de Waterloo. Se croisent à cette occasion les grands noms de l’aristocratie anglaise, mais un roturier a réussi à s’introduire : le responsable de l’intendance du duc de Wellington. On va retrouver ce M. Trenchard 25 ans plus tard à Londres, où il s’est brillamment élevé grâce à son sens des affaires. Il est amené à fréquenter l’aristocratie, mais celle-ci continue à fonctionner selon ses propres codes.
Mariage caché, liaisons adultères, arrivisme, snobisme invétéré, dettes de jeu, amour triomphant… tous les ingrédients du romanesque sont présents dans un Londres en plein développement immobilier.
J’ai trouvé ce roman très agréable à lire, divertissant, mais moins original et plus superficiel que les deux précédents livres de Julian Fellowes.

Les rues d'hier (Silvia Tennenbaum)

note: 5Excellent roman historique - 10 septembre 2016

Du début du XXè siècle aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, ce roman nous propose de suivre l'histoire d'une famille de la grande bourgeoisie juive allemande, installée à Francfort mais que le siècle va bien sûr conduire à l'éparpillement.
Au-delà de la saga familiale, très réussie d'ailleurs, j'ai particulièrement apprécié la subtilité avec laquelle l'auteur met en relief l'enchaînement des événements historiques et politiques, et la façon dont chaque personnage va aborder ces événements et, selon les cas, les minimiser, les nier, les affronter, les fuir... De ce point de vue, ce roman fait réfléchir également sur l'actualité contemporaine, et ce n'est pas la moindre de ses qualités - même s'il peut être lu avec très grand plaisir de façon plus superficielle.

La vie commence vendredi (Ioana Pârvulescu)

note: 3Une balade en Roumanie. - 9 septembre 2016

Ce roman est une jolie pause à s’offrir au coin du feu ou sur un transat. On y découvre la vie à Bucarest à la fin du XIXème siècle lorsqu’il y faisait bon vivre. Cette époque où tout semblait possible, chaque semaine apportait son lot de découvertes et d’inventions. Dans ce contexte, la découverte d’un homme inanimé, qui ne porte pas la moustache et a aux pieds des chaussures colorées qui ne sont pas en cuir, étonne mais ne choque pas. Cependant, la vie de nos personnages va en être perturbée. Qui est-il ? D’où vient-il ?
Ce que ce roman a d’étonnant et de particulier c’est qu’au bout du compte les réponses à ces questions ne vous intéresseront plus.

Le Scorpion n° 1
La Marque du diable (Stephen Desberg)

note: 5Excellent - 5 septembre 2016

Une belle série, pleine de rebondissements. La qualité des dessins est indéniable, et la colorisation parfaite. On suit avec plaisir tous les tomes de cette histoire. Un onzième album est paru, dommage qu'il ne soit pas dispo à la Médiathèque.

Broken soup (Jenny Valentine)

note: 3jolie leçon d'optimisme Victoria, MMC - 31 août 2016

Broken Soup, c’est l’histoire d’une famille brisée après le décès du fils aîné : Jack. A la suite du drame, le père a quitté le domicile familial et la mère a plongé dans une profonde dépression, obligeant Rowan, la fille aînée, à tout prendre en charge, y compris Stroma, sa petite soeur de six ans.

On est inévitablement marqué par le personnage principal, si forte en apparence, mais qui aimerait retrouver son insouciance d’antan.

Il y a beaucoup d’émotions dans ce petit livre : tous les personnages sont touchants à leur manière. Même s’il reste très jeunesse et assez prévisible, Broken Soup est un joli roman. J’ai trouvé l’histoire agréable, sans avoir de réel coup de coeur non plus.

L'étudiante et monsieur Henry (Ivan Calberac)

note: 4Face à face de génération Victoria, MMC - 26 août 2016

Parfois, le cinéma français est capable de faire des très bons films, et c'est un pari réussi avec celui là !
Admirablement interprété par Claude Brasseur, monsieur Henri est un vieil homme grincheux qui se voit obligé, pour des raisons économiques, de partager son appartement avec Constance, jeune femme un peu perdue qui se laisse porter par ses ambitions.
Derrière le choc des cultures, on note la difficulté de beaucoup de jeunes à trouver leur voie puis à s'y accrocher, malgré les obstacles. "L'étudiante et Monsieur Henri", c'est le genre de film qui nous apprend à donner à sa vie la valeur que l'on veut lui donner...
Enfin, l'intrigue se base sur un quatuor d'acteurs tout aussi géniaux les uns que les autres ! Tous les ingrédients sont donc réunis pour nous faire passer un bon moment de cinéma.

Les Enfants Loups, Ame & Yuki (Mamoru Hosoda)

note: 5Douceur et tendresse au rendez-vous Victoria, MMC - 26 août 2016

Les enfants loups, ce sont Ame et Yuki, que leur maman élève seule depuis la mort de leur père. Leur secret étant trop difficile à garder à cause de voisins quelque peu soupçonneux, la petite famille quitte la grande ville et part s’installer dans un village isolé. L'occasion pour les bambins de s'épanouir tranquillement, et de choisir eux même leur voie...

J'avoue que l'introduction un peu longue (et niaise!), m'a fait hésité à cliquer sur pause et à fermer. Mais allez savoir pourquoi, je suis finalement restée (et j'ai drôlement bien fait !) On plonge rapidement dans la peau de Hanna, cette mère-veuve, sans doute l'une des plus belles représentations de l'instinct maternel que j'ai vu jusque là...

Le respect de la différence est bien sur au cœur du film, mais le film apporte tellement plus : "Les enfants loups", c'est aussi laisser ses enfants choisir de devenir ce qu'ils veulent être et accepter leur choix.

Sous ses allures de conte initiatique, ce film est un petit chef d’œuvre ! C'est doux, poétique, et c'est en même temps une formidable ode à la nature comme le font si bien les Japonais. A voir !

Les Suprêmes (Edward Kelsey Moore)

note: 5Un vrai bonheur de lecture - 24 août 2016

Elles sont trois, Odette, Clarice, Barbara Jean : trois femmes aujourd’hui quinquagénaires, amies depuis l’enfance, appelées les suprêmes en référence au groupe de chanteuses des années 70. Chaque dimanche elles se réunissent dans le restaurant de leur petite ville de l’Indiana et déroulent l’histoire de leur vie et de l’Amérique, leurs chagrins et leurs bonheurs et surtout cette indéfectible amitié qui les réunit envers et contre tout. Trois portraits de femmes très attachants, que l’on a plaisir à retrouver et beaucoup de tristesse à quitter

Lead Belly's gold (Eric Bibb)

note: 5Hommage Emmanuel, MMC - 19 août 2016

Deux grands noms du blues se sont associés sur cet album pour un magnifique hommage à Lead Belly. Eric Bibb et Jean-Jacques Milteau nous offre une réinterprétation tendre et moderne de quelques uns des plus grands succès de ce pionnier du blues.
Ces morceaux enregistrés en live avec la participation de Larry Crockett, Big Daddy Wilson, Michael Robinson ou Gilles Michel sont agrémentés par des compositions personnelles des comparses Bibb & Milteau.
Un ensemble qui "coule de source" !

Uglier as they used ta be (Ugly Kid Joe)

note: 5Renaissance ! Emmanuel, MMC - 17 août 2016

Presque 20 ans après leur dernier album, Ugly Kid Joe revient en force. Du grunge de leurs débuts, il y a la hargne, une approche musicale massive et frontale, des rythmes et des mélodies accrocheurs, la critique sociale,... Mais le temps a aussi fait son œuvre et le sale gosse de Los Angeles a peaufiné ses armes en travaillant méticuleusement sur les sons, les instruments et le chant. Cela donne un ensemble plus "pro" qui tend parfois vers du hard/heavy, tantôt mélodique, tantôt lourd.
A noter enfin que d'excellentes reprises de Motörhead et de The Temptation viennent enrichir ce nouvel album ainsi que de saillantes interventions du guitariste Phil Campbell (feu Motörhead).

Ca peut pas rater (Gilles Legardinier)

note: 3Un bon moment de détente ! Evelyne - 11 août 2016

Bourré d'humour. J'en ai même rigolé toute seule en m'imaginant certaines scènes. L'histoire vaut ce qu'elle vaut ; il ne faut pas s'attendre à un grand roman, mais on passe un bon moment.

Ma famille normale n° 1
Ma famille normale contre les zombies (Vincent Villeminot)

note: 3Apocalypse décalé ! Nathan - 10 août 2016

J'ai trouvé ce roman très drôle et quelque peu décalé. Raconteriez-vous votre aventure contre une horde de 90 zombies affamés en utilisant un langage soutenu ? Non ! Certainement pas ! Et bien c'est ce que fait souvent l'auteur en mélangeant celui-ci à des dialogues survitaminés et des dessins humoristiques !

Phobos n° 1 (Victor Dixen)

note: 4Bon moment de lecture Victoria, MMC - 10 août 2016

Phobos met en scène un programme de télé-réalité inédit et un peu fou : six jeunes femmes et six jeunes hommes ont été sélectionnés pour un voyage sans retour vers Mars.
Les manigances mises en œuvre pour faire monter l’audimat, le risque que courent les jeunes astronautes et leurs histoires d’amour nous tiennent en haleine, mais nous donnent aussi froid dans le dos... Finalement, le roman offre un regard sans concession sur notre société de l’image et de la consommation, une belle surprise !

Dysfonctionnelle (Axl Cendres)

note: 4Drôle et tendre Victoria, MMC - 10 août 2016

Un père qui fait de fréquents aller-retours en prison, des enfants placés en famille d'accueil, une mère internée : la famille de la jeune Fidèle n'est pas ce qu'on appelle une famille « modèle », et franchement, il y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes.
Pourtant, c'est tout le contraire ! Le roman est pétillant, pas toujours drôle et parfois dur, mais ce qui domine c'est la volonté de s'en sortir et l'envie de vivre sa vie en dépit des convenances.
Mention spéciale pour la fin, très réussie : douce-amère mais remplie d'humanité.

Sauveur et fils n° 1
Sauveur & fils (Marie-Aude Murail)

note: 5Humour subtil et mots tranchants... Victoria, MMC - 10 août 2016

Un grand cru Murail, comme on les aime ! Ce roman jeunesse est très bien construit, foisonnant, et met en scène une multitude de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Avec humour et légèreté, l’auteur aborde des sujets lourds et graves, sans pour autant les minimiser.
Le tout est accessible aussi bien pour les ados que pour les adultes !

Réseau(x) n° 1 (Vincent Villeminot)

note: 4Suspens sur les réseaux sociaux Isabelle - 3 août 2016

Entre jeu et réalité, il faut choisir car soit le maître du jeu meurt, soit c'est sa victime qui meurt. Harcèlement, dérision des autorités, flics inclassables mais honnêtes et courageux, game is over. Si tu perds : you're killed.

Des hommes de caractères n° 2 (Jean-Noël Blanc, Stéphane Bouquet, Bernard Collet... [et. al.])

note: 5un hommage aux typographes - 2 juillet 2016

Dans la même veine que le premier volume, les enluminures, tableaux, photos, jeux de caractères et textes romancés nous font découvrir Geoffroy Tory, Nicolas Jenson ou Margaret Calvert, dont les noms sont peu connus mais les créations bien présentes dans notre vie quotidienne, dans les titres de magazines ou les panneaux

Des hommes de caractères (Jean-Noël Blanc)

note: 5Une autre façon de voir les lettres et les textes qui nous entourent - 2 juillet 2016

Une très belle mise en page, un beau papier, des belles illustrations et des textes de romanciers qui racontent des épisodes de la vie de personnes qui ont marqué l’histoire de la typographie : Gutenberg, Dürer, Garamont, Baskerville. Un livre qui peut paraître très pointu au premier abord mais se lit comme un roman

Someone (Alice McDermott)

note: 4Une fille d'immigrés irlandais à Brooklyn dans les années 30 - 2 juillet 2016

Née à Brooklyn dans les années 30, Marie, fille d’immigrés irlandais, raconte son enfance dans ce quartier pauvre, son premier travail dans une entreprise de pompes funèbres, ses rencontres amoureuses, son mariage, sa vie de femme et de mère. Tout cela n’est pas raconté dans le détail dans une construction très suivie mais par allers retours entre le passé et le présent et petit à petit la vie de cette femme se dévoile. Si j'ai mis un tout petit peu de temps à rentrer dans le roman j'ai eu ensuite beaucoup de plaisir à enter dans l'intimité de cette femme, comme une amie que l'on écoute nous raconter sa vie

En vieillissant les hommes pleurent (Jean-Luc Seigle)

note: 5Un livre simple et touchant - 24 juin 2016

Je suis tombée sur ce livre totalement par hasard. C'est le titre qui m'a interpellée, puis dans le résumé, le cadre de l'histoire. On se situe dans l'Auvergne rurale, le personnage principal est ouvrier chez Michelin, l'histoire se déroule dans les années 60, quand la tradition va entrer en collision avec la modernité, pendant la guerre d'Algérie...

Très vite, je me suis rendue compte que ce sont les personnages qui font le livre et pas le contraire. Je me suis très vite attachée à Albert, un homme rude et solide, élevé à la dure, un vétéran qui ne laisse pas de place aux émotions. Et pourtant, une petite fissure apparaît dans sa carapace et tout va s'enchaîner, ses faiblesses vont se révéler au fil des pages. Ses sentiments aussi... L'intrigue du livre se déroule sur une seule journée, ce qui donne beaucoup de force à l'histoire et prouve que tout peut rapidement basculer, que rien n'est acquis...

Et une mention spéciale pour l'épilogue qui nous permet de réfléchir et de prendre un peu de recul sur le lien entre l'Histoire et nos lectures.

Un beau livre que je recommande chaudement.